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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 21:00

Coups de sang et ... bazooka de rires !

 

Un daubeur qui n'épargne rien, ni personne, encore moins les politicards à qui il taille un costard. Vous prisez ce genre d'humoriste ? Ça tombe bien, c'est le rayon de Bernard Mabille ! L’histrion stylé apprivoise avec culot, aplomb et brio les mots pour mieux stigmatiser et rendre négligeables les démesures, les lâchetés, les désordres, la duplicité de notre société et la vie politique. Mais en y mettant... une forme et un fond ! Il m'a accordé une interview à l'occasion de son inattendu et nouveau spectacle à Tarnos ce 5 février. mabille-1.jpg

 

APP : Bonjour Bernard Mabille et merci de m'offrir quelques minutes de votre temps. Journaliste culturel au "Quotidien de Paris" où, à la faveur d'une critique acerbe de votre part sur un spectacle du regretté Thierry Le Luron, ce dernier vous contacte. Racontez-nous la suite...

BM : Ah, ce cher Thierry, un artiste et compagnon d'écriture qui me manque ! Très direct, il me dit : "Puisque vous êtes si malin, écrivez-moi des sketches !". N'ayant rien à perdre, j'ai relevé le défi. Les textes ont fonctionné à merveille auprès du public, si bien que notre collaboration, complicité et amitié ont tenu sept années, dont le spectacle au "Théâtre du Gymnase". Et nous avons créé Monsieur Glandu, Mitterrandd à Latché et le Véritomètre.

APP : Avez-vous la nostalgie des chansonniers tels que Robert Rocca, Pierre-Jean Vaillard, Anne-Maire Carrière, Jacques Grello qui ont fait les beaux soirs du cabaret ?

BM : Je n'ai hélas pas connu Rocca, Grello, Horgues... par contre je les écoutais à la radio le mercredi soir car mon père adorait les chansonniers. Inconsciemment, sans doute, j'ai appris d'eux l'art de l'impertinence et du rire. Jean Amadou reste le maître incontesté qui possède une écriture précise et un immense bagage culturel. Avec Coluche, Charlie Hebdo, Porte, Guillon, Alévêque, aujourd’hui l'écriture a innové. Nous sommes plus directs, plus mal-élevés, réagissant au quart de tour à l'actualité. Non, pas de nostalgie, mais une reconnaissance certaine pour ceux qui ouvert la voie ! Sans oublier les Jacques Mailhot, Michel Guidoni et les autres.

APP : Comment se passe votre collaboration et entente avec la désopilante Anne Roumanoff ?

BM : Fort bien, mais on se voit peu ou pas. Nous sommes très actuels, nous œuvrons par e-mails (rires). Par ce biais, chacun envoie ses idées. Il faut savoir qu'elle les teste toujours sur scène et retient ce qu'elle juge être le meilleur. Parfois je ne suis pas d'accord, mais je trouve légitime que Anne ait le dernier mot, vu qu'elle défend sa rubrique en direct. Notre complicité est sans tâche et fort agréable.

APP : Voudriez-vous nous gratifier d'un ou deux de vos "coups de sang" ?

BM : Le coup de sang contre les vandales qui ont endommagé plusieurs momies du Musée du Caire. J'en profite pour transmettre mes sentiments d'indignation et d'amitié à Régine et sa famille. (fou rire)(il s'agit là d'une boutade vis à vis de la chanteuse et reine de la nuit). Un coup de sang contre les mauvaises langues qui parlent de la supposée maladie d’Alzheimer de Jacques Chirac, certes, il a du mal à marcher, à entendre, à se souvenir, mais il va bien, mieux que notre Johnny national ! (rires).

APP : Àquel mentor aimeriez-vous que l'on vous compare ?

BM : ÀTriboulet (bouffon des rois Louis XII et François 1er. Se servir de Triboulet, c'est faire rire, défrayer la chronique).

APP : Comment définiriez-vous l'humoriste que vous êtes en 2011 ?

BM : Incisif, piquant et drôle ! Oui, ces qualificatifs me conviennent bien. Grossier parfois, mais sans une once de vulgarité !

APP :Ma dernière question Bernard : Vous avez écrit pour les autres, à présent vous faites cavalier seul... Un nouveau challenge ? Est-ce difficile d'écrire pour soi ?

BM : Au début, oui, j'ai ramé, ramé, mais depuis six ans, ça va bien, je dirais, ça va même très bien. Àforce de travail et d'énergie, je pense être devenu un comique à part entière et entièrement à part ! (rires).

 

Soirée Cabaret avec Bernard Mabille - samedi 5 février à 20h30 - Salle Maurice Thorez à Tarnos

Tarif unique : 10€

Renseignements et réservations : 05 59 64 49 40.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 4 au 10 février 2011.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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