Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 22:30

Julie Gayet... Les aveux d'une "Amoureuse"

 

Le tournage pour France 3 au Pays basque du téléfilm "Amoureuse" réalisé par Nicolas Herdt m'a permis de m'entretenir avec l'actrice lumineuse et toute en nuances, Julie Gayet, sur cette fiction qui repose sur l'humain et les sentiments engendrés.

 

APP : Julie, ravi de te revoir après notre entretien pour "Huit fois debout" de Xabi Molia. Cette fiction télévisuelle "Amoureuse" est-elle une première d'une histoire teinté de thriller politique pour toi ?

JG : Non, il a a eu le téléfilm "Rainbow Warrior". L'histoire n'est pas que politique, c'est aussi le scénario romanesque entre deux êtres. Je suis Iona Gorrigan, reporter d'un quotidien parisien à qui l'on a demandé l'interview d'un militant retiré de la lutte armée au Pays basque. Mais celui-ci est tué sous ses yeux. Témoin, elle doit répondre aux interrogatoires d'un flic aux méthodes singulières (Jean-Hugues Anglade). C'est l'homme qu'elle n'attendait plus, celui qui chamboule sa vie, celui dont elle tombe amoureuse. Des confidences professionnelles doublées d'une honnêteté et d'une naïveté signeront sa perte. Cette relation sera entâchée d'une trahison. Jusqu'au bout le suspens est maintenu, car on ne sait pas lequel a manipulé l'autre.

JG JHA 1APP : Comment travaille-t-on avec Nicolas Herdt ?

JG : J'ai beaucoup apprécié notre collaboration. Nicolas Herdt (ancien chef opérateur) connaît bien les acteurs. C'est un pro de l'image qui a filmé le Pays basque d'une façon incroyable. Souvent un tournage est à l'image d'un réalisateur, et avec lui nous avions envie de tout donner. Je n'avais pas l'impression de tourner pour la télévision, mais pour le cinéma. Nicolas a une vision la plus complète de l'histoire et de ce qu'elle implique. Quelqu'un qui oeuvre et qui privilégie les tréfonds de l'âme humaine. Dès qu'il vous donne les clefs de son univers, on le suit.

APP : Que dire de ton partenaire Jean-Hugues Anglade ?

JG : Lui comme moi avons commencé jeunes notre carrière,  ça tourne place de la Cathédrale. Photo © Manuelle Toussaint © DR. mais lui est devenu rapidement une icône du cinéma après "37,2 le matin" et "l'Homme blessé". Ce sont également des retrouvailles quinze ans après avoir tourné sous la direction d'Elie Chouraqui "Les Menteurs". C'est fou comme Jean-Hugues est resté le même, professionnel, attentif aux autres, précis, généreux, pudique et charismatique. Et toujours aussi beau ! (rires). JG JHA 2C'est un grand acteur qui n'a pas pris la grosse tête.

APP : Comment t'es-tu préparée pour ce rôle ?

JG : Avec Violaine Gilibert, une jeune comédienne native du Pays basque (ndlr:sa grand-mère habite Ustaritz) avec qui nous avons travaillé main dans la main. Je prenais des notes sur un petit carnet. Je m'emparais des moindres détails auprès du réalisateur concernant mon personnage, ayant même rencontré l'auteur. Lorsque j'accepte un scénario, je m'immerge dans l'ambiance de l'histoire, j'assume et je donne tout ce que j'ai, quoi qu'il arrive ! Je rêvais, j'imaginais. Ce fut un travail enrichissant.

APP :Quels sont le caractère et le défaut de Iona ?

JG : (rires). Elle agit à 100% ! La constance et le jusqu'au boutisme. Son défaut : carriériste, égocentrique. Après l'assassinat de son ami, elle prend conscience de sa fragilité, parce que cette mort violente changera son attitude face à la vie. Elle cessera d'être la wonder woman, l'exécutive, la super bosseuse. C'est plus une introspection qu'un film policier en lui-même, Iona a cette soif d'amour, d'avoir sa belle histoire à elle.

APP : Parle-nous de ton séjour au Pays basque...

JG : J'aaaddooorre ! Quelle grande joie d'être l'invitée de Xabi Garat (directeur du cinéma le Sélect à Saint-Jean-de-Luz), un fou de ciné, les bonne bouffes chez Kako, me promener le long de la plage, respirant à pleins poumons le bon air iodé. Flâner dans les rues de Biarritz, mais aussi dans celles du grand et petit Bayonne. Vraiment, je ne me considère pas comme une touriste, mais comme chez moi !

APP : Et les projets ?

JG : La sortie du film que j'ai produit (sa maison de production Rouge International, sortie prévue pour le 17 novembre), "Fix Me", du réalisateur palestinien Raed Andoni, qui se rend dans un service de santé mentale du Croissant Rouge à Ramallah, filmant sa thérapie. Aux spectateurs de pénétrer la psyché de cet étrange personnage, sorte de cousin palestinien de Woody Allen et de découvrir son monde. Et le tournage du premier long métrage de Géraldine Mayet.

 

Article paru dans 'la semaine du Pays Basque' du 29 octobre au 4 novembre 2010.


Partager cet article

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article

commentaires

L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

Rechercher

WALL SNICKER

Catégories