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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 00:48

Yannick Fournié : caméléon et peintre étonnant.

 

Le peintre Yannick Fournié, séduisant et sincère, impose aujourd’hui son talent et sa force. On retrouve ainsi l’homme et l’artiste unis dans ces grandes toiles colorées et puissantes qui proposent une réflexion imprégnée d’un optimisme ressenti. Figuratif sans nul doute, il honore la réalité sans soumission, mais avec infiniment de sensibilité et de personnalité. C’est un artiste qui porte en lui cette force de caractère et ce charisme pictural qui lui permettent d’exprimer dans la peinture, l’amour du contemporain. Un parcours artistique atypique mais, riche de multiples expériences qui, au gré du vent, ont révélé un artiste de qualité.

Entretien.

 

APP : Yannick, comment préfères-tu que l’on te définisse en tant qu’artiste peintre ?

YF : Me définir comme un peintre actuel, autodidacte, qui fait de la peinture contemporaine figurative. Un atypique, à l’image de l’homme et de son parcours. En toute modestie, un artiste en pleine progression qui va évoluer dans d’autres média. J’aime peindre les figures humaines. Je suis également un peintre témoin d’une époque.

APP : Si l’on devait définir ton travail, ce serait quoi ?

YF : Actuellement ? Celui d’un travail qui parle de l’identité, de l’individu dans la masse, qui tient à affirmer sa place et qui joue son équilibre dans une société souvent violente.

APP : Ce sont donc des œuvres comme Christ de l’I Génération, Catcheurs mexicains, pop et kitsch, Astronautes, supers héros ambigus, et cops (flics) travestis… Les choisis-tu pour des raisons esthétiques ou idéologiques ?

YF : Je dirais idéologiques. Je leur donne un certain esthétisme. On définit ma peinture comme très forte et très typée. Pas appréciée par tout le monde certes. Mais c’est tant mieux, car si je plaisais à tous, cela voudrait dire que je n’ai pas de véritable identité.

APP : Peut-on penser que ta peinture est riche de ton vécu ?

YF : En tout cas, elle raconte des bribes de ma vie. J’en suis à ma quatrième vie, et il y en aura bien d’autres. Ma peinture correspond à un rôle que j’ai dans la société. Des personnages qui évoluent à tour de rôle, parfois des hommes ou des femmes. Celle de la première période faisait référence aux militaires, aux flics.

APP : Pourquoi n’avoir choisi essentiellement que des visages ?

YF : Parce que c’est la première période de mon travail, mais qui va évoluer très prochainement, car je sors de l’individu pour aller vers les individus. Je commence à mettre des univers dans le fond de mes toiles.

APP : Généralement, quels sens sont particulièrement en éveil chez toi quand tu peins ?

YF : Je peins déjà avec l’ouïe, c’est-à-dire avec des musiques qui me mettent dans un état un peu second. Par exemple la musique du groupe rock alternatif des années 90 Radiohead ! Que j’adore et qui me plonge dans une sorte de mélancolie. Cette musique me permet de voir mon modèle et le ressentir essentiellement.

APP : Lorsque tu commences une toile, as-tu une idée précise de l’aboutissement souhaité ?

YF : Oui, parce qu’un travail figuratif est un peu comme celui d’un photographe. Ma peinture que je considère comme réaliste, quand je peins sur une toile de 1.5m x 1.5m ne doit pas laisser les choses au hasard. Dans mes tableaux, je commence par définir l’espace et pose une tonalité de départ. Ensuite, je peux avancer vers le tableau en réagissant à chaque nouvelle action que j’apporte. Je ne peux pas avoir une idée précise de l’état final parce que chaque nouvelle forme colorée change tout le contexte. Une veste qu’au départ je voulais bleue, peut finir verte. Le tableau est terminé dès qu’une unité est atteinte et que je ne vois plus rien à ajouter ou enlever.

APP : Une œuvre peinte, c’est un morceau de ta vie ?

YF : Oui, c’est ça, mais après elle ne m’appartient plus. Cela fait partie de mon passé. Je suis exposé un peu partout, et quand je retrouve des toiles qui n’ont pas été vendues, j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui les ai faites. C’est comme si c’était un vague souvenir. C’est une œuvre du passé, et je n’ai plus besoin de l’avoir autour de moi, de l’observer avec fierté ou pas.

APP : Lorsque tu peins, tu livres toujours ton âme avec force et justesse ?

YF : Oui, ça c’est évident !

 

Yannick Fournié expose à DD Galerie, 7 bis rue Louis Mariano (quartier des docks) 64200 Biarritz de 10h à 13h et de 15h à 19h

Tarifs : Entrée libre

Informations : 06 18 93 57 75

Jusqu’au 31/08.

Du 3 au 6 octobre Affordable Art Fair, The Tunnel 269, 11th Avenue New York

Galerie Barroux-Planquart Paris du 3 au 6 octobre

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 aout 2013.

 goldenboy-3--116-x-89-cm-.jpg

Yannick Fournié (autoportrait) : son style est tout un Art ! ©YF.

 

 

 

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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