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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 15:19

Pascal Sangla : un talent qui s’accélère.

 

sangla.jpgLui sait vous raconter et vous laisser un refrain dans la tête comme pas un ! Ce jeune artiste, né à Bayonne, nous offre les titres de son prochain album « On accélère » au Caveau des Augustins les 15 et 16 juin à 21h. Entrevue avec l’auteur-compositeur-interprète Pascal Sangla.


Photographie © Guénolé Le Gal 2012 tous droits réservés/www.i-focus.fr

 

APP : Qui es-tu Pascal ?

PS : Un auteur-compositeur-interprète, musicien, comédien et trentenaire. Après mon premier album « Une petite pause », je viens présenter mes chansons du prochain album « On accélère » au Caveau des Augustins à Bayonne, les 15 et 16 juin. Sinon, je suis hyper fort en bras de fer chinois et presque toujours sur le podium à MarioKart. Par contre je suis nul en dos crawlé et en cuisine à vapeur ! (rires).

APP : Le piano, le chant, c’est venu comment ?

PS : Très tôt. J’ai un souvenir très précis, enfant, d’une journée portes-ouvertes au Conservatoire de Bayonne, où trônait dans une pièce un très impressionnant piano qui a capté mon regard. Mon professeur Sylvie Rambaud a été très importante aussi, car elle m’a ouvert les oreilles à de nombreux compositeurs. A la même époque, j’ai aussi démarré le théâtre. C’était l’envie d’être sur scène en fait. Le chant est venu plus tard, petit à petit, au gré des concerts, par le goût de l’interprétation. Au début, je jouais des morceaux essentiellement instrumentaux.

APP : L’écriture des chansons, est-ce un jeu littéraire, des images à faire ressentir, humour, révolte, amour ?

PS : C’est un peu tout ça. Je n’anticipe presque jamais sur ce que je vais écrie. Il y a des histoires bien sûr, mais j’aime essayer de faire en sorte qu’une chanson déclenche l’imaginaire et les sensations des gens, et qu’ils « puisent » dedans en choisissant le sens que la chanson aura pour eux. Moustaki disait : « La chanson ? C’est du théâtre, un film, un roman, une idée, un slogan, un acte de foi, une danse, une fête, un deuil, un chant d’amour, une arme de combat, une denrée périssable, une compagnie, un moment de la vie. La vie ! ».

APP : Quels sont les auteurs-compositeurs-interprètes qui t’ont influencé ?

PS : De Nougaro à Divine Comedy, de Souchon à Lisa Portelli, de Satie à Sheller, j’aime tout ça entre autres. Je ne saurais pas te dire dans quelle mesure ça m’influence directement. En plus, quand j’amène une nouvelle chanson, elle se retrouve immédiatement confrontée au travail en répétitions, et au savoir-faire de chacun des musiciens qui apportent énormément à la couleur de l’ensemble. Dans le groupe, les oreilles sont très éclectiques, et en fonction des chansons, des univers, les goûts de chacun se mélangent, se combinent et s’additionnent. C’est très enrichissant et stimulant pour l’écriture.

APP : Le format de la chanson te convient-il ?

PS : Complètement. De par la seule contrainte de sa durée, une chanson doit produire un effet quasi-immédiat pour fonctionner, quel que soit le registre. Il faut donc être précis et viser juste. Mais c’est surtout un endroit d’immense liberté.

APP : Te considères-tu comme un artisan ou un compagnon de la chanson française ?

PS : J’aime bien l’idée d’artisanat en ce qui concerne l’écriture. Je crois beaucoup à une forme de discipline et de « labeur » pour l’écriture. Comme un boulanger qui parfait son pain. Avec l’expérience, il faut du temps à une chanson pour trouver son point d’accroche et sa note finale, sa saveur et sa bonne place dans un disque ou sur une scène.

APP : Comment te viennent tes chansons ?

PS : Parfois c’est un mot qui déclenche l’écriture ou le rythme de la phrase. J’ai souvent des idées pour la première ligne que je note illico. Et puis ensuite, je mets en général beaucoup de temps à finir mes textes, alors en attendant, je mets ceux des autres en musique, c’est un exercice que j’aime beaucoup.

APP : Sont-elles fidèles à tes sentiments ?

PS : La plupart du temps, oui, même si tout n’est pas autobiographique. Le plaisir de l’écriture étant aussi de pouvoir inventer d’autres vies, de se mettre à d’autres places et d’essayer d’autres points de vue.

APP : Quelques mots sur ton nouvel album « On accélère » ?

PS : Il devrait sortir en 2013. Il se dessine plus « rythmique » que le précédent. Je me suis rendu compte il y a peu que le thème du temps y est très présent. La patience (ou pas), la sagesse (ou pas), le temps qui passe, celui qui reste, le temps qu’il fait, celui que l’on s’accorde, ou pas assez. Et en te disant ça, je me rends compte que, par contre, je ne parle pas du taon qui pique… c’est dommage ! (rires).

APP : Quels sont les musiciens qui t’accompagnent ?

PS : Yannick Sabarots à la batterie, un pilier. Il a été de tous les concerts depuis des années. Mathias Lopez à la basse, avec qui je joue depuis le lycée Cassin, Christophe Sangla à la guitare (qui m’a vu naître) et Pierre Sangla aux percussions (que j’ai vu naître). Stéphane Krieger (des studios Amanita), précieux allié depuis l’enregistrement de l’album précédent est au son. C’est le clan, ils sont pour beaucoup dans le fait que cette aventure continue. Ils portent ce projet avec un talent et un enthousiasme incroyables. Sur scène, ce sont des partenaires et des complices de premier plan. Ils me devront 300€ chacun pour tout ce que je viens de dire sur eux, sinon j’efface tout et je raconte comment ils se tiennent à la table et aussi d’autres choses ! (rires).

APP : La musicalité des mots et la poésie sont-elles plus importantes que la musique dans ton travail ?

PS : J’aime bien cette phrase de Nougaro : « La chanson est un arc avec la voix pour la corde, le texte pour le bois et la musique pour la flèche ».

APP : Et les projets ?

PS : Les prochains mois seront consacrés entre la préparation de l’album, des reprises de spectacles et l’écriture de plusieurs musiques de scène pour le théâtre ou pour l’image.

APP : Avant de nous séparer cher Pascal, quelques mots sur ton cher Pays basque ?

PS : J’ai tellement de chance d’être né et d’avoir grandi ici. J’ai une petite préférence pour l’intérieur du pays et la montagne, mais cela s’explique sûrement du fait que je surfe comme un plat de pâtes ! (rires). J’ai un attachement tout particulier pour Labastide-Clairence et Urrugne, car ce sont les berceaux de ma famille, une véritable tribu avec qui on a besoin de se retrouve dès que possible. Et pour Bayonne bien sûr, où je suis né. Du quartier de Marracq où j’ai grandi, à l’Aviron où j’ai écumé les terrains de handball, de la bibliothèque où j’ai joué mes premières pièces. Aux rues du Petit Bayonne, j’ai des souvenirs très forts dans chaque quartier, et ça n’est pas prêt de s’arrêter. C’est une très belle ville, et très singulière, avec beaucoup de caractère. En tout cas, pour nous, c’est un plaisir particulier de venir jouer ici, à domicile, ça donne un trac très spécial. J’ai hâte !

 

Pascal Sangla, c’est la référence en matière de passion, de poésie et d’implication. Véritable « crève cœur » d’immense talent qui sait laisser parler ses sentiments à travers de belles mélodies splendidement interprétées. Des chansons qui oscillent entre variété légère et celles dites à texte. Des notes qui sonnent juste pour que les mots résonnent. Une qualité de textes où glisse parfois humour et ironie qui affinent ainsi son style. Homme de scène, il charme avec son regard pétillant et séducteur, ravit avec sa voix claire et puissante et sa diction parfaite. Il entraîne son public d’un soir dans un univers où il joue sur un fil, tel un parfait équilibriste qui ne se casse jamais gueule, jouant à pile ou face sa vie d’artiste, entre légèreté et intell’actualité. Il voyage au travers des courants musicaux comme il traverse l’existence avec cette force poétique, cet enivrement, cette soif de liberté propre à un aventurier de la chanson !

 

Pascal Sangla – « On accélère » - 15 et 16 juin à 21h – Caveau des Augustins Bayonne logo-caveau

Tarifs : 12 et 9€

Réservations : 05 59 25 69 76 ou 06 98 18 22 77

 

Article publié dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 juin 2012.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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