Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 septembre 2013 6 07 /09 /septembre /2013 01:39

Benditos Malditos : un feu de damnation.

 

Nuremberg.-HP2Benditos174-copie.JPGLe Ballet Staatstheater de Nuremberg, c’est l’une de ces compagnies de danse européennes que l’on voit rarement en France. C’est l’occasion rêvée et suprême pour le Festival Le Temps d’Aimer la Danse, de pouvoir l’accueillir pour sa première venue en France le 13 septembre à 21h à la Gare du Midi à Biarritz avec « Banditos Malditos », chorégraphié par Goyo Montero.

Œuvre dansée qui a été créée pour le Ballet Nacional de Cuba. L’importance semble s’accrocher. Ondoyer, bondir et voleter, tels se manifestent sur la scène les danseurs « bandits maudits ». Une humilité et une abnégation sont senties dans les gestuelles des corps, avec une émotion à fleur de peau, où chaque filament de son être en fait une œuvre. Et ce, devant les yeux contemplatifs des spectateurs qui voient la magie sur scène des mouvements, musique et lumière.

Tout commence à Nuremberg, avec cette chorégraphie qui démontre l’amour profond qu’éprouve le maître de ballet, tout en émoi et ferveur. C’est comme le chemin tracé d’une chorégraphie qui vient se conjuguer sur les textes de Joaquin Sabina et la musique compositeurs de l’âme : Vinivius de Moraes, Monteverdi, Luz Casal, Verdi, Brel, Schubert, Tom Waits, Manuel Panella, John Dowland, Joan-Manuel Serrat, et qui s’harmonisent d’une façon confondante. Les danseurs ont l’expression d’une forte présence individuelle, avec une facilité de souplesse et une puissante dynamique. Des êtres bénis et damnés. Et l’on ressent cette émotion qui relie les opposés. Avec Benditos Malditos, il n’y a plus qu’à aimer. Aimer et être aimé, peu importe, amant, mari, femme ou maîtresse. Tout s’y étale avec rage et force, déchaînement et espoir, amour et désamour. Ah ! L’amour, l’élément vital, central de ce ballet, où l’on se rencontre, l’on se raconte, l’on murmure, où tout devient algarade et brûlure, romantisme, passivité, élan, emballement, ardeur, transport et passion, fureur ou frénésie. Et le repos du guerrier bien mérité, après la longue lutte des corps au souffle rapide et torse mouillé. Danseurs qui ont bien servi le talent créateur de Goyo Montero, qui a su leur montrer le plus haut niveau de la danse expressive. Nuremberg-haut.-HP2Benditos203-copie.JPG

 

Ballet de Nuremberg – Banditos Malditos – vendredi 13 septembre à 21h – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 12 à 38€

Réservations : 05 59 22 44 66

Informations : 05 59 22 20 21 et www.letempsdaimer.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 6 au 12 septembre 2013.


Partager cet article

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans DANSE
commenter cet article

commentaires

L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

Rechercher

WALL SNICKER

Catégories