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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:20

« La mémoire de l’autre » : ne soyez pas amnésique, allez-y !


photo-multiple-2.jpg« La mémoire de l’autre » par Carpe Diem Théâtre est programmée le vendredi 28 juin à 20h30 à la Luna Negra. Un « carpe diem » réussi avec cette pièce ! Et le jeu des comédiens est à la hauteur. Donc, ne soyez pas amnésique, allez-y ! Une rencontre de « belle mémoire » avec la comédienne et metteur en scène Fabienne Zambon.

APP : Une petite présentation de Carpe Diem Théâtre...
Fabienne Zambon : « Carpe Diem ! » a dit Horace un jour de liesse. La traduction littérale en est « cueille le jour » autrement dit « profite du moment présent » C’est ce que nous faisons mes amis et moi : vivre la passion du théâtre mais aussi, la faire partager. C’est à Salies-de-Béarn que j’ai créé il y a 12 ans « Carpe Diem Théâtre » qui abrite dix comédiens. Nos pièces sont des comédies d’auteurs contemporains.
APP : Pourquoi le choix de monter « La mémoire de l’autre », qui parle d’un thème singulier : « l’amnésie et le transfert accidentel de la mémoire d’une personne à l’autre » ?
FZ : Le télescopage de mémoire est un point de départ fabuleux. J’avais cette pièce dans un tiroir depuis quelque temps et j’avais tellement ri à sa lecture que je m’étais promis de la monter un jour. Ce n’est pas un choix, mais une évidence…
APP : Comment qualifierais-tu cette Audrey que tu interprètes ?
FZ : Arrogante dans sa réussite sociale, suffisante vis-à-vis des petites gens qu’elle écrase sans état d’âme. Elle a tellement de « casseroles », que c’est en perdant pied qu’elle réussit à émouvoir ! Il faut le voir pour le croire…
APP : Quelques mots sur ton travail de mise en scène…
FZ : Une comédie étonnante, alerte et lucide, délirante, presque facile à la mettre en scène et un vrai régal de travail. Le plus intéressant a été de « fouiller » les personnages, de chercher au plus profond d’eux, leurs travers et leurs faiblesses. La difficulté était de ne pas perdre le fil de ces deux mémoires qui s’entremêlent et de bien restituer le processus des vases communicants.
APP : Qui sont les deux comédiens à tes côtés ?
FZ : Nathalie Ducourant. Elle aime viscéralement la scène puisqu’elle est également chanteuse dans un groupe de rock à Pau. Guy Perrin, avec derrière lui une trentaine d’années de théâtre amateur et je dois dire qu’il m’a apporté une aide précieuse dans la mise en scène de cette pièce.

Carpe Diem Théâtre « La mémoire de l’autre » -  Luna Negra -28 juin à 20h30

Tarifs : 12 et 9 €

Réservations et informations : 06 75 13 36 95 et aux points de vente habituels

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 21 au 27 juin 2013.


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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:12

Ohne, quand Baroja met le « off » en lumière

2013-PHOTOS-9350.JPGDe citer l’auteur : « Ohne n’est pas l’étranger ! Ohne, c’est Sans. Un être incomplet. Pas un handicapé, pas un arriéré. Pas d’altération de ses facultés mentales ou intellectuelles. Ohne a seulement un problème de langage. » Cette pièce sera interprétée par le Théâtre du Vivier le 26 juin à 20h45 sous le Chapiteau spectacle de Baroja à Anglet. J'ai rencontré deux comédiens amateurs talentueux qui crèvent les planches. Entretien.

APP : Pour commencer, une petite présentation du groupe de 4 du Théâtre du Vivier…
Patrick Moglia : Quatre comédiens qui, pendant trois années, ont fait une formation au Théâtre des Chimères et qui se sont réunis pour créer le Théâtre du Vivier. Pour les citer : Philippe Denis, Joële Ghienne, Danièle Lepeytre et moi-même.
APP : Qui est l’auteur de la pièce « Ohne », Dominique Wittorski ?
Joële Ghiene : Un Belge né en 1965, qui est aussi comédien et metteur en scène pour le théâtre, le cinéma et la radio. Sa pièce, créée en 2004, a été commandée par France Culture et jouée plus de 115 fois.
APP : Pourquoi le choix de celle-ci ?
Patrick : Tout simplement parce que le texte nous a emballés.
Joële : Je dirai que ce texte montre la difficulté à communiquer, notamment dans l’univers de la recherche d’emploi par un homme, qui se trouve être à l’écart de la norme et pas dans la nomenclature. Trois journées d’un dénommé Ohne à Pôle Emploi. Trois variations absurdes et drôles sur le thème de la différence, de la reconnaissance et de la mémoire. Envie de s’attaquer à une pièce faussement réaliste, et d’en faire ressortir les accents dérisoires, comme l’humour, le décalage, la mauvaise foi. D’y apporter de la légèreté, mais éviter toute approche psychologique. Un jeu d’acteur important, où c’est trois fois l’histoire de Ohne, qui le montre en trois façons d’être exclu : celle qui considère qu’on n’est rien, celle dans un monde qui n’existe pas et celle de se dire, j’existe, le monde existe, mais je n’arrive pas à faire passer les choses, à m’intégrer dans ce système. Trois fois la même situation, mais racontée de manière différente. Ce qui est intéressant, ce n’est pas le même comédien qui interprète Ohne, l’employé, le personnage énigmatique, ainsi que les deux mères.
Patrick : C’est cette incommunicabilité qui nous a interpellés, de se dire comment cet handicapé des mots, seulement des mots, arrive à se dépatouiller de tout ça sans ce pouvoir de la parole indispensable. On a surtout voulu éviter de tomber dans la sinistrose et d’un discours qui plombe.
APP : Sans déflorer l’histoire, peut-on en savoir un peu plus ?
Patrick : C’est la rencontre entre individus qui n’arrivent pas à se comprendre, car l’un parle un discours administratif et l’autre n’arrive pas à entrer dans les cases du formulaire. Mais chance pour lui, de trois façons différentes, il va tomber sur un employé qui va lui consacrer du temps, pour comment inscrire sa vie, ses espoirs, son histoire dans les cases d’un formulaire.
Joële : Le premier employé est très posé, convenable et qui a un peu d’humour, mais ambigu, qui veut expliquer vite, ce qui lui conviendrait. Le deuxième est une fille sympa, ouverte, bien dans sa peau, mais un peu en dents de scie par ses réactions. Heureusement, un médiateur inattendu lui viendra en aide.
APP : Après Anglet, pensez-vous promener cette pièce ?
Joële : On l’espère bien. D’ailleurs, nous avons fait une demande pour participer à un Festival.
Patrick : Un festival de comédiens amateurs qui se situe à Blanquefort (Gironde), au nord de Bordeaux pour lequel nous avons déjà participé. Il faut dire également que nous avons créé la pièce à Biarritz au Colisée le 6 avril 2013.
Joële : Pour la petite fierté, à ce Festival nous avons obtenu le 2e prix avec la pièce « Christophe Colomb » de l’auteur belge Michel de Ghelderode (rires).

Ohne par le Théâtre du Vivier - 26 juin à 20h45 - Chapiteau spectacle de Baroja  chapiteau baroja

Dans le cadre du « Off de Baroja » organisé par la ville d’Anglet

Entrée gratuite

Réservation et Info : 05 59 58 35 60 ou www.anglet.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 21 au 27 juin 2013.

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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:34
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23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 15:44

Le quatuor basque fête ses 10 ans en proposant un concert original, atypique et inédit dans la prestigieuse salle du Théâtre de Bayonne.
Emmanuelle, Sophie, Kattin et Céline sont accompagnées de leurs musiciens pour un moment unique. Originaires de la Vallée des Aldudes, ces quatre jeunes femmes ont partagé leur passion du chant en rassemblant un bon nombre d’artistes à leurs côtés afin de fêter cet anniversaire musical. A l’affiche : Petti, Amaia Riouspeyrous, Hiru Soinu, Xiberotarrak , Begiz begi, Kriolinak, Michel Etcheverry, Anje Duhalde et Kalakan.

 


IZARRAK INTERVIEW 10 URTE THEATRE BAYONNE 2013

IMG-3821--110-.jpg

 


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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:02

Grand par la taille et par le talent, Eric Antoine, homme chaleureux et débonnaire nous a accordé une interview "mysteric" pleine de magie et de sincérité.

Un vif remerciement à Jean-Pierre Domboy pour avoir permis à cette rencontre de se réaliser.

Alicia Snicker.

 


ERIC ANTOINE INTERVIEW BIARRITZ MYSTERIC SHOW

 

 Décor 'impression Maroc' : Muriel Gilbert-Villeneuve.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 01:08

The Rocky Horror Show : une perversion délicieusement pervertie.


270.JPGThe Rocky Horror Show, c’est délicieusement perverti et d’une liberté préservée. Un show festif au parfum libertaire, joyeusement déjanté, qu’a adapté et mis en scène Laurence Ricordeau, d’après le film culte. Une représentation le 29 juin à 21h au Caveau des Augustins. Rencontre avec une artiste Rocky’n’rollée et diablement attachante !

APP : Laurence, une petite présentation de toi pour nos lecteurs et nous en dire un peu plus sur ton parcours...
Laurence Ricordeau : Une artiste multiple ! Qu’on dit  « tombée dans la marmite du rocky depuis 25 ans ». Coordinatrice, art thérapeute à la Cie Oxala à Biarritz. La danse à 4 ans et 15 années pensionnaire dans une compagnie professionnelle américaine où j’ai découvert Rocky Horror Picture Show. Actuellement, j’enseigne les rudiments de la comédie musicale. Avant Rocky, j’ai monté « Cabaret ». J’aime partager, transmettre et fédérer des projets avec des gens qui aiment la musique, le chant, la danse, la vie et le rocky’n’roll (rires).
APP : Il faut dire que le film The Rocky Horror Picture Show est un véritable ovni, qui mélange les genres. Une comédie musicale « rocky science fictionnelle » qui évoque le conte psychédélique nimbé d’érotisme pervers. Comment, toi tu l’as adapté ?
LR : J’ai respecté le film et adapté les dialogues pour que les spectateurs comprennent l’histoire, qui, il faut bien le dire, est assez saugrenue. Les chansons sont en anglais. 25 ans que je fais vivre Rocky, et je rencontre toujours une bande de fous qui accepte de participer à l’aventure. Super !
APP : Après la MVC du Polo Beyris à Bayonne, tu vas représenter ton Rocky au Caveau des Augustins à Bayonne le 29 juin. Une petite salle de concert pour 11 comédiens chanteurs et 6 musiciens. Tu penses que tu ne seras pas à l’étroit ?
LR : Le défi ! Rocky s’adapte partout. Il m’est arrivé de faire danser mes interprètes sur le comptoir d’un bar, dans les escaliers, parmi les gens. Cette comédie dégage une telle convivialité de par son thème, sa philosophie, son délire, que j’ai fait une mise en scène endiablée. L’idée première, faire entrer les spectateurs dans la quatrième dimension. La chance aussi d’être entourée par une troupe d’artistes qui s’amusent, respirent, rêvent autour de ce spectacle fou et extravagant ! Sans oublier mes musiciens qui sont extraordinaires. C’est sûr qu’au Caveau des Augustins se sera du fond de la salle qu’on fera tous les changements. Mais je travaille avec de bons fluides. Pour le mot de la fin ? Continuer l’aventure, manger de la scène, transmettre de l’énergie et partager avec tous. Et en 2014, donner Rocky Horror Show dans son intégralité, c’est-à-dire 1h30 de spectacle.

APP : Et faisons connaissance avec Fred, alias docteur Fran-n-Furter, le savant fou transylvanien, bisexuel et travesti...
Fred : A la base je suis percussionniste, et bien sûr chanteur. J’avoue que lorsque Laurence Ricordeau m’a proposé ce rôle, je n’ai pas hésité une seconde, car je la connais depuis six ans, et pour avoir travaillé ensemble sur différents projets. Donc, vraiment tenté par la belle aventure, même si à la base je ne suis pas un comédien professionnel.
APP : Qu’est-ce qui t’a séduit dans ce personnage ?
F : Ah ! Ah ! Lui, dans sa globalité. Certes ce n’est pas évident d’interpréter ce personnage travesti et extraverti, orgueilleux, sûr de lui, au goût apparent pour la violation des règles qui en fait un modèle de perversion, non pas pour répandre le vice, mais pour secouer la bonne moralité. Je suis séduit pas son côté totalement et délibérément libertaire.

 

The Rocky Horror Show - 29 juin à 21h - Caveau des Augustins Bayonne  logo-caveau

Informations : 05 59 25 69 76 ou 06 11 03 96 08

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 14 au 20 juin 2013.


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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 00:22

 


ART ET FENETRES

 


Art aux fenêtres :  je jette, tu jettes aux poubelles...


Delwood-IMG_1246-copie-1.JPGL’Art aux Fenêtres, c’est la 4e année que la MVC de Saint-Etienne Bayonne et l’Association Arcard invitent les visiteurs, mais aussi les habitants de Habas-la-Plaine à prêter leurs fenêtres pour permettre aux artistes locaux et créateurs, qu’ils soient amateurs ou professionnels, d’exposer leurs travaux et leurs œuvres. L’Art aux Fenêtres est une animation dans un quartier populaire et en pleine évolution, celle qui favorise des rencontres tout en s’amusant, sans qu’il s’agisse d’une exposition au sens propre du terme. Tout se passe à l’extérieur et il suffit de se balader dans les rues pour découvrir des trésors de créations, avec peut-être cette envie de se mettre à la pratique des arts plastiques. Cette manifestation d’un jour, le 16 juin de 14h à 21h, permet aux habitants de découvrir des univers artistiques, mais également d’échanger avec des créateurs venus de tous horizons, plasticiens comme Marie Tambourindeguy ou Delwood, sculpture avec Julien Righi, théâtre avec la Cie les Cous Lisses, chanteurs/comédiens avec Guy Lamour et Mademoiselle Bijou, orchestre de bal avec Bal’O Gadjo et les enfants ne seront pas oubliés. En 2013, découvrez l’or de vos poubelles où les artistes créent en direct à partir des matériaux ou objets de rebut. Les Ambassadeurs du Tri de l’Agglomération Côte basque-Adour, Acba et Bil ta Garbi, seront présents sur un stand d’information et d’ateliers ludiques. Ils approcheront, avec un angle nouveau, l’idée de prévention, en se référant notamment sur les desseins et les volontés de l’association Arcad. A travers ces supports de matériaux, visiteurs et habitants comprennent ainsi la masse de ce qui est jeté et portent un autre regard sur le « déchet » qui devient un matériau pour construire du « beau ». Les artistes du projet associent depuis longtemps cette démarche dans leur travail et l’expliquent aux publics. Arcard et la MVC Saint-Etienne ont souhaité aller plus loin dans le propos et associent l’artiste provocateur et instructeur de conscience… aux agents spécialistes du sujet du tri et de la gérance des déchets.

Informations pratiques : l’Art aux Fenêtres, dimanche 16 juin de 14h à 21h, Habas-la-Plaine (Quartier Saint-Etienne). Accès libre. Bus ligne A2 (direction  Bayonne Sainsontan). Programmation sur www.arcad64.fr et mvc-bayonne-saintetienne.org - contact Arcad (programmation) 09 54 69 56 03 – MVC 05 59 50 11 55.

Site Web : http://www.arcard64.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 14 au 20 juin 2013.


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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:39

Eric Antoine
Mystéric show sans fausse note.


PHOTO-1--PINGOUIN.jpg©Pingoin.

 

Entre magie et humour, Mister Eric Antoine ne jette pas de la poudre de perlimpinpin, mais ose se débarrasser de ses accessoires à paillettes. Il se lâche sans tour de passe-passe, avec esprit mais aussi autodérision. Enfin de l’art vivant et de l’improvisation avec son public ! L’homme à la coiffure « Erection capillaire » sera à la Gare du Midi de Biarritz le 13 juin à 20h. Entretien.

APP : Merci Eric de te fendre de quelques mots sur ton spectacle « Mystéric » que tu présenteras à la Gare du Midi le 13 juin...
EA : C’est une condensation des mots « Mystère », « Hystérique » et celui de mon « Prénom », donc Mystéric. Et pourquoi le mystère est-il au centre du sujet, parce qu’en fait, le Mystère c’est ce qui différencie la magie de la prestidigitation. Car la prestidigitation, c’est le domaine du truquage, puisqu’un prestidigitateur n’a pas le droit de vous dévoiler ses tours. Alors que le mystère, c’est l’inexplicable et l’inexpliqué. Si tu veux, c’est la question qui entraîne d’autres questions. C’est pour moi le sens de la vie, le cerveau de mon partenaire. Toute ta vie tu cherches, et jamais tu trouves la réponse. Donc, c’est entre le secret et le mystère que j’ai construit le propos de ce spectacle.
APP : Comment devient-on un artiste pluridisciplinaire quand on a étudié pendant plusieurs années la psychologie à la Sorbonne ?
EA : C’est ma mère qui m’a donné le goût de la psychologie, le goût de l’artiste multiple, puisqu’elle était psy. Dans sa manière de travailler la psychothérapie, ça a inspiré beaucoup de choses. Elle pouvait pratiquer dans le paramédical, comme la philo, la religion. Forcément sa manière d’englober le monde, c’est quelque chose que je tiens d’elle. Donc cette passion, cette curiosité pour la psychologie, comme pour l’histoire, les mathématiques, pour la physique, pour la science, pour l’être humain d’une manière générale, c’est ce qui a fait que je suis devenu un artiste pluridisciplinaire.
APP : Qu’après avoir rencontré magie et théâtre, cela t’avait donné le moyen de dépasser la souffrance… Qu’entends-tu par là ?
EA : Je parlais de mon adolescence et de jeune adulte, où j’avais la sensation de n’avoir aucune place dans la société. Qu’est-ce que je fais ici, quel est mon rôle ? Qu’est-ce que j’apporte aux autres, ce que le monde m’apporte, en quoi je peux évoluer dans ce monde parfois un peu violent ? C’est toujours difficile de faire rentrer dans le rang ou briser. Donc pour moi le théâtre était le moyen de se rencontrer, de découvrir qu’il y avait une autre manière de penser, même une autre façon de vivre, d’exister à travers un métier. Et l’artistique, c’est vraiment un mode de vie.
APP : Pourquoi dire que la magie est ringarde et que tu n’éprouves pas une jouissance à tromper ton public ?
EA : Non, à vrai dire, la magie n’est pas ringarde, ce qui est ringard, ce sont les magiciens. Je m’explique : il y a ceux qui pratiquent la magie comme on la pratiquait il y a un siècle, c'est-à-dire, une démonstration de tours. C’est un peu triste. Or l’art magique, c’est merveilleux, inventif, créatif, ça développe des facultés humaines très intéressantes, de réflexion, d’ingéniosité, de dextérité. Un art très complet, mais que je trouve très souvent mal pratiqué et mésestimé, aussi bien par les professionnels que par le public. C’est pour ça que parfois, je tiens ce propos et en plus, c’est un peu général. Il y a ce côté un peu musée. On me dit que je « déringardise » la magie. La posture du prestidigitateur pour moi est ringarde, car c’est celui qui sait face à celui qui ne sait pas. Et regardez ce que je sais faire, et je ne vous le dirai jamais, et comment je vais vous baiser la gueule. Oups, un peu trivial non ? Tant pis, je l’ai dit.  Donc là, ça crée un phénomène de fascination, mais qui n’est pas du tout un phénomène d’émotion. C’est-à-dire pas d’égal à égal, on n’est pas en train de vivre avec l’autre, mais que chacun à un truc très différent. Donc pour moi le fait de tromper n’est pas intéressant, ce qui l’est, c’est le fait d’émouvoir. De surprendre, de faire vivre quelque chose. Et le théâtre a sa place au sein de la magie, ce qui permet de vivre ensemble quelque chose. Ce que je veux, c’est un mélange de personnages du clown ou du personnage burlesque.
APP : Ton spectacle, c’est du rêve, de la poésie ? Tu dis en même temps que c’est pour déconner. C’est quand que tu ne déconnes pas ?
EA : (Eclat de rire) Eh bien, c’est maintenant, car j’avoue être sérieux pour les interviews, car je n’aime pas trop ça. Mais je te rassure, je suis à l’aise avec tes questions. Et puis l’humour est une manière sympathique de réagir face à la violence, face à la connerie, face à différents problèmes. Donc oui, la « déconnade » est essentielle.

Euterpe Promotion présente Mystéric de et avec Eric Antoine - 13 juin à 20h Gare du Midi   gareBiarritz-e751c

Tarif unique : 33 €

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 7 au 13 juin 2013.


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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 20:23

Izarrak
Chanteuses basques au sommet !


0U0A7525-Modifier.jpgDix ans que « Izarrak » trace avec aisance sa route en chantant. Dix ans que ses interprètes donnent des lettres de noblesse à la culture basque. Un quatuor qui prouve que son talent va crescendo. Des chanteuses qui redonnent un nouveau souffle aux chants basques sans conteste, interprétés par de magistrales voix. Avec elles, émotion et charme n’ont pas fini d’opérer. Même une décennie après, elles possèdent le talent pour prétendre aller loin.  Chanteuses basques au sommet ! Izarrak sera sur la scène du Théâtre de Bayonne le 14 juin à 20h30 avec 40 invités surprises, connus de la scène basque. Pour cette belle occasion, je me devais de rencontrer Emmanuelle Irey-Luro, l’une des chanteuses du groupe. Entretien.

APP : Emmanuelle, quand est né Izarrak ? Quels sont les chanteuses et les musiciens à tes côtés ?
EIL : En 2003. Avant de former Izarrak, Sophie Oteiza et moi-même chantions en duo. L’idée de former un quatuor nous est venue à l’occasion d’une participation à un concert. Trois musiciens nous accompagnent toute l’année : Peio Chauvin guitares, Maurice Anocibar basse, et Pierre Sangla percussions. Pour la soirée du 14 juin, il y aura deux autres musiciens, Xan Errotabehere flûtes et Mario Gachis guitares, harmonica et percussions additionnelles, présent sur notre dernier album.
APP : Chanter en basque a-t-il toujours été une évidence ? Souhaites-tu exporter le groupe ?
EIL : Parce que le basque est notre langue maternelle. Toutes les quatre sommes originaires de la Vallée des Aldudes, réputée pour son attachement à la culture basque. C’est aussi notre identité. Dans notre dernier album « Erokeriaz », on chante en français, espagnol, anglais et même en yiddish. Nous avons eu la chance de donner des concerts à Londres, Dublin et Cardiff. En 2011, nous avons représenté le Pays basque à l’occasion d’un festival en Corse. En 2012, nous avons eu l’honneur de chanter dans la salle mythique de l’Olympia en 1re partie du chanteur Michel Etcheverry.
APP : Le dernier album « Erokeriaz » marque-t-il une étape particulière… de folie ?
EIL : Nous voulions aborder un autre style, plus rythmé que le précédent « Biziari So ». Cela nous a permis de nous essayer à d’autres registres musicaux en complément du chant traditionnel, tout cela sous la direction artistique de Mario Gachis.
APP : Quelle sera l’atmosphère musicale du concert du 14 juin au Théâtre de Bayonne où l’on fêtera le 10e anniversaire du groupe entouré d’artistes invités, connus de la scène basque ? Un concert facile à organiser ?
EIL : Une ambiance extrêmement variée, avec des artistes invités aux univers musicaux différents. Cette représentation sera complètement inédite et atypique avec de belles surprises. Oui, ce concert nous a demandé beaucoup de travail de préparation, puisque qu’il n’y aura pas moins de 40 artistes qui viendront chanter. Nous avons voulu un spectacle de qualité, et pour cela, nous nous sommes entourées de professionnels et notamment de Karakoil Production qui nous a aidées à mettre en place et réaliser ce projet. Ce concert ira du chant traditionnel au folk, pop-rock, en passant par le jazz.

Karakoil Production présente Izarrak 10 urte - 14 juin à 20h30 - Théâtre de Bayonne 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarif unique : 20 €

Réservations : points de vente habituels, ticketnet, France Billet, Fnac, Librairie Elkar Bayonne.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 7 au 13 juin 2013.


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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 23:09

Can of Worms : Qui osera ouvrir « la » boîte ?


335750_3300095025400_1358652031_33312611_1151737377_o.jpgCrédit Photo : Thierry Loustauneau

 

Can Of Worms, c’est du son qui déchire grave, qui décape les neurones et qui « électrochoque » les tympans. Ce groupe a sorti un 2ème CD  World Collapse  qu’il présentera dans sa version nuclear trash and death  au Stade Jean Poulou à Ciboure, le 15 juin à 18h. Ces Headbanger qui sont à l’image de leur musique,  ne se désassortiront pas du décor « grincore ». Tout en gardant l’esprit thrash/death  old school, Can Of Worms évolue vers une musique plus musclée que par le passé, en accentuant les échanges entre voix thrash et death, tout en réduisant les passages lourds au profit de ceux vitaminés. Dans un délire apocalyptique entre réalité et science fiction, les dix titres du nouvel album racontent de différentes manières, comment tout aurait pu se terminer le jour de l’Apocalypse ! La Semaine du Pays basque qui pense que ce genre musical ne doit pas être détesté des médias, j’ai rencontré Manu Iriarté, chanteur et guitariste du groupe.

 

APP : Pourquoi ce choix du nom et qui sont tes musiciens ?                                          

Manu Iriarté : Can of Worms, une expression anglaise qui fait référence à la boite de Pandore. Avec notre genre musical, nous ne pouvions trouver meilleure image, résumant à elle seule, son côté incisif et dominant, un style qui casse les codes. Désolé, rien à voir avec la certaine boîte de vers de terre (rires). Il y a Steven Schriver chant thrash et guitare, Patrick Talgorn, batterie, Julien Tastet basse et backing vocal, et moi-même chant et guitare.

APP : Quel sera l’univers de ton concert à Ciboure ?

Un mélange de thrash metal et de death metal, qui aura pour effet d'allier ces deux types de musique "metal" que nous trouvons complémentaires. Il y associera  puissance, rapidité, fougue du trash, au côté massif, imparable et sans compromis du death metal. Soucieux d’offrir une musique qui transpire la vitalité. Pour les plus interrogateurs, ce concert sera l’alliance avec l’énergie brute et le partage. Prendre le meilleur de chaque genre pour nous permettre d’accorder à chacun,  la délectation musicale et communiquer notre amour et notre passion pour cette musique.

APP : Quels sont les lieux et dates de tes prochaines scènes avec le groupe ?
Après Bordeaux et Toulouse en début d'année,  nous devrions récidiver pour Bordeaux et Pau  en mars 2014. Des liens également avec la Bretagne, il se pourrait que nous partions faire un tour chez elle. Etant donné nos origines basques, nous démarchons auprès des mairies et, pourquoi ne pas jouer dans des fêtes locales. Le premier album World collapse est né en décembre 2012, date fatidique de la fin du monde -Can of Worms ne fait rien à moitié-  (rires), se compose de 10 titres relatant comment tout cela aurait pu finir. Cet album est donc un safari apocalyptique où, toujours dans la vision de la boite de Pandore,  se mêlent conflits, guerre et cataclysme s’enchaînant tristement. Le contenu du 2ème CD est donc cohérent avec notre univers, et un bon exutoire auditif, qui a mis 9 mois de gestation, ayant tout réalisé en auto production, avec l’aide précieuse d'Atturi, studio pour le mixage/mastering. On peut se procurer celui-ci chez Dark Beauty, 12 Rue des Basques à Bayonne.

 

Can of Worms Stade Jean Poulou samedi 15 juin à 18h à Ciboure.

Tarifs : Entrée libre.

En 1ère manifestation, Tournoi de football américain le samedi 15 et dimanche 16 de 13h à 18h.

Informations : Pascal Pilarz : 06 35 41 42 52

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 juin 2013.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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