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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 22:43

Camping 2 ... touche pas à mon lieu de vacances !

 

Réalisateur et comédiens sont venus présenter au public basque, l'avant-première de Camping 2, ce vendredi 9 avril 2010 au Sélect à Saint-Jean-de-Luz avant sa sortie nationale le 21 avril. Rencontre.

 

APP : Bonjour Fabien Onteniente. Comment avez-vous découvert notre région ?

FO : Le hasard. J'ai passé une journée ici avec une amie. Poussé par la curiosité, j'ai visité quelques endroits et j'ai eu le coup de foudre. Mon séjour s'est donc prolongé. La suite, j'ai acheté une maison et j'y viens un week-end sur deux. J'aime son site sauvage, la mer bleutée et iodée, ses maisons pittoresques. C'est un bonheur que d'avoir découvert le Pays Basque, celui de l'intérieur et du versant espagnol.

APP : Le scénario a été écrit ici à plusieurs mains et avec Franck Dubosc...

FO : Une petite partie dans ma maison basque, car je suis un peu "classique", je préfère travailler dans un vrai bureau à des heures régulières. C'est mon côté pratique et contemplatif. J'aime prendre des notes et faire des croquis sur de grandes feuilles que je punaise au mur. C'est bon l'ambiance d'une équipe qui fourmille d'idées, on s'attribue un rôle, ça fertilise l'imagination. En quelque sorte nous faisons du ciné-live, où se mêlent fou-rires, critiques, approbation ou désapprobation. Pour peu qu'un gag passe par là, et c'est la porte ouverte à toutes les facéties.

camping 2

Le rire en salle, c'est mon César à moi !

 

APP : Comment est né Camping 2 ? Quels en sont les ingrédients ?

FO : Logiquement, sans faire une suite, comme pour "jet-set". Au départ, il était prévu "le Mexicain" sur les plages de Cancun. Une fois sur place, je repensais à l'image "Dubosc en slip de bain" et en souvenir de Camping 1, on a reproduit le campeur et ses tongs sur le sable, ce qui a donné Camping 2 à Arcachon. Nous l'avons mis au goût du jour, avec des situations réelles comme le chômage, les bobos de la vie, la drague et le break. J'espère que le public appréciera aussi bien que le premier, parce que le rire en salle, c'est mon César à moi !

APP : Bonjour Franck. Ma première question : comment se passent les premières rencontres avec le public ?

FD : Fort bien, de la Bretagne à la Gironde, sans oublier les Pyrénées Atlantiques. L'accueil fût chaleureux et les gens curieux de découvrir la version 2. Je suis heureux de savoir qu'ils apprécient. Je touche du bois, en espérant qu'à sa sortie nationale, il y ait des files d'attente.

Mylène Demongeot intervient :

Tous ont été heureux de retrouver les héros du 1er. Ce qui m'a fait plaisir un soir, c'est d'avoir vu le film dans une salle de mille places où des mômes entre trois ans et plus riaient à gorge déployée et déçus de ne pas voir Franck qui était dans une autre salle. Les rires étaient présents, et ça, ça fait bien plaisir.

APP : Richard Anconina, comment s'est passée votre intronisation au sein de l'équipe ? Avez-vous eu l'impression d'arriver dans une famille déjà au complet ou celle qui se reforme à nouveau pour une nouvelle aventure ?

RA : Un peu des deux. On arrive dans une équipe qui est faire et qui a eu précédemment un grand succès. Et en même temps, je suis l'invité de comédiens que je connais bien. Oui, l'intronisation s'est faite simplement et dans la joie.

APP : Franck, étiez-vous dans le choix de Richard Anconina ?

FD : C'est une bonne question que vous me posez. Il y a à peu près 15 ans, j'avais eu l'idée d'adapter au cinéma, mon sketch Camping que je rôdais dans les bars, les restaurants. Un jour, un copain acteur connu, que je ne nommerai pas puisqu'il n'a pas tourné avec nous, vient me féliciter et me propose tout de go de faire un film ensemble sur l'idée du camping et le troisième partenaire serait Richard Anconina. Vous connaissez la suite, rencontre avec Fabien et naissance de Camping 1. Et pour la préparation du 2, Fabien a pensé à Richard sans que je lui en aie touché un mot. Une drôle de coïncidence (rires). Au fur et à mesure de l'écriture des dialogues, Richard était devenu une évidence.

APP : Vous aussi vous avez écrit les dialogues dans la région ? Avec eux des souvenirs ?

FD : Quelquefois dans la maison de Fabien, au bord de la piscine sous un soleil radieux. Pour les souvenirs, c'est comme un enfant qui sort ses jouets du coffre, qui sait comment rejouer avec eux. C'est pareil pour les anciens comme Laurette, Jacky, Paulo, Patrick et Sophie pour qui on aime mettre d'autres mots dans la bouche et les faire revivre, mais aussi l'anxiété de savoir si le 2 allait plaire à tous. Dans le 1, j'ai eu la chance d'être entouré par des grands ! Et petit scoop, la plus belle chose que j'ai conçue dans votre belle région, c'est mon fils, pendant un week-end d'écriture. Mais vous n'en saurez pas plus, sinon je vais me faire incendier par ma femme (rires).

APP : Ce qui est remarquable Richard, c'est votre côté extraverti dans deux scènes mémorables, l'une où vous chantez et dansez (ndlr:et fort bien) et l'autre lorsqu'on vous raconte la légende de la vieille, alors qu'on connaît votre côté introverti et réservé... Force est de constater que vous vous êtes bien impliqué dans l'aventure.

RA : Ce qui m'a plu dans ce personnage, c'est sa trajectoire. Il me ressemble au départ, et petit à petit, il s'assume, il se surpasse et puis, il explose. J'ai rencontré une super famille. C'étaient de très bons moments de tournage et une belle osmose avec des acteurs chevronnés.

camping 1

APP : En parlant de famille, vous Franck qui avez connu le camping puisque les personnages font référence à vos parents Pierrette et Jacky. Est-ce bien cela que vous avez vécu pendant vos vacances ?

FD : On a peaufiné les dialogues, et lorsque j'ai connu les Flots Bleus, j'ai été vraiment ému par la vérité de l'entourage. J'avais en face de moi ce que j'avais connu enfant et ado. Et je suis sûr que mon père aurait apprécié le film et aurait été fier de nous. Il aurait eu sa petite larmichette là où il fallait rire. Quant à ma mère, elle n'a pas regardé de la même manière que vous autres, elle a ri bien sûr, mais surtout, elle a revécu ses propres vacances. Et cela l'a ému.

APP : Il y avait également des vraies tranches de vie, parfois rudes. Qui n'est pas passé devant la baraque à frites, tombé amoureux de la serveuse ou de son prof de sport, l'absence d'eau dans les douches, la caravane qui gêne, la radio à fond la caisse, l'apéro, les engueulades...

FD : Vous connaissez les personnages pour avoir vu le 1. Nous on les connait à l'écriture, par exemple pour le 1, ils n'avaient qu'un présent. Pour le 2, ils n'ont plus de présent, ils ont un passé, et celle d'une autre année où ils se retrouvent. Donc l'émotion vient forcément plus vite. Une des scènes fortes du film, c'est lorsque Laurette avoue qu'elle a trompé son mari. Il y a un grand rire dans la salle, et je pense qu'il y a bon nombre de femmes qui doivent baisser la tête à ce moment-là. Avec le 2, nous sommes passés aux choses plus humaines et profondes.

APP : Bonjour Antoine Duléry. Deux mots sur votre personnage...

AD : Dans le 2, je suis riche, très riche, j'ai même une caravane pailletée d'or ! Ça fait très bling-bling. Mais toujours des rapports conflictuels avec Sophie, mais au fond, nous ne pouvons pas nous passer l'un de l'autre, car 20 années d'union ça compte. Avec le 2, c'est la complicité, l'échange avec les autres, entre brouilles et débrouilles, vacheries douches, séduction...

APP : Oh, oh... vos fesses à l'air...

AD : Eh bien oui, j'aime montrer mes fesses, elles sont belles et bien faites, ne vous en déplaise Monsieur !.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 16 au 22 avril 2010.

camping 3

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Published by alain-pierre-pereira-journal.over-blog.com - dans INTERVIEW
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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