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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 22:26

Magifique

Un ballet de caractère et céleste !

 

©Alicia Snicker.

malandain.jpg"Magifique", un ballet autobiographique de Thierry Malandain, qui mêle l'humour, le pittoresque et le féérique. ClickHandler

Un ballet passerelle entre le réel et l’infini que prolongera l’astrale musique de Tchaïkovski. Un spectacle ou la danse s’expose solide et charpentée, où l’on ressent combien le chorégraphe a su affiner son propos. Mais aussi, parce qu’il s’amuse, transmet la joie de danser, détourne ports de bras, arabesques ou attitudes dans des enchaînements complexes qui semblent si simples, tant ils sont naturels et partagés. Malandain, c’est un chorégraphe artisan de la beauté, ouvert à toutes les expressions, qui nous promet, à nouveau, deux belles soirées particulièrement propices à mettre en valeur ses danseurs concentrés et déterminés dans leurs mouvements. « Magifique », un ballet de caractère et céleste !

Crédit photos : Olivier Hoveix.

 

fred.jpgAPP : Commençons cet entretien par une petite présentation de toi…

FD : Je suis né en 1980 en Belgique. À cinq ans, j’ai commencé la danse dans une petite école locale. À 11 ans, j’entre l’école du Ballet Royal des Flandres et à 17 ans au Ballet Royal des Flandres pendant deux années. Je connaissais le Malandain Ballet Biarritz grâce à l’école du ballet royal qui quittait Saint-Étienne pour Biarritz. Lors du spectacle « Danse qu’on croise » de Thierry Malandain, je suis tombé amoureux de son travail. 1999, l’année où j’ai été finaliste à l’Eurovision pour jeunes danseurs à Lyon, j’ai travaillé avec Thierry dans un stage à Pertuis et mon admiration pour sa chorégraphie s’est confirmée à cet instant. À 19 ans j’ai décroché le fameux contrat avec sa compagnie, ainsi mon rêve se réalisait. 2012, marque mes onze années et demie d’une étroite collaboration avec ce talentueux chorégraphe.

APP : Parle-nous de ton rôle dans « Magifique » que tu interprèteras sur la scène de la gare du Midi les 27 et 28 décembre prochains…

FD : « Magifique », c’est le ballet autobiographique de Thierry Malandain. Il s’est partagé en deux avec l’enfant rêveur qu’il était et l’adulte chorégraphe qu’il est devenu. Mon rôle est celui de l’adulte. Thierry s’est attaché à trois suites musicales extraites des plus célèbres ballets de Tchaïkovski « le Lac des Cygnes », « Casse-Noisette » et « la Belle au bois dormant ». Un ballet magnifiquement élaboré, avec des formes épurées et vigoureuses.

APP : Est-ce une fierté pour toi d’avoir été distribué pour le rôle-titre ?

FD : Personnellement, ce n’est pas avoir le rôle-titre, mais celui qui m’apprendra le plus sur moi qui me fera grandir. J’ai toujours aimé interpréter des rôles distinctifs, ceux qui demandent des recherches de soi et qui nous mettent totalement à nu. Avec Thierry Malandain je suis bien servi, parce que les rôles qu’il m’offre sont toujours complexes et terriblement attachants. « Magifique » est le ballet qui m’a appris à mieux le concevoir, parce qu’il fallait entrer dans la peau de son créateur. Une part difficile parce qu’on doit se retrouver sur le même diapason de celui qui nous fait danser et d’éprouver quelques pressions émotionnelles.

APP : Que représente pour toi cette collaboration avec le chorégraphe ?

FD : Ce que j’aime le plus, c’est de me retrouver seul avec lui en studio lorsqu’il crée. Dans ces moments-là je me sens vraiment privilégié. Dernièrement, il m’a offert un solo de douze  minutes sur une sonate de Beethoven. Cela a été tellement fort pendant les répétitions, que j’ai eu du mal à le faire partager avec le public. Certains petits moments intimes qu’on a envie de garder pour soi. Thierry est profondément humain, auprès de lui on peut vider son cœur. Et même si les moments de dialogues intimes sont assez rares, ils m’ont toujours appris.

APP : Avant de nous séparer Frédérik, quel message souhaiterais-tu adresser ?

FD : D’avoir toujours la passion pour la danse et d’interpréter les créations de ce lumineux chorégraphe. Et celui de présenter aux lecteurs, mes meilleurs vœux pour l’année 2013 et qu’ils apprécient toujours le Malandain Ballet Biarritz.

 

velazquez.jpgAPP : Bonjour Patricia. En quelques mots, quel a été ton apprentissage dans la danse tant au Mexique, Londres et le Canada ?

PV : Mes études ont démarré dès l’âge de quatre ans au Mexique avec mon professeur Ana Torquemada. À 12 ans, j’obtiens une bourse pour étudier au Royal Winipeg Ballet School au Canada où j’y suis restée deux ans. En 2006, j’ai une autre bourse pour étudier au Covent Garden Summer School, ainsi qu’au Mexique où j’ai pu apprendre la méthode anglaise RAD (Royal Academy of Dance).

APP : Comment as-tu rejoint le Malandain Ballet Biarritz en 2012 ?

PV : Par un concours au Mexique où j’ai obtenu la bourse comme premier prix, ce qui m’a permis de voyager en Europe et connaître d’autres compagnies. Les organisateurs de ce concours m’ont mise en relation avec le Malandain Ballet Biarritz pour obtenir un stage d’un mois. Une fois celui-ci terminé, Thierry Malandain m’a offert un contrat.

APP : S’insère-t-on facilement dans une compagnie de danse lorsqu’on vient de l’étranger ? Et qu’attends-tu de celle-ci ?

PV : Non, ça n’est guère facile d’être dans une compagnie à l’étranger, si loin les siens et que je ne parle pas français. Mais une belle chance, c’est qu’au sein de la compagnie, beaucoup parlent l’anglais et l’espagnol. Ce qui m’aide à bien m’intégrer. Mais j’ai fait le choix de venir dans cette compagnie très réputée, et qu’elle en vaut la peine tant par son travail que le charisme des danseurs. D’être toujours ravie du travail de Thierry Malandain, cette liberté offerte aux danseurs sur leur façon de travailler et cette solidarité qu’il y a entre nous. Et puis, cela fait des années que je voulais travailler dans une compagnie néoclassique. Cette entrée au sein du Malandain Ballet Biarritz est un véritable bonheur.

APP : Que peut-on te souhaiter pour 2013 ?

PV : Que mes rêves se réalisent et que je puisse développer au maximum mes capacités de danseuse.

 

« Magifique » – 27 et 28 décembre à 20 h 30 – Gare du Midi Biarritz 2012-05-21 210456 cr

L’orchestre de Pau pays de Béarn dirigé par Faycçal Karoui

Tarifs : de 8 à 32€

Réservations : 05 59 22 44 66

Informations : 05 59 24 67 19 et www.malandainballet.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 décembre 2012 au 3 janvier 2013.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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