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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 15:37

CARREMENT B.

Alchimiste du blues progressif !

 

525868_420746677965918_493999443_n.jpg« Crise de blues », c’est l’album 12 titres du groupe Carrément B. qui est de bonne facture. Un quintet qui possède une énergie bouillonnante, libérant la musique blues de ses codes, préférant lui donner un hymne joyeux à la diversité. C’est aussi une couleur particulière et un son qui donne de bonnes vibrations à n’en pas douter, surtout quand on connaît son chanteur Guital qui possède une voix chaude et grave, qui nous chante du blues progressif qui bouge. Ses musiciens qui l’accompagnent sont magnifiquement doués, en particulier Fred Chaudagne (guitare lead) qui a une maestria dans les doigts. Ce quintet du pays basque se produira sur la scène du Caveau des Augustins le 24 novembre à 20h30. Rencontre avec Guital, un authentique du blues.


(photo : Thierry Loustauneau (a.k.a Lolito de Palermo))

 

APP : Petite présentation de Carrément B. ?

G : Carrément Blues a été remplacé par Carrément B. à l’été 2012, au moment de la sortie de son premier album. J’ai toujours les mêmes musiciens : Fred Chaudagne à la guitare lead, Nico Ubico à la batterie, Jean-Michel Martineau à la basse, Xabi Fischer aux claviers et moi-même au chant et guitare slide.

APP : Quelques mots sur ton album« Crise de Blues». Pourquoi cette envie de créer une nouvelle image du groupe ?

G. : C’est un album où se retrouvent plusieurs climats. Il évoque les amours impossibles, les problèmes d’addictions et les petites galères au quotidien. La note Carrément B., c’est la pointe d’humour avec laquelle les sujets sont traités. Rire et sourire sont de mise pour trouver la vie plus attrayante. Nous étions arrivés à une telle maturité, qu’il fallait changer son image et qu’elle soit à la fois festive et plus puissante. Nous mêlons avec finesse des élixirs précieux, où l’humour et la dérision font les yeux doux à l’amour et à la passion. Un filtre dont l’élément de base trouve ses racines au cœur des harmonies des seventies. Pour nous, Led Zep, Clapton ou Crimson, sont les vivants piliers.

APP : Alors quel sera l’univers musical du 24 novembre au Caveau des Augustins ?

G. : Il sera une fête, un voyage au cœur de notre univers. Nous nous sommes débridés et jouons beaucoup plus sur l’émotion de l’instant. Passant du blues aux ballades, et du rock au rythm’and blues. Et surtout, ce sera l’échange avec le public qui orientera notre interprétation.

APP : Presque tous les textes sont en français ; sûrement une volonté de Carrément B. Quelles sont les tonalités qui existent entre Jealous man et Je vais craquer, Crise de blues et Texas town ou Rockingchair d’avec Comblé ou Ce con de chat ?

G. : Tout simplement, parce que le français est notre langue maternelle. Même si l’anglais est plus dans les consciences quand on chante le blues, le français lui, fait passer plus d’émotions. « Crise de blues » n’est pas un concept d’album. Les titres n’ont aucun lien entre eux, si ce n’est l’envie d’exprimer ce que l’on ressent sur de belles musiques.

APP : En quoi « Crise de blues » est-il différent ? 482972_428072457233340_559788651_n.jpg

G. : Il tient sa différence de divers courants musicaux qui animent chacun de nous. Nous influences sont multiples et nous ne voulons nous priver de rien. Nous considérons cela comme une richesse et nous ne désirons pas œuvrer pour être sur un thème limité. Carrément B. c’est du Carrément B.! (Rires).

APP : Par rapport à ton répertoire, comment définirais-tu Carrément B.?

G. : Comme un groupe émancipé, uni par une solide amitié et une passion pour les musiques des années seventies. Nous créons un blues progressif tout en restant fidèles aux sonorités qui ont bercé notre adolescence. Nous aimons la convivialité et les rencontres. En clair, tout ce qui peut nous rendre meilleurs. Notre but : partager le plaisir.

APP : Jouant toi-même de la guitare, quel est le guitariste qui t’impressionne plus, (voire influencé) au niveau de son jeu ou de sa sensibilité musicale ?

G. : Difficile de faire un choix, la liste est longue. Mais l’artiste que j’aime évoquer, c’est Jeff Beck. Un « marginal de génie » capable de s’amuser comme un gosse sur scène, avec des musiques qui ne sont pas faites pour ça. Il peut jouer sur les émotions avec seulement quelques notes. Pour le slide, j’ai beaucoup de respect et d’admiration pour Dereck Trucks. J’aime aussi Ana Popovic une glamoureuse qui joue comme une déesse (rires). Et surtout l’immense joie d’avoir fait les premières parties de Nico Wayne Toussaint, Neal Black, et Fred Chapelier.

APP : Merci Guital pour ce petit moment passé en ta compagnie. Je te laisse donc le mot de la fin …

G. : Plaisir partagé. Quand on passe au Caveau des Augustins, c’est toujours que du bonheur. Nous devons beaucoup à cette salle et au staff qui la fait tourner. Sache qu’en première partie, nous avons invité les Shinkickers, un trio de jeunes loups qui perpétuent l’histoire et la musique rock comme on l’aime. Ça va être très chaud et ça va swinguer. J’apprécie cette jeune génération de musiciens qui n’a qu’une envie : faire la fête !

 

Carrément B., c’est le quartet anti-crise et original qui swing, qui groove et qui fait qu’on soit bien dans ses souliers pour danser. Un quartet qui libère le blues pour lui donner des ailes.

 

Concert Carrément B. le 24 novembre à 21 heures au Caveau des Augustins à Bayonne logo-caveau

Tarif unique : 7€

Réservations : 05 59 25 69 76 ou 06 98 18 22 77.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 aux 23 novembre 2012.

http://www.carrementblues.free.fr


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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