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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 21:02

Asier Galardi… Ô Tango, plaisir sensoriel et fascination.

 

photo-studio.jpgTango argentin, musique profonde qui touche à l’âme. Danse de l’émotion partagée, du jeu de dialogues et du langage universel. Art vivant et art de vivre, le tango voyage et se renouvelle continuellement. Il est source d’inspiration, de liberté et de créativité. L’enseignement de Asier Galardi pour le tango argentin se trouve au croisement de toutes ses expériences dans cette discipline. Il se base sur des exercices corporels qui permettent à ses élèves de tous niveaux, de développer de manière personnelle, la communication et la sensibilité propres à cette danse.

Entretien avec un professeur qui a une approche très complète du tango et qui possède des qualités pédagogiques indéniables.

 

APP : Asier, comment as-tu rencontré le tango argentin ?

AG : Je dirais plutôt que c’est le tango qui est venu à moi. Adolescent, j’ai assisté à un spectacle de tango qui m’a profondément marqué, mais c’est surtout lorsque je suis parti à Buenos Aires en 1999 pour travailler, que je tombe, au détour d’une rue sur une Milonga (un bal de tango). Et dès cet instant, je suis littéralement tombé amoureux de cette danse avec son Abrazo (une embrassade) si intime et sa musique si envoûtante que ma passion pour le tango demeure toujours.

APP : Comment s’est produit chez toi le fait de devenir professionnel, de vivre du tango et pour le tango ?

AG : Après avoir vécu quatre ans à Buenos Aires, où je me suis formé au tango argentin quotidiennement auprès de Maestros reconnus, je suis renté à Irun, ma ville natale, avec le projet d’enseigner le tango parallèlement à mon travail qui n’a rien à voir avec l’artistique. Je crée en 2003 une école El Sotano. Peu à peu, l’affluence des élèves augmente et je suis de plus en plus sollicité pour enseigner et danser dans le cadre de festivals, stages… Le succès est tel, qu’il m’est difficile de concilier les deux. Je fais alors un choix en 2011 : celui de me consacrer entièrement à ma grande passion.

APP : Tu enseignes le tango depuis dix ans, anniversaire que tu as fêté cette année à Irun, donc j’aimerais connaître tes réflexions sur ces années passées à enseigner…

AG : Celui de transmettre avant tout cette danse sociale, qui demande, il faut bien le dire, une réelle connexion à l’autre par le fameux abrazo, cette manière si spécifique au tango argentin d’enlacer son ou sa partenaire. L’enjeu ensuite est d’interpréter la musique bien sûr, car un pas de danse, même lorsqu’il est marqué magistralement, s’il n’est pas habité par la musique et par l’âme des danseurs, devient vide de sens.

APP : Qu’est-ce qui fait pour toi la qualité d’un professeur de tango argentin ?

AG : La passion en premier. J’ai personnellement besoin de voyager chaque année à Buenos Aires pour continuer à me former auprès de virtuoses et être au fait de l’actualité de cet art. J’ajouterai également la capacité de transmettre ses connaissances d’une manière claire et pédagogique, et surtout de la patience (rires). Le corps est comme un instrument de musique qui demande un travail en profondeur, de la discipline, de l’écoute et du cœur.

APP : Quelles sont les idées reçues que tu aurais envie de dénoncer à propos de ton métier ?

AG : Tout d’abord, dire qu’il n’est pas nécessaire d’être un Argentin pour enseigner le tango ! Aujourd’hui cette danse s’est largement globalisée et il existe de nombreux professeurs, qui proposent un enseignement de grande qualité. Par ailleurs, je voudrais insister sur le fait que le tango n’est pas une danse difficile et c’est d’ailleurs, à la base, une danse née des quartiers populaires. Elle demande simplement un apprentissage continu dans le temps, ce qui n’est pas forcément bien perçu par notre société souvent très pressée.

APP : C’est le but de cet entretien : quelques mots sur tes cours à Anglet…

AG : Les cours vont reprendre le 19 septembre. Et c’est tous les jeudis dès 19h à la Salle Polyvalente de l’école Jean Jaurès à Anglet. Ils sont accessibles à tous les niveaux. Je voudrais faire découvrir cette danse qui est un véritable langage universel, émotionnel et sensoriel. Et pour moi, une fascination !

 

Asier Galardi – Ecole Jean Jaurès Salle Polyvalent d’Anglet – 19 septembre à 19h premier cours

Tarif : 45€ par mois

Possibilité de cours particuliers tangoelsotano@yahoo.es

Informations : 06 08 05 90 23

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 septembre 2013.

 

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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