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9 septembre 2011 5 09 /09 /septembre /2011 23:02

Le Temps d’Aimer la Danse

Chorégraphies du monde lancées aux quatre vents !

 

L’association Biarritz Culture, son président Jakes Abeberry, son directeur artistique Thierry Malandain et sa chargée de communication Eloixa Ospital ouvriront du 9 au 18 septembre le 21ème Festival « Le Temps d’Aimer la Danse » à Biarritz.

Une démonstration de la danse qui ouvre une véritable fenêtre sur le monde, fenêtre qui laisse entrer ce vent frais de la création artistique. L’occasion pour nos sens de partir à la rencontre des danses flamenco, africaine, caribéenne, japonaise et basque. Au fil des années, le festival a fidélisé un large public avide de voir les langages chorégraphiques les plus originaux. Un public toujours partisan et assidu pour cet évènement qui fait de la danse une histoire de partage. Par ailleurs, ce festival s’est imposé comme l’actualité majeure de la vie culturelle, faisant cogner vivement le cœur de la ville par sa fougue et sa passion de la danse grâce à une fidèle équipe organisatrice zélée et éclectique dans son savoir. Il nous offre également un tour d’horizon qui permet de voir comment les chorégraphes et danseurs d’ailleurs s’expriment aujourd’hui. Interprètes et compagnies invitées cette année représentent ce qui se fait de plus dynamique dans la culture influente de la danse contemporaine des quatre coins du monde, lancée aux quatre vents. tempsaimerdanse.jpg

Pour sa 21ème année, le festival biarrot propose à ses habitants une immersion de dix jours dans le monde de la danse contemporaine, en conviant quelques compagnies venues d’Europe, d’Asie, d’Afrique et du Moyen Orient. Cet incroyable décorum astucieusement préparé par les organisateurs et particulièrement par son compétent directeur artistique Thierry Malandain, garantit l’enchantement et l’attraction originale de ce rendez-vous de septembre. Un festival qui offre sa vision totale et externe de ce qui passionne aujourd’hui dans le monde : un art en continuel mouvement. Il ouvre la voie sur une programmation riche, quelques noms de la danse contemporaine, la nouvelle vague de jeunes créateurs et l’émergence de talents neufs.

Fidèle à sa mission, Le Temps d’Aime la Danse donnera carte blanche au ballet qui ouvrira le « bal », si l’on peut s’exprimer ainsi, à la Cie Nationale de danse contemporaine de Norvège avec Corps Walk (une première française), pièce sur le marché, comme une nouvelle danse où l’émotion, l’ordre et le chaos guident les danseurs. Une plongée dans l’univers grinçant, proche de la folie où l’humour garde toutefois sa place avec Expédition Paddock par le Tango Sumo. La Cie Guillaume Bordier et son Fragment 14, où les danseurs dévoilent les multiples usages du mot « fragment ». La Cie Pierre Rigal avec Asphalte, un voyage aux frontières du hip-hop. La Cie Maritzuli avec Aurrez Aurre, un face à face avec les sens et l’essence de la danse basque. Le Ballet d’Europe Jean-Charles Gil avec trois pièces portées par les danseurs qui osent exprimer l’émotion. La Cie Yann Lheureux et son Reach our soul Berlin, Yohannesbourg, Séoul, trois villes qui trimballent les stigmates de fractures politiques et raciales. La Cie Israel Galvan et son El Final de este estado de Cosa, Redux, d’enfer et de révélation, ce ballet s’empare du texte de l’Apocalypse pour jeter les mots aux pieds des chevaux. La Cie Fabien Thomé et son Desde el Sofa, où l’on aborde la gestuelle flamenca en brodant des histoires autour du sofa. La Cie Chantier Edouard Drouard et l’Anneau de Salomon, danse symphonique, un ordre voulu à Nelson Mandela et au long chemin de la liberté, par les danseurs africains de Georges Monboye. Le Ballet contemporain d’Alger Abou Lagraa et son Nya (faire confiance à la vie), des histoires de ponts et de racines, dans une gestuelle contemporaine, sur la voix vibrante d’Houria Aïchi. La Cie Séo (Corée du Sud) avec A table !, un repas partagé autour d’une table en France, une atmosphère joyeuse, entre émotions personnelles et caractères différents, sur une bande son de Noir Désir et de chants lyriques. Une pièce gourmande qui réveille de désir, l’appétit et la musicalité des corps. La Cie Myriam Soulanges (Guadeloupe, Maroc) avec Alé Rivé/Heltic Mika Talon, sur l’identité et l’apparence. Et les Guests Company avec Yuval Pick et son Score, où bribes, sonorités, bout de langue et de vie seront présents. Ils décrivent une zone d’énergie à haute-tension. Puis la magistrale Cie Les Ballets de Monte-Carlo/Jean-Christophe Maillot, celle qui traverse les époques et qui se renouvelle toujours, clôturera ce festival avec Altro, un ballet qui célèbre les corps en mouvement comme autant de confidences murmurées et Opus 50 (dernière création) qui nous livre une approche lumineuse et douloureuse de la grande faucheuse, en brassant dans le même souffle, le lumineux, l’obscur, l’oubli et l’espoir.

Et, cerise sur le gâteau, on se laissera emporter par la dernière création « Lucifer » du sublime chorégraphe Thierry Malandain (nous aurons l’occasion d’en reparler plus longuement) et en seconde partie où les danseurs s’aventurent sur un plateau couvert de pétales couleur cendre pour une chorégraphie qui mêle amour et superstition avec « l’Amour Sorcier » et le « Boléro de Ravel ».

Le Temps d’Aimer la Danse témoigne la vivacité et la richesse d’une ville pour ce bel art dans notre société et garantit un rendez-vous d’excellence !

 

Pour connaître la programmation, les lieux : renseignements du 05 au 18 septembre à la Gare du Midi, Office du Tourisme de Biarritz au 05 59 22 44 66 (heures d’ouverture), Biarritz culture au 05 59 22 20 21 (heures d’ouverture) et les points de vente habituels

Tarifs : de 12€ à 38€

Billetterie en ligne : www.letempsdaimer.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 septembre 2011.

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Published by alain-pierre-pereira - dans FESTIVAL
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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