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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 19:25

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Du corneille au cinéma.

 

Côté Diffusion et les salles CGR Bayonne et Tarnos présentent les 21 et 22 mars, la pièce de Pierre Corneille « La Place Royale » de la saison Lumières ! Dans ces deux salles résonneront les alexandrins de l’une des dernières œuvres dite « légère » de Corneille avant qu’il ne se lance à corps perdu dans la tragédie avec Cinna, le Cid, Œdipe ou la Mort de Pompée…

La Place Royale parle de jeunesse qu’écrivit le tragédien âgé de 28 ans, en lui donnant le sous-titre « L’amoureux extravagant ». Il y raconte les faux-fuyants du héros Alidor qui aime Angélique, sans toutefois songer à l’hymen, qui signifierait pour lui, l’envol de sa liberté. Mais la douce et patiente jeune fille, lasse des prétextes, de la perfidie, de coups bas, déclarations et fausses lettres de son amant, dont le cœur ne balance plus qu’il ne faut, décide d’entrer au couvent. C’est une comédie en cinq actes des plus modernes de Corneille, qui fut présentée la toute première fois à la Comédie-Française. Une histoire qui s’attache à la question de l’amour et à ses différentes conceptions, mêlant raison et sentiments, prudence et affectivité. Ah ! Que l’amour est chose compliquée ! Alors peut-on aimer tout en restant libre ? Aujourd'hui, nous attendons de l'autre qu'il comble nos désirs et nos attentes tout en nous laissant libres de nous réaliser comme nous l'entendons. Peut-on rester soi-même en partageant avec l’autre ? Peut-on s'épanouir en étant la moitié d’orange de l’autre ?  Pourquoi avons-nous si peur que l’autre nous change ? Comment expliquer cette inquiétude propre à toute rencontre amoureuse ? Comment la distancer ? Aimer, est-ce rester soi ou accepter de devenir un autre ? L'amour nous représente dans notre faiblesse et notre mystère, il oblige à penser ensemble non seulement nos pulsions animales, nos rapports sociaux, le jeu des paroles d'amour et des désirs, mais aussi les contradictions entre liberté souveraine et complet asservissement, entre communication et menteries partagées, entre liaison positive et le dialogue de sourd. C'est le contraire d'un phénomène linéal, d'une force patiente, unique et simple, d'un instinct. A partir de l'amour on peut même comprendre la haine et le mensonge, tout ce qui fait que le mal est dans le bien. Rien de plus évident ici. La Place Royale parle aussi de cette glorieuse époque où les femmes finissaient soit mariées, soit au couvent ! Et l’on s’étonnera de suivre ce curieux personnage d’Alidor qui tente à tout prix de se débarrasser de l’amour fidèle de sa maîtresse, en « l’offrant » à son ami Cléandre.

Les sept comédiens, d’origine étrangère, mais qui maitrisent parfaitement la langue française, nous offrent un cocktail explosif de par leur interprétation !


Côté Diffusion et les Salles CGR Bayonne/Tarnos présentent « La Place Royale » de Corneille.   logo cgr

Tarif : 17 €

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 22 Mars 2013.


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Published by alain-pierre-pereira - dans THEATRE
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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