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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 00:15

Nicolas Canteloup… Au menu ? Du rire qu’avec des produits frais !


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Impayable, certes ! Mais un fieffé comédien. © DR.


La venue de Nicolas Canteloup pour la première fois aux arènes de Bayonne, jeudi 11 août à 21h, permettra aux spectateurs bayonnais et les autres, de continuer l’été avec éclat de … rire ! Outre ses voix, ce sont moult personnages dont il brosse les tics et petits défauts, et ce, avec une littéralité jubilatoire. Impayable certes ! Mais un fieffé comédien !

 

APP : Bonjour Nicolas. Véritable caméléon, télé, radio, one-man show, tu excelles en tout ! Comment vis-tu ta popularité ? D’où t’es venue ta vocation d’humoriste ?

NC : Oh ! Oh ! Pas en tout. En poterie, céramique, peinture sur vitraux, j’ai encore des progrès à faire. Quant à la popularité, l’avantage c’est d’être connu (ou reconnu), comme si la France entière était votre village d’enfance. Ça facilité les contacts. La célébrité ça peut monter à la tête à vingt ans, mais pas à quarante ! Je n’avais pas une vocation d’humoriste n’ayant jamais imaginé en faire mon métier. Je me savais plutôt être un cavalier. C’est le public qui m’a choisi ce métier. Et il a fait le bon choix, donc l’appétit est venu en jouant (rires).

APP : Quels sont tes potes d’écriture ? Quel menu proposeras-tu aux arènes de Bayonne ?

NC : Mes auteurs ? Philippe Caverivière (également à Europe 1), mon complice depuis l’époque du Club Med. Et bien oui, les années passent, vingt ans d’une belle amitié. Le petit nouveau, Laurent Vassilian (également à Europe 1), auteur aux Guignols depuis douze ans sur Canal+, sans oublier Stéphane Joly, le metteur en scène et ancien chef de village au Club Med. Tous trois dans leur discipline sont les plus recherchés du métier. Mon menu : du rire qu’avec des produits frais ! Pendant deux belles heures. Ainsi les spectateurs pourront mettre leurs soucis dans la poche et le mouchoir par-dessus ! « Nicolas Canteloup n’arrête jamais ! », c’est le titre du spectacle.

APP : Comment t’appropries-tu les personnalités que tu imites ? Quand on compte, cela en fait plus d’une centaine ! Quelles sont les voix qui te font jubiler et celles difficiles à maîtriser ?

NC : Soit ça vient tout seul et je n’ai pas grand mérite, soit c’est du boulot de visionnage à répétition jusqu’à ce que je trouve la petite clef. Plus de cent voix ? Peut-être ! Je ne compte jamais. Je suis artiste, pas comptable ! (rires). La seule chose qui m’importe, c’est de savoir si c’est drôle. Les dernières comme DSK, Noah, Martine Aubry (pour elle, c’est un peu plus compliqué).

APP : Comment réagissent ceux que tu épingles ? T’est-il arrivé d’être censuré sur des sujets ou des personnages tabous ?

NC : Plutôt bien en public, en privé, je soupçonne que certains doivent avoir la déglutition difficile. Non, aucune censure. Quant au tabou, ça n’est que moi qui me l’impose : le mauvais goût !

APP : Mais tu te fixes des limites ? Crées-tu des rapports amicaux avec ceux que tu parodies ?

NC : Aucune dans l’écriture. Après c’est le feeling qui fait que l’on sent les choses ou pas. Non j’évite, surtout avec les politiques.

APP : Si tu devais dérouler le film de ta vie, qu’éviterais-tu ou que referais-tu ? Comment te définis-tu ?

NC : Jusqu’à présent je suis plutôt bien servi. J’aurais mauvaise grâce à souhaiter un autre déroulement. Je me définirais comme un observateur, un chasseur, voire un tireur d’élite… sans fusil ! (rires).

APP : Tu possèdes une écurie à Maisons-Laffitte, donc toujours cette passion des chevaux, et ce malgré ton accident ? Et que veux-tu te souhaiter ?

NC : J’aime vivre dans une écurie. C’est un lien direct avec certaines valeurs rurales. Ça permet de garder les pieds sur terre. Il y a encore cent ans, tout se construisait avec et autour des chevaux. L’accident fait aussi partie de la vie du cavalier, du sportif. Il faut le prendre comme une péripétie, un enseignement : douleur, patience et renaissance. Un vrai hussard, droit dans ses bottes ! (rires). Mon seul souhait pour demain est pouvoir transmettre et aimer le cheval en créant une école d’équitation.

APP : Je crois savoir que c’est la première fois que tu vas te produire aux arènes de Bayonne et ce, devant plus de 5 500 spectateurs … Heureux ? Stressé ?

NC : Oui. Comme on dit, je vais étrenner ce lieu de combat. Sans vouloir faire le prétentieux, j’ai déjà joué devant 6 000 spectateurs à Colmar. Oui Môssieur ! (rires). J’ai la chance inouïe d’ignorer le trac. Donc heureux de jouer et pas du tout stressé.

 

Prod Events présente Nicolas Canteloup – Arènes de Bayonne – 11 août à 21hprodeventslogo

Tarifs : 42€ (parterre de chaises dans la fosse) 38€ dans les tribunes (places non numérotées)

Réservations : aux points de vente habituels et via Prod Events : 05 59 25 70 88 ou direction@prodevents.org

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 5 au 11 août 2011.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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