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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 22:34

Michelle Budria… du folk amoureux mais pas puriste.

 

946675617.jpg © Jacques Dubois.

 

Autant son concert sera festif, autant la chanteuse Michelle Budria donnera le côté arc en ciel de son spectacle. Mais ne se gênera pas pour également plonger dans la country, le blues, le jazz et le latino. Sa grande influence, même si elle ne chante pas comme elle, c’est Joan Baez, la reine incontestée de ce mouvement musical. Et comme toute bonne chanteuse, c’est sur la scène du Colisée à Biarritz le 5 octobre à 21h qu’il faudra l’entendre chanter et danser en sa compagnie. Une artiste qui nous offre la beauté d’une écriture passionnée et optimiste, et un univers musical sobre en osmose avec ses textes vivifiants. Une chanteuse souveraine qui me parle avec chaleur de son art.

 

APP : Qui est la chanteuse Michelle Budria ?

MB : Une chanteuse passionnée de chant et de musique tout simplement. C’est grâce à ma famille passionnée par cet art, que j’ai enfin osé à la trentaine monter sur scène. D’avoir découvert diverses associations de la région qui étaient tournées vers la création, et qu’en 1992, j’ai pu partager mon art avec les autres. Au départ, mon tour de chant reprenait les standards, comme avec ma chanson fétiche « ça commence » de la canadienne Ginette Reno, « le congrès des chérubins » de Juliette, ou « la visite » de Linda Lemay. Et puis j’ai eu envie de vraies chansons faites sur mesure. Mais dix années avant de pouvoir écrire mes propres textes et musiques. Ma première scène a eu lieu en 2002 au Colisée, « formule piano voix », accompagnée par mon fidèle pianiste Nicolas Vielle qui fait partie de tous mes projets.

APP : Tu seras dans la salle de ton premier concert, le Colisée, le 5 octobre prochain pour ton concert « Mes Couleurs ». Quel sera son univers musical ?

MB : Un voyage au cœur de mes influences musicales. Toute une palette de sons qui me font vibrer, comme le folk, le blues, le jazz, le latino, la country. Malgré tout, je me rends compte que j’ai beaucoup de mal à faire des choix tant ma sensibilité est à fleur de peau. Donc ce concert aura un univers musical « Arc en ciel ».

APP : Mais pas trop stressée tout de même ? Quels seront les musiciens qui t’accompagneront sur scène ?

MB : Bizarrement, j’ai l’impression que cette année je gère mieux mon stress. Certainement du fait de cette confiance qui se greffe au fil du temps, et surtout grâce à la complicité avec mes musiciens, que je vais présenter. Jimmy Arrabit à la batterie et aux percussions, qui a rejoint le groupe cette année, Serge Bianne à la contrebasse et basse, Sébastien Luc aux guitares et voix, et mon inséparable pianiste voix et direction musicale, Nicolas Vielle. De sacrés musiciens. Ils me font confiance et me suivent. Ca me booste et j’adore ! (rires).

APP : Peut-on dire qu’il y a une part autobiographique dans tes textes ?

MB : Absolument. Par exemple dans la chanson « Mes allures » c’est tout moi. Cette chanson traite des apparences qui, en définitive, sont un peu trompeuses. Mais je t’assure, aucune fourberie. Pour « Si semblables », là également je me mets réellement en scène et je me compare à une contrebasse, avec ses rondeurs, son ton et son air grave… (chanson interprétée en duo avec l’instrument). Je dois dire que depuis 2010 mes textes traduisent d’avantage mes émotions en réponse à des observations que je peux faire. Mes chansons se présentent moins sous la forme de récit ou d’histoire, mais d’une situation, d’un constat. Je pense en particulier aux textes de « Je ne bouge pas » ou « Rocking chair ». Pour la première, j’aborde le thème de mon impuissance face aux malheurs de la terre ou pour d’autres raisons, allant de la peur à l’ignorance. Quant à l’autre, je suis consciente du rythme infernal de notre société, mais que je prends volontairement à contre-pied, préservant mon équilibre.

APP : Quelle est donc la part d’influence du folk, blues, jazz, latino dans ta musique ?

MB : Le folk sera au cœur de mes nouvelles compositions. Un style que je veux donner à ce concert, même si des touches comme le latino, le jazz, le blues s’y glissent. Je suis très influencée par les musiques de Joan Baez. Attachée aussi à ma langue en écoutant Nougaro, et je me permets de rêver et de faire swinguer les mots.

APP : On constate que tes chansons sont toujours porteuses d’espoir, de joie de vivre… mais à quand les chansons tristes « qui feront pleurer Margot » ?

MB : Il est vrai que je suis tombée dans la marmite de l’optimisme (rires). Et je crois que rien ne pourra m’enlever de l’idée qu’il y a toujours du positif même pour une situation désespérée. Il n’y a pas que la joie de vivre quand on entend « derrière tes persiennes », celle d’un être qui n’a plus goût à la vie et qui décroche. Je mets en lumière de façon bienveillante certes, des ressources pour rebondir. Donc à quand les chansons qui feront pleurer Margot ? elles existent déjà, mais avec ce souffle d’espoir !

APP : D’où vient cette tessiture de voix enveloppante qui éveille un sentiment de chaleur et de réalisme ?

MB : Un don du ciel ! (rires). Pour être plus sérieuse, je travaille ma voix avec mon coach Dina Licht. Je suis toujours à la recherche d’une forme d’authenticité pour mieux faire passer mes émotions, avec chaleur et réalisme.

APP : Quel est l’âge moyen de ton public ? T’est-il fidèle ?

MB : Entre 30 et 50 ans. Mais cette année, après quelques concerts, j’ai constaté qu’il y avait des jeunes entre 18 et 25 ans sensibilisés par ma musique. Beaucoup m’ont découverte sur internet. Oui, je suis toujours émue que mes chansons soient porteuses de messages pour chacun. De partager également avec lui ces moments uniques. Je profite de l’interview pour leur dire un vif merci.

APP : Un album est-il en préparation ?

MB : Oui. 2013 sera la concrétisation de ce projet. Nous avons défini très précisément la couleur de l’opus. On y travaille et il me tarde de vous le présenter.

 

Michelle Budria – Mes Couleurs – Le Colisée à Biarritz – 5 octobre à 21h colisee.jpg

Tarifs : 12 et 8€

Réservations : 06 68 18 74 17 et michellebudria.music@gmail.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 septembre au 4 octobre 2012.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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commentaires

Michelle Budria 28/09/2012 23:29


 « Vraiment un grand merci à Alain-Pierre Pereira de "la semaine du Pays basque" et à Alicia Snicker pour la réalisation de cette interview. »


Michelle.

L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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