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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:24

« La Soupière » : entre mensonges et quête d’alibis.

 

troupe.jpgAvec la complicité de sa jeune bonne, Germaine, Paul Dubard, PDG d’une usine de robinets qui… prend l’eau, décide de casser « La Soupière », surnom donné à sa vieille tante Violette, qui refuse obstinément de vendre sa propriété. Et si on supprimait « tatie » ? Jean-François Louy, fondé de pouvoir d’une banque se présente. Mais Paul le prend pour le tueur Louis que la bonne avait convoqué. Que de coups de théâtre dans cette comédie ! Entre mensonges et quête d’alibis, le spectateur sera entrainé dans une cascade de quiproquos désopilants…

Je me suis entretenu avec Benoit Debray qui reprend le rôle créé par Robert Lamoureux, les 17 et 18 janvier à 20h30 au Colisée à Biarritz.

 

APP : Serait-ce difficile Benoit de parler de toi et de nous faire une petite présentation de ta compagnie « Les Feux de l’Adour » dont tu es le président ?

BD : Depuis longtemps, j’ai souhaité faire du théâtre et l’opportunité s’est présentée en 2010 avec un groupe d’amis d’Ustaritz avec lesquels nous faisions des parties de Mus. « Les Feux de l’Adour » (association installée à Ustaritz) est née dans la foulée en 2011, réunissant trois couples autour de Claude (le secrétaire), Patxi (le trésorier) et moi-même. D’autres amis sont venus se joindre la deuxième saison, puis la troisième. Nous sommes une dizaine avec Vincent (animateur) et Bruno (communication et recherche de salles de spectacles). Tous ces amis constituent « Les Feux de l’Adour » dont l’unique objectif est de rester des comédiens amateurs motivés et le bonheur de jouer ensemble.

APP : Pourquoi le choix de la pièce « La Soupière », écrite et jouée par Robert Lamoureux en 1971, dont il faut préciser qu’elle fut représentée 2 000 fois, et dont tu interprètes le rôle principal, celui de Paul Dubard ?

BD : Le choix des pièces se fait par consultation collective de l’ensemble de la troupe. Cette année, il avait été décidé de s’éloigner du vaudeville (après Labiche et Feydau en saison 1 et 2 et de rester plus moderne tout en restant dans la comédie. Nous avons eu de nombreuses pièces en lecture, avec une restriction liée au nombre d’acteurs (huit à dix). Après de longues tergiversations à l’automne 2012, le choix s’est porté à l’unanimité sur « La Soupière » en début d’année 2013.

APP : Qu’est-ce qui t’a plu dans ce personnage ? Et qui sont les comédiens qui t’entourent ?

BD : Une pièce pleine de quiproquos, très agréable à jouer et qui a eu un franc succès lors de nos premières représentations à Cambo. Une troupe de comédiens, dont ma femme et ma fille, forme une association fructueuse et délirante, pour une comédie qui a ravi le public avec ses 2 000 représentations. Des comédiens doués et inspirés (rires). Faut quand même assurer après Robert Lamoureux, Roger Pierre, Françoise Rosay (qui créa le rôle de la tante Violette dite la soupière) et Micheline Dax ! (rires). Au fait, dépêchez-vous ami public, il ne reste que quelques places.

APP : As-tu ce fameux trac avant d’entrer en scène et surtout de succéder  à Robert Lamoureux et Roger Pierre ?

BD : Le trac est toujours présent même si on arrive avec l’entrainement à bien le contenir et qu’il soit positif. J’ai personnellement l’habitude d’intervenir en public avec mon métier de consultant, en animant des formations souvent différentes. C’est donc un exercice connu qui me procure plutôt du plaisir, et qui sans doute a contribué à me diriger vers le théâtre.

APP : Si tu adaptais une œuvre existante à « ta sauce », laquelle choisirais-tu et pourquoi ?

BD : Vraiment aucune idée. J’avoue vraiment ne pas y avoir réfléchi. J’aime jouer ! L’adaptation d’une pièce viendra peut-être par la suite.

APP : Y-a-t-il un personnage que tu rêverais d’interpréter et pourquoi ?

BD : Pas vraiment. Je suis ouvert à toute suggestion. Avec Vincent, nous avons prévu de faire évoluer mon jeu pour la prochaine saison, et de me proposer un rôle qui ne soit plus « fil conducteur », mais sans doute avec un trait plus caractéristique. Un challenge personnel pour moi.

APP : Des projets pour 2015 ?

BD : Avec la Cie, nous avons discuté de la prochaine saison et souhaitons aller vers des pièces plus contemporaines, mais toujours dans la comédie. Vincent doit nous proposer des œuvres dès le mois de février, et nous espérons faire un choix au printemps prochain et lancer les répétitions avant l’été et pourquoi ne pas jouer à l’hiver 2015.

 

La Soupière de Robert Lamoureux par la Cie « Les Feux de l’Adour » - 17 et 18 janvier à 20h30 – Colisée Biarritz

Tarifs : 10 et 6€ pour les moins de 14 ans

Réservations : 06 07 77 85 28

 

Attention ! Il ne reste que peu de places. Une partie de la recette sera reversée à l’Association « Pour un sourire d’enfant ».

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 janvier 2014.

 

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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