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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 01:23

Invitation à la danse avec le Temps d’Aimer.

 

Déjà 22 ans que le Temps d’Aimer la Danse tient bon la barre ! Aux carrefours et croisées, il cultive le surprenant, le talent et le pluridisciplinaire. Une programmation toujours éclectique, généreuse et exigeante au service de l’enchantement. L’opportunité de voir durant dix jours, du 7 au 16 septembre, des chorégraphies uniques, interprétées par des compagnies prestigieuses. A l’écart des modes comme des situations, les différents ballets proposés mettent en scène des états du corps, des personnalités avec chacune leur rythme, leur qualité gestuelle, leur énergie et qui s’harmonisent ensemble. Un festival incontournable à Biarritz ! Comme le dit son Directeur Artistique Thierry Malandain « Non, il ne faut pas le laisser passer, surtout, si vous admettez comme nous, que la danse est un voyage éphémère vers un pays meilleur, une clef du cœur ». Cette fête de la danse est une profession de foi qui célèbre l’universalité d’un art intemporel, une sensibilisation qui œuvre pour une meilleure reconnaissance de l’art chorégraphique. Le Temps d’Aimer la Danse, c’est le voyage émouvant, une pluie de séduction qui nous mène jusqu’à l’extase !

Pour en savoir plus sur ce festival, j’ai rencontré la directrice de Biarritz Culture,114458_13352120_460x306_cr.jpg Yvo nne Pochelu et la responsable communication 664383 19614051 460x306 crEloixa Ospital.


 

APP : En votre qualité de Directrice de Biarritz Culture, dites-nous quelques mots sur l’organisation du festival Le Temps d’Aimer la Danse…

YP/EO : Les premiers contacts sont pris dès le mois d’octobre après qu’ait eu lieu le festival, par Thierry Malandain, et bien plus en amont pour les compagnies de renom. Ensuite, Biarritz Culture prend le relais. Notre structure, essentiellement financée par des subventions publiques, est tenue d’être en règle avec les lois en vigueur en matière du droit social et du droit du travail. Dans la mesure où le festival accueille beaucoup de compagnies, issues des pays européens et du reste du monde, c’est un aspect de l’organisation du festival qui, par moment, peut s’avérer compliqué et long à gérer. Pour relever ce défi de taille, chaque année, il nous faut beaucoup de volonté et de rigueur, ainsi qu’une patience à toute épreuve. Et l’ambition de répondre à une attente. En 22 ans, on peut s’enorgueillir de n’avoir jamais renoncé à l’invitation de quelques compagnies que ce soit, malgré les difficultés rencontrées.

APP : Comment choisissez-vous la programmation avec Directeur Artistique et chorégraphe Thierry Malandain ?

YP : Depuis 2009, Thierry Malandain, directeur du Malandain Ballet Biarritz est en charge de la direction artistique du festival. Il est très vigilant, par ses choix et au maintien d’une programmation éclectique qui permet d’aller à la rencontre d’un vaste public. Il discute beaucoup avec nous, toujours attentif et ouvert à nos avis et propositions. Année après année, le but de Biarritz Culture est d’inviter sur scène, de nouveaux esprits de la danse, offrir un centre de créativité et d’échanges avec des compagnies venues d’ailleurs.

APP : Quels sont les atouts majeurs de la 22ème édition de ce festival ?

EO : Une 22ème édition où chacun peut s’y retrouver. Comme on le sait, l’éclectisme et la diversité sont la force de ce festival. Cette année, il y en aura pour tous les goûts. Image2-copie-5.jpgDe la belle danse avec les compagnies hollandaise et italienne « Dutch National Ballet et Introdans Balleto di Torino ». Image1-copie-15.jpgDu surprenant avec Luc Petton qui fait danser les cygnes avec ses danseuses ou Image4-copie-3.jpgRukmini Chatterjee, grande danseuse classique indienne qui investit la scène avec un groupe norvégien de black metal. Du rock et hip-hop avec Anne-Marie Porras et les hip-hopers de Casablanca. Des histoires d’Ici ou d’Ailleurs avec la sénégalaise Germaine Acogny, la compagnie nationale de danse équatorienne, le CCN de Caen. En fait, la danse parle de nous, de notre monde dans le langage le plus simple et compréhensible par tous avec l’expression des corps. Ne pas chercher à mettre des mots sur la danse, simplement aller à sa rencontre, car elle s’éprouve, se ressent, comme dit le chorégraphe israélien de La Batsheva Naharin. L’atout majeur : durant ces dix jours, on peut apprécier la danse dans les rues, sur les places et sur la plage. Le Malandain Ballet Biarritz dansera gratuitement le dimanche 9 septembre sur la plage du Port Vieux et ce sera un moment magique. Un festival où tous les jours il se passe quelque chose.

APP : Quels sont les grands coups de cœur cette année ?

EO : Très difficile de répondre à cette question. Mais je dirais « La Batsheva Dance Company » que l’on désirait faire venir depuis de nombreuses années. La « star », même si ce n’est pas vraiment un terme approprié au monde de la danse. La compagnie italienne Spellbound qui avait touché le public lors de sa venue pour les vingt ans du Temps d’Aimer la Danse. Pantxika Telleria qui a créé le festival, les femmes chorégraphes accueillies, les compagnies hollandaises. Ce n’est pas évident de faire des choix, car toutes les compagnies invitées marquent par leur talent.

APP : Un temps fort et moins fort de ce festival de la danse depuis ces vingt deux années ?

EO : Un moment gravé encore dans nos mémoires, la venue de Maurice Béjart créant une pièce durant le Temps d’Aimer et qui permit au public biarrot d’avoir le privilège d’assister à la Gare du Midi aux étapes de la création. Une récidive avec Claude Brumachon, directeur du Centre Chorégraphique de Nantes, qui créera le premier volet de sa trilogie. Trilogie évoquant les trente ans de carrière de cet immense et talentueux chorégraphe.

APP : Comment aujourd’hui donnez-vous à voir de beaux ballets à Biarritz ?

EO : Le Temps d’Aimer la Danse a trouvé tout au long de ces vingt deux ans, sa place dans le panorama de la danse en France et sur la scène internationale. Thierry Malandain y contribue avec toute sa fougue et sa passion. Pour 2012, le Dutch National Ballet crée pour l’ouverture et spécialement pour le festival, un programme qui rend hommage au grand maître de la danse du XXème siècle, Hans Van Manen, pour ses 80 ans, et qui fut le premier à avoir allié danse moderne et ballet. Le Temps d’Aimer la Danse, c’est le point de rencontre de toutes les danses et de toutes les cultures, où les plus prestigieux chorégraphes européens et internationaux présentent leur œuvre. Pendant ces dix jours, c’est un hymne à la joie et une invitation au voyage, avec pour seul mot d’ordre, le partage, le métissage et la diversité. La diversité des identités chorégraphiques exprimées au Pays basque. Un festival qui défend une programmation pour tous, et qui permet aux personnes aux revenus modestes de participer également à la fête de la danse. Parce que vive la danse et le temps de l’aimer ! Image5-copie-2.jpg

Image3-copie-4.jpg

Festival Le Temps d’Aimer la Danse – du 7 au 16 septembre – Biarritz

Tarifs : 20€ - et 12€ pour les bénéficiaires du RSA, étudiants, moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, intermittents

Profitez des abonnements : 2 spectacles = 20€ la place, 4 spectacles = 16€ la place

N’hésitez pas à en faire profiter vos amis !

Infos : www.letempsdaimer.com

Réservations : Office du Tourisme de Biarritz : 05 59 22 44 66

Vente directe et infos : Gare du Midi Biarritz. 

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 31 août au 6 septembre 2012.

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Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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