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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 20:50

Alexandra Stewart … du glamour au festival du film latino !

 

Alexandra_Stewart_0001.jpgPour sa 21ème édition, le Festival Biarritz Amérique Latine s’ouvrira sous le signe des Mayas. C’est l’actrice franco-canadienne Alexandra Stewart qui assurera la présidence dans la catégorie : longs métrages, succédant à l’acteur argentin Ricardo Darin.

Sans accéder au vedettariat, Alexandra Stewart tourne dans plus de quarante films, sous la direction des plus grands cinéastes : Truffaut, Vadim, Malle, Chabrol, Lellouch, De Broca, Otto Preminger, Huston, Comencini, Franchi, Andrès Baiz. En 1958, elle s’installe à Paris dans l’espoir de faire une carrière de journaliste. Mais elle sera cover-girl pour les prestigieux magazines Vogue et Elle, puis tournera des films publicitaires, avant de rencontrer Pierre Kast qui lui fera faire du cinéma. Elle devient ainsi l’icône et le symbole d’une génération appelée « Nouvelle Vague ». Avant sa venue à Biarritz, elle a accepté un entretien.

 

APP : Par quel hasard t’es-tu retrouvée présidente du jury du Festival Biarritz Amérique Latine, catégorie longs métrages ?

AS : Je connais ce festival qui est une référence pour le cinéma latino-américain avec ses films longs métrages inédits, ses courts métrages et documentaires. Il fait connaître ainsi la culture latino-américaine sous toutes ses formes. Par une amie colombienne qui a parlé de ma passion et de ma participation avec des réalisateurs argentins, colombiens et péruviens au Délégué Général de ce Festival. Très vite, il a pris contact avec moi, me demandant si j’étais libre et si j’acceptais la présidence. Ses arguments m’ont séduite, et sans hésiter, j’ai répondu oui. Et je voulais être une présidente très impliquée. C’est un festival très éclectique qui cultive sa particularité. Cette année, la sélection est au top niveau. Une sélection de films extraordinaires dans sa qualité et sa puissance.

APP : Quels sont les membres du jury qui t’assisteront pendant ce festival ?

AS : La guatémaltèque Carmen Maria Vaga, chanteuse et comédienne, le colombien Santiago Gambo, journaliste écrivain et attaché culturel de la Colombie à l’Unesco, le chilien Angel Parra, chanteur écrivain et musicien, et le français Nicolas Blanc, producteur. Et nous aurons à juger dix films nominés.

APP : Lourde responsabilité que de décider si tel ou tel film mérite une récompense ?

AS : Absolument. La récompense est avant tout un symbole, et de ce fait, un acte politique ; la mise en avant d’un style qui nous parle, qui nous plaît ou qui nous rappelle des souvenirs. Pour moi, le prix ne récompense pas le chef-d’œuvre, il marque de son sceau le film de chaque époque, qui est en concordance avec l’humeur du temps et parfois, il est si bouleversant, qu’il arrive à marquer son époque de par sa propre existence. Certains films se retrouvent primés et d’autres, bien que méritants du titre de chef-d’œuvre, ne l’ont pas été. C’est difficile parfois de remettre des prix pour révéler l’intérêt du film, et Dieu sait que certains qui ne sont pas primés, sont des créations remarquables. Alors que le meilleur gagne !

APP : Des rendez-vous marquants pour ce festival ?

AS : Pour moi, les dix films en compétition sont tous remarquables, soit par une originalité, une technique soignée, une belle histoire, un bon scénario. C’est se dire : faut-il juger sur les déclarations de son réalisateur ou sur l’œuvre elle-même ? L’unique critère est la qualité de la réalisation. Le Festival Biarritz Amérique Latine a pour vocation de présenter au public des productions qui trouvent rarement ou pas du tout leur place dans le système de distribution traditionnel. Et bien souvent, il sélectionne de véritables perles ! Il mettra à l’honneur cette année la richesse du cinéma colombien. Je dois dire également que ce festival s’est taillé une solide réputation et qu’il a inscrit son nom dans les rendez-vous importants de la ville de Biarritz. Il favorise également les possibilités de coproduction, il favorise le développement de l’industrie du film latino américain, ici et ailleurs.

APP : Parle-nous de ton film sorti début juillet « Inside » (la cara oculta) de Andrès Baiz…

AS : Le film d’Andrès est un conte d’une réalité cruelle, d’une vérité atroce, dans le style « Tel est pris qui croyait prendre ». L’existence d’une forme de cruauté purement féminine. Un huis-clos entre épouvante et romance exacerbée. C’est la belle et talentueuse Martina Garcia qui prête ses traits à l’héroïne. Dans ce film, j’interprète le rôle d’Emma qui loue à la jeune femme sa maison isolée, qu’on peut comparer à un blockhaus nazi, d’ailleurs le titre original était « Bunker », et le charismatique Quim Gutierrez, Bélen qui fait croire à Adrian qu’elle a disparu. Un jour, il vient dans la maison, et pour le fuir, elle se précipite dans la pièce, la referme et oublie la clef à l’extérieur. Piégée, elle assiste impuissante à travers le miroir sans tain, à la nouvelle vie de son amant sans elle… ou presque !

APP : Donc ravie de revenir au Pays basque ? Peut-on connaître aussi tes projets chère Alexandra ?

AS : Oh que oui ! J’étais venue l’année dernière comme membre du jury pour le Fipa. J’ai connu le Pays basque dans les années 50/60. Je venais monter les chevaux de mes amis péruviens, Nicole et Alfonso dans leur ferme baptisée Anziola, entre Hendaye et Saint-Jean-de-Luz. J’y viens aussi pour les courses de taureaux, pour les surfeurs (rires). Mon père s’échappe de l’hiver au Québec pour venir profiter du soleil à Saint-Jean-de-Luz. Et j’adore, la cuisine basque, le salmi de palombes, l’axoa, le jambon de Bayonne, le foie gras et surtout aller dans les restaurants de poissons sur la baie de Saint-Jean-de-Luz. Ah l’océan ! Quant aux projets, une autobiographie écrite en collaboration avec Noël Simsolo. De savourer aussi l’art d’être grand-mère auprès de mes petites-filles Ysé et Camille et de ma fille Justine (fille de Louis Malle). Je suis heureuse, car elle a réalisé son premier long métrage « Jeunesse » avec Esther Garel et Didier Besace.

 

Festival Biarritz Amérique Latine – Catégorie films longs métrages – du 24 au 30 septembre 2012. festival_de_biarritz_2012.jpg

Organisation Festival de Biarritz

Informations : 05 59 23 26 26  et www.festivaldebiarritz.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 au 27 septembre 2012.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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