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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 17:04

Le rire… l’arme qui tient le tragique en échec !

 

L’humoriste Aurélia Decker seule sur scène se donne à corps et à cœur sur les planches de la Luna Negra du 25 au 28 mai à 20h40 dans son spectacle « Je crois qu’il faut qu’on parle ! ». Une baladine qui vous inocule son peps, sa fougue et sa personnalité. « Performeuse », elle vous assène pendant plus d’une heure, ses coups d’humeur criants de vérité, de tendresse et de franche rigolade. Qui est donc Aurélia D. ? C’est ce que j’ai voulu savoir.

 

APP : Hello pétillante Aurélia. Qui es-tu donc en quelques mots ?

AD : Oh la la ! Je suis une éprise de la vie, affectée d’une curiosité et d’un sens de l’observation, mais aussi très très charmante ! (rires). Egalement des talents cachés, mais chut ! chut !, la décence m’interdit… Bon, je te le dis, je suis une nana sans tabou, celle qui rend fou ! (rires).

aurelia-decker-1.gifAPP : (Ouaaahhh…) Revenons à plus sérieux. Quelle est la définition de l’humour ? De quelles femmes comiques te sens-tu proche ?

AD : Une réplique de Figaro : « Je me presse de rire de tout de peur d’être obligé d’en pleurer ». Cela me plaît, car pour le choix de mes sujets ou la manière de les interpréter, j’essaie d’être une « funambulesque de l’humour », qui distribue depuis son fil imaginaire les rires et les émotions. Le posséder c’est pouvoir se moquer de soir avant de rire des autres et du monde environnant. Il vous rend plus fort, vous protège et c’est salutaire. Le rire ? Une arme qui tient le tragique en échec ! Mes modèles, Muriel Robin, Valérie Lemercier, mais curieusement lorsque je crée mes personnages, je pense plus souvent à De Funès, Serrault, Lucchini et même Chaplin.

APP : Quel est le pitch de ton spectacle ?

AD : Disons que je m’amuse des images de femmes qui ont des galères dans la vie. J’aborde des sujets forts, mais de manière décalée, subtile et sobrement subversive. Dans un monde où tout est mis à disposition pour communiquer plus vite, mais loin de la vérité. Je voulais prendre le temps de m’interroger sur les choses encore tabous à notre siècle ! Pour certains sketches, j’ai coécrit avec Jonathan Kistner. Et la mise en scène est signée Philippe Ferran.

APP : Sans ce penchant pour la comédie, qu’aurais-tu aimé faire ?

AD : Être « grand reporter ». J’ai une formation de scénariste/réalisatrice. Une chance d’avoir plusieurs casquettes… sans visière (rires).

APP : Je te donne à présent l’occasion de te défouler ; quel serait ton plus gros coup de gueule, de blues, de déception, de joie ?

AD : Grrrr ! Les radars ! Je peux aussi dire « la faim dans le monde » mais on en parle souvent et ça risque de lasser… Ray Charles, car j’adore le blues. Désolée de ne pas aller dans le sens de ta question (rires). Déception ? Bon, ne m’énerve pas ! Je passe à la joie : la révolution tunisienne, car j’admire ces gens qui ont fomenté celle-ci. Et puis j’aime beaucoup ce pays.

APP : Côté critiques, certains internautes disent qu’à ton spectacle, on sourit beaucoup, on rit un peu, mais pas de fou rire… Que réponds-tu à cela ? Qui est ton public ?

AD : La critique, quelle qu’elle soit, est une marque d’intérêt, non ? Et puis, on ne peut pas plaire à tout le monde et tant mieux ! Il faut dire que le rire est une science inexacte et c’est cela qui est magnifique ! Chaque soir le public est différent, réagissant à sa façon. Moi par exemple, je ne comprends pas les fous rires dans l’émission télévisée de Cauet ! Tout est une question de réceptivité. Mon petit doigt me dit que tu as lu ces critiques sur le site Web Marchand… et les 170 autres, tu n’en parles pas ? Oh que tu m’énerves, que tu me crispes ! (rires).

APP : (Bouhouhou). Bon, quelle jeune femme es-tu dans la vie de tous les jours ? As-tu un amoureux ?

AD : Sèche tes larmes Pénélope ! Sacré curieux, toute la trempe de journaliste ! D’une nature indépendante, tantôt bosseuse, tantôt paresseuse. Même si j’aime les gens, je suis plutôt du genre casanier. Je me sens bien mieux dans l’exercice du One man show, pour avoir cette possibilité de partager des moments forts avec le public, mais avec l’éternel désir d’aller à l’hôtel ou prendre le train… seule ! Un bon compromis pour une nature comme la mienne ! La solitude du clown ne me fait pas peur ! Ah l’amour ! Comme dit ce cher Facebook : « it’s complicated ! ».

APP : La fameuse tradition est de laisser le mot de la fin à l’interviewé… Quel serait ton vœu ?

AD : Venir très souvent sur la Côte basque et y jouer dans des lieux sympas et des salles pleines de gens qui rient fort ! Génie d’Aladin, m’entends-tu ?.

 

Aurélia Decker « Je crois qu’il faut qu’on en parle » - du 25 au 28 mai à 20h40 – Luna Negra Bayonne

Tarifs : Plein : 14€ Adhérents : 12€ Demandeurs d’emploi, étudiants, handicapés : 8€logo luna

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 mai 2011.

 

 

 

 

 

© Alicia Snicker.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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commentaires

Alicia 28/05/2011 03:10



sympathique rencontre avec une personne qui un jour crèvera le grand écran par son talent et sa photogénie. kiss.
Alicia Snicker.



L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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