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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 18:53

Dernier coup de ciseaux… Vous n’irez plus chez le coiffeur comme avant !

 

ciseaux.jpgPour ceux qui aiment les polars et le jeu de société Cluedo, vous allez être gâtés, car « le dernier coup de ciseaux » présenté à la Gare du Midi le 4 février à 20h30 est une comédie policière interactive dans laquelle vous serez vous-même le détective et pourquoi ne pas, être le héros de la soirée. Un spectacle tellement dingue, qu’il ne faut pas passer à côté.

Bref, cette pièce possède un excellent casting, une histoire qui tient debout et un humour omniprésent. Attention, si vous êtes prêts à vivre cette énigme criminelle, vous n’irez plus chez le coiffeur comme avant !

Entretien avec l’adaptateur, comédien et metteur en scène Sébastien Azzopardi.

 

APP : Bonjour Sébastien. Et si tu te faisais connaître auprès de nos lecteurs ?

SA : Très très jeune, je rêvais de devenir comédien. Et j’ai tout mis en œuvre pour que ce rêve devienne réalité. Et puis surtout avoir réalisé de raconter des histoires. Avec mes yeux d’enfant, c’était le comédien qui racontait des histoires, puisque c’était lui qu’on voyait. Alors, au-delà d’être comédien, j’ai eu envie d’écrire et de mettre en scène, ce qui m’a permis de développer un univers plus intime, plus personnel. Mon premier spectacle s’est joué au Théâtre de la Huchette « Les classiques contre-attaquent ». Son thème : un voyage dans la littérature à travers La Fontaine, Voltaire et Rabelais. Puis, pour gagner encore plus de liberté, j’ai fondé ma compagnie avec laquelle j’ai monté « Le Barbier de Séville » de Beaumarchais. Ainsi la belle aventure du théâtre de troupe commençait. Puis il y a eu la formidable épopée du « Tour du monde en 80 jours » qui se joue depuis bientôt sept ans à Paris et qui a fait trois tournées. C’est un spectacle issu de mon admiration pour la commedia dell’arte, pour l’humour décalé et le voyage. Et pour partir directement à contre pied, je monte « L’épouvantail de Lady Windermere » qui a reçu cinq nominations aux Molière. Ce fut inespéré. Et puis est née « Dernier coup de ciseaux », la pièce idéale.Sebastien-Azzopardi.jpg

APP : Comment as-tu eu connaissance de la pièce américaine « Dernier coup de ciseaux » qui a battu tous les records en années : 73 ! Que ce soit à Washington, Boston, Chicago… que tu as adaptée avec ton fidèle comparse Sacha Danino, mais dont tu es également le metteur en scène et comédien ?

SA : Depuis de nombreuses années, la pièce circulait dans les théâtres parisiens et dans les tiroirs des metteurs en scène et personne n’osait la monter. Mon agent littéraire, Dominique Christophe m’envoie voir la pièce à Washington. J’ai découvert une pièce phénoménale ! Avec cette petite originalité : le spectateur a un rôle à jouer. Il fallait monter cette pièce à Paris. J’avais les interprètes tip top, ceux du Tour du Monde, qui après cinq années de collaboration avaient le droit de passer à autre chose. Et noblesse oblige, ils la jouent. Puis le succès a fait son chemin, à tel point qu’il y avait deux distributions. Dans la deuxième je me suis attribué le rôle du Capitaine de Police qui mène l’enquête.

APP : Donne-moi de bonnes raisons pour venir voir la pièce…

SA : C’est d’abord une pièce unique dans son genre. Il est impossible d’en voir une autre qui puisse lui ressembler de près ou de loin. Et surtout, elle n’est jamais la même d’un soir à l’autre. Ensuite le public a la possibilité de jouer les Hercule Poirot. Cette pièce est l’une des plus drôles que j’ai pu voir. Bref, je te le dis : elle est unique ! (rires). Ce n’est que du bonheur d’avoir adapté pour la France la pièce de Paul Pörtner, Marilyn Abrams et Bruce Jordan.

APP : Quels sont les comédiens qui t’entourent ?

SA : William Lebghil joue un lieutenant de police et qui est le célèbre Slim de la série Soda. Marie-France Santon joue la bourgeoise, Franck Desmedt joue l’ignoble producteur de télévision. Hélène Degy, la nouvelle venue dans ma troupe, joue la shampouineuse sexy. Enfin, Rodolphe Sand interprète avec une joie suprême, le coiffeur gay.

APP : Est-il aisé d’écrire une comédie et qui plus est, à quatre mains ?

SA : Rien n’ai aisé dans notre profession. Ni jouer, ni mettre en scène et surtout pas écrire. Et justement, c’est tellement difficile, que nous ne sommes pas trop de deux pour écrire. Mon complice et ami d’enfance Sacha Danino et moi avons créé un univers que nous ne savons pas recréer l’un sans l’autre. Nous avons fabriqué un style à nous deux. Alors est-ce plus dur ou plus aisé d’écrire, franchement, je ne sais pas. La phase de création de l’histoire est bien sûr commune ; on détermine un plan assez serré et puis on écrit à quatre mains. Ensuite, il y a un travail de lissage. Pour le plaisir, c’est évident, pas pour le gain de temps. Ecrire avec quelqu’un, c’est une belle histoire d’amour, tout au moins d’amitié, de partage, de complémentarité. Et je n’y vois que des avantages. Sinon, c’est une question d’organisation et de psychologie. Savoir tirer le maximum l’un de l’autre.

APP : Avant de nous séparer, peut-on connaître ton actualité pour 2013 ?

SA : Justement, je suis en train d’écrire une nouvelle pièce avec Sacha. Mais elle ne verra le jour, si tout se passe bien, qu’en septembre 2014. Entre temps, nous continuons à jouer « Le Tour du Monde en 80 Jours » au Splendid, et pour la première fois cet été à Avignon.

 

Dernier coup de ciseaux – 4 février à 20h30 – Gare du Midi Biarritz   gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 34 à 48€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 février 2013.


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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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