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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 21:56

Passions musiciennes et romantisme opéra.

 

Image1-copie-10.jpgUn régal musical que d’être en compagnie de l’organiste Kaori Sakai et de la tromboniste Miki Nagata, habitées par la même passion, l’envie de se faire plaisir et d’enchanter par la même occasion. Une interprétation toujours au bord du cri, avec des sons tantôt retenus, tantôt mis à nu. Une musique qui touche le cœur et l’âme des mélomanes. Une soirée concert qui sera donnée en clôture du cycle FestiOrgues où des compositeurs célébrissimes trôneront au chœur de l’église Saint Jean Baptiste à Saint-Jean-de-Luz, lundi 13 août à 21h. Je me suis entretenu avec deux jeunes talents japonais.

 

APP : Et si nos deux charmantes musiciennes se présentaient à nos lecteurs ?

MN : Je suis née en 1987 à Kanagawa dans la périphérie de Tokyo (Japon). J’ai commencé le trombone quand j’avais douze ans dans un club d’harmonie du collège. Cela m’a tellement séduite que j’ai décidé de continuer le trombone et je me suis inscrite dans une université de musique. A la fin de mes études je suis venue en France, car j’adore ce pays et son style de musique. J’admire les grands trombonistes français comme Michel Becquet dont le son ne peut qu’être enchanteur et qui possède une âme. A présent je travaille et étudie aux côtés de Daniel Lassalle au Conservatoire de Musique de Toulouse.

KS : Je suis née en 1984 à Miyagi (Japon). Ma grand-mère était professeur de musique dans une école primaire. Mes frères aînés ont joué du violon, ma mère, de la flûte. En ce qui me concerne j’ai commencé par jouer du piano à l’âge de trois ans et de l’orgue à dix sept ans. J’ai étudié l’orgue à l’université de filles de Miyagi Gakuin (Japon) de 2003 à 2009. Je suis très heureuse d’avoir obtenu le 1er prix au Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse dans la classe d’orgue de Michel Bouvard et Jan Willem-Jansen, et je continue d’étudier le clavecin dans la classe de ce dernier.

APP : Montriez-vous dès votre plus jeune âge une prédisposition particulière pour la musique ?

MN : Quand j’étais petite, j’aimais chanter les airs de grands classiques, mais je ne faisais pas forcément encore de musique. C’est dans mon club d’harmonie que j’ai commencé.

KS : J’écoute de la musique chaque jour depuis toute petite, car elle fait partie de ma vie. Quand j’entendais des musiques à la télévision ou à la radio, je pouvais les rejouer sur le piano familial sans avoir recours à une partition. Les entendre une fois me suffisait.

APP : Quel sera le programme du concert que vous allez donner à l’église Saint Jean Baptiste de Saint-Jean-de-Luz ?

MN : Le thème est le romantisme opéra. Nous jouerons Carmen fantaisie de George Bizet, mais également du Puccini, du Verdi et du Gounod. Durant le concert, le son du trombone s’élèvera sur les chants et l’orgue jouera le rôle d’orchestre.

APP : Kaori, comment avez-vous été habitée par la passion de l’orgue ?

KS : Cette passion vient de ma mère, elle a toujours voulu en jouer, mais elle n’a pas pu. Elle me l’a donc transmise. Quand j’ai entendu pour la première fois de l’orgue, j’étais surprise parce qu’il possède des jeux de sons extrêmement différents. C’est un véritable orchestre à lui tout seul, et c’est cela qui me séduit !

APP : Pourquoi y-a-t-il si peu de femmes organistes ?

KS : En effet, en Europe, il y a beaucoup d’hommes organistes. Par contre, au Japon, c’est le contraire, ce sont les femmes qui sont en grande majorité. L’orgue est un grand instrument, qui requiert de la vigueur et du dynamisme. Il faut également de grandes mains pour en jouer pleinement, cela peut être un début d’explication (rires).

APP : Miki, quels sont les aspects du trombone qui vous attirent ?

MN : C’est le son qui me plaît énormément, sa forme, ainsi que sa couleur dorée. Je le compare à la voix de l’homme, tantôt dynamique, tantôt très doux et très souple tout en pouvant être d’une grande puissance. Lorsque nous gérons un accord, ça a un son beau et agréable.

APP : Qu’est-ce qu’il y a dans cet instrument avec lequel on débute rarement qui a pu vous fasciner si tôt. Pourquoi est-il si rare dans un concert ?

MN : Quand j’étais petite, j’ai écouté un concert du club d’harmonie au collège. Cela m’a beaucoup plu et charmée ! Le son des cuivres est enivrant et d’une force souvent détonante et étonnante aussi. La coulisse m’intéresse dans son maniement et c’était plutôt insolite pour mes oreilles d’enfant. Le trombone n’est pas un instrument « solistique » bien qu’il puisse être intéressant dans cette position, car il a une certaine élégance quand on porte sur lui son attention. Quand nous en jouons, les accords et les sonorités diverses sont transcendants. C’est comme une parole pour tous les autres instruments qui se trouvent dans n’importe quels orchestres, qu’ils soient symphoniques, harmoniques, bigband et bien d’autres encore, ne dépendant pas obligatoirement du style classique.

 

Concert Jeunes Talents dans le cadre du concert de clôture du cycle FestiOrgues – Eglise Saint Jean Baptiste de Saint-Jean-de-Luz – 13 août à 21h 280px-Saint_jean_de_luz_-_eglise.JPG

Tarifs : 12 et 8€

Réservations : Offices de Tourismes de Terre et Côte Basque, les Orgues d’Urrugne : 05 59 26 92 71

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 août 2012.

 


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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