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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 22:51

Le Temps d’Aimer… Biarritz mène la danse avec brio.

 

C’est un grand festival de la danse, celui du Temps d’Aimer la Danse. Celui qui permet de vivre tous ensemble, des moments pleins d’émotion, d’échange et de passion. Permettre aux amoureux de la danse et aux néophytes, de tous ^âges et de toute culture, de se réunir à Biarritz pour y vibrer au rythme de la danse. Créé il y a 23 ans, ce festival est devenu l’une des plus importantes manifestations chorégraphiques de l’Hexagone. Attirant chaque année un public toujours plus nombreux, parce que son chorégraphe Thierry Malandain et ses partenaires artistiques n’ont jamais failli dans le choix des compagnies de danse invitées. J’ai rencontré sa chargée de communication Eloixa Ospital et le chorégraphe Thierry Malandain.

 

TEMPS-AIMER.jpg

APP : Le Festival Le Temps d’Aimer la Danse est-il à la hauteur de ses espoirs mis il y a 23 ans : faire de la danse un art majeur ?

EO/TM : La danse est un art majeur qui bénéficie au Pays basque d’un public fidèle, mais elle est aussi victime d’à-priori. Il faut donc sans cesse convaincre qu’elle peut surprendre et plaire au plus grand nombre. A chaque nouvelle édition, la fréquentation est sensiblement en hausse, ce qui doit signifier que nous sommes sur la bonne voie.

APP : Comment a été conçue la programmation de cette 23ème édition ?

EO/TM : Le maître mot du festival est « éclectisme ». Comme chaque année, nous essayons de conjuguer toutes les tendances, toutes les esthétiques. L’important est de programmer des troupes, des artistes confirmés, mais aussi de jeunes compagnies d’Aquitaine, du Pays basque ou d’ailleurs. Egalement de proposer des spectacles inédits en France. C’est le résultat d’un long travail. Au final, il s’agit de composer une sorte de menu qui donne envie de goûter un peu de tout. Le Festival, c’est le temps des « mets » en quelque sorte (rires).

APP : La danse est-elle un patrimoine et une richesse à Biarritz ?

EO/TM : L’histoire chorégraphique de Biarritz est d’une richesse insoupçonnée. En effet, depuis le Second Empire jusqu’à aujourd’hui, un grand nombre d’artistes de la danse sont venus à Biarritz pour s’y produire ou tout simplement pour y séjourner le temps d’un été. Pour certains, il s’agissait d’un rituel annuel. Dès lors, à sa mesure, la ville de Biarritz peut ^être considérée comme un capitale de la danse.

APP : Sans éveiller la jalousie, citez-moi trois ou quatre coups de cœur de ce Festival…

EO/TM : Il est très difficile de choisir tant les styles, les esthétiques et les histoires racontées par les chorégraphes sont différentes. Alors peut-^être le chorégraphe brésilien Samir Calixto qui se réapproprie les célèbres 4 saisons de Vivaldi dans un magnifique duo. Il fait partie de cette nouvelle génération de chorégraphes qui écrit régulièrement pour le Nederlands Dans Theater. Il vient d’ailleurs de remporter avec cette pièce, l’un des prix les plus prestigieux dans le monde de la danse. Toujours dans les compagnies qui viennent pour la première fois, celle belge de « Opinion Publique ». Celle formée par des danseurs qui se sont rencontrés chez Maurice Béjart et qui ont eu envie de poursuivre ensemble l’aventure, en s’inscrivant justement dans l’héritage de Béjart. Excellents danseurs, ils abordent avec un grand humour, les dérives de l’art contemporain parfois trop nombrilistes. Le génial Foofwa d’Imobilité, sacré comme le nouveau Barychnikov, égérie de Merce Cunningham, qui retrace son histoire de la danse comme dans un one man show vitaminé. Et enfin, Hervé Koubi, qui, après avoir découvert tardivement ses racines algériennes, a travaillé avec des danseurs de hip hop et de capoeira algériens et burkinabés. Inspiré du livre de Yasmina Kadra, « ce que le jour doit à la nuit », il nous raconte une histoire de liens mêlés, de ponts et de rives.

APP : Esprit curieux. Programmer « Tragédie » d’Olivier Dubois, qui succèdera à Carolyn Carlson au Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas-de-Calais, où 18 danseurs sont entièrement nus, ne craignez-vous pas un choix pour les puristes ? Ou surprise, un évènement marquant ?

EO/TM : « Tragédie » risque d’^être effectivement l’un des temps forts du Festival. Neuf hommes, neuf femmes, nus en marche. Mais il ne faut pas voir dans cette nudité de la provocation, ni un effet de manche. Les vêtements renvoient inévitablement à des codes sociaux, ils sont des marqueurs. Alors le chorégraphe a choisi la nudité pour simplement aborder dans le fond, la question de l’Humanité. Les danseurs marchent, marchent, se frottent, s’engagent, c’est d’entre les pas de chacun, par nos engagements que surgira cette humanité. Parce que le simple fait d’^être un homme ne fait pas l’Humanité, voilà la tragédie de notre existence. Olivier Dubois signe là une pièce manifeste, hypnotique qui effectivement est l’évènement marquant. Il nous assène un uppercut esthétique et émotionnel. Créé en Avignon l’année dernière, il est encore dans tous les esprits. Et c’est bien la marque du Temps d’Aimer d’offrir à son public, des spectacles très différentes qui font l’actualité de la danse d’aujourd’hui. Dans le Temps d’Aimer, il y en a pour tous les goûts, tous les styles, mais tous les spectacles se distinguent par leur grande qualité.

 

INFOS PRATIQUES

 

Des tarifs pour toutes les bourses : Etudiants, intermittents, demandeurs d’emploi, bénéficiaires du RSA : 12€

Et pour profiter pleinement du Festival, choisissez les formules suivantes :

Formule 2 spectacles : 40€

Formule 4 spectacles : 64€

Formule 6 spectacles : 84€

Formule 10 spectacles : 120€

Billetterie en ligne : www.letempsdaimer.com

Gare du Midi : billetterie et accueil du festival à partir du lundi 2 septembre

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 aout au 5 septembre 2013.


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 22:00

Lidia : la flamme gitane d’une flamenca française.

 

P1000334_p11.JPGLidia, c’est la magie du corps, de la gestuelle, les yeux et la musique du flamenco. Elle n’imite pas, elle développe un style qui correspond à sa personnalité, sa fougue, sa foi, sa grâce. Elle a cette imagination et une originalité au style traditionnel du flamenco pur. Une fille de feu qui ne manque pas de trempe, ni de talent ! A ne pas rater, son spectacle des 6 et 7 septembre à la Luna Negra à Bayonne.

Entretien.

 

APP : Lidia, une petite présentation de toi pour nos lecteurs …

L : Française originaire des Landes. Mes parents m’ont donné la chance de pouvoir apprendre la danse et la musique. 13 ans de danse classique. Puis, j’ai découvert le flamenco que je vis pleinement et passionnément. Après Séville, je vis en Navarre et je travaille à Pampelune.

APP : Si je te dis « Le flamenco ne vient pas à l’intellect, mais va à l’émotion », tu en penses quoi ?

L : Les différents « palos flamencos », c’est-à-dire divers types de chants qui se caractérisent par les émotions. Par définition, un tango est rythmé, vif, festif. En revanche, celui qui entend une solea, perçoit le désarroi et la tristesse. C’est du 100% de l’émoi ! Oui, le flamenco va à l’émotion.

APP : Ton spectacle « Noce Flamenco » que tu présenteras à la Luna Negra de Bayonne les 6 et 7 septembre prochain, où toi la « Lunares » et Ana Morrillo la « Bambani », sera le voyage en terre flamenco. Tu voudrais nous en dire plus ?

L : Des artistes qui font découvrir cette terre flamenco, où avec sa guitare, Rafael Borja nous plongera dans un univers chargé d’énergie et de pure harmonie. Pedro Jiménez « El Lele » et son frère Alfonso « El Indio », par leurs voix purement gitane et le choix particulier de leurs chansons, nous ferons voyager au cours de leur histoire. Ana Morrillo la « Bambini » et moi-même, nous interpréterons ces chants à notre manière. Ana est une danseuse sublime, qui possède des mouvements impétueux, dignes d’une pharaonne. Son charisme sur scène ne fait aucun doute. Ce sera un spectacle dans la pure tradition gitane.

APP : Depuis quelques années, on constate une véritable explosion du flamenco en dehors des frontières espagnoles. Comment expliques-tu ce phénomène ?

L : En novembre 2010, l’UNESCO a reconnu le flamenco comme un élément du « Patrimoine Culturel Immatériel de l’Humanité ». Cela a contribué à la diffusion de cet art longtemps resté confiné aux frontières de l’Andalousie. Le flamenco est avant tout un art de transmission orale qui a longtemps été marginalisé pour ^être une tradition gitane. Aujourd’hui, les étrangers affluent dans les écoles de renom à Séville, Jerez de la Frontera ou Cadix, afin de se former et de l’exporter dans leur pays. Des profs et maestros espagnols s’expatrient au Japon, en Russie ou en Allemagne pour l’enseigner. Il y a de plus en plus de festivals internationaux de flamenco.

APP : Peut-on comparer l’audace des flamencas françaises avec celles des toreras cavalières françaises qui ont finit par se faire un nom comme Marie Sara, Léa Vicens ou Marie Barcelo, Patricia Pellen ou Juliette Clavière ?

L : La comparaison me parait vraiment forte, tant le monde de la tauromachie me fascine et en même temps m’impressionne. Si l’audace c’est d’^être une française passionnée par un art qui est de tradition espagnole, et de vouloir vivre cette passion, alors oui, on peut trouver quelques points de ressemblance. Je crois que lorsqu’on aime quelque chose, nos origines comptent moins que la volonté et le travail. C’est sûr que les Andalous sont flamencos jusque dans leur manière de parler ! La pression, oui, on l’a. Mais on reste sereins, parce que nous sommes sincères avec nous-mêmes.

 

Noce Flamenco – 6 et 7 septembre à 20h30 – Luna Negra Bayonne  logo_luna.jpg

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 aout au 5 septembre 2013.


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 20:49

La pastorale René Cassin, sur fond de guerre.

 

318-.JPGLes deux associations bayonnaises qui font venir la Pastoral René Cassin, jouée par les habitants du village de Chéraute (près de Mauléon en Soule), s’appellent Buhaminak et Tuntuna. Buhaminak est un chœur féminin qui a onze années d’existence, pour un grand nombre, d’origine souletin avec un répertoire de chants basques (et notamment des chants de pastorale) mais aussi aragonais, espagnol, latino. La Pastorale René Cassin promènera le public à bord d’un véritable voyage dans le temps : les deux guerres mondiales, pour une dernière représentation le dimanche 15 septembre à 15h30 à la Salle Lauga à Bayonne.

Pour en savoir plus, je suis allé à la rencontre de Guillaume Irigoyen de l’Association Tuntuna. Entretien.

 

APP : Guillaume, présente-nous l’Association Tuntuna, dont tu es à la fois le trésorier et l’organisateur de spectacles…

GI : L’Association Tuntuna comprend des chanteurs mixtes et des musiciens, qui organisent tous les 4èmes samedi du mois, l’animation Baionan Kantuz, en offrant des chansons basques sur la place Lacarre, la galerie des Halles, au cloître de la Cathédrale, ou à la place Jacques Porte, lors du Karrikaldi des fêtes de Bayonne. Comme le chœur féminin Buhaminak avec qui nous faisons venir la pastorale René Cassin, nous avons des chants de pastorale dans notre répertoire et nous sommes très attachés à la pratique populaire de la culture basque.

APP : Ce qui m’amène à te poser la question suivante : dans quel contexte as-tu organisé le concert de la pastorale Réné Cassin à la Salle Lauga à Bayonne le 15 septembre prochain ?

GI : Après deux représentations au lieu de création, la pastorale ne sort pas de sa province de Soule, sauf si ce n’est à la ville ou village où le héros a eu des attaches. René Cassin a des origines bayonnaises et c’était pour nous une magnifique occasion de faire connaître celle-ci, et vivre une journée de culture basque dans notre ville. Ce genre de manifestation très rare, nous nous en serions voulu de ne pas l’avoir proposée.

342-.JPGAPP : Une petite présentation donc de cette pastorale…

GI : La pastorale a été écrite par l’Académicien Jean-Louis Davant, qui vit à Arrast Larrebieu (proche de Chéraute), et qui relate la vie de René Cassin, ses attaches bayonnaises, son engagement pour les Droits de l’Homme aux Nations-Unies, les deux guerres mondiales où il prit part, notamment la seconde avec le rôle important qu’il tint à Londres auprès du Génréral De Gaulle. Outre De Gaulle, Winston Churchill, Goebbles, Mme Roosevelt et des bayonnais comme Piarres Charritton apparaissent d’ailleurs dans la pastorale. Elle a été très appréciée lors des deux représentations faites en Soule, pour la vivacité de sa mise en scène, ses chants et danses, et particulièrement pour son « sujet » c’est-à-dire, pour celui qui tient le rôle de René Cassin, Dominique Pinque que pour sa présence et sa voix magnifique.

APP : Aimerais-tu rajouter quelque chose ? Un mot par exemple pour le public ?

GI : Ce dimanche-là, la pastorale René Cassin, sera jouée par 98 acteurs de 7 à 77 ans et 17 musiciens pour la dernière fois à la Salle Lauga de Bayonne. Ce sera une occasion de vivre un pan d’histoire proche, servi par un spectacle vivant qui ne laissera pas indifférent. Le texte chanté en vers est aisément compréhensible grâce au livret bilingue. J’ajouterai que le vendredi 6 septembre à 18h30 au Musée Basque, l’auteur Jean-Louis Davant fera une conférence qui permettra de mieux appréhender cette pastorale.

 

394-.JPGLa Pastorale René Cassin – dimanche 15 septembre à 15h30 – Salle Lauga Bayonne

Tarif unique : 14€

Réservations : Office de Tourisme de Mauléon, Maison de la Presse à Saint-Jean-Pied-de-Port, Librairie Louis XIV à Saint-Jean-de-Luz, ainsi qu’à l’Office du Tourisme et à la Librairie Elkar de Bayonne

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 30 aout au 5 septembre 2013.


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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 01:48

ANDROID.
YANNICK FOURNIE INTERVIEW DOCKS 

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PROCHAINES EXPOSITIONS :

AAF New York du 2 ou 6 octobre 2013
CUTLOG Art Fair  Paris  du 24 au 27 octobre 2013
ST'ART Strasbourg du 22 au 25 novembre 2013

YANNICK FOURNIE INTERVIEW DOCKS 
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 15:49

Atelier Oxala : saison dédiée à sa créatrice Raphaëlle Doré.

 

planete-oxala.jpgOxala c’est « l’atelier création artistique ». Des moments dédiés à l’Art et par l’Art. D’éducation à part entière, contribuant à l’ouverture des disciplines artistiques, sportives et philosophiques. D’abord, et parce que tout adulte impliqué dans un travail artistique joue aussi sa propre relation à la création. Des enseignements dispensés sous la forme d’ateliers dans les domaines du Yoga, du Chi Gong, de la Gym douce ou tendance, de la danse orientale, cubaine, contemporaine, baby danse, musique, Sat’s Song. L’art devient alors un merveilleux vecteur de rencontres, d’échanges et de partage. Une source infinie pour démêler les fils du chaos de la vie. Le travail de Laurence Ricordeau s’inspire de la vie. Instants choisis qu’elle enseigne avec savoir faire et passion. Moments heureux. C’est en 2011, qu’elle crée avec son amie de cœur et d’esprit, (disparue tragiquement en juin 2012) l’Atelier Oxala à Biarritz. Un lieu qui accueille adultes et enfants désireux d’explorer les univers de l’art. Rencontre avec une belle âme.

 

APP : Laurence, quelle est ta qualité au sein de l’Atelier Oxala ?

LR : Coordinatrice, animatrice et couteau Suisse ! Et la gardienne…

APP : La gardienne ?

LR : Oxala est né en 2011 par le vouloir de mon amie de cœur, ma sœur, Raphaëlle Doré. Une femme magnifique et douée pour la danse, scénographe, hélas disparue tragiquement dans ce lieu. J’en suis la gardienne depuis ce jour tragique 19 juin 2012, où malgré ma tristesse, je partage, j’enseigne, j’y mets toute mon énergie et mon expérience au service de cet atelier.

APP : Quel est son concept ?

LR : Associatif, humaniste et philosophique.

APP : Comment partages-tu tes responsabilités avec les autres animateurs ?

LR : Je me réfère toujours auprès de ma présidente Cécile Lassalde et Deva Macazaga de l’association Co&Ciedanse.

APP : Quelles sont ses capacités d’accueil ? Qui finance ?

LR : Oxala accueille des groupes jusqu’à 25 personnes (formation Bafa, Clsh en activité). Le dimanche en famille 70 personnes maximum pour un bon confort. Oxala s’autofinance.

APP : Quels sont ses objectifs ?

LR : Continuer à vivre, devenir une référence pour la transmission de l’art thérapie, danse thérapie. Celui d’accueillir plus d’enfants des centres de loisirs et offrir ce lieu à diverses créations.

 

Laurence Ricordeau, coordinatrice et animatrice de l’atelier Oxala – 4 allée de l’Aéropostale 64200 Biarritz

Informations et inscriptions : 06 11 03 96 08

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 23 au 29 aout 2013.

 

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 22:21

Entractes Organisations dévoile sa saison 2013/2014.


Avec ce temps qui défile à vive allure, il est bon de s’arrêter un moment dans cette salle confortable qu’est la Gare du Midi à Biarritz où Entractes Organisations « Tournées Charles Baret » sous la houlette de Michel Loupien sont fiers de vous dévoiler la programmation 2013/2014. Celle toujours aussi diversifiée qui propose des spectacles de haute qualité, dans des disciplines comme théâtre, danse, musique, opéra et variétés. Il y en aura pour tous les goûts avec ses 34 spectacles triés sur le volet. Alors, en famille ou entre amis, découvrez les plus beaux moments d’émotion, de joie, de rire ou tout simplement de détente avec en prime, le plaisir de l’évasion et de la découverte. Bref, le rêve, le divertissement, la culture à domicile par la magie du spectacle vivant qui vous offre ce qu’il y a de meilleur.


COMME-S-IL-EN-PLEUVAIT-O_15032013-15413315Etal--3-.jpgComme s’il en pleuvait, Arditi devient Crésus. ©DR

TRAVIATA (20)La Traviata, un opéra vivant avec plus de 100 artistes sur scène ! ©DR

CHER TRESOR 11 - Bernard Richebe (2)Cher trésor : Chouette, François Pignon (Gérard Jugnot) revient ©DR

 

La saison débutera par :

 

OCTOBRE

11 Octobre :

Le Journal d’Anne Franck, avec Francis Huster dans une œuvre majeure de la littérature du XXème siècle, témoignage essentiel sur l’occupation nazie et la Shoah. Une pièce maitresse de la conscience collective.

20 Octobre :

Edith, spectacle original en hommage au 50ème anniversaire de la disparition de la Môme Piaf.

NOVEMBRE

1er Novembre :

Irish Celtic New Show, nouveau et trépidant show qui raconte toute l’histoire et la culture irlandaise.

11 Novembre :

La Traviata, un opéra vivant avec plus de cent artistes sur scène.

24 Novembre :

Verdi for ever, le concert du bicentenaire. Deux siècles « un monument » !

26 Novembre :

L’étudiante et Monsieur Henri, le coup de cœur de la saison théâtrale et Palmarès du théâtre 2013.

29 Novembre :

Casse-Noisette, le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre. L’un des grands succès de la saison dernière.

DECEMBRE

1er Décembre :

Bollywood Express, où 25 artistes seront sur scène, chanteurs, danseurs et musiciens.

14 Décembre :

Joyeuses Pâques, de Jean Poiret. L’incroyable bagout de Roland Giraud et Maa¨ike Jansen dans une pièce à rebondissements.

17 Décembre :

Le grand concert Prague Philarmonic Orchestra. Un programme de choix où la musique est à la fête avec trois œuvres majeures de Mozart, Mendelssohn et Hummel.

27 Décembre :

Aladin, comédie musicale à voir en famille.

28 Décembre :

Soy de Cuba, deux comédies musicales avec chanteurs, et musiciens live. Chorégraphie inédite.

31 Décembre :

Antologia de la Zarzuel, pour la première fois en France. Une féérie d’opérette, un spectacle idéal pour une soirée de fête !

JANVIER

1er Janvier :

Gala Viennois Johann Strauss, le concert du Nouvel An.

14 Janvier :

Billie Holiday, spectacle musical autour de ses plus belles chansons interprétées par Viktor Lazlo, accompagnée par un piano, une contrebasse, une batterie et un saxo.

28 Janvier :

Comme s’il en pleuvait. Imaginez, un soir vous découvrez un billet de 100€ dans votre salon. Puis d’autres, puis des liasses qui envahissent chaque jour votre appartement. Génial Pierre Arditi !

FEVRIER

4 Février :

Une journée ordinaire. Pour la première fois Alain Delon effectue une tournée en France. Et il joue aux côtés de sa fille Anouchka.

9 Février :

Pierre Perret 80 balais ça se fête ! C’est sa tournée !

18 Février :

3 lits pour 8, du meilleur boulevard à l’humour très british.

28 Février :

Jamais 2 sans 3. Un véritable défi pour Liane Foly qui joue trois personnages, et pour cela, elle a un truc, un atout maître : sa voix !

MARS

2 Mars :

Les Noces de Figaro, un opéra vivant sur scène avec solistes, chœur et orchestre.

7 Mars :

Cher trésor : Chouette, François Pignon est de retour ! Gérard Jugnot, l’acteur favori des français revient au théâtre.

9 Mars :

Le Lac des Cygnes. Après le triomphe à guichet fermé des 25 novembre 2011 et 26 février 2013, revoici le très populaire ballet.

17 Mars :

Hier est un autre jour. Il y a des jours comme ça où il faudrait être à l’abri sous la couette !

18 Mars :

Emmanuel Moire. Un nouveau concert !

28 Mars :

Broken Tango, un vrai moment de frisson dansé.

29 Mars :

La Bayadère. Un des ballets les plus spectaculaires du répertoire, présenté dans la grande tradition des Ballets Russes.

AVRIL

1er Avril :

Le diner de cons. Pour notre plus grand bonheur, Pignon est de retour !

7 Avril :

Tout Offenbach… ou presque ! Rien de tel pour mettre le cœur en joie.

17 Avril :

Les grands moyens. Tout est réuni pour une excellente soirée. Avec Cyril Garnier et Guillaume Sentou, chouchous de Ruquier.

20 Avril :

Carmen, ballet. Entre la grande danse classique et la danse de caractère.

25 Avril :

Olivier de Benoist, le futur roi de l’humour français.

MAI

12 Mai :

Quatuor. C’est le bouquet final et leur tournée d’adieu !

JUIN

10 Juin :

L’Orchestre Symphonique des 100 violons Tziganes de Budapest. On ne s’en lasse pas !

11 Juin :

Anne Roumanoff. Un triomphe en Mars 2013 eh bien la revoici !

 

MODALITES D’ABONNEMENTS ET

DE RESERVATIONS

Les anciens abonnés désirant conserver leurs anciennes places doivent les confirmer pour le 2 SEPTEMBRE 2013 au plus tard, exclusivement par correspondance à Entractes Organisations, après cette date leurs anciennes places ne sont plus garanties.

Les nouveaux abonnés doivent adresser au plus vite leurs commandes à Entractes Organisations, ils seront servis dans l’ordre d’arrivée des commandes, sur un cota places mises en réserve à cet effet, ou des places non confirmées au 2 septembre 2013 par les anciens abonnés. Ou se rendre à partir du 4 septembre 2013, à l’Office de Tourisme de Biarritz, à l’Office de Tourisme d’Anglet, ou à la librairie Elkar à Bayonne.

Pour les non-abonnés, les ventes de billets « à la séance » sont ouvertes dans tous les points de vente habituels. Les éventuelles places laissées disponibles par les abonnés seront remises en vente à partir du 4 septembre 2013.

AVANTAGE DE L’ABONNEMENT

Forte réduction sur le prix des places. Les mêmes places numérotées garanties pour tous les spectacles de l’abonnement. Aucune augmentation de prix en cours de saison. Tarifs préférentiels pour les spectacles de Malandain Ballet Biarritz. Dans tous les cas, les abonnés bénéficient des meilleures places et des tarifs plus avantageux.

 

Informations : Entractes Organisations : 05 59 59 23 79 et www.entractes-organisations.com

 

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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 22:01

Salsa Berde : Endiablé et pur vitaminé !

 

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Le groupe Salsa Berde, c’est la soirée tropicale de qualité dans une ambiance détendue. Un répertoire de reprises de grands standards aux sonorités cubaines et latino américain. Au total une formation de douze musiciens qui offriront une nuit « caliente » assurée sur la place de la mairie de Bidart, samedi 31 aout à 21h30, mais qui vous transportera de l’autre côté de l’atlantique ! Attention ! L’abus de la salsa n’est pas dangereux pour la santé. Rencontre avec le pianiste Michel Mariescu.

 

APP : Michel, quelle a été ton éducation musicale ?

MM : J’ai suivi une formation de piano classique de 9 à 15 ans. Puis avec des amis lycéens, j’ai monté un groupe de rock et progressivement, j’ai découvert le blues, puis le jazz, musiques que j’ai exercé dans différents orchestres. Le dernier était une grande formation de 18 musiciens « Big Band Côte Basque » auquel j’appartiens toujours.

APP : A quelle occasion as-tu commencé à t’intéresser à la musique salsa ?

MM : La musique latino américaine en général mambo et salsa m’intéressait depuis longtemps, mais je ne la pratiquais pas. Il y a une dizaine d’années, le groupe Salsa Berde, qui existait depuis trois ans, m’a demandé de remplacer leur pianiste. Après quelques petites hésitations, j’ai intégré le groupe et j’y suis toujours, et on ne m’a pas viré (rires).

APP : Quand est né l’orchestre Salsa Berde ? Quels sont les musiciens qui le composent ?

MM : Il y a 15 ans. Donc deux chanteurs dont l’un joueur de guitare très particulière, Christian et Jean-Pierre. La chanteuse Agnès. Trois percussionnistes : Raoul, Guy et Fred. Le bassiste Jean-Marie. Deux trompettistes : Stéphane et Francis, Jean-Paul le tromboniste, deux saxos : André et Xavier et moi-même au piano.

APP : Salsa Berde a-t-il ses propres créations ? Ou uniquement des reprises standard, arrangées sauce Berde ?

MM : Non, uniquement des reprises standard.

APP : Y-a-t-il un futur à une salsa française, avec des paroles en français pour le succès populaire du genre ?

MM : Il y a bien eu quelques réussites de « salsa française », notamment avec Bernard Lavilliers, mais cela reste très marginal. Cette musique est trop imprégnée de culture latino américaine, notamment cubaine, avec des particularités rythmiques, des décalages étonnants entre les instruments la « clave » et très éloignée de notre façon européenne très « carrée » de jouer de la musique. La copie ne sera jamais aussi réussie que l’original.

APP : Salsa signifie quoi pour toi ? Quel sont les musiciens qui t’ont influencé ?

MM : Difficile d’exprimer en peu de mots mon ressenti par rapport à cette musique. L’énergie, l’envie irrésistible de se balancer, de danser à son écoute. Une joie de vivre, parfois même teintée de nostalgie. La jouer me procure un immense plaisir, décuplé par le fait de voir le public danser. C’est une bonne thérapie anti morosité, surtout par les temps qui courent ! Des musiciens, il y en a beaucoup, mais j’ai eu le choc émotionnel avec le film Buena Vista et les magnifiques Compay Segundo, Ruben Gonzalez, Ibrahim Ferrer, Omara Portuondo.

 

Salsa Berde – 31 aout à 21h30 – place de la mairie à Bidart

Tarif : Gratuit

Informations : 05 59 54 93 85

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 23 au 29 aout 2013.

 

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19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 00:14

Stacey Kent : l’étoile radieuse de la galaxie « jazz ».

 

Stacey_Kent_The_Changing_Lights_300dpi_01.jpgVous aimez écouter la bossa nova, celle qui vous donne envie d’un irrésistible balancement, et des airs jazzy, de soul, de gospel. Alors sans plus tarder, venez écouter la chanteuse de l’âme, Stacey Kent au Théâtre du Casino Municipal de Biarritz le 24 aout à 21h. A ses côtés, un batteur, un pianiste, un contrebassiste et surtout son saxophoniste et époux Jim Tomlinson. Celui qui, depuis leur rencontre à Londres, décore tous ses albums et, avec qui, en concert, elle forme un séduisant duo voix/saxo. Elle vous séduira et vous entraînera dans ses histoires avec son phrasé impeccable et sa voix limpide et envoûtante. Venez partager avec cette artiste charismatique en diable, des moments d’intimité et d’émotions fortes. Cette remarquable interprète s’inscrit dans la nouvelle génération de chanteuses de jazz, tout comme Melody Gardot, Diana Krall ou Nora Jones, Eliane Elias, Ella Fitzgerald ou Anita O’Day. Elle impose sa distinction et son élégance avec une fraîcheur réjouissante. Et vous procure lorsqu’elle chante la tendresse, la délicatesse et une poésie qui s’entrelacent dans ses chansons au ton doucereux et sucré, mais jamais avec fadeur. Avec ses influences jazz, blues, teintées de gospel et de chants brésiliens, elle fait (re)découvrir les standards américains et français. En effet, cette américaine née en mars 1968 à South Orange dans le New Jersey, maîtrise et voue une passion pour la langue de Molière, (ayant vécu et étudié à Paris), affectionnant beaucoup la littérature française et les textes de Serge Gainsbourg qu’elle adapte à la musique jazz. Dans son album « Raconte-moi » sorti en 2010, elle reprend « Jardin d’hiver » d’Henri Salvador, « Le mal de vivre » de Barbara, mais aussi du Paul Misraki, André Manoukian, Michel Jonasz ou Benjamin Bioley. Certains, inconditionnels du genre, la comparent à Billie Holiday et la placent aisément dans la lignée des Liz McComb, Sinatra, Nat King Cole. Elle est considérée comme la révélation du jazz vocal de ce XXIème siècle. Sa voix unique, qui mêle swing, sensualité et limpidité, fait d’elle une grande diva du jazz. Et le 16 septembre prochain sortira son dernier album The Changing Lights qui représente des chansons des amis et héros brésiliens de la chanteuse, à travers treize morceaux, dont sept originaux et six reprises de classiques des grands noms de la musique brésilienne, mais aussi des classiques de Tom Jobim, Dory, Caymni, Marco Valle et Roberto Menescal. Le titre phare de ce CD a été écrit par Jim Tomlinson et Kazuo Ishiguro. On trouve également sur The Changing Lights des collaborations avec le poète portugais Antonio Ladeira « Mama Uma Vez », « A Tarde », et le parolier français auteur de « Raconte-moi » et « Vénus du Melo » Bernie Beaupère « Chanson légère ». The Changing Lights est une étape cruciale pour Stacey Kent. C’est le point culminant des quinze années de carrière de cette chanteuse de jazz talentueuse, dotée d’une voix sublime et qui n’a pas d’égale lorsqu’il s’agit de raconter des histoires. Pour sûr, le jazz vocal féminin et sophistiqué se porte bien, Stacey Kent en est l’élégante preuve ! Mais aussi, l’étoile radieuse de la galaxie jazz. Stacey_Kent_The_Changing_Lights_300dpi_03.jpg

 

Stacey Kent – 24 août à 21h – Théâtre du Casino Municipal de Biarritz

Tarifs : 35 et 25€

Réservations : 05 59 22 77 77

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 aout 2013.


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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 01:00

Musiques aux jardins : Mignonne allons voir si la rose…

 

Photo_LEONARD.jpgLe 24 août à 21h30 au Théâtre de Verdure, Rempart de Mousserolles, l’immense comédien Michaël Lonsdale sera l’invité d’honneur de Musiques aux Jardins, pour une lecture accompagné au piano par Patrick Scheyder, connu pour ^être un compositeur et improvisateur, où s’associent harmonieusement différents arts : musique, littérature et jardins. Le spectacle « La Rose et la Biodiversité », édition 2013 permettra d’entendre des textes de Gilles Clément, Umberto Ecco, Jean-Marc Petit, Hubert Reeves, Ronsard et Musset, sur des musiques de Schubert, Strauss, Tchaïkovski. Une création végétale qui transmet des messages sur une promenade en compagnie des hommes et des plantes. Celle aussi de l’entrée d’espèces végétales étrangères adoptée dans notre culture. Une largeur d’esprit sur la variété des cultures horticoles, potagères et des civilisations ! Voici ce que pense l’acteur sur la nature : « j’aime beaucoup la Nature, elle est quotidienne dans ma vie. Les fleurs et leurs couleurs m’inspirent particulièrement ; je suis infiniment sensible à la rose ; c’est la reine des fleurs. A mes moments de loisir je ne peins d’ailleurs que des végétaux. Regardez aussi la beauté des couleurs d’un coucher de soleil ! J’ai passé une partie de mon enfance au Maroc, où beaucoup d’endroits sont très verdoyants, contrairement à l’image que l’on s’en fait. Je participe à Musiques aux Jardins avec Patrick et Monique, car j’aime apparaître là où on ne m’attend pas, les pieds dans les herbes folles… Saint-François d’Assise parlait aux oiseaux, mais aussi Saint-Antoine de Padoue qui parlait aux poissons. Pour le croyant, la Nature est le reflet de la création de Dieu. Et j’aime beaucoup la musique, j’en écoute en peignant. Par ailleurs, j’apprécie la notion d’improvisation. Dans les années 70, j’ai ainsi participé à des expériences de théâtre musical. On créait avec le corps des sons-mots inouïs que je n’aurais jamais imaginés possibles. Cette pratique met l’imaginaire en mouvement, elle introduit une dose d’humour en musique, ce qui est plutôt rare ! J’aime les beaux textes. Dans la lecture je ne cherche pas à ‘jouer’ le texte. Il doit s’imposer naturellement avec simplicité. Il faut laisser parler le texte. ». Le plus ravi de tous, c’est Patrick Scheyder, pianiste et comédien, mélangeur de musique et inventeur du festival. Un vrai homme orchestre, à qui une rencontre avec les jardiniers municipaux a donné l’idée de ce mariage. Ce qui lui fait dire : « Le monde du jardin est un monde sonore. Inventer des sons, improviser une harmonie, c’était aussi parler de la biodiversité de façon ludique et agréable ! ».

 

Musiques aux Jardins – Théâtre de Verdure, Remparts de Mousserolles Bayonne – 24 aout à 21h30

Tarifs : Entrée libre

Informations : 05 59 46 61 59

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 aout 2013.

 

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 00:48

Yannick Fournié : caméléon et peintre étonnant.

 

Le peintre Yannick Fournié, séduisant et sincère, impose aujourd’hui son talent et sa force. On retrouve ainsi l’homme et l’artiste unis dans ces grandes toiles colorées et puissantes qui proposent une réflexion imprégnée d’un optimisme ressenti. Figuratif sans nul doute, il honore la réalité sans soumission, mais avec infiniment de sensibilité et de personnalité. C’est un artiste qui porte en lui cette force de caractère et ce charisme pictural qui lui permettent d’exprimer dans la peinture, l’amour du contemporain. Un parcours artistique atypique mais, riche de multiples expériences qui, au gré du vent, ont révélé un artiste de qualité.

Entretien.

 

APP : Yannick, comment préfères-tu que l’on te définisse en tant qu’artiste peintre ?

YF : Me définir comme un peintre actuel, autodidacte, qui fait de la peinture contemporaine figurative. Un atypique, à l’image de l’homme et de son parcours. En toute modestie, un artiste en pleine progression qui va évoluer dans d’autres média. J’aime peindre les figures humaines. Je suis également un peintre témoin d’une époque.

APP : Si l’on devait définir ton travail, ce serait quoi ?

YF : Actuellement ? Celui d’un travail qui parle de l’identité, de l’individu dans la masse, qui tient à affirmer sa place et qui joue son équilibre dans une société souvent violente.

APP : Ce sont donc des œuvres comme Christ de l’I Génération, Catcheurs mexicains, pop et kitsch, Astronautes, supers héros ambigus, et cops (flics) travestis… Les choisis-tu pour des raisons esthétiques ou idéologiques ?

YF : Je dirais idéologiques. Je leur donne un certain esthétisme. On définit ma peinture comme très forte et très typée. Pas appréciée par tout le monde certes. Mais c’est tant mieux, car si je plaisais à tous, cela voudrait dire que je n’ai pas de véritable identité.

APP : Peut-on penser que ta peinture est riche de ton vécu ?

YF : En tout cas, elle raconte des bribes de ma vie. J’en suis à ma quatrième vie, et il y en aura bien d’autres. Ma peinture correspond à un rôle que j’ai dans la société. Des personnages qui évoluent à tour de rôle, parfois des hommes ou des femmes. Celle de la première période faisait référence aux militaires, aux flics.

APP : Pourquoi n’avoir choisi essentiellement que des visages ?

YF : Parce que c’est la première période de mon travail, mais qui va évoluer très prochainement, car je sors de l’individu pour aller vers les individus. Je commence à mettre des univers dans le fond de mes toiles.

APP : Généralement, quels sens sont particulièrement en éveil chez toi quand tu peins ?

YF : Je peins déjà avec l’ouïe, c’est-à-dire avec des musiques qui me mettent dans un état un peu second. Par exemple la musique du groupe rock alternatif des années 90 Radiohead ! Que j’adore et qui me plonge dans une sorte de mélancolie. Cette musique me permet de voir mon modèle et le ressentir essentiellement.

APP : Lorsque tu commences une toile, as-tu une idée précise de l’aboutissement souhaité ?

YF : Oui, parce qu’un travail figuratif est un peu comme celui d’un photographe. Ma peinture que je considère comme réaliste, quand je peins sur une toile de 1.5m x 1.5m ne doit pas laisser les choses au hasard. Dans mes tableaux, je commence par définir l’espace et pose une tonalité de départ. Ensuite, je peux avancer vers le tableau en réagissant à chaque nouvelle action que j’apporte. Je ne peux pas avoir une idée précise de l’état final parce que chaque nouvelle forme colorée change tout le contexte. Une veste qu’au départ je voulais bleue, peut finir verte. Le tableau est terminé dès qu’une unité est atteinte et que je ne vois plus rien à ajouter ou enlever.

APP : Une œuvre peinte, c’est un morceau de ta vie ?

YF : Oui, c’est ça, mais après elle ne m’appartient plus. Cela fait partie de mon passé. Je suis exposé un peu partout, et quand je retrouve des toiles qui n’ont pas été vendues, j’ai l’impression que ce n’est pas moi qui les ai faites. C’est comme si c’était un vague souvenir. C’est une œuvre du passé, et je n’ai plus besoin de l’avoir autour de moi, de l’observer avec fierté ou pas.

APP : Lorsque tu peins, tu livres toujours ton âme avec force et justesse ?

YF : Oui, ça c’est évident !

 

Yannick Fournié expose à DD Galerie, 7 bis rue Louis Mariano (quartier des docks) 64200 Biarritz de 10h à 13h et de 15h à 19h

Tarifs : Entrée libre

Informations : 06 18 93 57 75

Jusqu’au 31/08.

Du 3 au 6 octobre Affordable Art Fair, The Tunnel 269, 11th Avenue New York

Galerie Barroux-Planquart Paris du 3 au 6 octobre

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 aout 2013.

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Yannick Fournié (autoportrait) : son style est tout un Art ! ©YF.

 

 

 

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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