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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 00:59

Arthur Jugnot … à deux lits du délit : un régal adultérin !

 

Une véritable rafale théâtrale qui communique sa folie douce entre des éclats de rires ! « A deux lits du délit » fut un petit bijou la saison dernière au théâtre de la Michodière à paris, qui fut dirigé dans les années 70 par le couple mythique Yvonne Printemps et Pierre Fresnay. arthur-jugnot.jpg

Cette pièce nous donne l’occasion d’aller à la rencontre de personnages loufoques plongés dans des situations rocambolesques et jubilatoires. Confortablement calé dans son fauteuil, le spectateur s’unit très vite à ce quintet de jeunes comédiens à l’avenir prometteur, dont la tête d’affiche n’est autre que Arthur Jugnot, fils de … et mis en scène avec maestria par le boulimique de théâtre, Jean-Luc Moreau. Donc soyez les bienvenus à l’hôtel où s’y trouve quatre infidèles et un hôtelier intérimaire hors du commun ! Quelques heures avant de jouer au Palais des Congrès à Perpignan, Arthur Jugnot, comédien au caractère heureux et regard bleu acier a bien voulu se prêter à notre interview par téléphone.

 

APP : Bonjour Arthur. Heureux donc de cette tournée en France avec la comédie anglaise de Derek Benfield « A deux lits du délit » qui a fait les beaux soirs du Théâtre de la Michodière à Paris. Voici ma première question : Comment as-tu été choisi pour le rôle de ce gérant peu scrupuleux d’un hôtel isolé et libertin qui accueille deux couples adultères ?

AJ : Bonjour à toi également cher interviewer. Oui, très heureux. C’est à la demande du directeur du Théâtre de la Michodière qui m’avait vu jouer dans « Chat en Poche » du Feydau au Théâtre Saint-George et qui s’était dit qu’il y avait là l’éventuelle possibilité d’interpréter ce personnage de gérant par intérim peu scrupuleux et dépassé par les évènements. Il faut dire que cette comédie a été écrite pour des comédiens plus âgés. Après lecture faite, j’ai signé le contrat qui m’a lié à la Michodière pour une saison.

APP : Qu’est-ce qui t’a plu dans ce personnage ?

AJ : Son rythme soutenu et endiablé, car il possède une belle performance physique et une énergie communicative. D’un hôtelier par intérim qui a voulu rendre service à sa sœur, gérante de cet hôtel paumé, et qui essaie tant bien que mal de sauver la mise à deux couples adultérins. Il est à la fois sardonique, espiègle, mais surtout stressé par une situation qu’il ne maîtrise pas bien et qu’il doit gérer seul ou accompagné de… quelques billets de banque ! (rires).

APP : Quelques mots sur cette comédie ?

AJ : C’est du rocambolesque, une comédie qui possède ses coups au cœur et frémissements, ses quiproquos, ses portes qui claquent, ses histoires tirées par les cheveux, ses coups de théâtre à la pelle, ses chassés-croisés amoureux. Il ne faut surtout pas flairer une intrigue, parce qu’on comprend dès le départ comment cela va finir. Disons-le, on ne réfléchit pas, mais simplement on se tient les côtes et on muscle ses zygomatiques. Grâce également à mes partenaires qui sont très bons, nous formons ensemble une brigade déconneuse et heureuse de jouer.

APP : Est-ce facile de travailler sous la direction du metteur en scène Jean-Luc Moreau ?

AJ : Jean-Luc est un mec de grand talent, un boulimique de théâtre qui sait de quoi il parle. Véritable maître d’œuvre surtout pour une pièce telle que « A deux lits du délit » où tout n’est que déplacements continuels, des portes qui claquent et des quiproquos. Jean-Luc a également cette formidable et belle recherche dans son travail, parce que novateur. Sincèrement, c’est l’un des meilleurs metteurs en scène sur la place de Paris. Il est attentif, patient, il écoute ses comédiens et sait les mettre en confiance. C’est agréable de travailler avec lui. Et il est un bon directeur d’acteurs. Oui j’aimerai renouveler notre collaboration, car c’est du pur bonheur que de travailler sous sa direction !

APP : Une anecdote concernant la tournée ?

AJ : Oh ! Il y en a plusieurs, mais une que je retiens, celle d’une représentation où les portes du décor ont été impossibles à ouvrir. Tout en les réparant, nous jouions face au public qui était plié en deux de rire. Une soirée mémorable ! (rires).

APP : Quand on est fils de… le parcours est-il plus facile ou plus compliqué ? Et que pense papa de son fiston ?

AJ : Et si tu lui posais la question ? (rires). Pour certains certes, c’est rapide et simple, et pour d’autres, très compliqué. En ce qui me concerne, j’ai eu la chance que les professionnels se soient souvenus de moi sans que je fasse jouer ma filiation avec un acteur célèbre. Crois-moi porter ça n’est pas si facile, car il y a toujours cette pensée : oui, s’il est là, c’est parce qu’il est le fils de… Quelquefois aussi, cela peut-être l’accélérateur d’une carrière.

APP : Tu te partages entre cinéma, théâtre, télévision, mise en scène. Mais où va ta préférence ? Fais-tu toujours de la magie ?

AJ : Tout dépend des projets ou des propositions. Ces quatre disciplines me passionnent. L’idéal est de pouvoir les rassembler. Ce que je souhaite vivement, c’est de ne jamais rester inactif, car l’ennui me tue ! Quant à la magie, j’ai monté un grand spectacle cette année au Futuroscope de Poitiers. C’était très passionnant et drôle à faire.

APP : Avant de nous séparer tout en te remerciant, as-tu une devise sur ce métier et connais-tu le Pays basque comme le connaissait ton papa ?

AJ : Hélas non, un peu pour y être venu jouer, mais pas en vacances comme l’avait fait mon père pendant une dizaine d’années avec ses parents à Saint-Jean-de-Luz. Par contre, j’aime la cuisine basque, parce que j’aime manger gras (rires). Ah ! Votre fameux jambon de Bayonne, quel régal ! Je suis comme la majorité des français, j’aime la bonne bouffe ! Ma devise : « Quand tu ne sais pas, demande. Quand tu sais, partage ! » Partager, ça je vais le faire le 5 mars à la Gare du Midi avec le public basque.

 

Entractes-Organisations présente « A deux lits du délit » - 5 mars à 20h30 – Gare du Midi Biarritz Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 45 et 50€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 mars 2012.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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