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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 22:39

Carrément B… Attitude !

 

392903_10151499661690480_1957181296_n.jpg© Thierry Loustauneau.

 

« Crise de Blues », c’est le nouvel opus de « Carrément B. », ce quintet qui donne à ses textes un humour vitriolé, une bonne dose d’espoir et un hymne joyeux à la diversité. C’est aussi une couleur particulière et un son qui donne de bonnes vibrations à n’en pas douter, surtout quand on connait son chanteur Guital Bastien qui possède une voix chaude et grave, et qui nous livre un blues progressif qui bouge ! Ses musiciens Fred Chaudagne (guitare lead), Xabi Fisher (claviste), Jean-Michel Martineau (bassiste), Nico Ubico (batteur) sont magnifiquement doués. Ils seront au Colisée à Biarritz le 13 avril à 20h30. Rencontre avec Guital Bastien, un authentique du blues.

 

APP : Guital, dans ton dernier album « Crise de Blues », tu chantes en français et en anglais. Ce choix relève-t-il ton désir d’écrire des « textes sans frontière » ?

GB : Le choix de la langue se fait surtout par la musique. Aujourd’hui, Carrément Blues fait place à Carrément B., avec une autre optique, une autre idée de spectacle, et beaucoup plus proche du ressenti. Oui, le groupe adopte de plus en plus la langue de Molière, ce qui permet de faire passer la dérision.

APP : Comment s’est passée ta complicité avec tes musiciens pour cet opus, et qu’elle a été leur implication dans cette nouvelle création ?

GB : C’est une bonne question. Carrément B. est un groupe atypique, où chacun de nous n’a pas la même racine, la même origine, le même âge, la même conviction, la même envie. En définitive, on se demande ce qu’on fait ensemble. (rires). Notre musique vient essentiellement du cœur, d’une affection, d’un amour commun pour toutes les musiques, et chacun amène sa petite touche. Tous nous avons le droit de véto. Quand l’un de nous ne se sent pas bien dans un titre, on jette. La règle d’or : s’amuser avant tout.

APP : Vu la qualité de votre travail musical et texte, est-ce que cela nécessite beaucoup de répétitions ?

GB : Pas tant que ça, c’est avant tout le musicien qui travaille son instrument et qui se sent bien avec. Pas de répétition, on se retrouve tout simplement, et c’est là le ciment magique, car on va mettre une petite part de soir. (Fred Chaudagne intervient) C’est surtout un travail personnel que l’on fait chez soi et d’une démo que l’on envoie à chacun. Et le travail de vraie répétition, c’est un travail de mise en place, ainsi que celui de formalisation qu’on avait déjà commencé à suspecter. Si chacun a une idée nouvelle et qui plait au groupe, on la formalise en répétition.

APP : Toujours concernant cet album, quels sont les mots qui le dépeignent : sérénité, zen attitude, plénitude ou humour vitriolé ?

GB : J’aime humour vitriolé. A travers le blues, c’est aussi exprimer le spleen, mais soit on tombe en dépression soit on le combat par moult façons. Ce qu’il faut, c’est en rire. Les textes de notre album sont sur des sentiments de plaisir, d’addiction à l’alcool, à l’amour, comment l’on peut gérer ça, continuer à espérer, attendre des lendemains qui chantent et surtout les atteindre. Notre album c’est un chant d’espoir. (Fred Chaudagne intervient) Et dans Carrément B., c’est carrément b… attitude ! (rires). Dans ce cd, il y a deux titres comme « Ce con de chat », un texte qui a été écrit sur une musique texane, à laquelle on a rajouté du celtique, un texte corrosif et celui plus sérieux comme « Crise de Blues » qui parle d’un gars malheureux, seul et qui trouve refuge dans l’alcool. Il ne sait pas comment il va s’en sortir et croit que c’est la dernière cuite qu’il prend. Et non, il replonge à chaque fois. Des thèmes traités avec tendresse mais jamais pathos.

APP : Le 13 avril au Colisée à Biarritz, c’est l’espace que vous allez occuper… Appréhendez-vous ?

GB : Un petit peu comme on appréhende Noel, parce qu’on met tout en œuvre pour que cela soit un beau cadeau. C’est une salle qui nous permet de faire une belle mise en scène, où l’on se livrera plus aisément et on se rapprochera encore plus du public. Celle qui possède un son très mat, donc on va pouvoir bien travailler. Ce n’est pas un lieu habituel pour nous, mais il rappelle un peu ces anciens cinémas où régnait une magie. Nous sommes tombés vraiment amoureux de cet endroit. Ici, nous serons l’anticrise de blues et l’original du swing !

 

Carrément B. – 13 avril à 20h – Colisée à Biarritz  colisee

Proposé par « Les Vieux Congénères du Blues »

Tarifs : 5 et 8€

Réservations : 06 33 45 90 62 ou www.carrementblues.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 5 au 11 avril 2013.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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