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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:47

Matthieu Esnult : un pianiste de style.



EsnultRylander-075.jpgLe 29 juillet à 20h à l’église Saint Jean-Baptiste de Saint Jean-de-Luz, aura lieu un concert exceptionnel du pianiste Matthieu Esnult. Agé de 24 ans, l’enfant du Pays basque est l’un des musiciens les plus prometteurs de sa génération. De l’Ondine de Ravel, aux mazurkas et nocturnes de Chopin à la fameuse Sonate de Liszt, chacun a pu mesurer son talent, son brio et sa sensibilité. Entretien avec pianiste de style !

APP : Matthieu, très tôt tu as étudié le piano : c’était ton vouloir ou celui de tes parents ?
ME : Chez moi, la musique était omniprésente : ma mère a toujours sculpté sur fond de Requiem de Fauré, de concerto de Beethoven. Mon grand-père jouait également du piano et il était l’ami de Samson François. Mes parents ne m’ont jamais poussé à jouer de cet instrument. Je l’ai découvert comme on découvre la lecture ou les mathématiques, assez naturellement. Le piano en lui-même me fascinait, par son aspect et ses sonorités.
APP : Te souviens-tu de ton premier engouement pour un compositeur, un CD, une œuvre précise ?
ME : Vers 11/12 ans, j’ai joué du Chopin, cela a été comme révélation. Je me souviens de ma mère qui, à chaque fois que je m’installais au piano, s’exclamait : Mets-y de l’âme ! Avec ce compositeur, je découvrais une musique qui était au plus proche de mes émotions, et qui l’est toujours. Une musique sincère qui parle au cœur, pour laquelle il est plus facile de « mettre l’âme », de jouer avec magie, de faire oublier les touches, de faire oublier les marteaux.
APP : A quel âge as-tu ressenti le désir de faire une carrière de pianiste et la prise de conscience de la possibilité de le faire ?
ME : A 17 ans, quand j’ai caressé l’idée de devenir pianiste. J’étais passionné par les lettres également, donc j’ai décidé d’étudier en parallèle la littérature, la philo et le piano. Et curieusement la philo m’a rapprochée encore plus de la musique. La philosophie est la plus haute musique écrivait Platon dans son dialogue le « Phédon ». Socrate d’ailleurs, c’était mis à la flûte dans les derniers jours de sa vie. Le désir d’être pianiste s’est transformé peu à peu en possibilité. Je suis donc parti me perfectionner à Londres, au Trinity Laban Conservatoire de Musique et Danse avec un maître russe exceptionnel : Mikhaïl Kazakevich. Aujourd’hui, c’est devenu une nécessité, le piano m’accompagne tous les jours.
APP : Quelles œuvres interprèteras-tu lors de ton concert en solo à l’église Saint Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz le 29 Juillet à 20h ?
ME : Du Chopin, du Ravel et du Liszt. Cela me tient à cœur. Chopin, Ravel, des poètes, dans leur manière tout à fait particulière qu’ils ont d’écrire pour le piano. Mazurkas et Nocturnes de Chopin, joyaux intimistes, souvenirs de Pologne. L’Ondine de Ravel, aux mille couleurs aquatiques et sensuelles. Liszt, le visionnaire philosophe. Je vais interpréter sa Sonate en Si mineur, qui est l’un de ses grands chefs-d’œuvre, une véritable fresque métaphysique. On en parle comme d’une représentation du mythe de Faust, mais cette sonate est l’image de tous les mythes, c’est une question : « qu’est-ce que l’Homme ? ».
APP : Ton métier te permet de voyager dans de nombreux pays d’Europe et donc, être en contact avec d’autres cultures. Comment est le public européen ?
ME : Celui qui m’a apporté tant de joie, de surprises. On ne sait jamais à quoi s’attendre. Un concert qui se passe bien, c’est une communion de l’interprète avec son public, une alchimie secrète. Je m’aperçois que la musique transcende les cultures, elle parle à tout un chacun.
APP : Matthieu, un message particulier ?
ME : La musique change la vie, elle change le monde !

Concert piano de Matthieu Esnult - église saint Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz - 29 Juillet à 20h

Tarifs : 15 et 12 € - Gratuité pour les moins de 18 ans - Billets dans les Offices de Tourisme de Terre et Côte Basque ou la billetterie en ligne www.saint-jean-de-luz.com

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 26 juillet au 1er aout 2013.


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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:46

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 15:48
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:38

Festilasai 2013... toujours sans fausse note


Affiche-Festilasai-2013.jpgBaptisé Festilasai, de l’association de deux noms « Festival » et « Lasai » (tranquille en basque), il résume l’état d’esprit de l’événement. Huit années après, il reste intact et… sans fausse note !  C’est une manifestation menée par des bénévoles et par des potes pour le plaisir de faire un bel événement, de partager une aventure et faire parler de la ville. La convivialité et l'accessibilité restent les maitres mots. Un festival qui se veut ouvert à tous. Pour en parler, je suis  allé à la rencontre de Malvina Hubert attachée de presse.

APP : Malvina, prête pour cette 8ème édition de Festilasai ?
MH : C’est la dernière ligne droite. Tous les aspects techniques et artistiques sont bouclés. La priorité est à la communication. Les bénévoles, de plus en plus nombreux et on les remercie, partent à l’aventure « collage affiches ». Tout le monde doit savoir que ce « petit » festival biarrot est prêt à accueillir un grand nombre de visiteurs. Alors aucun panneau et rond-point ne passera à côté d’une ré-décoration plumesque à nos affiches du « Choubou », mi chouette, mi hibou.
APP : Comment définirais-tu l’esprit et la ligne artistique de ce festival d’un jour ?
MH : Lasai !!! Nous souhaitons que le public et les bénévoles passent ce moment « tranquille ». Pensons aux barbecues d’été avec une bande de potes, du bon son et de l’animation. Le Dirty South Family, collectif des Dj locaux qui enflamment le Sud-ouest, viendra animer la compétition de skate qui commencera à 18h avec 1 000 € à la clef pour le gagnant du « mini rampe ». Le festival pense « art » aussi, en invitant les artistes locaux à performer en live. Cette année nous avons la chance de présenter les ateliers des Artistes de la Milady et Delwood. Festilasai souhaite partager son esprit de fête, mais pas sans prévention. Des bouchons d’oreilles sont à disposition à l’entrée du festival, un stand de Médecins du Monde sera au service public. Sans oublier notre partenaire Captain Scoot qui vous reconduira chez vous gratuitement, car « Celui qui boit, c’est celui qui ne conduit pas »
APP : Voudrais-tu, en quelques mots, nous parler de la programmation 2013 ?
MH : Le Festival pérenne sa volonté de mixité artistique. Nous accueillons des groupes locaux, nationaux voir internationaux et de styles complètement différents. A l’affiche cette année, le groupe local If Renaud was a punk, un hommage à Renaud façon punk rock,  Smokey Joe and The Kid, une combinaison dangereusement efficace de Hip Hop, d’Electro et de swing que n’aurait renié ni 2Pac, ni Al Capone et Le Catcheur, la Pute et le Dealer, mixture énergétique mêlant riff de guitares et rythmes digitaux électro. Brice Morin le président du festival met en avant le prix du festival 10 € pour une soirée de folie. Quelle que soit la programmation, le prix ne change pas. Ces dernières années ont été dures à cause de la pluie, heureusement que l’Atabal nous a accueilli. Notre but est de privilégier la qualité à un prix accessible à tous.
APP : Comment ce festival est-il financé ?
MH : Il s’autofinance principalement. Et d’une petite contribution de la Mairie, mais c’est le public qui fait vivre ce festival et nous le remercions vivement. Sans oublier les services techniques de la ville qui nous aident chaque année. Alors rendez-vous le samedi 3 août à 18h pour partager un grand moment « Choubouesque ! »

Festilasai - 3 août dès 18h - Biarritz

Tarif unique : 10 €

Informations : festilasai.blogspot.fr et sur facebook/festi.lasai

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 26 juillet au 1er aout 2013.


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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:22

Pas de vacances pour la danse.

 

Image2.jpgAout 2013. En cette période d'été, les théatres ont fini leur fin de saison, avant la rentrée de septembre. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y aura aucun ballet à voir durant ce mois, au contraire ! Voici la programmation de la danse d'été du Malandain Ballet Biarritz à la Gare du Midi à ne rater sous aucun prétexte ! Fort de sa saison riche en tournée, tant en Europe qu'au Mexique, la Compagnie ne donne pas ses vacances à la danse.

 

 

 

Soirée des jeudi 8 et vendredi 9 aout à 21h :


L'Après-midi d'un faune - Debussy,

Le Spectre à la Rose - Von Weber,

Silhouette - Beethoven,

Une dernière chanson - romances et complaintes d'autrefois (Grand Prix de la Critique 2012)

 

Soirée du lundi 12 aout à 21h :


Roméo et Juliette - la mythique histoire d'amour sublimée par Thierry Malandain et son ballet.

Comme à son habitude, le talentueux chorégraphe nous offre un florilège d'oeuvres chorégraphiées, associant poésie, sensualité et maestria.

 

Malandain Ballet Biarritz - 8, 9 et 12 aout à 21h - Gare du Midi Biarritz

Florilège d'oeuvres chorégraphiées

Tarifs : 25, 28, 22, 20 et 10€

Réservations : points de vente habituels - Office du Tourisme : 05 59 22 44 66  et informations : Malandain Ballet Biarritz : 05 59 24 67 19.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 26 juillet au 1er aout 2013.

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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 23:11

La belle de Cadix... fait toujours rêver


5353101a04.jpgAvis aux aficionados de l’opérette, et inconditionnels de la comédie musicale, les Arènes de Bayonne et la Société AVEC présentent La Belle de Cadix le Jeudi 1er août à 21h. Une opérette qui avait fait le bonheur des français en leur apportant une touche d’exotisme et de soleil d’Andalousie. Le metteur en scène Olivier Desbordes revisite la célèbre opérette en lui donnant un sang nouveau. La Belle de Cadix, c’est une opérette dont le livret est de Raymond Vincy et Marc-Cab, les paroles de Maurice Vandair et la musique de Francis Lopez. Le metteur en scène a traité l’œuvre avec un œil moderne et humoristique. Mais situons l’histoire : L’action débute à Palm Beach où la star de cinéma Carlos Medina, bellâtre dans toute sa splendeur, un fat à souhait doit se marier avec une riche américaine. Au cours d’un tournage à Cadix (Espagne), il rencontre Maria-Luisa, une gitane à qui il propose le rôle de la vedette et dont il est tombé amoureux. Tous les ingrédients sont réunis pour passer un agréable moment. Les propos fins, accompagnés de chansons d’opérette comme : Maria-Luisa, La fiesta bohémienne, Rendez-vous sous la lune, fait de ce spectacle un vaudeville ludique, qui procure un moment de plaisir, comme une chose passée qui a beaucoup plu. C’est de la pure variété. Et l’on garde les airs dans l’oreille à vie. Certes, c’est une histoire recuite, faite de quiproquos, de sous-entendus et de situations hilarantes, dans une Espagne de pacotille, avec gitans, sombréros, mantilles, castagnettes et flamenco et tout le tremblement. Et comme dit le metteur en scène : "cette opérette est un univers de cartes postales, avec une vision de l’Espagne très touristique que l’on fera ce voyage"... Et puis beaucoup de second degré... Malgré son sourire et son air engageant, la belle de Cadix ne veut pas d’un amant ! Mais elle nous invite à l’amour.Chicachicachi aïe aïe ! La présentation du spectacle est assurée par Henri-Jean Servat, écrivain, journaliste et choniqueur sur France 3, avec "Les grands du rire".

La belle de Cadix - 1er Août à 21h - Arènes de Bayonne

Tarifs : 35,30, 25 €

Points de vente habituels - Office de tourisme d’Anglet, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 26 juillet au 1er Aout 2013.


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 16:41

Je tiens à remercier grandement Euterpe Promotion Côte Basque Béarn Landes pour les places et le pass photo.

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THIRTY SECONDS TO MARS

 

30 Seconds to Mars est un groupe de rock alternatif américain, formé en 1998 à Los Angeles, Californie. Le groupe est constitué de Jared Leto (chant et guitare), Shannon Leto (batterie et percussions) et Tomo Miličević (guitare).

Ils connurent un succès limité avec leur premier album 30 Seconds to Mars (2002), qui s'est vendu à plus de deux millions d'exemplaires dans le monde. Le groupe élargit son public de manière significative avec la sortie du second opus A Beautiful Lie (2005), écoulé à quatre millions d'albums et classé disque de platine par la Recording Industry Association of America.

Après un procès intenté par EMI et conclu avec un nouveau contrat, le groupe sort son troisième album, This Is War, en décembre 2009. Il consolida leur place de groupe phare, devenant disque de platine dans de nombreux pays et remportant plusieurs prix. En 2011, le groupe entre dans le Livre Guinness des records lors de leur tournée pour This Is War en faisant le plus grand nombre de concerts en une seule tournée.

Albums studio

2002 : 30 Seconds to Mars
2005 : A Beautiful Lie
2009 : This Is War
2013 : Love Lust Faith + Dreams

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 11:52

Festival Dames des Aulnes : la magnificence du classique.



RP-et-ES.jpg

 

Fier de sa 16ème édition, le Festival de La Dame des Aulnes s’enorgueillit d’avoir acquis grâce à l’association Kliho, une solide renommée. Et le lieu emblématique de ce festival demeure l’église de Notre-Dame d’Halsou datant du XVIe siècle. Un festival où nul autre pareil qui réunit tous les mélomanes avertis, aficionados et profanes, qu’ils soient jeunes ou moins jeunes. 16 années d’un beau partage musical et le faste du classique. Un rendez-vous incontournable. C’est le cas pour Raphaël Pidoux violoncelliste et Emmanuel Strosser, pianiste que j'ai interviewé.

 

APP : Raphaël, quel a été ton éducation musicale ?
RP: De parents musiciens, j’ai choisi le violon puis le violoncelle. Mon père m’a appris à jouer de cet instrument, car j’étais son seul « débutant ». Ma mère avait une oreille qui traînait sur mon travail quotidien, je n’en ai pas souffert, c’était motivant. Puis l’apprentissage avec mes professeurs comme Philippe Muller, Christophe Coin, Janos Starker, Menahem Pressler et le Quatuor Amadeus.
APP : Tu enseignes au CRR de Paris, mais comment abordes-tu ton rôle de transmission et celui de professeur ?
RP : On ne peut pas jouer sans enseigner. Une transmission réussie, c’est amener l’élève à l’autonomie. Qu’il puisse vite se détacher de son professeur est un gage de réussite. Pour autant, l’exigence et une certaine forme de liberté sont nécessaires. Former le goût musical est important de nos jours, tous les styles de musique sur plus de trois siècles sont joués. Dans notre métier, c’est le compositeur que l’on met en valeur, pas forcément l’artiste.
APP : La musique de chambre tient une place importante dans ta carrière. Pourquoi ?
RP : Parce que l’égo n’a pas de place dans un Trio ou une Sonate. N’est-il pas plus difficile de travailler en équipe qu’en solo ? Le partage et le respect n’est pas forcément le plus naturel chez l’homme ?
APP : Quel sera le programme à l’église d’Halsou le 26 Juillet ?
RP : Quatre chefs-d’œuvre ! La musique de chambre, c’est souvent là où les compositeurs mettaient le meilleur d’eux-mêmes. Ils jouaient aussi leurs propres œuvres en concert, ils ne pouvaient donc supporter une maladresse ! Beethoven, c’est la bible, les premières sonates importantes pour le violoncelle et un chef d’œuvre absolu. Debussy évoquait l’exception française, les couleurs, les parfums et la grâce. Zoltan Kodaly, rarement joué, c’est du parfait, à la fois nostalgique et délicieusement, fiers comme aiment l’être les Hongrois. Brahms, c’est la puissance et la passion. Le violoncelle ressemble ici aux cuivres et se déchaîne dans toute sa tessiture.
APP : Selon toi, que faut-il faire pour rendre la musique classique accessible à un public plus large et aux jeunes en particulier ?
RP : Ne pas leur mentir ! Et une rigueur pour en jouer ! Mais la partager est si simple dès lors qu’on écoute, visualise et perçoit le travail d’un musicien. Ouvrir les salles de concert à un format plus court, créer l’événement. Mais aussi faire chanter et battre la mesure resterait finalement le meilleur des apprentissages si les rénovateurs des hautes sphères n’en décidaient pas autrement !

APP : Et toi Emmanuel, quelle a été ton éducation musicale ?
ES : Pas des plus classiques. Le conservatoire de Strasbourg, ma ville natale, et le CSNM de Paris où j’ai poursuivi mes études dans les classes de Jean-Claude Pennetier (piano) et Christian Ivaldi (musique de chambre), deux personnalités que j’ai beaucoup admiré en tant qu’étudiant et heureux aujourd’hui de les avoir pour amis.
APP : La musique de chambre tient une place importante dans ta carrière : pourquoi ?
ES : Tout simplement parce que je ne peux passer ma vie seul devant un piano. J’aime le partage musical, me nourrir du talent de mes partenaires. Le piano est un instrument de solitaire donc absolument nécessaire de faire le plus possible de musique de chambre pour goûter pleinement le plaisir absolu. Je pense aussi que cela me fait progresser dans la pratique solo du piano.
APP : Et ta relation quotidienne avec le piano ?
ES : Prendre beaucoup de plaisir à jouer avec lui. Il fut un temps où cela m’ennuyer de me lever tôt le matin et d’être au piano toute la journée. A présent, je me sens incroyablement privilégié de pouvoir faire ce que j’aime et en vivre.
APP : Tu joues dans des Formations de structure très différentes : orchestre, duo, quintette, solo… Pourquoi autant de diversité ?
ES : Parce que le piano le permet, donc pourquoi s’en priver ? Je pense d’abord aux œuvres que j’ai envie de jouer, peut importe la Formation. Quelle chance de pouvoir passer d’un concerto de Ravel à un lied de Schubert, d’un trio de Beethoven à un prélude de Chopin. Le piano n’est peut-être pas le plus « bel » instrument comme peuvent l’être le violoncelle ou le violon par exemple, mais c’est assurément le plus riche quant aux possibilités de répertoire, de formation. Je suis heureux de cela, même si la tâche est immense et qu’une vie ne suffirait pas pour jouer tous nos trésors musicaux.

16ème Festival de Musique Classique La Dame des Aulnes - 26 juillet à 21h - église d’Halsou

Tarifs : 20 € / 5 € Places numérotées

Réservations : 05 59 93 23 37 ou ventre des billets 1h avant le concert

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 19 au 25 juillet 2013.

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 11:40

Etonnants Sacqueboutiers de Toulouse.


Sacqueboutiers.jpgEn 35 années d’existence, Les Sacqueboutiers de Toulouse s’affirment comme l’une des meilleures formations de musique ancienne sur la scène nationale et internationale. Jugé par leurs pairs et le public comme la référence de la musique instrumentale du XVIIe siècle, italienne et allemande en particulier. L’Ensemble recueille les plus hautes récompenses décernées par la critique discographique. Ah ! Etonnants Sacqueboutiers de Toulouse. Le programme instrumental présenté à Biarritz à l’église Martin le 23 juillet à 20h30 intitulé « Instruments en Dialogue » s’inspire de la musique vénitienne du XVIe siècle : une occasion de se replonger dans le formidable patrimoine musical de ce siècle à Venise. J'ai rencontré Daniel Lassalle, sacqueboutier qui a pris rendez-vous avec cinq autres musiciens pour un exceptionnel voyage musical dans le passé.

APP : Daniel, comment t’es venue l’idée de ce concert exceptionnel dans le cadre du 20ème anniversaire de l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz, que tu donneras le 23 juillet à 20h30 à l’église Saint-Martin de Biarritz ?
DL : C’est une manière de faire une passerelle entre instruments modernes et instruments anciens.
APP : Quels sont les trombonistes qui assurent la première partie du concert autour de la Sonate d’Haendel pour deux trombones ?
DL : André Raya, trombone solo à l’Orchestre de Pau Pays de Béarn et assistant de la classe de trombone. Natif de Saint Jean-de-Luz. David Locqueneux, trombone solo à l’Orchestre du Capitole de Toulouse. Professeur au CRR de Toulouse. Natif de Chaumy (Aisne)
APP : Quels sont les aspects du sacqueboute qui t’attirent ?
DL : C’est justement l’aspect virtuose du répertoire de la Sacqueboute et son rôle vocal permettant d’accompagner la voix qui m’ont séduit dans cette aventure.
APP : Quelle différence de « son » y –a-t-il ?
DL : La sonorité de la Sacqueboute est plus compacte et concise, permettant une utilisation plus solistique que celle du trombone plus adaptée au pigment sonore de l’orchestre.
APP : Te souviens-tu du moment où tu as décidé de jouer du sacqueboute, l’ancêtre du trombone ?
DL : Déjà, très jeune, à 15 ans, j’ai eu l’opportunité de remplacer mon maître Jean-Pierre Mathieu, et tout naturellement, j’ai perpétué son entreprise dans la recherche et la renaissance du répertoire des cuivres anciens.
APP : Une présentation des trois autres musiciens qui seront à tes côtés le soir du concert ?
DL : Hélène Médous, violoniste, professeur au CRR de Carcassonne, 1er prix du CNSM de Lyon qui s’est passionnée elle aussi pour la pratique du violon baroque. Jean-Pierre Canihac, cornettiste, fondateur des Sacqueboutiers, professeur au CRR de Toulouse, au CMSM de Lyon et à l’ESMUC de Barcelone et Maïko Kato, organiste et claveciniste de grand talent et 1er prix du concours international d’orgue d’Angers.
APP : Quels sont les sacqueboutiers et trombonistes qui t’ont influencé ?
DL : En ce qui concerne les trombonistes, Jean-Pierre Mathieu et Michel Becquet qui sont mes exemples pour la transversalité entre le trombone et la sacqueboute.

Les Sacqueboutiers de Toulouse - Eglise Saint Martin - 23 juillet à 20h30

Tarif unique : 15 € (gratuité pour les moins de 16 ans)

Réservations : 05 59 22 44 66 ou www.biarritz.fr ou directement sur place 1h avant le concert.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 19 au 25 juillet 2013.


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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 11:33

Les Stentors : de l'opéra à la variété.


les-stentors-5-10684850gvpdm_1819.jpgLes Stentors nous émerveillaient en reprenant des chansons symboles de nos belles régions. Le quatuor revient avec des titres estampillés Voyages dans le temps ou les plus grandes chansons de notre histoire. En ce 22 juillet à 21h, Gare du Midi à Biarritz, découvrez les célèbres chansons des Feuilles mortes à l'Hymne à l'amour, celle du Temps des cerises ou mon Amant de St Jean. De fort belles voix au service de la chanson française qui nous procurent de l'émotion et de la passion. Un retour immanquable et remarquable dans la pure tradition des chansons à voix. Et ces quatre voix sont immenses ! En peu de temps, les Stentors du nom des crieurs grecs qui avaient une voix puissante, cartonnent. Quatre chanteurs d'opéra entichés de musique lyrique et la variété française. Une idée géniale : reprendre avec leurs voix du bel canto, des chansons françaises. C'est sur, les Stentors font partie de nous et de notre culture musicale.

 

Les Stentors - 22 juillet à 21h - Gare du Midi à Biarritz
Tarifs : 50 et 45€
Réservations : 05 59 22 44 66  ou www.entractes-organisations.fr

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 19 au 25 juin 2013.



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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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