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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 21:48

Sexe, arnaque et tartiflette… ou le tendre naïf !

 

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Pour Fabrice Schwingrouber, son entrée dans le monde de l’humour est une bénédiction ! Amuseur public certes, mais comédien authentique ! Il est à la Luna Negra du 1er au 9 juillet avec sa première comédie coécrite avec Cécile Batailler « Sexe, arnaque et tartiflette ou le tendre naïf » L’artiste, tout en atticisme et séduction s’est confié avec esprit et attraction.

 

APP : Hello Fabrice. De retour au Pays basque avec dans ton bagage, ta première pièce écrite avec la comédienne Cécile Batailler. Que faut-il voir dans ce titre très singulier ?

FS : Ce titre singulier (rires) synthétise très bien la pièce. La rencontre de deux natures que tout oppose. Une cadre opportuniste, envoyée par sa société pour arnaquer un pauvre gars qui vit perché dans sa montagne des Alpes. Détestant la vie champêtre, elle n’a qu’une idée en tête : faire signer le contrat et repartir au plus vite. Mais voilà, une avalanche va changer le cours des choses ! La citadine d’un monde impitoyable et le rural respectueux des traditions ancestrales vont se confronter. Mais chut pour la suite !

APP : Comment se bâtit une comédie ? Qu’est-ce qui t’a séduit dans son canevas ? Comment a été ta complicité d’écriture avec Cécile également ta partenaire ?

FS : C’est tout simple. Trois règles : l’histoire, un dialogue qui suit la route et un bon titre, car il doit accrocher les gens. Si en plus se greffe un face à face de comédiens qui n’isole pas le spectateur et qui le séduit, c’est partie gagnée. La connivence a toujours existée entre Cécile et moi, car nous avons fait la tournée avec « Mon colocataire est une garce » et c’était la suite logique que d’écrire notre propre comédie. Neuf mois ont suffi. Son canevas : une sacrée ration d’humour et une généreuse cuillère d’inspiration, mais également la forme et la couleur littéraires de Cécile ont parachevé ma vision créative.

APP : Force est de constater que tu es abonné aux naïfs idiots, mais amoureux ! Et toujours une histoire qui évoque les rapports conflictuo-comiques entre les hommes et les femmes. Pur hasard ou par choix ?

FS : Ah ! Ah ! Mais quel rôle !!! À l’inverse d’Hubert dans mon colocataire est une garce, lui c’était le naïf idiot, ce parfait couillon, comme tu l’as si bien analysé dans ta critique (rires). Non, ce garçon dans ses montagnes l’est par la force des choses parce que jamais sorti de son trou et qui n’a même pas la télévision ! Je dirais tendre naïf. C’est tricher si je te disais que nous n’avons pas voulu en faire un personnage idiot. Ce décalage crée le comique de situation, comme nous l’avons constaté quand Cécile jouait les Pestes, et Le Clan des Divorcés, en ce qui me concerne. Notre désir était d’imaginer une comédie avec des personnages forts et colorés.

APP : Lorsque tu joues, on sent qu’il ressort de toi une certaine gourmandise. Suis-je dans le vrai ?

FS : Tu n’as pas tort. J’aime donner à mes personnages ce côté naturel et généreux, qui entraîne fraîcheur et gaieté. Le public est très réceptif lorsqu’il sent que l’artiste joue avec ses tripes. En cela, Cécile me ressemble. Son discernement et son énergie me confortent beaucoup.

 

 

 

 

APP : Etre comédien, c’est vivre dangereusement. Avec ce nouveau spectacle, c’est l’aventure présente ? Pour toi, est-ce une remise en question à chaque fois ?

FS : Chaque soir, et cela permet de nous régénérer, de nous bonifier à travers le regard de l’autre. La rigueur, vertu capitale pour que le spectacle se débride et prenne son essor. Une partition musicale où les notes sont des mots qui doivent filer pour éviter le « couac ». Ce qui est considérable dans l’aventure, c’est que nous avons ce plaisir à jouer avec différents états émotionnels. Depuis peu nous avons appris que la pièce irait jusqu’à fin 2012. Nous remercions Jean-Michel de la Luna Negra de nous avoir invité quelques jours, histoire de parfaire le rodage.

APP : Une curiosité, quel a été le déclic qui t’a donné envie de devenir comédien ?

FS : Ma famille d’artistes, un poète, un peintre et un papa chef de chœur international. J’ai donc eu le virus dès mon plus jeune âge. Le déclic ? Avoir entendu un comédien faire hurler de rire une salle entière ! Depuis, je travaille sur un projet comico-dramatique avec l’intention de partager la scène avec lui. Alors affaire à suivre…

 

Fabrice Schwingrouber auteur neuf et attachant et Cécile Batailler qui manie l’humour avec maestria sont de bonnes raisons pour aller à leur rencontre !

 

Sexe, arnaque et tartiflette du 1er au 9 juillet à 20h30 – Luna Negra Bayonne logo_luna-copie-2.png

Tarif plein : 14€ - Adhérent : 12€ - Demandeur d’emploi, étudiant, handicapé : 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 juillet 2011.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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