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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 21:16

Malandain Ballet Biarritz

Ils vivent et respirent la danse !

 

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© Olivier Houeix. De merveilleux danseurs (de g à d et de h en b) Fabio Lopez, Laurine Viel, Irma Hoffren et Mickael Conte - Les ballets : "Une dernière chanson" et "Roméo et Juliette".

 

Où danse-t-on encore en cette période d’été en France, tout simplement au Malandain Ballet Biarritz que dirige l’extraordinaire et prolifique chorégraphe Thierry Malandain. Toujours avec cette intelligence et ce talent sans cesse renouvelés, et qui sait si bien mêler modernité et néoclassicisme. Il le prouvera une nouvelle fois lors de sa soirée ballets à la Gare du Midi le 8 août. Je suis allé à la rencontre de quatre jeunes, beaux et talentueux danseurs qui vivent et respirent la danse et, pour en savoir plus sur cet art qui lie toutes les cultures en un langage universel. La danse, telle une sculpture qui dessine l’espace à chaque instant et qui peint la multitude des émotions du présent. Entretien avec Irma Hoffren, Fabio Lopez, Micka¨¨el Conte et Laurine Viel.

 

APP : Parlez-moi de votre rôle dans « Une dernière chanson »…

IH : Je me laisse beaucoup guider par la musique et j’essaie de ne pas tomber dans l’automatisme. Etre différente à chaque fois.

FL : Ce ballet léger développe le concept d’un groupe et non celui d’un individu. Pour moi, ce sera la première fois que je le danserai, donc beaucoup à échanger avec ma partenaire Ellyce Daniele. J’ai visionné la vidéo et lu les textes de chansons de la Renaissance française afin de mieux comprendre le caractère universel de ce ballet.

MC : Mon personnage est quelqu’un de timide, maladroit en amour et un peu fou. Ce même soir, j’interpréterai le solo de « L’Après-midi d’un faune » bestial et terrien. Je l’ai préparé dans un travail plutôt intérieur pour faire place aux émotions. J’essaie de penser comme un faune, et beaucoup d’images ont fourmillé dans ma tête.

LV : Ce ballet est résolument joyeux, plein de vie. Dans ce pas de deux avec Frederik Deberdt, je suis telle une jeune fille amoureuse, qui essaie de plaire au garçon qui ne la voit pas vraiment, mais qui arrive à faire quelques pas à ses côtés. J’aime aborder mon personnage de façon différente, et d’en avoir plusieurs visions.

APP : La danse fut-elle pour vous une réelle vocation ou un désir parental ?

IH : A cinq ans, j’ai voulu faire comme ma copine d’enfance, danser. Le virus m’a vraiment gagné et j’ai continué.

FL : Un désir parental dû au fait d’habiter dans un quartier défavorisé de Lisbonne. Mes parents voulaient que j’entre au Conservatoire de cette ville pour favoriser plus facilement mes études. Et cela m’a été bénéfique. C’est aussi ma passion pour les ballets Béjart que j’ai décidé d’être danseur professionnel.

MC : Atavisme ! Maman prof de danse. Mais au début, c’était pour moi un loisir. Au fil des années, c’est devenu le moyen de m’exprimer. En parallèle je pratiquais la natation. En entrant au Conservatoire National de Bordeaux, j’ai décidé d’être danseur.

LV : Pour moi, une réelle vocation. C’est merveilleux de pouvoir vivre sa passion.

APP : Danser dans la Compagnie Malandain Ballet Biarritz fut-il un choix ou une proposition ?

IH : Quatre années au Ballet National de Lorraine, et suite à une nouvelle direction artistique qui ne me plaisait pas, j’ai cherché d’autres compagnies. C’est à mon passage au Ballet Biarritz Junior que j’ai voulu tenter ma chance pour une audition.

FL : Au Rudra Béjart de Lausanne, un copain danseur m’a conseillé d’auditionner chez Thierry Malandain. C’est en regardant la version de son «Après-midi d’un faune » dansé par Christophe Roméo que j’ai décidé d’auditionner. Cela c’est fait lors de la venue de la Compagnie au Théâtre de Chaillot à Paris en 2006.

MC : Comme Irma, quatre ans pensionnaire au Ballet National de Lorraine. Le travail de Thierry Malandain m’intéressait fortement. L’audition à Biarritz a été concluante !

LV : Je cherchais une compagnie néoclassique, et en France, Thierry Malandain reste le seul à s’intéresser à la danse classique en la modernisant à son image et en produisant une gestuelle qui lui est propre.

APP : Qu’appréciez-vous dans le travail du chorégraphe Thierry Malandain ?

IH : Son profond respect et l’amour pour la danse qui se reflète dans son travail. Il prend beaucoup de soin avec ses créations et chorégraphies. Surtout très attentif aux moindres petits détails.

FL : Thierry Malandain est un néoclassique, le seul parmi les dix neuf CCN en France. Je partage sa passion pour l’histoire de la danse, sa perfection du mouvement, ses thématiques universelles abordées dans ses ballets. Plus je le connais, plus il m’épate. Je tiens à le remercier de croire en mon travail en tant que danseur et jeune chorégraphe.

MC : Pour beaucoup, sa simplicité !

LV : J’apprécie son exigence par rapport à sa technique, son travail à la fois propre, pointu et fin. Des gestuelles toujours étroitement liées à la musique.

 

par Malandain Ballet Biarritz

Jeudi 8 août à 21h – Gare du Midi Biarritz «Soirée de Ballets » 

Tarifs : de 10 à 35€

Réservations : 05 59 22 44 66  Informations : 05 59 24 67 19 et www.malandainballet.com

Lundi 12 août à 21h – Gare du Midi Biarritz « Roméo et Juliette »

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 2 au 8 août 2013.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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