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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 18:29

 

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Published by alain-pierre-pereira - dans THEATRE
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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 20:00

Festival Xarnegu Eguna : ça va remuer fort !

 

festival-Xarnegu-eguna.jpgDanse, théâtre, musique, expo, cinéma… Tous ces arts vivants existent à Bardos ! La 9ème édition du Festival Xarnegu Eguna, promet de remuer fort ! Créé en 2005, ce festival s’associe en 2013 avec les villages de Bidache et Guiche pour la diffusion des œuvres et évènements artistiques. Cette manifestation qui connait une affluence toujours croissante, témoigne également de la réussite populaire que peut susciter une programmation éclectique  et de grande qualité en milieu rural. Le « mélange », fil conducteur n’est pas sans rappeler la situation géographique de l’évènement : le village de Bardos et la Communauté des Communes du Pays de Bidache implanté au carrefour du Pays basque, des Landes et du Béarn. Xarnegu Eguna est une aventure inter-associative qui mobilise une centaine de bénévoles. Ce festival promet une ambiance festive et conviviale ainsi que des animations à des tarifs très attractifs. Je suis allé à la rencontre de la Présidente de l’Association Xarnegu Eguna : Virginie Hamioui-Diribarne pour en savoir un peu plus.

 

APP : Comment le festival Xarnegu Eguna a-t-il vu le jour ?

VHD : Xarnegu Eguna est très lié à l’histoire du territoire. En effet, la Communauté des Communes du Pays de Bidache où cohabitent depuis des générations basques et gascons. Certains villages étant bascophones (Bardos et Guiche) et d’autres gascophones (Bidache, Came, Sames…) Le Terme Xarnegu (en basque) Sharnego (en gascon) ou Charnegou (en français) désigne les enfants des couples mixtes basco-gascon. Aujourd’hui, il désigne aussi ces territoires situés à la frontière des deux cultures. Le terme est plutôt péjoratif, ni basque ni gascon, mais un peu des deux. En 2005, à la création du festival, les jeunes ont préféré voir le côté positif de ce terme en prenant pour fil conducteur le « mélange » des cultures, le métissage source d’enrichissement mutuel. Pourquoi Eguna ? Car ce festival est né à Bardos et à l’époque, il ne durait qu’une journée. Sur le modèle de « Nafarroaren Eguna », les jeunes ont souhaité le dénommé Xarnegu Eguna et de ce fait, lui donner un ancrage territorial correspondant aux limites de la communauté des communes. Jusqu’à l’an dernier, cette manifestation culturelle se déroulait uniquement à Bardos.

APP : Est-il prématuré de vous demander à quelques jours de son ouverture, vos impressions ?

VHD : Je dois vous dire avant tout que l’équipe d’organisation est positive. 15 associations et structures de la communauté des communes participent à l’évènement, et beaucoup de bénévoles sont mobilisés. Lors des distributions des documents de communication, l’accueil a été très favorable et encourageant. A mon avis, ce festival sera un bon cru (rires).

APP : Pourquoi cette année se déroule-t-il dans les villages de Bidache et Guiche ?

VHD : Pour sa 9ème édition, le format du festival a été complètement revu. L’idée était de réaliser une manifestation culturelle sur quatre jours, du 30 avril au 4 mai, et ce, à l’échelle de la communauté des communes avec pour objectif de valoriser l’action des associations culturelles locales et le patrimoine, tout en continuant à proposer des concerts.

APP : Quels seront les moments phares de ce festival ?

VHD : Pour nous, tout est important. Mais, pour répondre à votre question, nous espérons une excellente journée du 1er mai, où il y aura le défilé des voitures anciennes, vidéo projections et visites guidées à Bidache. Le rallye patrimonial proposé par l’Association Mosaïque le 4 mai, la conférence du 4 mai qui réunira des représentants d’INOC et de l’OPLB qui présenteront les missions de leurs institutions en matière de défense des langues régionales. Le concert du 3 mai à la Salle des Fêtes de Guiche. Enfin le point d’orgue du festival, les 5 concerts du 4 mai pour la modique somme de 15€ avec une boisson offerte. Des expos de jeunes artistes de talents que l’on pourra voir tous les jours de 15h à 19h. Et le concert des enfants du 1er mai.

APP : Avant de nous séparer, tout en vous remerciant Virginie, je vous laisse le mot de la fin…

VHD : Le festival Xarnegu Eguna espère un public nombreux afin qu’il partage des moments de rencontres et découvertes culturelles. Par cet esprit de « mélange », de nombreuses animations attendent les jeunes comme les moins jeunes. Et surtout, qu’il vienne découvrir ce pays Xarnegu chargé d’histoire, ainsi que ses habitants, ses langues, dans une convivialité pour ces moments mémorables.

 

Festival Xarnegu Eguna – du 30 avril au 4 mai –

La majorité des animations sont gratuites.

La projection du 30 avril : 3.50€

Pièce de théatre du 2 mai : libre participation

Rallye découverte Mosaïque : 5€ par participant ou 10€ avec pique-nique inclus

Pique-nique du 4 mai : 6€

Les 5 concerts du samedi soir : 15€ avec une boisson offerte

Informations : 06 14 94 90 92 ou xarneguna@gmail.com ou Xarnegueguna.wordpress.com et www.facebook.com/xarneguna

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 26 avril au 2 mai 2013.

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 19:53

La contrebasse : l’éloge des émotions.

 

cornillac_la_contrebasse.jpg« La contrebasse est l’instrument le plus gros, le plus puissant et le plus indispensable de l’orchestre, le plus beau aussi ! », dit le contrebassiste. Mais bientôt l’éloge pompeux laisse affleurer les frustrations et les rancœurs du musicien et de l’homme. Et peu à peu, la haine d’abord refoulée de cette encombrante compagne s’exprime, se déchaine et explose jusqu’à la folie… Ce soliloque émouvant et drôle de l’auteur du best-seller « Le parfum », a tenu l’affiche en Allemagne pendant plusieurs années, ainsi qu’en France avec le talentueux comédien disparu, Jacques Villeret qui l’avait interprété magistralement en 1991 et le jouant plusieurs centaines de fois. Et c’est le 30 avril à 20h30 que le public basque découvrira à la Gare du Midi, Clovis Cornillac sur scène. Ce grand comédien de théâtre, devenu un excellent acteur de cinéma, revient à ses premières amours. Et il servira haut la main le texte de l’auteur Patrick Süskind, tout en rendant un hommage, peut-être à contrario, à Jacques Villeret. Clovis Cornillac incarne ce personnage d’une autre façon, donnant une nouvelle vision au texte de Süskind. Un défi qu’il a voulu relever sans vouloir s’opposer à l’acteur disparu, et il a réussi à le faire, avec la complicité du metteur en scène Daniel Benoin. Mais la tâche ne fut pas aisée tant le texte semble marqué par l’interprétation qu’en avait fait son créateur, voilà plus de vingt ans. En relisant le texte de « La contrebasse », on s’aperçoit qu’il peut être réinterprété, repensé, traduit d’une autre manière ou envisagé sous un autre angle et sans doute oser une conception nouvelle. Le comédien Cornillac est magistral, parce qu’il nous fait découvrir avec brio, les dessous de la vie d’orchestre. Mais aussi celle d’un contrebassiste qui sombre lentement vers la solitude et la folie. En filant la métaphore musicale, on pourrait dire qu’il est le chef d’orchestre de sa propre interprétation. D’un texte difficile dont il en fait saisir toutes les nuances, il tient les spectateurs de bout en bout. Voilà un acteur qui a de la profondeur ! Sans oublier le décor à l’unisson de cet enfermement, plus symbolique que réaliste, qui nous amène, par son apparent dépouillement, à l’intérieur du monde mental du contrebassiste. Personnage attachant et cocasse, qui progressivement, va révéler un tout autre visage. Un homme pour le moins singulier, dévoré par la musique, secoué dans l’existence, victime d’un amour obsessionnel et fantasmagorique. Cette petite pièce plonge dans le cynisme et l’humour mordant. Et nous accompagnons le narrateur jusqu’à la chute dans une certaine folie où se révèlent tous les vices cachés de cet instrument encombrant. C’est une humanité blessée qui se dévoile, traversant la générosité et les faiblesses d’un homme, obligeant à regarder à l’intérieur de soi. « La contrebasse », c’est un moment soutenu, ponctué de passages « du rire aux larmes ».

 

Clovis Cornillac dans « La contrebasse » - 30 avril à 20h30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 32 à 48€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 26 avril au 2 mai 2013.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 22:40

Après son concert du 18 avril 2013 aux Ecuries de Baroja à Anglet, nous avons rencontré les chanteurs du groupe Silent Opera et leur manager, pour un moment privilégié où ils ont eu l'occasion de nous parler de leur musique...

Entretien.

 


SILENT OPERA CHANT INTERVIEW 2013

© Alicia Snicker.


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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 20:11

Comte de Bouderbala : la maestria du stand-up.

 

ComtedeBuderbala.jpg©DR. Comte de Bouderbala : saccades de rires qui rendent heureux durablement.

 

Peut-on rêver meilleur adoubement ? Bouffon royal génial et… complètement lucide, le Comte de Bouderbala est une référence pour la nouvelle génération d’auteurs-interprètes du « Stand-up contemporain ». Et de plus, brillant et prisé. Une véritable graine d’artiste qui sait faire dans la satire sociale. Le messire humoriste d’un nouveau genre qui bouscule facétieusement toutes les règles du one man show, sera à la Gare du Midi à Biarritz le 25 avril à 20h30.

Entretien.

 

APP : Comment toi, Comte de Bouderbala, l’artistocrasseur, figure du petit peuple, es-tu tombé dans l’escarcelle de l’humour ?

CB : L’humour a toujours été autour de moi, grâce à ma famille et au sport. J’ai la chance d’avoir de grands rigolos à mes cotés, dans des styles différents, frère, sœurs et parents très drôles, très piquants, tantes et oncles vanneurs chroniques. La chance d’avoir évolué dans le basket-ball, qui laisse une grande place à la culture de la « chambrette », que ce soit sur le terrain ou dans les vestiaires. Seulement, je ne savais pas comment monter sur scène, car trop timide. C’est grâce à l’enseignement de langues et du slam, que j’ai franchi le pas.

APP : A-t-il été chose aisée de sortir du chemin de banlieue pour atteindre celui du vedettariat ?

CB : Ahahah !!! Devenir une « vedette », c’est ringard ! Si l’on cherche le vedettariat, on fait fausse route, car éphémère. Mieux vaut faire une télé réalité ou un buzz sur internet, mais dans ce cas on risque la dépression, voire le suicide à terme, car c’est pesant. Perso, j’ai voulu faire un spectacle d’humour qui plaise aux gens sans les flouer sur la marchandise. Et l’avantage avec l’humour, c’est que, lorsque c’est drôle, ça ce voit et ça s’entend. Le public est rarement hypocrite et ne rit pas pour vos beaux yeux. J’en avais marre des one man shows d’escrocs à 40€, où tu ne riais que deux fois et demi, avec le goût amer de t’être fait carotté sur le spectacle ! Par ailleurs, je ne vois pas la banlieue comme une faiblesse, au contraire, je préfère penser « France dans le monde » que penser « banlieue en France », ça aide à renverser les barrières mentales et les préjugés que nous avons les uns vis-à-vis des autres.

APP : Ayant séjourné aux Etats-Unis, comment définis-tu l’humour américain en comparaison à l’humour français ?

CB : L’humour américain n’est pas si différent du nôtre, si ce n’est que là-bas ils ont beaucoup d’humoristes au m2 ; 100 000 comiques au km2, et 50 000 en France selon un sondage IPSOS. L’humour US se permet d’aller plus loin, car il n’a pas la même liberté d’expression et surtout pas la même histoire que nous, français, et donc pas les mêmes tabous. Il fait plus facilement des blagues sur la Seconde Guerre Mondiale, sur l’Occupation ou les guerres coloniales que nous. A contrario, il est frileux sur des sujets sensibles, comme les Indiens d’Amérique, l’esclavage ou le 11 septembre.

APP : Y-a-t-il des limites à l’humour ? Si oui, les fixes-tu ?

CB : Il ne devrait pas y avoir de limites. Mais chaque humoriste s’autocensure selon le mode de communication qu’il utilise ou selon sa peur de devoir se retrouver dans un tribunal à « raquer » 10.000€ en dommages et intérêts. Pour moi, on ne peut pas dire les mêmes choses si l’on est sur scène, en radio ou en télé, car la perception et le ressenti des vannes par le spectateur sont différents et peuvent être mal interprétés. Je me permets d’aller beaucoup plus loin sur certains sujets seulement sur scène, dans un espace clos et avec une certaine connivence avec le public, car autrement les personnes touchées, via les associations me tomberaient dessus !

APP : De l’humour, ils ont dit : Jules Renard : « L’humoriste, c’est un homme de mauvaise humeur ». Jacques Brel : « L’humour est la forme la plus simple de la lucidité ». Kirk Douglas : « Si l’on est incapable de rire de soi, on risque de souffrir »… Toi, Comte des guenilles, laquelle de ces trois définitions t’interpelle ?

CB : Celle de Jacques Brel. Déjà, parce que j’admire l’artiste. Il avait raison, l’humour efficace, c’est parfois le simple fait de constater les choses de façon lucide et froide, sans artifice. C’est à ce moment-là qu’on se dit à tort, qu’on est différent de penser ce qu’on pense juste parce qu’on est victime du politiquement correct ambiant.

APP : On dit que l’humour est une arme redoutable, car il est à manier avec précaution. Ton sentiment ?

CB : L’humour permet de passer des messages de vérité avec plus de douceur qu’un discours politique, et donc de plaire aux puissants et aux moins puissants. Vu que la vie en société est un rapport de force continu, on peut avoir une majorité des gens avec soi ou l’inverse. Ensuite, ça dépend du type d’humour que l’on pratique, un humour offensif, inoffensif, inutile… Moi, j’aime l’humour offensif qui relie, qui rit des gens, mais avec les gens, qui tissent des liens les uns aux autres. Je considère le spectacle comme une soirée entre potes, mais qui ne se connaissent ni des lèvres ni des dents… oups, ni d’Eve ni d’Adam ! (rires).

APP : Est-il difficile de rire de soi-même ?

CB : Pour moi, c’est la base pour évoluer et s’améliorer. Après, ça dépend des caractères. On peut avoir un égo gonflé à l’hélium, s’envoler rapidement et oublier de se moquer de soi-même. Dans le métier, on appelle ça « prise de grosse tête » ou « prise de melon » ou simplement « l’embourgeoisement ». Pour éviter cela, je recommande une volée de tarte dans la gueule par série de cinq, administrées par un membre de sa famille qui se contrefiche du show business. Une méthode radicale, mais bien trop souvent oubliée ! (rires).

 

Le Comte de Bouderbala – 25 avril à 20h30 – Gare du Midi Biarritz   gareBiarritz-e751c

Tarif unique : 35€

Réservations : jusqu’au 25 avril : 05 64 11 09 59 et le jour même : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 19 au 25 avril 2013.

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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 00:45

Frères de sang, sobriété et efficacité exemplaires.

 

freres-de-sang.jpgDos à Deux, Frères de sang © Xavier Cantat.

 

Multiples rebondissements, quatre personnages bien cernés, répliques coupantes et tranchantes qui font mouche, le tout bien ficelé le temps d’une heure et demie de spectacle. Ce sont là de bons composants pour un théâtre visuel et gestuel empli d’émotions et de poésie. On peut être rebuté par ces clichés et ces règlements de compte entre famille, mais l’humour et la tendresse prennent le dessus et c’est ce que l’on demande à une bonne comédie. Arthur Ribeiro et André Cuti nous offrent leur création « Frères de Sang » une sobriété et une  efficacité exemplaires.

Entretien avec deux des quatre comédiens : Cécile Givernet et Matias Chebel qui seront sur la scène du Théâtre de Bayonne les 22 et 23 avril à 20h30.

 

APP : Comment s’est faite votre rencontre avec les auteurs et metteurs en scène de « Frères de Sang », Arthur Ribeiro et André Cuti ?

CG : Par le biais d’une audition pour la pièce « Fragments du désir » et parce que je connaissais leur travail depuis ce spectacle-là et une seconde audition pour « Frères de Sang ».

MC : Ma rencontre avec Arthur et André s’est faite en 2003 à la création de leur pièce «Fragments du désir » et depuis, je poursuis une étroite collaboration avec eux. Et je suis dans la distribution de « Frères de Sang ».

APP : Cécile, toi tu viens de la danse contemporaine et tu es aussi marionnettiste. Peut-on savoir comment tu as appris ton métier de comédienne et qu’est-ce qui t’a donné envie de l’être ?

CG : Plus danseuse, car l’univers théâtral n’était pas quelque chose que je recherchais, je parlais plus avec mon corps qu’avec ma voix. Ensuite mes études m’ont conduite auprès de Rui Frati du Théâtre de l’Opprimé où je joue et me forme au théâtre-forum. Puis toujours à suivre une formation au théâtre classique et contemporain dans la Cie La Strada et du langage corporel au Théâtre du Mouvement. Ensuite le rapport à l’objet dans des compagnies de marionnettes. « Frères de Sang » est ma première collaboration avec Arthur Ribeiro et André Cuti.

APP : Toi Matias tu viens également de l’univers de la danse, art que tu as exercé dans ta ville natale Buenos Aires. Mais également comédien ?

MC : Absolument, comédien entre autre, mais je précise dans une forme de théâtre très physique. Bien sûr ma principale activité avant ma rencontre avec Arthur Ribeiro et André Cuti, c’était la danse, mais aussi le chant, puisqu’entre 2007 et 2009, j’intègre la distribution originale de la version française de la comédie musicale « Le Roi Lion » à Paris, spectacle dont j’ai la fierté de dire, qu’il a été récompensé par trois Molière. Ensuite, je suis revenu à la source théâtrale grâce à mes formations dans différentes compagnies, tant à l’étranger qu’en France.

APP : Quel est votre rôle dans cette création récente qui date de mars 2013 ?

MC : Celui du troisième frère qui arrive le dernier dans les souvenirs, qui va révéler pas mal de secrets dans cette famille, qui va provoquer des réactions émotionnelles. Ce qui m’a attiré, c’est la continuité de ma collaboration avec cette compagnie depuis « Fragments du désir » et surtout d’explorer mon travail théâtral avec Arthur et André. Cette année, j’ai un rôle d’assistant à la mise en scène, ce qui me permettra de m’approcher de plus en plus de leur langage, de leur univers si particulier.

CG : Celui de la mère de trois garçons, qui est submergée dans leur prise en charge. Qui est pleine d’amour et elle reste sans mot face à ces retrouvailles tendues, à la limite de l’implosion le jour de l’enterrement du père. Ce rôle m’offre une grande palette de jeu très agréable avec cette famille chaotique.

APP : Quelle sera votre actualité après « Frères de Sang » ?

MC : Avec la pièce, nous allons faire le Festival d’Avignon, puis nous la présenterons deux mois à Rio. Mais aussi des projets dans le domaine de la chanson, car cela me tient à cœur.

CG : J’aime effectivement m’inscrire dans les projets et surtout dans le désir des autres. Je me suis actuellement épanouie dans la compagnie Dos à Deux et surtout de servir la poésie d’Arthur et André. J’aime le langage de leurs histoires. Etre dans un cocooning théâtral. C’est la même actualité que Matias.

Compagnie Dos à Deux, « Frères de Sang » - 22 et 23 avril à 20h30 – Théâtre de Bayonne  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 25, 22 et 15€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 19 au 25 avril 2013.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 21:18

202993_yves-pujol-j-adore-toujours-ma-femme-lyon-02.jpgYves Pujol : il adore toujours sa femme !

 

Après avoir échoué cinq fois au concours de facteur stagiaire, le jeune Yves Pujol décide de s’affranchir en tant que comédien ! Non, pas un timbré, mais bien décidé à jouer la comédie, c’est son « facteur vital » ! Faut préciser qu’un humoriste n’est pas un androïde, mais un « facteur de différence », même s’il dit les mêmes répliques à la même heure tous les soirs ! D’ailleurs, il les dira quatre soirs de suite du 17 au 20 avril à 20h30 à la Luna Negra à Bayonne. Pujol, un nom à retenir et un bonhomme dont l’humour séduit toujours. Entretien.

 

 

 

APP : Yves, toi le ch’ti, où as-tu vraiment débuté ? Pourquoi résider à Toulon, alors que Pairs aide à booster une carrière ?

YP : Né à Lille par accident (mes parents pieds-noirs mutés dans le nord après l’indépendance de l’Algérie) et Toulonnais d’adoption, car cette ville m’a accueilli très jeune et c’est là que j’ai démarré ma carrière artistique.

APP : Alors parle-moi de ton spectacle « J’adore toujours ma femme » que tu joueras sur la scène de la Luna Negra du 17 au 20 avril. Est-ce la suite de « J’aime ma femme » ou tout simplement la même histoire, mais remaniée ?

YP : J’ai co écrit « J’adore toujours ma femme » avec George Wolinski. J’adore ma femme, je l’ai remanié et agrémenté de nouveaux sketchs, écrits entre autres avec Philippe Caverivière (auteur pour Nicolas Quanteloup).

APP : Et de ta rencontre avec l’histrion Patrick Sébastien qui t’a mis en mis en scène ?

YP : Lorsque j’ai débarqué à Paris, j’ai osé contacter Patrick Sébastien afin de lui montrer ce que je faisais. Mes sketchs lui ont plu, il m’a invité dans ses émissions télé, et de fil en aiguille, il a produit le spectacle. C’est un homme bien, un artiste avec un grand A, un home qui aime vraiment les amuseurs, et c’est pour cela que l’on découvre chez lui, de vrais talents.

APP : Etre en solo sur scène pour un humoriste, n’est-ce pas être un peu fildefériste ?

YP : Certes, ce n’est pas l’exercice, le plus facile, mais c’est celui qui me laisse le plus de liberté quant à l’écriture, la mise en scène et tous les autres choix artistiques que l’on est amené à faire sur scène et hors de scène. On peut faire prendre au spectacle le chemin que l’on souhaite sans perturber un éventuel partenaire.

APP : Faire rire pour toi, c’est combattre une certaine timidité ou bien c’est tout simplement dans les gènes ?

YP : Je pense qu’un humoriste est un être qui a une nature comique et c’est pour lui un besoin de déclencher le rire chez les autres, parce que c’est vital pour lui.

APP : As-tu réussi à concilier ton métier d’humoriste avec celui de chanteur, d’auteur, d’imitateur ?

YP : Je suis chanteur depuis vingt ans d’un groupe toulonnais qui s’appelle « Aïoli », et c’est avec un grand plaisir que l’été je retrouve mes compères pour une tournée… mondiales (rires) dans le Var. J’ai également chanté dans des opérettes à Toulon.

APP : Que peut-on te souhaiter pour l’avenir ?

YP : Continuer le plus longtemps possible à me produire sur scène, faire découvrir mes spectacles et surtout faire rire les gens. Crois-moi, ça me suffit pour « bien vivre » et « vivre bien », selon comme on l’entend !

 

Yves Pujol dans ‘J’adore toujours ma femme’ – 17 au 20 avril à 20h30 – Luna Negra Bayonne

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 12 au 18 avril 2013.

 


 

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 21:13

Les Bodin’s

Et la saga continue !

 

iris7800074358460667644Le duo BODIN’S, c’est vraiment tordant. Une histoire bien ficelée et qui tient bon la route. Du tellement vrai dans les scènes rurales, que chacun de nous s’y reconnait un peu. Et c’es là la clef de son succès. Vincent Dubois et Jean-Christian Fraiscinet, c’est l’excellent jeu d’acteurs, qui ont le sens de la formule et des répliques qui fouettent. Des répliques si savoureuses qu’on aimerait s’en rappeler pour les resservir le moment opportun afin d’amuser la galerie. Vous l’aurez compris, « Retour au pays » programmé à la Gare du Midi le 12 avril à 20h30, c’est crédible tant sur le fond que sur la forme. Le spectacle se renforce et se conclue avec panache. A noter au passage, un burlesque digne des Marx Brothers, tiré au cordeau. C’est fort bien échafaudé, avec des scènes de durée inégale, nécessaires à l’intrigue, entremêlées de délire et d’émotion. Une gauloiserie qui déferle par vagues continues, mais qui se rassérène pour laisser sourdre l’écume de la tendresse et des sentiments. Parfois un peu rustaud, mais paradoxe, chez les Bodin’s, on n’est pas libidineux. Les mains sont plus enclines aux torgnoles qu’aux caresses, et les goguenardises pleuvent plus facilement que les mots tendres ! C’est du pur concentré Bodin’s ! Mais voilà, tout bascule, les masques tombent, les vérités fusent, la méchanceté tempère, faisant place à un commencement d’affection retenue qui ouvre une nouvelle porte. Autre élément quantifiable de la forme, la bande son. C’est une valeur ajoutée. Les Bodin’s, deux ruraux débonnaires et si proches de nous, auxquels on s’attache fortement.

 

Les Bodin’s « Retour au pays » - vendredi 12 avril à 20h30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : 35€ (25€ pour les moins de 12 ans)

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.prolymp.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 12 au 18 avril 2013.

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 21:59

« Silent Opera »… c’est un peu plus que du metal !

 

©Thierry Loustauneau.(Lolito de Palermo les deux pieds dans la fosse).

Silent-Opera-Photo.jpgC'est un grand plaisir que de retrouver sur la scène des Ecuries de Baroja à Anglet à 20h « Silent Opera», groupe de death melodic metal qui nous dévoilera certains titres inédits, issus de leur nouvel album à paraître très prochainement « Reflections ». Il nous promet des  riffs incisifs, alternance de chants clairs et agressifs, mélodies plaintives et poignantes.
"Silent Opera" se compose de deux filles Laure Laborde et Laura Nicogossian (clavier), et de quatre garçons Steven Schriver (chant), Olivier Sentenac (basse), Romain Larregain (guitare), Jon Erviti (batterie).
Créé en 2007, il entre avec maestria dans le paysage du métal mélodique progressif français. Au début, ces musicos décident de se consacrer à l'écriture des titres qui constitueront par la suite l'armature du premier album. Le projet est lancé et le style défini. En Mars 2010, le groupe enregistre dans le studio Laguna Records afin de donner naissance au premier opus du groupe « ACT ONE » en septembre de la même année. « Silent Opera » a su trouver son style personnel sombre, avec des éléments de black métal et de musique gothique, et un mélange complexe de métal progressif et de musique classique. Les deux caractéristiques principales de leur musique sont la virtuosité et les harmonies mélancoliques. Mais il doit son style en grande partie à son originalité à l'opposition de la voix pure et lyrique de la mezzo-soprano Laure Laborde, à celle puissante et enragée de Steven Schriver, deux voix Ô combien complémentaires, qui mettent en valeur le tiraillement intérieur des personnages décrits dans les textes. Cet album est alors défendu lors d’une tournée française en 2011 et obtient rapidement un franc succès. Après maints concerts et un long travail de composition, encore plus poussé vers le thème de l’introspection, « Silent Opera » sortira prochainement son 2ème opus « Reflections »,  enregistré, mixé et masterisé par Mobo (Lokurah, Eryn non dae, Gorod, Minushuman) au Conkrete Studio.

Que vous soyez aficionados ou néophytes, bienvenue dans cet univers où le lyrisme se joint u spleen pour faire remonter les émotions les plus profondes. On se laissera entrainer par un  rythme effréné, adouci par les voix suave et violente des chanteurs, en se laissant emporter vers des contrées métaphysiques, s’abandonnant complètement à la musique de ce groupe hors du commun. Mélangeant les influences et les styles, 424510_263447857073179_791156389_n.jpg« Silent Opera » ne se cantonne pas dans un univers clos et défini. Du speed-metal progressif en passant par du métal lyrique, il puise dans de multiples genres pour créer son propre style. L’impact de cette alchimie savante appelle à la curiosité, à la réflexion et à une analyse de la part du spectateur qui peut rapidement se retrouver submergé par la richesse des morceaux et la multiplicité des sonorités et des rythmes. « Silent Opera » est un groupe qui mêle le chant lyrique avec brio qu’on apprécie sur scène, lié par le dynamisme et le charisme évident des musiciens. Un voyage musical détonnant !

 

Le groupe bordelais PLUG-IN composé de "Mobo" et « Fanalo » (Ron thalbumblefoot) assurera la 1ère partie, un univers instrumental et progressif.

 

Summer Musique présente « Silent Opera » death melodic metal  – 18 avril à 20h - Ecuries de Baroja à Anglet   baroja

Tarif : gratuit

Réservations : 05 59 58 35 60

Billets collector disponible chez Betbeder Musique auprès de Olivier Sentenac.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 12 au 18 avril 2013.

 

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 15:19

Le 13 avril à 21h au Caveau des Augustins à Bayonne aura lieu le concert de Cel3. Entretien avec Kristof Duguet.

 

Cel3 INTERVIEW 2013 CAVEAU

 

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© Mathieu Delaunay.

cel3.jpg

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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