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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 20:27

Le 2ème rendez-vous quai de la gare…

mènera son train d’enfer !


rendez-vous-quai-gare-1.jpgAllez un train de Poste au rendez-vous « quai de la gare » ©DR.

rendez-vous-quai-gare2.jpgUn train de plaisir pour la jeunesse ©Olivier Houeix.


Partager le regard de l’autre, c’est avoir un autre œil sur le monde qui nous entoure. C’est participer à l’exploration d’un monde construit ensemble. Agir pour faire de la vie, une œuvre personnelle et collective. La 2ème édition du « Rendez-vous sur le quai de la gare » se déroulera du 26 au 28 mai à Biarritz, où il vous sera proposé d’adopter ce rendez-vous pour des rencontres et partages d’une passion : la Danse, et d’entrer dans l’univers chorégraphique du Malandain Ballet Biarritz et de son remarquable maître à danser Thierry Malandain !

« Rendez-vous sur le quai de la gare », c’est aussi la création de spectacles vivants, la présentation au public d’œuvres chorégraphiques, musicales, photographiques, costumes, décors.. ; concourant à la mise en valeur et à la diffusion du patrimoine artistique. Au cours de ces « Journées portes ouvertes » tous pourront explorer les locaux de la Gare du Midi, spécialement aménagé pour la circonstance, avec des expositions de costumes, d’accessoires et de photos des spectacles, des projections de ballets, des rencontres via des répétitions publiques, conférence, classe publique. Mégabarre avec Thierry Malandain, ses danseurs et de jeunes artistes venus de Toulouse, Tarbes et Biarritz. Cette année sera aussi une belle opportunité de découvrir en avant-première des extraits de « Cendrillon », la dernière création du chorégraphe. Cette rencontre est l’occasion de démontrer que tous les arts sont avant tout une manière de vivre. Mais une chose est sûre, ce rendez-vous quai de la gare mènera son train d’enfer !

Interview de Thierry Malandain.


APP : Que représente pour toi cette deuxième édition du « Rendez-vous sur le quai de la gare » ?

TM : Sous l’égide de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique, le « Rendez-vous sur le quai de la gare » est une manifestation dédiée à la sensibilisation des enfants et de leurs parents à la danse. C’est pourquoi, dans ce cadre, nous présentons en association avec Biarritz Culture, des représentations scolaires de Cendrillon. En 2012, la première édition de cet évènement fut un succès que nous souhaitons inscrire dans la durée, c’est la raison de cette seconde édition.

APP : Tu unis la danse aux arts multiples comme la musique, la photo, les costumes, les décors, la vidéo… Donc, pour toi, celle-ci se doit d’être reliée aux autres arts ?

TM : A cette occasion, nous profitons d’associer aux représentations scolaire, aux répétitions publiques, toutes les traces laissées par les spectacles, les créations antérieures, d’où les expositions de photographies d’Olivier Houeix et de Johan Morin, ou celle des costumes de Jorge Gallardo.

APP : Lors de ces trois jours de ce « Rendez-vous », tu présenteras quatre de tes créations : La Cigale, Le Carillon, Lucifer et La Chambre d’Amour. En quelques mots, voudrais-tu nous en parler ?

TM : Il s’agira de projections de ces ballets à Biarritz, qui permettront au public de revoir ou de découvrir ces chorégraphies qui font désormais partie du passé et qu’il serait difficile pour les plus anciennes de remonter.

APP : C’est ta première mini tournée au Mexique où tu présenteras tes ballets Magifique, Une Dernière Chanson, Boléro de Ravel et l’Amour Sorcier, et l’occasion d’être avec ta nouvelle pensionnaire, native de cette ville, Patricia Velazquez. Je voudrais savoir comment réagi le public mexicain en découvrant tes chorégraphies…

TM : La Compagnie se produit régulièrement en Amérique du Sud, mais effectivement, c’est la première fois que nous sommes invités au Mexique, et ce jusqu’au 21 mai. La tournée a débuté à Guadalajara où en présence de l’Ambassadeur de France au Mexique, Mme Elisabeth Beton-Delegue et des hautes autorités mexicaines, nous avons ouvert le Festival Culturel de Mayo, dédié cette année à la France. Actuellement nous nous produisons à Léon et nous terminerons ces deux semaines dans la capitale Mexico. Pour l’heure, les spectacles reçoivent un accueil très chaleureux, le public a salué l’atmosphère poétique d’Une Dernière Chanson, et beaucoup ont apprécié la sensualité de nos danseurs dans le Boléro. Par ailleurs, la Première de Magifique à Guadalajara s’est terminée par une « standing ovation » et bien entendu, Patricia Velazquez, native de cette ville, a obtenu un succès tout personnel.

APP : Jeudi 30 mai, tu fêteras les dix ans de l’association des Amis du Malandain Ballet Biarritz. Je présume qu’il y aura de la joie au fond de ton cœur et une forte émotion…

TM : Certainement, car cet anniversaire est un évènement. Voilà dix ans que l’association, animée par la présidente Colette Rousserie et son bureau composé de Jean-Claude Boussard et Alexandra Dartiguenave, accompagne et soutient financièrement le ballet. Aujourd’hui, près de 300 personnes sont membres de l’association. Et cet engouement pour notre travail et cette fidélité me touchent beaucoup et j’en suis très ému.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 mai 2013.

 

QUE VA-T-IL SE PASSER CES TROIS JOURS ?

 

 

DIMANCHE 26 MAI


11h Megabarre – Jardin Public – Entrée libre

12h Atelier de sensibilisation Art chorégraphique et environnement

14h Séance maquillage pour enfants (sur réservation à Malandain Ballet Biarritz)

15h Répétition publique Grand Studio (sur réservation à Malandain Ballet Biarritz)

16h30 Classe publique suivie d’une conférence dansée autour de la création « Cendrillon » avec Thierry Malandain et les danseurs du Ballet (sur scène Gare du Midi) Entrée : 3€ sur réservation.

 

 

 

LUNDI 27 MAI


14h30 Représentation scolaire « Cendrillon »

18h et 19h Projections de ballets « Cigale » et « Carillon » (Salle Gamaritz) Entrée : 3€ sur réservation

20h Spectacle de l’Option Art Danse du Lycée André Malraux (Casino Municipal) Billetterie sur place.

 

 

 

 

MARDI 28 MAI


14h30 Représentation scolaire « Cendrillon »

18h et 19h Projections des ballets « Lucifer » et « La Chambre d’Amour » (Salle Gamaritz) Entrée : 3€ sur réservation.

 

DURANT CES TROIS JOURS


Entrée libre pour visiter la Gare du Midi et les différentes expositions de 10h à 19h

Réservations : Office du Tourisme Biarritz : 05 59 22 44 66  et www.biarritz.fr

Informations : Malandain Ballet : 05 59 24 67 19

Jeudi 30 mai : 10ème anniversaire de l’association les Amis du Malandain Ballet Biarritz avec une conférence sur « l’image de la danse dans la peinture moderne » Gare du Midi (entrée libre sur réservation au

05 59 24 67 19)

20h30 1er mouvement du Concerto pour deux pianos de Francis Poulenc et Gloria de Francis Poulenc. Entrée libre.

 

 

gareBiarritz-e751c

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 19:36

Bullet Park

Entre causticité et vaudeville.

 

bulletpark.jpgBullet Park qui sera jouée sur la scène du Théâtre de Bayonne les 22 et 23 mai à 20h30, décrit avec mordant des gens qui ont dû apprendre à vivre ensemble et à fonder une nouvelle société. On suit avec indulgence les chaos intérieurs et les fêlures des personnages. Aucun cynisme, juste de la fragilité. Le Collectif Les Possédés explore les gouffres d’une société capitaliste, entre causticité et vaudeville d’une Amérique conservatrice. J’ai voulu en savoir un peu plus en interviewant l’un des comédiens : Daniel Clavel.

 

APP : En quelques mots Daniel Clavel, présentez-moi le Collectif Les Possédés, fondé en 2002 par Rodolphe Dana et Katja Hunsinger…

DC : Un Collectif qui a ce désir du travail à égalité avec une remise au centre de l’acteur, un désir de travailler sur l’intime, de prendre les personnages comme personnes en les rapprochant de nous, dans une économie modeste. Pas de gros décor, un rapport au public direct, les spectateurs transformés en témoins. Du jeu, du lien, des accidents, des surprises, le tout parfumé de beaucoup de présent. C’est ça notre Collectif et c’est difficile de le présenter sans nommer les acteurs qui le constituent, car nous sommes tous de cette aventure : Françoise Gazio, Katja Hunsiger, Emile Lafarge, Marie-Hélène Chavrial, Rodolphe Dana, Antoine Kahan, Nadir Legrand, Christophe Paou et moi-même.

APP : En 2004, 1ère mise en scène de Rodolphe Dana pour « Oncle Vania » de Tchekhov, puis pour la première fois, il adapte pour le théâtre « Bullet Park », d’après le roman de John Cheever, surnommé curieusement le « Tchekhov des banlieues ». Alors, hasard ou clin d’œil du passionné de l’auteur russe ?

DC : Un heureux hasard. Et ce qui fait le rapprochement, c’est le goût de Cheever pour une communauté, celle de la middle-class américaine comme Tchekhov affectionne cette bourgeoisie russe de fin de siècle. Le même ennui, la même inaptitude, la même quête de cette vie, le même désir de retrouver l’Eden Moscou, la jeunesse, le temps envolé pour Tchekhov, l’aventure des pionniers, le bonheur absolu, la sécurité pour les personnages de Cheever. Ils sont autant anthropologues de leur temps que magiciens de la fiction. C’est cela qui a provoqué l’envie de monter Bullet Park. Et la possibilité de découvrir un autre endroit de travail scénique. Plus de comédie, moins de naturalisme.

APP : Peut-on dire que le metteur en scène a donné plus de modernité au texte de l’auteur qui montre les fêlures de ses héros sans jamais les juger, mettant en avant leurs qualités, défauts et paradoxes ?

DC : Non, il n’a pas eu à être plus moderne que Cheever. Le monde qu’il décrit est celui dans lequel nous vivons avec le progrès de la technologie en plus. Cette quête américaine est devenue mondiale après-guerre et nous en payons aujourd’hui le prix fort. Le XXème siècle a été plein de violence, d’utopies, de désenchantement, de normativité, de progrès aussi, qu’ils soient philosophiques, techniques ou scientifiques. Un tsunami dans Disneyland en quelque sorte. Derrière la joliesse des banlieues, une vie tranquille, se cachait ou se cache encore des pulsions violentes qui agissent cachées par l’hypocrisie. A fermer les yeux et faire l’autruche, on s’expose à une désillusion cuisante. Et tout ça fait une matière théâtrale très riche, drôle et grinçante.

APP : Cette pièce oscille-t-elle entre drame et vaudeville ? Est-elle tendre, ironique, caustique ?

DC : Cheever est cruel avec ses personnages, car il ne les ménage pas, mais dans le même mouvement, il les rend attachants. Ils sont si perdus, si fragiles face aux risques de vivre, que nous ne pouvons pas les détester, les accabler. Nous sommes aussi constitués de certaines de leurs névroses, même s’ils semblent être d’un autre temps. Mais ce temps, c’est le nôtre, l’histoire va moins vite que l’on pense. Cet auteur n’est pas cynique, il est ironique, il ne s’absente pas de son sujet. Il ne regarde pas ses personnages avec arrogance et il ne les montre pas du doigt. Il est ironique, c’est-à-dire qu’il les aime encore, même s’il n’approuve pas tout ce qu’ils font.

APP : Quelques mots sur la mise en scène de Rodolphe Dana et sur le jeu de ses comédiens ?

DC : Le travail sur ce texte nous a permis de visiter d’autres formes de jeu. Le vaudeville notamment, c’est-à-dire, l’exagération des passions sur un plan plus comique. De pousser le jeu à la limite de la caricature. Qu’au fil de la pièce, les personnages apparaissent démunis, plus proches d’eux-mêmes, de leur être, pour ensuite retourner à leur vie protégée. Il a fallu pour les acteurs, travailler à cet endroit du jeu, entre sincérité et caricature, de trouver l’équilibre entre ces deux pans de l’art dramatique.

 

Le Collectif Les Possédés présente Bullet Park – 22 et 23 mai à 20h30 – Théâtre de Bayonne   2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 30, 27 et 18€

Réservations : 05 59 59 07 27

Dans le cadre des « Maimorables ».

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 mai 2013.

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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 22:11

Olga Pericet : du flamenco dansé par une reine !

flamenco-rosa.jpgSensualité et énergie font du spectacle « Rosa, metal y ceniza, un instant d’une rare beauté propre aux nuits andalouses. C’est l’éveil des sens et des sensations intenses garanties ! Quand la musique flirte avec la danse, l’essence charnelle du Flamenco prend soudain vie ! A la pointe du « renouveau Flamenco », Olga Pericet et ses danseurs donnent toute la puissance sur scène. Un moment magique qui nous apporte un peu de la chaleur de l'Andalousie, à la salle Jaï Alaï à Saint Jean-de Luz les 18 et 19 mai à 20h 30 dans le cadre des Maimorables. Un spectacle flamboyant qui embrasera les deux soirées, parce qu’une danseuse hors pair a décidé d’actualiser un art ancestral et toute l’Andalousie servie sur un plateau en live. Il va faire très chaud dans la salle Jaï Alaï, car le flamenco sera dansé par une reine ! Rosa metal y ceniza, un spectacle où chanteurs, danseurs, guitariste, palmas et spectateurs vivront à l’unisson un élan de passion hors du commun à travers des chants, des musiques, des rythmes et des danses hyper sensuelles.
Et le 19 mai, Marco Flores également dans un étonnant flamenco.

Olga Pericet « Rosa, metal y ceniza » - les 18 et le 19 mai à 20h30 - Jai Alai à Saint-Jean-de-Luz   stjepelo.jpg

Marco Flores, flamenco.

Tarifs : 30,27 et 20 €

Réservations : 05 59 59 07 25 et  www.snbsa.fr réservations sur place 45 min avant les spectacles.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 17 au 23 mai 2013.


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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 18:49

LOW… un album qui séduit.

 

LOW.jpgLow, c’est le trio mythique américain avec son répertoire rock progressif, puissant et mélodique, au tempo ultra lent. Porté par Alan Sparhawk et sa femme Mimi Parker, il est l’orgueil du label Sub Pop. Ce groupe né dans les années grunge, a su prendre à contre-pied et régner à la pointe du rock expérimental et progressif. Il sera en concert à l’Atabal à Biarritz le 18 mai à 21h avec son dernier opus The Invisible Way et fêtera en même temps ses vingt ans de carrière. Pour l’écouter, installez-vous confortablement, assurez-vous d’avoir une certaine disposition d’esprit, sinon vous passerez à côté de sa magie, comme c’est le cas souvent avec les albums intimistes. Fermez les yeux et laissez-vous emporter. The Invisible Way démarre sur des thèmes envoûtants, répétés à l’infini, se créant peu à peu. Sans nul doute, cet album est un must, même si ce n’est pas forcément le plus accessible. Il faut trouver le temps pour déguster, et pas toujours simple d’avoir la presque 1h d’écoute en totale disponibilité, sans l’ombre d’une interruption pour savourer. A réserver donc pour les trop rares moments de calme. On se régale d’un bout à l’autre. Ici, le piano ainsi que la voix sublime et mélodieuse de Mimi Parker, prennent une place d’honneur, et où la section rythmique est bien réelle et riche. La guitare fait merveille. Le son de cette galette est d’une grande qualité et c’est un bonheur pour les oreilles. Un album original et diversifié qui est à la croisée des genres musicaux. Il plaira à un large public, du fondu du rock progressif en passant par l’inconditionnel de la pop.

 

En 1ère partie : Botibol.

LOW à l’Atabal Biarritz – 18 mai à 21h   logoatabal

Tarifs : 22, 19 et 16€

Réservations : 05 59 41 73 20 et www.atabal-biarritz.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 mai 2013.

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 18:42

L’avare… ou l’école du mensonge.

 

avare.jpgMolière, nous le savons, fut le plus grand farceur de son siècle. Ce qui stupéfia ses contemporains, c’est qu’il était profond, et c’est bien là son tour de force qui, aujourd’hui encore, nous laisse ébaubi. L’avare, sa plus farceuse des tragédies classiques, mêle le romanesque mouvementé et un mélodrame qui devrait mal tourner mais, qui pourtant, finit bien ! Le cupide Harpagon sera sur la scène de la Gare du Midi à Biarritz le 16 mai à 20h30. C’est Didier Lafaye, comédien du Grenier de Babouchka, qui lui prêtera ses traits, tout en gravité, mais aussi avec une joie rigolarde, nous offrant le meilleur de son interprétation dans cette comédie du défi ! Entretien avec l’interprète Moliéresque.

 

APP : Bonjour Didier Lafaye. Six comédiens ont interprété Harpagon, fameux et redoutable personnage de l’avare de Molière : C. Dullin, J. Vilar, M. Aumont (de la Comédie Française), M. Bouquet, R. Planchon et le plus récent D. Podalydes (de la Comédie Française). Donc un lourd héritage pour vous ?

DL : Quand on aborde un personnage comme Harpagon et la pièce de Molière l’avare, il faut avoir beaucoup d’humilité. Ne pas hésiter à lire et relire le texte, s’attacher à l’histoire et aux situations, cerner le caractère du personnage, ses enjeux, les sentiments et les émotions qui le traversent. Puis au fil d’un travail en commun avec son metteur en scène et ses partenaires, construire quelque chose qui vous soit personnel, en essayant de redécouvrir chaque jour, un angle et un aspect nouveau.

APP : Selon vous, cette pièce est-elle : une farce, une histoire d’amour absolu, une tragédie familiale ou un conte de fée ?

DL : Je serais tenté de vous dire : un peu tout cela à la fois… Une histoire d’amour et une tragédie familiale pendant cinq actes et deux couples de jeunes qui essaient de vaincre la tyrannie paternelle. Oui, une farce, car il y a beaucoup de coups de bâtons. Un conte de fée, car la fin est heureuse et tellement probable ! Certes, c’est une comédie qui regorge d’humanité.

APP : Le sieur Harpagon représente un père tyrannique et castrateur, qui tient les cordons de la bourse cupidement, contre lequel il faut se former, qu’il faut abattre… Personnellement, comment analysez-vous ce personnage de comédie ?

DL : Que vous avez bien cerné le bonhomme ! (rires). Mais moi le comédien, il ne faut pas que je le juge. Je dois tenter de comprendre, de sentir et restituer ce qui l’anime : ses passions, ses ressorts, les enjeux qui le déterminent. Sans jugement de valeur. Tenter de me « mettre à la place de » et quelque part, l’aimer et le défendre.

APP : Tout comédien n’échappe pas au traditionnel monologue de la « cassette ». Jean-Philippe Daguerre vous a-t-il proposé une autre option d’interprétation ? Quelques mots sur sa mise en scène ?

DL : Nous travaillons depuis longtemps ensemble, Jean-Philippe et moi, c’est entre nous une grande communauté de vues sur le théâtre, sur les comédiens, sur la mise en scène (je suis metteur en scène). Et bien sûr une grande complicité. Tout le spectacle est le résultat d’un échange continuel et permanent entre nous. En répétitions il propose une situation, une idée, un axe de travail sur lequel je rebondis (ou pas). Nous nous apportons l’un et l’autre un éclairage auquel l’autre n’avait pas forcément songé, mais qui le nourrit, ce qui permet au tandem metteur en scène/comédien d’avancer, d’aller plus loin ou ailleurs. Ce fameux « monologue » n’est pas apparu comme une montagne à escalader, mais comme une étape à franchir dans la continuité d’un travail en commun.

APP : Michel Bouquet a dit de Molière : « La beauté des personnages, c’est qu’ils peuvent avoir tous les vices du monde et toutes les caractéristiques de la méchanceté, ils résonnent en nous avec humanité ». Etes-vous d’accord avec sa définition ?

DL : C’est très juste, et c’est bien pourquoi on joue toujours Molière avec autant de bonheur. Il va au-delà d’une peinture de la nature humaine, il la met en action, il rend vivante et compréhensible. De citer Baudelaire : « L’art, c’est saisir l’éternel sous le transitoire ». C’est bien ce qu’a su faire Molière : saisir l’éternel.

APP : L’avarice rend-elle heureux ?

DL : L’avarice, comme la jalousie d’ailleurs, ne semble guère compatible avec le bonheur, certes. Mais pourquoi lui refuser ce que j’appellerais de grands moments d’intense plaisir à notre Harpagon ? D’ailleurs, en fin de compte, et en fin de pièce, il la retrouve sa chère cassette ! (rires). Alors, si « il faut imaginer Sisyphe heureux »… pourquoi pas Harpagon ?

 

*Sisyphe, fondateur de Corinthe, symbolise dans la mythologie grecque, la quête de liberté pour les uns et pour d’autres, la fidélité à soi-même.

 

Les Amis du Théâtre présentent « L’Avare de Molière » - 16 mai à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz   gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 8 à 30€

Réservations : 05 59 22 44 66 et Informations : 05 59 24 90 27

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 mai 2013.


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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 16:57

Si je t’attrape, je te mort !

Un grand moment de café-théâtre !

 

vz-017fb186-509d-4641-8553-07f80b89a376On peut miser sur un metteur en scène, le titre d’une œuvre. On peut placer ses espoirs sur les épaules d’interprètes qu’on aime. Mais choisir une pièce de théâtre, c’est plonger dans l’inconnu, sauf si on l’a déjà vu ! En voici une que j’ai fort apprécié et qui revient pour mon plus grand plaisir, « Si je t’attrape, je te mort ! ». Si par hasard, l’œil a décelé une faute d’orthographe, que nenni, il n’y en a pas ! La Luna Negra lui ouvre à nouveau ses portes du 10 au 18 mai à 20h30. Grand moment de café-théâtre qui détend grâce aux comédiens sur scène. Délire d’un couple d’allumés, Caroline et Franck qui ne plonge pas dans le sérieux, et qui sert brillamment l’auteur, Olivier Maille. Un texte qui possède du mordant, pep, action, quiproquos, et des répliques qui se fauchent allègrement. Un couple traditionnel en pleine crise conjugale, à la limite du « pétage sentimental »… Honnêtement, cette petite œuvre qui ne sonne pas « faux » est d’une franche rigolade, faisant la nique à l’hypocondrie ! L’osmose de ce trio ne fait qu’accroitre le plaisir des spectateurs. Vrais moments d’hilarité pour une pièce dont le sujet dominant est la mort représentée ici d’une manière anticonformiste et surtout impayable. Des répliques qui prennent le mors aux dents dès que madame la Mort apparaît. Ce n’est pas évident de jouer des situations aussi farfelues avec le plus grand sérieux et, surtout, d’en retenir le texte et la gestuelle exigés pour que le comique fonctionne et demeure. C’est bon la folie macabre quand elle est aussi jubilatoire !

 

Si je t’attrape, je te mort ! – du 10 au 18 mai à 20h30 – Luna Negra Bayonne  logo luna

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 26 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Avec Christophe Tobal Chabaud, Ludivine Desrousseaux et Jérôme Rodrigues de Aguiar.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 mai 2013.

 

PHOTOS-2012-2 1925 

303069_10151594719259844_2062915729_n.jpg Un an après nous l'avons enfin notre jambon de Bayonne !




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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 23:16

Les Maimorables 13… et sa riche palette d’artistes !

 

Un travail de longue haleine qui occupe toute une année. Les tâches se déclinent à l’infini et ne reposent parfois que sur les épaules de deux ou trois personnes pour donner une âme au Festival Les Maimorables. Des spectacles vivants en fête avec la 13ème édition ! Volontaristes et engagés, Les Maimorables sont résolument enracinés dans l’éducation populaire et le développement culturel. Un évènement qui trace sa route et draine un public chaque année un peu plus nombreux. Ce festival qui se veut un lieu d’échanges entre les artistes et le public aura lieu du 10 mai au 4 juin, entre Anglet/Bayonne/Boucau/Saint-Jean-de-Luz. Un festival unique qui rend visible les croisements féconds de l’art vivant ! Mathieu Vivier, Attaché aux Relations Publiques et Transfrontalières à la Scène Nationale de Bayonne Sud Aquitain s’est entretenu avec moi pour nous parler de la fête du Renouveau et le Temps du Dialogue des Maimorables.

 

APP : Alors Mathieu Vivier, je présume que l’organisation des Maimorables pour célébrer le renouveau et le temps du dialogue que la ville de Bayonne célèbre, s’apparente à une grosse machinerie dont aucun rouage ne peut être négligé ?

MV : Les Maimorables fonctionnent effectivement avec une grosse machine constituée de nombreux rouages. Sans l’implication de tous les partenaires socioculturels et des différents acteurs des quartiers des Hauts de Bayonne, cette manifestation ne parviendrait jamais à atteindre ses objectifs de démocratisation culturelle. Il faut en ce sens remercier l’Espace socioculturel municipal, les agents de la ville de Bayonne, Boucau, la MVC de Saint-Etienne ou encore les éducateurs de l’APSP, qui permet depuis plusieurs années la rencontre entre les habitants des quartiers, les spectacles proposés et la riche palette d’artistes !

APP : Qu’est-ce qui fait la spécificité cette année des Maimorables dont c’est la 13ème édition ?

MV : Avec sa 13ème édition, les Maimorables se sont inscrits durablement dans le paysage culturel de la ville. Ils créent un magnifique pont entre les deux rives de l’Adour, à Bayonne et à Boucau pour y favoriser la rencontre du public avec le spectacle vivant. Cette année, Bayonne célèbre le Renouveau et le Temps du Dialogue du quartier des Hauts de Bayonne. Cette floraison printanière de spectacles et de rendez-vous festifs (théâtre, musique, cirque, expos) y trouvera son apogée. Elle permettra le rendez-vous entre les artistes et les habitants des quartiers qui se sont investis pleinement. Je sais qu’ils ont à cœur de présenter le résultat de tous leurs efforts !

APP : Un festival très éclectique, donc quel regard portez-vous sur cet assortiment culturel ?

MV : C’est le choix des Maimorables avec des rendez-vous métissés, plus attractifs les uns des autres. Un festival incontournable sur le secteur Bayonne-Boucau-Anglet, qui anime les publics et déballe ça et là des spectacles bien authentiques et bien sentis. Une programmation chaque année plus variée et des prestations scéniques de haut vol. Son fil rouge culturel ne cesse de surprendre et de se régénérer. Plus que jamais, les Maimorables s’inscrivent dans la continuité, la force et la sensibilité artistique de la Scène Nationale de Bayonne Sud Aquitain, meneuse du jeu de ces différents arts en mouvement.

APP : Le jeune public sera-t-il gâté ? Y aura-t-il des prix doux, voire gratuits ?

MV : Le festival pense toujours aux plus petits et aux ados avec ses diverses animations, notamment la Parade de la Rive Droite, où les géants découvrent le centre ville de Bayonne à l’occasion des Journées du Chocolat. Ils seront accompagnés de danseurs, musiciens et artistes de cirque de différentes associations culturelles de la Rive Droite. Un goûter géant bien sûr est prévu à l’arrivée, place des Gascons. Les spectacles proposés en salle seront accessibles à « tarifs Maimorables ». Réduits pour les moins de 30 ans, allocataires du RSA, AAH ou de l’ASPA. Un grand nombre d’animations est gratuit, ce qui permet des rencontres uniques avec des artistes d’exception. Assurément, au cours des Maimorables, les spectacles se vivent souvent sans bourse délier !

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 mai 2013.

 

maimorables2.jpgShaolin Temple Defenders, dignes héritiers de la soul-funk des années 60-70 ©DR.

 

maimorables1.jpgLes géants découvrent le centre ville ©DR.

 

Un programme attrayant et attirant !

 

·         10 mai à 20h30 : Théâtre de la Nature Hauts de Bayonne : Shaolin Temple Defenders, et en première partie : Galsen Brothers et leur rythm’n’blues des années 60/70.

·         11 mai à 14h : départ Place de la Liberté Bayonne : La parade de la Rive Droite, les Géants (marionnettes) de la Rive Droite découvrent le centre ville de Bayonne à l’occasion des Journées du Chocolat. Ils seront entourés de danseurs, musiciens et artistes de cirque.

·         11 mai à 17h : Place des Gascons Bayonne : Cie Les Grandes Personnes présente : A la corde ; un spectacle qui raconte la vie d’Odilon, de sa naissance à sa mort, en évoquant la transmission des angoisses et des valeurs.

·         11 mai à 21h : Théâtre de la Nature Hauts de Bayonne : Yves Jamait, chanteur, guitariste, qui vient de publier son nouvel opus avec une écriture à nu qui s’ouvre sur des abimes de désillusion, des chansons qui sourient avec une larme à l’œil et des textes piqués justes et au cœur.

·         11 mai à 23h15 : Parking du Centre Aquatique Hauts de Bayonne : La Guinche ; après le feu d’artifice, deux coups de klaxon, un coup de frein à main, un accordéon, deux guitares, une contrebasse… que le bal commence !

·         15 mai à 20h30 : Théâtre de Bayonne : Patrice Caratini Jazz Ensemble Latrinidad ; un ensemble qui illustre musicalement la musique des caraïbes. Torride et irrésistible !

·         22 et 23 mai à 20h30 : Théâtre de Bayonne : Collectif Les Possédés Bullet Park ; on dépeint avec un humour noir, mais d’une tendresse sincère, des personnages ordinaires.

·         29 mai à 20h30 : Théâtre de Bayonne : Philippe Delbono Dopo la battaglia ; un chant libre, un voyage visionnaire, construit par fragments, en une forme d’ardents souvenirs des personnes chères qui ne sont plus.

·         30 mai à 20h30 : Chapiteau-Spectacle de Baroja Anglet : Just Friends Quintet ; des compositions originales et des standards revisités par de subtils arrangements. Dominique Burucoa et ses musiciens recherchent le swing dans la passion partagée du jazz.

·         4 juin à 20h30 : Théâtre de Bayonne : Cie Paul Les Oiseaux Chambres d’Hôtels ; trois pièces dans l’espace étouffant de chambres d’hôtel à Berlin, Vancouver et Hanoï.

·         18 et 19 mai à 20h30 : Jaï Alaï¨ à Saint-Jean-de-Luz : Festival andalou chant danse et musique.

 

·         Pour informations : www.lesmaimorables.com

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 20:54

Située dans un bâtiment classé du quartier Saint Esprit à Bayonne, la galerie « l’Artsenal »   est  un collectif d’artistes et d’artisans d’art, structuré en association, qui exposent leur travail et accueillent  chaque mois une exposition thématique avec des plasticiens de la région, en alternance avec des expositions individuelles. Du 26 avril au 15 mai, cette galerie vous propose de vous intéresser aux différents aspects du nucléaire avec l’exposition : « Pripyat Dead City » l'héritage de Tchernobyl au cœur de la Zone d'Exclusion, ce périmètre interdit de 30km de rayon autour de la centrale.Vous serez accueillis par une hôtesse en tenue de décontamination, surpris par le décor apocalyptique, installation lumineuse avec les bidons et le liquidateur, réalisés par Steven Shriver (chanteur, guitariste, qui a réalise également des scénographies pour certains vernissages de la galerie l'Artsenal en plus de scènes de concert),  les liquidateurs mal en point, réalisés par Daniel Joly, sculpteur métal engagé dans les actions anti nucléaires. (Daniel Joly a travaillé bénévolement pour des associations écologistes comme la Surfrider Fondation de Biarritz, à des fins de sensibilisation sur le recyclage et la pollution), et dans ce contexte, réfléchir devant les photographies de Gauthier Gomes-Leal qui s’est rendu sur place en 2011. « Cette expédition en Europe de l'Est est au croisement de  plusieurs de mes  préoccupations : la pratique photographique, le reportage journalistique, la démarche artistique, l'éducation à l'environnement : la catastrophe de Tchernobyl qui a eu lieu à Pripyat concentre ces différents points.  Les photos sont à l'image de ce que j'ai ressenti là-bas. Elles traduisent la beauté, l'inconscience et la destruction. Si les photos numériques sont traitées pour être le plus proche possible de mes émotions, les photos argentiques sont demeurées brutes de la lumière de Pripyat. »nous raconte avec émotion et engagement Gauthier. Vous pourrez également admirer les peintures  de Seb Ponte, qui nous communique ses sentiments en peignant ses toiles :
« J'ai peint ces toiles un mois avant la catastrophe de Fukushima. Je voulais travailler sur du figuratif et plutôt que de choisir un paysage ou un autre modèle plus classique, j'ai opté pour les masques à gaz. Ils sont inquiétants du fait de leur aspect même si leur but est de nous protéger d'éventuels gaz ou autres pollutions chimiques. La toile appelée "petit déjeuner au masque à gaz" mettant en scène un enfant et un chat a été peinte spécialement pour l'exposition. Je suis très content de participer à cette exposition qui mélange photos, peintures  et installations. Malgré la bonne ambiance de ce vernissage, n'oublions pas que le nucléaire reste dangereux et pourrait détruire l'humanité ».
« Pripyat Dead City » n’est pas tout à fait une exposition comme les autres. Ce ne sont pas quelques peintures, photographies et sculptures alignées contre un mur, mais toute une mise en scène réalisée pour nous sensibiliser aux inconvénients du nucléaire, à sa dangerosité, et avec la catastrophe de Tchernobyl, nous intéresser aux souffrances qu’endure encore aujourd’hui en 2013 la population qui l’a vécue. Vous rendre à cette exposition ne vous laissera pas de marbre, vous en ressortirez, bien que l’accueil soit extrêmement chaleureux, un peu décontenancés par l’ambiance, et touchés par les témoignages de ces artistes.

 

Pour plus d’informations :

http://www.facebook.com/lartsenal

http://sebponte.canalblog.com

http://shaar-lun.deviantart.com/gallery/42291255

http://www.sudouest.fr/2011/04/29/un-jour-a-tchernobyl-384480-1504.php

http://charente-maritime.pourlesjeunes.com/index.php?id=302&nosso=1

 

L’ARTSENAL est également un regroupement  d’ateliers qui ouvre ses portes aux enfants et aux adultes pour des cours de peinture, modelage, mosaïque et créations bijoux.  Les ateliers sont ouverts toute l’année y compris pendant les vacances scolaires, avec des stages ponctuels ou des ateliers réguliers, et dirigés par Véronique Dentel, mosaïste.


Alicia Snicker.

 

   

EXPOTCHERNO--4-.jpg

EXPOTCHERNO (1)Exposition Pripyat Dead City

du 26 avril au 15 mai 2013

EXPOTCHERNO (3) EXPOTCHERNO (2)Décors liquidateurs : Steven Schriver

 EXPOTCHERNO--5-.jpgSculptures : Daniel Joly

et Cécile Guédon

 EXPOTCHERNO--6-.jpgPeintures : Seb Ponte.
 EXPOTCHERNO--7-.jpgChristine Bordry : chanteuse EXPOTCHERNO--8-.jpgAlexandre

  EXPOTCHERNO--9-.jpg

Sophie castel, adjointe à l'artisanat et Michel Rousseville, réalisateur

  EXPOTCHERNO--10-.jpgSteven Schriver

  EXPOTCHERNO--11-.jpgStephen Insa-Gallart

et Antony

  EXPOTCHERNO--12-.jpg
  EXPOTCHERNO--14-.jpg   EXPOTCHERNO.jpgGauthier Gomes Leal

      

Photographies Alicia Snicker.

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 20:48

Charles Ferré : un ténor atypique made in Hiriburu.

 

ferre-charles.jpgQui est-il ? Il s’appelle Charles Ferré, qui est un ténor qui affectionne le bel canto et qui y met tout son cœur et toute son âme pour valoriser cet art. Cet artiste lyrique atypique Made in Hiriburu, sera en concert le 11 mai à 21h à l’église de Saint-Pierre d’Irube en compagnie de la soprano Argitxu Esain et de la pianiste Véronique Grange. Rencontre avec un ténor aux épaules de rugbyman qui aime vocaliser les notes avec une extraordinaire virtuosité.

 

APP : Qui êtes-vous Charles Ferré ?

CF : Je suis un passionné de la voix qui en a fait son instrument de travail, puisque je suis ténor à l’Opéra de Toulouse depuis 1991. J’ai démarré mes études de chant à Pau dans les années 80, puis à Paris à l’Ecole Normale Supérieure de Musique.

APP : La voix est votre instrument de travail, quel est votre secret pour l’entretenir ?

CF : Il faut travailler dans le bon sens bien entendu, avec surtout des temps de repos et de sommeil qui sont importants pour régénérer les cordes vocales et le larynx.

APP : En 2009, vous avez interprété la Marseillaise au Stade de France lors de la rencontre France/Pays de Galles et avez chanté en duo avec Roberto Alagna aux Arènes de Bayonne en 2010. Quels souvenirs en gardez-vous ?

CF : Je suis très fier de ces deux évènements qui n’arrivent pas tous les jours ! (rires). Il y avait du stress, mais un stress positif qui vous rend heureux et qui vous donne de l’énergie. Il faut dire que je suis un ancien rugbyman. Quant à Roberto Alagna, c’est un ami puisque nous avons fait ensemble nos études lyriques à Paris et une partie de notre carrière. Ces deux évènements m’ont touché profondément.

APP : Quelques mots sur le groupe basque Tolosa Otxotea que vous avez créé en 1994 et Los Hermanos Sanchez. Des projets avec eux ?

CF : Je l’ai créé avec sept autres chanteurs professionnels du Capitole de Toulouse, afin de perpétuer le répertoire basque classique à quatre voix égales qui me tient à cœur depuis ma jeunesse à Bayonne. Cette même année, j’ai créé également le Trio espagnol avec Los Hermanos Sanchez ; en effet, mon père étant d’origine andalouse, je chantais très jeune le répertoire espagnol en famille. C’est donc tout naturellement que j’ai élaboré et développé avec les deux grands guitaristes Celedonio et Ramon Hermanos Sanchez. Deux projets à venir : un second CD avec Hermanos Sanchez pour la fin 2013 qui célèbrera nos 40 ans de carrière et un nouveau CD avec Tolosa Otxotea en 2014 pour fêter les 20 ans du groupe. Pour ma part, je prépare un CD classique avec piano qui devrait sortir cet été.

APP : Parlez-moi de votre concert du 11 mai à 21h à l’église de Saint-Pierre d’Irube que vous partagez avec la soprano Argitxu Esain…

CF : Argitxu Esain est diplômée des Conservatoires de Bayonne et de Rennes. Elle est entrée à l’Opéra de Toulouse en 2006. C’est une voix de soprano magnifique qui mérite d’être connue et reconnue au moins dans son Pays basque puisqu’elle est originaire de Ciboure. Nous serons accompagnés par une grande pianiste : Véronique Grange, qui a obtenu le 1er prix de piano et de musique de chambre des Conservatoires Supérieurs de Bordeaux et de Paris. Elle est professeur de piano et d’accompagnement du CRR et du Conservatoire Supérieur de Musique de Toulouse. Elle fut durant une quinzaine d’années pianiste d’orchestre sous la direction de Michel Plasson du Symphonique de Toulouse. Le 11 mai à l’église Saint-Pierre d’Irube, ce sera une belle programmation puisque j’interpréterai du Puccini : Tosca, La Bohême, Manon Lescaut. Bizet : Carmen. Saint-Saëns : Samson et Dalila. De la zarzuela (nom donné à l’opérette ou à l’opéra comique), une musique parfaitement délicieuse, tour à tour nostalgique et profonde, gaie et dansante. Des extraits de Pablo Sorozabal, de Salvador Luis de Luna. Des airs religieux de César Franck, Gounod. Des chants classiques napolitains et des airs basques. L’animation du concert sera assurée par un aficionado de l’opéra Henri Sapparrart qui me présente depuis 30 ans ! (rires).

 

Charles Ferré en concert à l’Eglise de Saint-Pierre d’Irube – 11 mai à 21h

Tarif unique : 10€

Réservations : Mairie de Saint-Pierre d’Irube : 05 59 44 15 27

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 3 au 9 mai 2013.

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 21:47

Star d’un jour… et de demain ?

 

gerardmestrot  ©MD.

Gérard Mestrot, un découvreur de talents, un révélateur de tendances !

 

Chanter dans sa salle de bains c’est bien, mais en sortir pour en faire profiter les autres, c’est encore mieux ! Parce que se confronter à un public permet d’avancer et de se faire une bonne idée de la réalité. C’est ce qu’offrira le Concours Régional du Pays basque « Star d’un Jour », dont c’est la 3ème édition et qui fait son petit bonhomme de chemin pour essaimer de nouveaux talents. Contrairement à certaines émissions télévisées comme « Star Ac », « Nouvelle Star » ou « The Voice », « Star d’un Jour » ne promet pas la lune, ni n’accorde de prix. Pour autant, cette manifestation musicale est une affaire sérieuse. Le seul jury qui tranchera pour les 13 finalistes : l’orchestre de Daniel Subrechicot et son fondateur. Pour en savoir plus, je suis allé à la rencontre de celui à l’origine du concept, un mec génial qui veut donner ses lettres de noblesse aux chanteurs amateurs : Gérard Mestrot.

 

APP : Alors Gérard, où en est Summer Musique ?

GM : C’est en pleine ébullition, car de nouvelles personnes arrivent pour travailler avec nous, ce qui ouvre plusieurs opportunités. La nouveauté sera, qu’à partir de septembre, un jeudi par mois aux Ecuries de Baroja, il y aura des concerts rock ou metal. Et dans un mois, on reprend « Star d’un Jour » dont se sera la 3ème édition. Malgré ses 24 ans d’existence, l’association Summer Musique garde toujours bon pied, bon œil ! (rires). Et toujours la volonté de donner la chance, à travers ses tremplins, aux groupes de musique amateurs qui assureront les premières parties d’artistes professionnels invités dans la région basque, comme en 2011 avec « Les Tambours du Bronx » et « Louis Bertignac ». Leur permettre d’accéder au professionnalisme, c’est ce qui est arrivé au guitariste Sébastien Hoog, toujours présent à nos tremplins, et qui plus tard, deviendra le guitariste et compositeur d’Isia Higelin, mais aussi de Barbara Carlotti, Daphné et Jeanne Cherhal.

APP : Où en est le projet des salles de spectacles à Anglet ?

GM : La salle de 800 places doit être opérationnelle en janvier 2014. Ce sera une autre grande salle du B.A.B. Le Théâtre de Bayonne n’a qu’à peu près 600 places. Celle de la Gare du Midi en a 1400 et l’Atabal presque 700. L’inauguration se fera autour du 17 janvier 2014. C’est une salle qui est attendue et souhaitée, car à part le sport, Anglet manquait de salle de cette envergure pour la culture. Et pas marrant pour les associations de spectacles, d’aller squatter la salle de sport de Saint Jean. Et alléluia, je suis heureux que cette salle existe en 2014. Et c’est bien que la ville d’Anglet laisse la porte ouverte à la culture. Et pour preuve, avoir accepté qu’une guitare électrique entre aux Ecuries de Baroja, avec des concerts rock et metal. Et avoir créé cette salle, c’est très intelligent de la part de la ville. L’association Summer Musique qui compte 800 adhérents remercie la municipalité pour cette belle réalisation et Jérôme Poties, directeur de la Culture d’Anglet, qui permet de brasser les cultures aux Ecuries de Baroja. Donc pour les groupes intéressés pour jouer aux Ecuries de Baroja, rendez-vous chez Betbeder Musique, 3 rue de Courlis à Bayonne et demandez Olivier Sentenac, lui-même musicien dans le groupe metal « Silent Opera » et un tribute  d’AC/DC. C’est sûr qu’il nous faut une grande liste de groupe pour aller titiller Jérôme Poties et lui demander plus de dates aux Ecuries de Baroja. On va l’embêter et il va se gratter la tête ! (rires). A signaler qu’aux Ecuries de Baroja aura lieu le concert TNT, tribut du groupe AC/DC le 16 mai à 20h30.

APP : Et on en vient donc à la 3ème édition de « Star d’un Jour », une création Summer Musique. En quelques mots, c’est quoi ?

GM : Mon idée est que toutes les personnes, de 7 à 77 ans, puisse avoir droit à son quart d’heure de gloire. Je veux que les lauréats retenus, puissent prendre plaisir à chanter sur une vraie scène avec un orchestre. Ce concours est ouvert à tous ceux qui chantent juste. « Star d’un Jour » permet de découvrir et de vivre une expérience scénique. En association avec la ville d’Anglet, Summer Musique leur en donnera la possibilité, en s’inscrivant dès ce moi de mai. Et, en juin, démarreront les auditions. Alors, si on adore chanter et qu’on le fait bien, pourquoi ne pas essayer de passer à la vitesse supérieure ? « Star d’un Jour » est un concours de chant, présenté en live avec un orchestre, celui de Daniel Subrechicot et ses quatre musiciens, qui les suivra jusqu’à la finale. Treize seront retenus. Contrairement à certaines émissions télévisées comme « The Voice », « Star Ac » ou « A la recherche de la Nouvelle Star », nous ne promettons ni la lune, ni un engagement sur une scène parisienne ou Zénith, ni de produire un CD. Pour autant, ce challenge reste quand même une affaire sérieuse et a pour vocation de faire découvrir de nouveaux talents. Le jury, c’est l’orchestre et moi-même. Alors, vous de la région du Pays basque, soyez les bienvenus pour vivre et faire vivre un grand moment musical. La finale donnera lieu à une grande soirée sur la grande scène de la nouvelle salle d’Anglet. Une scène qui sera éclairée et sonorisée par des professionnels, où les finalistes pourront faire vibrer le public présent. N’hésitez plus, tentez votre chance. Vous pouvez dès à présent déposer votre candidature en appelant au 06 28 61 37 27 de 14h à 16h uniquement ou en écrivant à summermusique@free.fr . Pour moi, ce qui comptera pour ceux qui ont eu la chance d’être retenus, c’est l’expérience de la scène qu’ils auront vécue ! Mais aussi un rendez-vous qui n’a d’autre ambition que d’être convivial et chaleureux !

 

Summer Musique présente dans le cadre des Scènes Musicales, TNT tribute du groupe AC/DC aux Ecuries de Baroja à Anglet le 16 mai à 20h30

Tarifs : Entrée gratuite

Réservation conseillée : 05 59 58 35 60

 

Star d’un Jour : candidature en mai : 06 28 61 37 27  de 14h à 16h uniquement ou summermusique@free.fr

 

Pour les groupes intéressés pour jouer aux Ecuries de Baroja à Anglet, rendez-vous chez Betbeder Musique, 3 rue de Courlis à Bayonne et demandez Olivier Sentenac.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 3 au 9 mai 2013.

baroja

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

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