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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 01:06

Jazz en Mars

On j’azzdore dans les landes !

 

affiche-jazz-en-mars-2013.jpgDe par ses racines, la musique jazz défie le temps. Elle est devenue universelle et porte en elle la flamme et l’espoir. C’est la 8ème édition de « Jazz en Mars » qu’organise la ville de Tarnos sur deux soirs et une matinée les 22, 23 et 24 mars. C’est du jazz offert, richesse naturelle et le fer de lance des Landes. Le gisement est exploité sur le bon tempo sous la houlette de la ville, du directeur de l’Ecole de Musique et les associations locales. Et la source jazzy ne tarit pas !

Entretien avec Arnaud Labastie.

 

APP : Bonjour Arnaud. Quelques mots sur le festival « Jazz en Mars » et un petit rappel quant au début de cette aventure ?

AL : C’est André Lassus, l’ancien directeur de l’Ecole de Musique auquel j’ai succédé, qui a eu l’idée de proposer ce week-end dédié au jazz. Connaissant mon attachement à cette musique, il m’a demandé de le seconder dans ce projet. Le festival a trouvé rapidement un public fidèle et il s’est développé au fil des années, passant de deux à trois jours. Ainsi nous avons développé des actions autour du festival (big band, école de musique, concert de jazz, hors festival dans le cadre de la saison culturelle, partenariat avec des associations locales, free-dance…). En 2013, c’est notre 8ème édition ! Autre particularité de ce festival, qui suit la ligne politique de la ville en matière de culture, celle de proposer des tarifs très modestes.

APP : Quel programme sera proposé cette année pour « Jazz en Mars » qui se déroulera du 22 au 24 mars ?

AL : Il y en aura vraiment pour tous les goûts. Du duo Didier Lockwood et Jean-Marie Ecay, au swingtet de Jérôme Etcheberry, véritable big band de poche ou la voix incroyable de la jeune américaine Champian Fulton. En festival off : Christelle Colin Quartet Feat, le trio Dado Moroni, le jeune saxophoniste Luigi Grasso, la chanteuse tarnosienne Christelle Colin Quartet Feat, et l’immense Jeff Hamilton, batteur mythique qui a partagé la scène avec les plus grands noms du jazz comme Ella Fitzgerald, Oscar Peterson, Diana Krall…

APP : Voudrais-tu nous dire tes premières impressions à chaud ? Plutôt heureux de cette nouvelle édition 2013 ?

AL : Il est toujours difficile de donner ses impressions, mais je pense que cette édition sera exceptionnelle, car elle mélange têtes d’affiche et talents en devenir, avec le maître mot « Swing ». La présence de ces pointures du jazz est un honneur immense pour un festival comme le nôtre.

APP : Comment programmes-tu tous les styles différents de musique et chant ?

AL : Parce que moi-même musicien et pour avoir quelques contacts dans le milieu du jazz. Il est encore possible de s’adresser directement aux artistes. Ils sont sensibles à l’esprit de ce festival, de la ville qui l’organise et acceptent souvent de venir pour jouer avec des conditions financières très particulières, mais gardons le secret professionnel ! (rires). Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’est pas rare de voir des artistes venir spécialement en Europe pour jouer dans la petite ville de Tarnos dans les Landes. Et quel honneur pour nous, d’avoir eu en 2011 le trompettiste Terrell Stafford ou le pianiste Benny Green l’an dernier.

APP : Comment organise-t-on un festival comme celui-ci et quelles sont les étapes cruciales afin que le public puisse juger l’ampleur du travail ?

AL : C’est d’abord un travail d’équipe toute l’année, avec l’ensemble des services municipaux, et notamment avec le pôle vie culturelle et sportive. Nous nous réunissons régulièrement. La dernière quinzaine d’Août est la période la plus charnière où se décide la programmation. Je fais des propositions aux élus qui valident. Ils sont également force de proposition. C’est monsieur le maire lui-même qui m’avait suggéré l’an dernier d’inviter Didier Lockwood. La semaine du festival est évidemment plus intense, mais nous pouvons compter sur l’aide de nombreux bénévoles (parents d’élèves, professeurs de l’Ecole de Musique, anciens élèves ...) ainsi que l’ensemble des collègues. Disons-le franchement, même si c’est très intense, je n’ai pas vraiment l’impression de travailler pendant ces trois jours, ce n’est que du bonheur !

APP : Dans quel esprit défends-tu « Jazz en Mars » ? Donne-moi également trois bonnes raisons pour venir à ce festival …

AL : Ce festival reste à taille humaine et permet au public d’écouter de très grands et bons musiciens de jazz dans des conditions de proximité incroyables (la salle Maurice Thorez fait 300 places) et les artistes s’y sentent proches du public, avec ces moments magiques. Il me revient en mémoire, c’était il y a trois ans, lors du concert de l’incroyable et talentueux pianiste Benny Green : le public totalement subjugué a demandé trois rappels et l’artiste a eu du mal à quitter la scène. C’était absolument magique ! Ah ! Ces fameuses bonnes raisons… Le prix imbattable pour chaque entrée. Une proximité unique avec les artistes. Une programmation qui séduira les amateurs éclairés autant que les néophytes. Cette année, les places partent rapidement.

 

8ème Edition « Jazz en Mars » - 22, 23 et 24 mars – Salle Maurice Thorez à Tarnos

Tarifs :

1 soirée : 15€

2 soirées : 25€

3 soirées : 35€

Tarif jeunes, étudiants, demandeurs d’emploi : 12€ par soir

Gratuité pour les moins de 12 ans, élèves de l’Ecole de Musique, Tarnosiens de moins de 20 ans

Informations, programmes et horaires – Réservations : Mairie de Tarnos au 05 59 64 49 35

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 mars 2013.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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