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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 22:00

Lidia : la flamme gitane d’une flamenca française.

 

P1000334_p11.JPGLidia, c’est la magie du corps, de la gestuelle, les yeux et la musique du flamenco. Elle n’imite pas, elle développe un style qui correspond à sa personnalité, sa fougue, sa foi, sa grâce. Elle a cette imagination et une originalité au style traditionnel du flamenco pur. Une fille de feu qui ne manque pas de trempe, ni de talent ! A ne pas rater, son spectacle des 6 et 7 septembre à la Luna Negra à Bayonne.

Entretien.

 

APP : Lidia, une petite présentation de toi pour nos lecteurs …

L : Française originaire des Landes. Mes parents m’ont donné la chance de pouvoir apprendre la danse et la musique. 13 ans de danse classique. Puis, j’ai découvert le flamenco que je vis pleinement et passionnément. Après Séville, je vis en Navarre et je travaille à Pampelune.

APP : Si je te dis « Le flamenco ne vient pas à l’intellect, mais va à l’émotion », tu en penses quoi ?

L : Les différents « palos flamencos », c’est-à-dire divers types de chants qui se caractérisent par les émotions. Par définition, un tango est rythmé, vif, festif. En revanche, celui qui entend une solea, perçoit le désarroi et la tristesse. C’est du 100% de l’émoi ! Oui, le flamenco va à l’émotion.

APP : Ton spectacle « Noce Flamenco » que tu présenteras à la Luna Negra de Bayonne les 6 et 7 septembre prochain, où toi la « Lunares » et Ana Morrillo la « Bambani », sera le voyage en terre flamenco. Tu voudrais nous en dire plus ?

L : Des artistes qui font découvrir cette terre flamenco, où avec sa guitare, Rafael Borja nous plongera dans un univers chargé d’énergie et de pure harmonie. Pedro Jiménez « El Lele » et son frère Alfonso « El Indio », par leurs voix purement gitane et le choix particulier de leurs chansons, nous ferons voyager au cours de leur histoire. Ana Morrillo la « Bambini » et moi-même, nous interpréterons ces chants à notre manière. Ana est une danseuse sublime, qui possède des mouvements impétueux, dignes d’une pharaonne. Son charisme sur scène ne fait aucun doute. Ce sera un spectacle dans la pure tradition gitane.

APP : Depuis quelques années, on constate une véritable explosion du flamenco en dehors des frontières espagnoles. Comment expliques-tu ce phénomène ?

L : En novembre 2010, l’UNESCO a reconnu le flamenco comme un élément du « Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité ». Cela a contribué à la diffusion de cet art longtemps resté confiné aux frontières de l’Andalousie. Le flamenco est avant tout un art de transmission orale qui a longtemps été marginalisé pour ^être une tradition gitane. Aujourd’hui, les étrangers affluent dans les écoles de renom à Séville, Jerez de la Frontera ou Cadix, afin de se former et de l’exporter dans leur pays. Des profs et maestros espagnols s’expatrient au Japon, en Russie ou en Allemagne pour l’enseigner. Il y a de plus en plus de festivals internationaux de flamenco.

APP : Peut-on comparer l’audace des flamencas françaises avec celles des toreras cavalières françaises qui ont finit par se faire un nom comme Marie Sara, Léa Vicens ou Marie Barcelo, Patricia Pellen ou Juliette Clavière ?

L : La comparaison me parait vraiment forte, tant le monde de la tauromachie me fascine et en même temps m’impressionne. Si l’audace c’est d’^être une française passionnée par un art qui est de tradition espagnole, et de vouloir vivre cette passion, alors oui, on peut trouver quelques points de ressemblance. Je crois que lorsqu’on aime quelque chose, nos origines comptent moins que la volonté et le travail. C’est sûr que les Andalous sont flamencos jusque dans leur manière de parler ! La pression, oui, on l’a. Mais on reste sereins, parce que nous sommes sincères avec nous-mêmes.

 

Noce Flamenco – 6 et 7 septembre à 20h30 – Luna Negra Bayonne  logo_luna.jpg

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 aout au 5 septembre 2013.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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