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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:50

Ballets de l’Opéra National de Paris… Bel hommage aux pointures de la danse !

 

Les 28 et 29 octobre, à la Gare du Midi, l’Opéra de Paris, berceau de la danse classique, honore trois célèbres chorégraphes disparus : Serge Lifar avec « Suite en blanc », Roland Petit avec « L’Arlésienne » et Maurice Béjart avec « Le Boléro ».

Cet hommage rendu à des pointures de la danse est un évènement exceptionnel parce qu’il permet la venue à Biarritz des étoiles et du corps de ballet de l’Opéra de Paris pour deux soirées uniques en province pour cette compagnie d’exception. Les férus de danse auront la suprême joie de voir exécuter devant leurs yeux trois ballets d’une époque passée, restés vivants face aux injures du temps. Quels beaux moments d’émotion en perspective ! Le plaisir de faire revivre des chorégraphies romantiques et authentiques où l’on ne pourra pas rester insensibles au miracle d’alchimies puisées dans les abysses de l’imaginaire des chorégraphes ; la danse est monumentale ; de donner un coup de chapeau à l’ensemble de la compagnie qui s’illustre avec brio sans oublier de remercier chaudement et artistiquement Madame Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l’Opéra de Paris.

 

opera-paris.jpg

 

Le rideau se lèvera sur :

« Suite en blanc » de Serge Lifar, et son défilé de tutus blancs, sa suite de variations et ses pas de trois, de cinq. Une remarquable expression du néoclassique que le chorégraphe a introduit en France. Des pointes parfaites, naturelles et la pureté des mélodies pour ce ballet épuré de tous arguments, ce qui a fait son originalité pour l’époque puisque créé en juillet 1943 pour le Ballet de l’Opéra de Paris et qui connut un succès considérable, joue adroitement sur les clichés du romantisme en noir et blanc, où se mélangent élégance et évolution de la danse académique. Cette œuvre de virtuosité s’appuie sur la musique d’Edouard Lalo (extraits de Namouna).

« L’Arlésienne » de Roland Petit est tirée d’une nouvelle des Lettres de Mon Moulin d’Alphonse Daudet, sur une musique de Georges Bizet Suites n°1 et 2. Frédéric est hanté par son arlésienne et danse avec les modulations de cet état d’esprit : hâte, ralenti, suspens, où chaque pas prend un sens, fait mouche et blesse. On a le cœur qui saigne quand le délire éclate. Un final absolument grandiose où le jeune soupirant, dont la passion déchire, recroquevillé sur lui-même, finit par s’envoler dans un saut de l’ange par la fenêtre grande ouverte et sur une dernière note qui nous ankylose. La séduction est l’élément primordial pour Roland Petit. Avec lui c’est la grâce, la technique, la beauté et le mystère. Il restera toujours ce chorégraphe des plus inventifs et des plus attentifs. Lien vers Roland Petit. 

« Le Boléro » de Maurice Béjart sur une musique de Maurice Ravel, a construit sa chorégraphie d’une façon régulière et simple. Son travail conduit « instinctivement » vers l’érotisme et la symbolique. Pour son ballet, il en appelait à l’idolâtrie pour magnifier la pulsion sexuelle, comme pour suggérer un rite fétichiste, une bacchanale même teintée d’éclats d’une foi religieuse. Une dialectique audacieuse et farouche des corps avec l’espace et le son.

 

Assurément, ces trois ballets programmés séduiront par l’élégance de la danse néoclassique du XXème siècle et par la richesse du dialogue qu’ils tissent au sein du répertoire de l’Opéra de Paris. Dans tous les cas, il faut se réjouir de l’excellent niveau artistique de ses étoiles et de son corps de ballet !

 

Gare du Midi – 28 octobre 20h30 29 octobre 15h et 20h30

Tarifs : de 12 à 50€ (hors frais de location)

Réservation : 05 59 22 44 66 organisation Biarritz culture 05 59 22 20 21 et www.biarritz-culture.com Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 octobre au 3 novembre 2011.

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Published by alain-pierre-pereira - dans DANSE
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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