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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 17:14

Ruben Sanchez : les claquettes, c’est le pied !


ruben-fotos4.jpgJep Melendez et Ruben Sanchez de 2Offbeat, tapent, tapent, tapent, c’est leur façon de danser. Passées de mode, les claquettes ? Que nenni ! Fers aux pieds et musique dans les jambes, nos deux « claquettistes » font de la résistance. Faut dire que le film « The Artist » nous a rendu fous de claquettes. Et la musique avec les pieds que nous a offert Jean Dujardin a fini par réveiller les Fred Astaire, Gene Kelly qui sommeillaient en nous. C’est donc un spectacle de très bon niveau qui vous attend du 23 au 26 octobre à 20h30 à la Luna Negra, avec des prouesses physiques et de l’élégance rythmique aux pieds. Entre deux avions, venant de Seoul, Ruben Sanchez a bien voulu consacrer quelques minutes de son précieux temps pour cette interview.

APP : Ruben, voudrais-tu te faire connaître à nos internautes ?
RS : Bien volontiers. Je suis danseur de claquettes depuis 18 ans, dont 12 années comme professionnel. Actuellement je donne des cours de claquettes dans divers centres en Europe et je suis aussi danseur soliste dans les spectacles Cambuyon, Sfumato de Rachid Ourmdane, Swing and Gin et 2Offbeat.
APP : Ce sont les comédies musicales qui t’ont donné envie de faire des claquettes ? Ou les plus grands, comme Fred Astaire et Gene Kelly, et le plus proche de nous, Savion Glover ?
RS : Bien qu’il soit vrai que les comédies musicales classiques menées par Fred Astaire et Gene Kelly ont été très présentes dans mes premières années, et beaucoup d’autres danseurs se situent comme de grandes références, comme tu l’as dit dans ta question. Les Masters comme Chuck Green, Bunny Brigs, Gregory Hines et Steve Condos font partie des générations qui ont maintenu vivant cet art et qui ont servi de pont entre les débuts des claquettes et la communauté de claquettistes actuelle. Des danseurs contemporains comme Jason Jonas, Deick Grant, Guillaume Alonso et Michelle Dorrance ont élevés cette discipline à des niveaux supérieurs dans de nouveaux aspects.
APP : Est-il préférable pour faire des claquettes, d’être un bon danseur ou d’avoir de bonnes connaissances rythmiques ?
RS : Il faut surtout avoir envie d’apprendre et de se compromettre dans cette discipline qui demande beaucoup d’attention et de persévérance. Il ne suffit pas seulement d’assimiler le style de danse désiré par chaque danseur de claquettes, mais aussi que la partie percussive demande une partie musicale intuitivement basique pour pouvoir exécuter les pas et la chorégraphie.
APP : A ton avis, le film « The Artist » a-t-il donné un nouvel essor aux claquettes ? Une danse qui devenait un peu vieillissante non ?
RS : Il est relativement facile de penser que cet art est en train de vieillir quand on n’a pas de références durant une longue période de temps. Ce qui est vrai, les claquettes ont été de tout temps la minorité dans le monde entier, excepté aux Etats-Unis où elles ont toujours été une discipline obligatoire dans la formation des danseurs et acteurs. Peut-être que le film a apporté de l’élan dans les écoles de claquettes, mais il faut dire que les subventions n’existent pas, les diplômes non plus. Les claquettes, c’est « l’électron » qui navigue tout seul. L’enseignement est pourtant plus conséquent en Europe qu’aux Etats-Unis paradoxalement. Selon moi, il n’y a pas encore d’essor très important.

2 Offbeat – du 23 au 26 octobre à 20h30 – Luna Negra à Bayonne
Tarifs : 15, 12 et 8€
Réservations : 05 59 25 78 05 ou www.lunanegra.fr
Jep et Ruben offriront lors de cette semaine, ainsi que le week-end (26et 27 octobre), des masters class de niveaux différents, claquettes américaines et body percussion
Informations : 06 61 45 22 09 ou sciterin@orange.fr

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 octobre 2013.


2OFFBEAT.jpg


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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