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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 02:48

Duaurelanta… liaison musicale dangereusement belle !

 

2DuaurelantaPhotoDR135512.jpgPhilippe Milanta passe allègrement les caps musicaux et s’affirme comme l’un des musiciens français du jazz le plus intéressant et innovant, éloigné de tout carcan. Une marque déposée qui ne ressemble qu’à lui. C’est un musicien futuriste en raccord avec son horloge musicale et ses harmonies toujours d’actualité. Nourri de jazz classique, Philippe Milanta nous délivre une musique actuelle, vivante et mobile, accentuée par un réel savoir de l’arrangement, un sens du relief et de l’effet de surprise qui rendent l’écoute captivante. Il forme avec Aurélie Tropez, clarinettiste et saxophoniste, une liaison musicale dangereusement belle !

A l’occasion de leur passage à l’Auditorium de l’Ecole de Musique de Tarnos le 19 octobre, ils ont accepté de se prêter au jeu des questions/réponses.

 

APP : Philippe, merci de te dévoiler à nos internautes…

PM : Marseillais de naissance et parisien d’adoption depuis plus de vingt ans. Pianiste et organiste de jazz, également compositeur, arrangeur et chef d’orchestre. Toutes ces disciplines pour un seul homme ! (rires). J’ai créé Trio dans les années 80, Nonet en 91/94, Swing Reloaded 5 en 2005/2006 et Kcombo 6 en 2011. J’ai enregistré une quarantaine de cds dont six sous mon nom.

BDenis_20120217_0343.jpgAPP : Pourquoi le piano et la musique de jazz ? Une envie, une rencontre, une influence ?

PM : Une rencontre, une influence aussi, celle transmise par mes parents qui sont des inconditionnels de jazz. Mon père est un clarinettiste amateur qui se défend bien (rires), et ma mère avait toujours eu l’envie de jouer du piano. Donc c’est leur passion qui m’a animé. Dès mes six ans, cette ferveur est devenue mienne pour avoir assisté à de remarquables concerts de Duke Ellington, Errol Garner, Count Basie…

APP : Pour toi, un pianiste de jazz est-il plus libre que celui de musique classique ?

PM : Oui, parce qu’il est le compositeur de l’instant par l’improvisation, le choix mélodique et rythmique, également de l’harmonisation. Néanmoins celui en musique classique a une vraie liberté d’interprétation, avec toutefois la rigueur redoutable du texte à observer, d’où une technique impeccable. Pour autant, il n’y a pas à justifier les choix musicaux du texte du compositeur qu’il interprète alors que le pianiste de jazz, oui !

APP : Quel sera le programme musical que tu interprèteras le 19 octobre à l’Auditorium de l’Ecole de Musique de Tarnos ?

PM : Un répertoire que nous avons élaboré avec Aurélie Trompez pour notre Duraurelanta, avec des compositions personnels et des standards de jazz, tout ceci traité de la manière la plus personnelle qu’il soit.

APP : Quels sont les musiciens jazz, d’hier et d’aujourd’hui qui comptent pour toi ? Quelles ont été tes rencontres importantes dans ta carrière ?

PM : Comme ceux cités plus haut, mais aussi Ahmad Jamal, Paul Gonsalves, Al Grey notamment. Quant à mes rencontres, il y a Barney Kessell, Joe Newman, Harry « Sweets » Edison, la chanteuse Spanky Wilson, les musiciens qui m’accompagnent comme Pascal Chebel, Michel Denis, Bruno Rousselet, Aurélie Tropez, qui à mes yeux est une musicienne accomplie, dotée d’une grande sensibilité, d’un bon sens du timing et du swing que je désespérais de (re) trouver !

APP : Les projets de Philippe Milanta ?

PM : Un prochain enregistrement en duo avec Aurélie Tropez, en trio avec Bruno Rousselet et Julie Saury. Probablement un cd avec Kcombo 6 et les musiciens François Biensan, Aurélie Tropez, Nicolas Montier, Bruno Rousselet, Julie Saury. Et consacrer beaucoup de temps à travailler mon instrument comme je le voudrai !

 

APP : Aurélie Tropez, une petite présentation de toi ?

l.jpgAT : J’ai appris la clarinette à l’âge de huit ans dans le sud de la France. Plus tard, je faisais mes premiers pas dans le jazz. J’obtins une médaille d’or en saxophone classique, en formation musicale, et en musique de chambre au Conservatoire National de Nice, puis poursuivant mes études en jazz à Aix en Provence et à Paris avec André Villéger. Actuellement je vis en région parisienne. Je me produis en free lance en tant que clarinettiste et saxophoniste dans diverses formations, et notamment celle de Philippe Milanta et le Kcombo 6. J’ai joué en France et dans de nombreux pays européens.

APP : Racontes-nous un peu ton histoire avec les deux instruments que tu joues…

AT : La clarinette a commencé lorsque j’étais dans une école de musique dès mes huit ans, et à quinze ans, je me suis orientée vers le saxo « alto » classique pour me permettre d’entrer au conservatoire et passer des diplômes afin d’enseigner. Le saxo m’a appris la rigueur, la quête de la perfection, la régularité dans la technique de l’instrument, la justesse, l’écoute de l’autre… la clarinette jazz m’a permis de me produire sur scène, de m’affirmer en tant que musicienne et de faire de belles rencontres musicales. Une énorme chance que de gagner ma vie, aujourd’hui celle de pouvoir gagner ma vie en jouant du jazz.

APP : Les projets d’Aurélie Tropez ?

AT : Enregistrement de cd avec Philippe Milanta, Kcombo 6, Djangobop de Stan Laferrière et celui d’une musique brésilienne avec Christophe Davot. Et de toujours jouer la musique que j’aime.

 

Philippe Milanta et Aurélie Tropez – Duaurelanta – 19 octobre à 20h à l’Auditorium de l’Ecole de Musique de Tarnos

Tarifs : 12 et 9€

Réservations : 05 59 64 49 40

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 19 au 25 octobre 2012.



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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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