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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 20:19

Comme s’il en pleuvait, ou la folie de l’argent !

 

Image2.jpgPierre Arditi dit de la pièce : « Le problème dans cette pièce, c’est ce que le fric fait de vous. Quand on parle fric, ce sont des tonnes d’argent. C’est un peu comme de l’alcool ou de la drogue, c’est-à-dire qu’à un moment donné on perd les repères… qui sont ceux de la vie. ».

Evelyne Buyle dit de la pièce : « L’argent, c’est une énergie, et cette énergie, il faut qu’elle circule, qu’elle circule bien. Qu’on en ait pas peur, ni même culpabiliser. »

« Comme s’il en pleuvait » présenté sur la scène de la Gare du Midi à Biarritz le 28 janvier à 20h30 raconte l’histoire de Bruno, anesthésiste et de Laurence, directrice d’école, un couple sans histoire, qui découvre un soir de l’argent dans leur salon. Et tous les jours des billets de banque apparaissent, de plus en plus nombreux. Mais d’où provient cet argent ? Pourquoi ces billets arrivent chez eux ? Cette fortune soudaine est-elle une aubaine ou une condamnation ? Mais certainement une comédie cocasse et inénarrable sur la folie de l’argent.

C’est un Pierre Arditi au plus haut de sa forme, sans pour cela tirer la couverture à lui, car sa partenaire Evelyne Buyle lui fait largement contrepartie, avec l’effet ping-pong et des répliques qui atteignent leur but et… comme s’il en pleuvait ! L’auteur, Sébastien Thiéry ne s’est pas lancé dans une pièce démonstrative, satirique, traçant son texte vers l’insolite et l’inaccoutumé, mais également dans la folie de l’argent. On est dans une ambiance complètement irréelle, car comment résister à ces millions d’euros tombés d’on ne sait où ? Ce n’est pas chose facile à admettre et à comprendre. C’est disons-le féroce. Ce couple qui s’intercepte et qui se lâche est magistral, réjouissant et fait pleurer … de rire. Dès le départ de l’écriture de la pièce, l’auteur a pensé à Pierre Arditi. Il a pris un malin plaisir à le faire maltraiter sa femme de ménage espagnole ou dire des pires horreurs à son épouse lorsque celle-ci lui propose de donner l’argent à de bonnes œuvres. C’est un beau cadeau à son acteur qui peut passer en un fragment de seconde de la parfaite mauvaise foi (sa marque de fabrique) à l’angoisse la plus absolue. L’acteur est comme un poisson dans l’eau dans l’univers de l’auteur. Un vrai régal pour lui d’incarner ce personnage très politiquement incorrect. Et dans ce délire, sa partenaire lui donne la main. Tellement vraie et naturelle, qu’elle nous fait tout avaler. On rit beaucoup, mais on rit jaune aussi, car le spectateur a comme un sentiment d’inconfort. Mais comme toute pièce de boulevard, cela se terminera par un coup… de théâtre qui en dit long sur notre société. L’auteur malin lâche ses personnages dans des volutes de peur et de panique pour notre plus grand plaisir. C’est une pièce qui fait pleuvoir les rires et ça fonctionne ! Le couple haut en couleurs est entouré avec panache par les deux autres partenaires, Véronique Boulanger et Gilles-Gaston Dreyfus, dans une mise en scène efficace de Bernard Murat. Le public prendra plaisir à s’amuser et rire, d’un regard à la fois étranger et normal. C’est une comédie coup de cœur, une véritable découverte. Une satire sociale menée dans un train d’enfer et diaboliquement troussée. Mais prenez garde tout de même à la folie de l’argent !

 

Comme s’il en pleuvait avec Pierre Arditi et Evelyne Buyle – 28 janvier à 20h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 janvier 2014.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 20:11

P.P. Les petits cailloux : sur le chemin de la for^et, tu les sèmeras !

 

Image1.jpgOn pourrait commencer par… il était une fois un tout petit garçon débrouillard… c’est une belle histoire. Comme disait Sénèque « La vie ressemble à un conte ; ce qui importe, ce n’est pas sa longueur, mais sa valeur ». P.P. Les petits cailloux d’Annabelle Sergent ne perd pas ses pouvoirs magiques, même lorsque nous grandissons ! Elle a choisi le comédien Christophe Gravouil pour l’interpréter sur la scène du Théâtre de Bayonne, qui aborde avec talent, cette légèreté et cette naïveté qui font parfois la force et place à tous les subterfuges que l’imaginaire vif et malicieux enfantin permet.

Entretien avec Christophe.

 

APP : Bonjour Christophe. En quelques mots, quel a été ton parcours artistique ?

CG : Déjà enfant, je faisais de la musique, du chant et de la danse. Et dès mon adolescence, mes pas m’ont guidé vers le théâtre. J’ai suivi des cours au Conservatoire d’Art Dramatique d’Angers, et j’ai eu mon premier rôle professionnel au Nouveau Théâtre d’Angers à 21 ans. Plus tard, ma profession m’a conduit à travailler à Paris, Besançon, Auxerre… Au fil des rencontres, je me suis spécialisé, malgré moi, dans le théâtre contemporain et pour des auteurs étrangers. P.P. Les petits cailloux est mon premier spectacle jeune public.

APP : Comment as-tu eu l’opportunité de jouer dans ce spectacle ?

CG : Je connaissais depuis longtemps Annabelle Sergent qui à l’initiative de la Cie Loba. Nous avions fréquenté le même Conservatoire à Angers, mais pas la même époque. Et j’avais vu P.P. Les petits cailloux en Avignon. Nous avons eu envie de travailler ensemble, mais l’occasion ne s’était jamais présentée. Alors, lorsqu’elle a cherché un comédien, j’ai passé l’audition. Au début, j’étais habité par le doute : remplacer une jeune femme à l’énergie si particulière, sur le solo qu’elle avait créé, ne me semblait pas une évidence ! Et puis, elle m’a choisi et m’a convaincu (rires).

APP : Quel plaisir as-tu pris à jouer devant un jeune public ? Une formation au préalable f^ut-elle indispensable ?

CG : Avec ce spectacle, je suis allé de découverte en découverte. Les premières représentations ont été des moments très forts pour moi, car les enfants ne trichent pas. S’ils s’ennuient, ils vous le font savoir sans ménagement, parfois bruyamment ! Mais ils le font aussi lorsqu’ils trouvent cela drôle, émouvant ou lorsqu’ils ont peur. C’est une émotion à l’état brut. Du coup, c’est extrêmement stimulant, surtout que ce spectacle laisse une énorme place à l’imaginaire. Annabelle m’a beaucoup aidé dans ce sens. On a travaillé plus de six semaines sur cette partition.

APP : Comment qualifierais-tu ce spectacle écrit par Annabelle Sergent et Vincent Loiseau ?

CG : En plus de l’écriture, Vincent fait aussi du slam sous le nom de Kwai. On sent parfois dans le texte, un rythme, un souffle. Annabelle, quant à elle, a une formation de conteuse. Elle a également travaillé pour des danseurs. Tout converge à stimuler l’imaginaire du jeune spectateur et moins jeune aussi : la voix qui change selon les personnages, le corps qui se transforme. Ce spectacle, c’est une prise de risque incroyable : seul en scène ! Une musique rock qui accompagne, aucun décor, si ce n’est l’espace découpé par les éclairages. Le plus important, finalement, c’est la connivence avec le jeune public, car tout le monde connait l’histoire du Petit Poucet. Mais là, on joue avec des codes, on les dynamite, on s’en éloigne parfois pour mieux raconter la famille, la solitude, les peurs de l’enfance…

APP : Avant de nous séparer, et tout en te remerciant, quels sont tes projets et rêves pour 2014/2015 ?

CG : Annabelle va rejouer P.P. Les petits cailloux et m’a proposé de jouer en alternance la saison prochaine. En septembre, je joue dans une création écrite et mise en scène par Solenn Jarniou « Le manager, les deux crapauds et l’air du temps », moitié en alexandrins, moitié en argot. Je poursuis toujours la trilogie Asphalt Jungle avec le Théâtre du Rictus, mis en scène par Laurent Maindon, sur des textes de Sylvain Levey (nous tournons notamment en Serbie). J’ai également un projet de création avec un metteur en scène et musicien de Nantes, Guillaume Barriou, qui travaille d’après le roman de Rodrigo Fresan « Mantra ». Et j’espère après tout cela, me consacrer du temps de libre en rendant visite à mes amis de Saint-Esteben où j’ai passé toutes mes vacances de jeunesse et de profiter pleinement de mes … quatre enfants ! (rires).

 

Comme on le dit souvent : quelquefois, cependant, c’est le petit marmot qui fera le bonheur de toute la famille. Ce n’est pas le Petit Poucet qui me dira le contraire !

 

Le Cie Loba présente Christophe Gravouil dans P.P. Les petits cailloux d’Annabelle Sergent et Vincent Loiseau – 28 janvier à 20h30 – 29 janvier à 15h – Théâtre de Bayonne

Tarifs : de 12 à 16€ (places numérotées)

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

Spectacle à partir de 8 ans

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 janvier 2014.

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:37

Giselle : l’incarnation de l’idéal romantique.

 

giselleAmis de la danse, vous pourrez assister à la retransmission en direct du Royal Opera House de Londres, dans des conditions techniques optimales. Le passage au numérique offre aux spectateurs, une qualité de projection irréprochable. 2014 débute grâce à Coté Diffusion dans les salles CGR de Bayonne et Tarnos et au Sélect de Saint-Jean-de-Luz, en direct, à 20h15 le 27 janvier, avec l’un des titres flambeaux du Royal Ballet, le plus admiré et ovationné à travers le monde, « Giselle », un ballet qui nous dévoile l’incarnation de l’idéal romantique du XIXème siècle, et qui n’en finit pas de nous émouvoir ! Ce n’est pas seulement son éblouissante aisance, sa fluidité de ses pas dansés, chorégraphiés par Marius Petipa d’après Jean Coralli, maitre de ballet italien et Jules Perrot, de la délicate musique d’Adolphe Adam dirigée par Boris Gauzn entourée par l’orchestre du Royal Opera House de Londres, produit et mis en scène par Sir Peter Wright, c’est bien plus encore : une âme, une âme pour laquelle c’est une vie, avec ses joies et ses peines, où la danse et la musique viennent s’entremêler et se fondre pour venir toucher tout notre être. Il est impensable de ne pas vivre le drame de « Giselle » avec elle, surtout en voyant le ballet sur grand écran, confortablement installé dans son fauteuil.

Un ballet tellement envié par toutes les ballerines du monde entier, même par la « prima ballerina assoluta », Yvette Chauviré, l’une des rares danseuses étoiles à avoir reçu le titre de distinction très rarement décerné, qui dansa son rôle fétiche lors de ses adieux officiels en 1972, au Palais Garnier, son dernier pas de deux aux côtés de Cyril Atanassoff. Elle avait 55 ans ! 

Le ballet « Giselle », c’est la rigueur des alignements, le travail du haut du corps, la fluidité des évolutions. Le merveilleux tableau des Willis se croisant en arabesques et la beauté des mouvements précis. Les hauteurs de jambes, les ports de bras et de tête, tout en admirant la grâce et l’authenticité captivantes ! C’est pour cela certainement, que les ballerines italiennes comme Carlotta Grisi, mais aussi russes, ont une approche intime avec ce ballet, qu’on trouve parmi elles, Anna Pavlova, Olga Spessivtseva, Svetlana Zakharova et en 2014 Natalia Osipova du Bolchoï, devenue danseuse étoile à 24 ans ! Elle témoigne d’une carrière exemplaire et demeure le symbole de l’excellence russe dans le ballet classique. A ses côtés, le cubain Carlos Acosta ancien pensionnaire du Ballet National de Cuba, sous la direction artistique d’Alicia Alonso, qui le nomme danseur principal en 1994. Il est membre permanent du Royal Opera depuis 1998.

« Giselle », c’est le ballet enchanteur quand on confronte les deux actes : d’un coté la vie tangible et le bien enracinée dans la terre qu’une danse réjouissante et bien respirée, et de l’autre, le monde chimérique, féérique et imaginaire des Willis, qu’une chorégraphie domine la grâce aérienne. C’est également une histoire contemporaine à laquelle on peut s’identifier encore. Voilà, c’est tout ça « Giselle » : c’est un classique, un chef-d’œuvre ! Alors réservez très vite votre place au cinéma !

 

« Giselle », le plus grand des ballets romantiques, en direct du Royal Opera House de Londres – 27 janvier à 20h15 – Salles CGR Bayonne et Tarnos – le Sélect à Saint-Jean-de-Luz  logo cgr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 janvier 2014.   entete-cineluz

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 14:24

« La Soupière » : entre mensonges et quête d’alibis.

 

troupe.jpgAvec la complicité de sa jeune bonne, Germaine, Paul Dubard, PDG d’une usine de robinets qui… prend l’eau, décide de casser « La Soupière », surnom donné à sa vieille tante Violette, qui refuse obstinément de vendre sa propriété. Et si on supprimait « tatie » ? Jean-François Louy, fondé de pouvoir d’une banque se présente. Mais Paul le prend pour le tueur Louis que la bonne avait convoqué. Que de coups de théâtre dans cette comédie ! Entre mensonges et quête d’alibis, le spectateur sera entrainé dans une cascade de quiproquos désopilants…

Je me suis entretenu avec Benoit Debray qui reprend le rôle créé par Robert Lamoureux, les 17 et 18 janvier à 20h30 au Colisée à Biarritz.

 

APP : Serait-ce difficile Benoit de parler de toi et de nous faire une petite présentation de ta compagnie « Les Feux de l’Adour » dont tu es le président ?

BD : Depuis longtemps, j’ai souhaité faire du théâtre et l’opportunité s’est présentée en 2010 avec un groupe d’amis d’Ustaritz avec lesquels nous faisions des parties de Mus. « Les Feux de l’Adour » (association installée à Ustaritz) est née dans la foulée en 2011, réunissant trois couples autour de Claude (le secrétaire), Patxi (le trésorier) et moi-même. D’autres amis sont venus se joindre la deuxième saison, puis la troisième. Nous sommes une dizaine avec Vincent (animateur) et Bruno (communication et recherche de salles de spectacles). Tous ces amis constituent « Les Feux de l’Adour » dont l’unique objectif est de rester des comédiens amateurs motivés et le bonheur de jouer ensemble.

APP : Pourquoi le choix de la pièce « La Soupière », écrite et jouée par Robert Lamoureux en 1971, dont il faut préciser qu’elle fut représentée 2 000 fois, et dont tu interprètes le rôle principal, celui de Paul Dubard ?

BD : Le choix des pièces se fait par consultation collective de l’ensemble de la troupe. Cette année, il avait été décidé de s’éloigner du vaudeville (après Labiche et Feydau en saison 1 et 2 et de rester plus moderne tout en restant dans la comédie. Nous avons eu de nombreuses pièces en lecture, avec une restriction liée au nombre d’acteurs (huit à dix). Après de longues tergiversations à l’automne 2012, le choix s’est porté à l’unanimité sur « La Soupière » en début d’année 2013.

APP : Qu’est-ce qui t’a plu dans ce personnage ? Et qui sont les comédiens qui t’entourent ?

BD : Une pièce pleine de quiproquos, très agréable à jouer et qui a eu un franc succès lors de nos premières représentations à Cambo. Une troupe de comédiens, dont ma femme et ma fille, forme une association fructueuse et délirante, pour une comédie qui a ravi le public avec ses 2 000 représentations. Des comédiens doués et inspirés (rires). Faut quand même assurer après Robert Lamoureux, Roger Pierre, Françoise Rosay (qui créa le rôle de la tante Violette dite la soupière) et Micheline Dax ! (rires). Au fait, dépêchez-vous ami public, il ne reste que quelques places.

APP : As-tu ce fameux trac avant d’entrer en scène et surtout de succéder  à Robert Lamoureux et Roger Pierre ?

BD : Le trac est toujours présent même si on arrive avec l’entrainement à bien le contenir et qu’il soit positif. J’ai personnellement l’habitude d’intervenir en public avec mon métier de consultant, en animant des formations souvent différentes. C’est donc un exercice connu qui me procure plutôt du plaisir, et qui sans doute a contribué à me diriger vers le théâtre.

APP : Si tu adaptais une œuvre existante à « ta sauce », laquelle choisirais-tu et pourquoi ?

BD : Vraiment aucune idée. J’avoue vraiment ne pas y avoir réfléchi. J’aime jouer ! L’adaptation d’une pièce viendra peut-être par la suite.

APP : Y-a-t-il un personnage que tu rêverais d’interpréter et pourquoi ?

BD : Pas vraiment. Je suis ouvert à toute suggestion. Avec Vincent, nous avons prévu de faire évoluer mon jeu pour la prochaine saison, et de me proposer un rôle qui ne soit plus « fil conducteur », mais sans doute avec un trait plus caractéristique. Un challenge personnel pour moi.

APP : Des projets pour 2015 ?

BD : Avec la Cie, nous avons discuté de la prochaine saison et souhaitons aller vers des pièces plus contemporaines, mais toujours dans la comédie. Vincent doit nous proposer des œuvres dès le mois de février, et nous espérons faire un choix au printemps prochain et lancer les répétitions avant l’été et pourquoi ne pas jouer à l’hiver 2015.

 

La Soupière de Robert Lamoureux par la Cie « Les Feux de l’Adour » - 17 et 18 janvier à 20h30 – Colisée Biarritz

Tarifs : 10 et 6€ pour les moins de 14 ans

Réservations : 06 07 77 85 28

 

Attention ! Il ne reste que peu de places. Une partie de la recette sera reversée à l’Association « Pour un sourire d’enfant ».

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 janvier 2014.

 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 18:58

1545847 347292038742592 1603395652 nLa salle de Quintaou à Anglet, (d'un coût de 11 692 734,95 € (HT) dont 53,24 % de subventions (Etat, Région, Conseil général) et 46,76% de part de la ville), fonctionnant avec dix agents permanents détachés du service culturel existant, vient d'ouvrir ses portes. Dans ce bâtiment, mélange de planches de bois brut et de vastes baies vitrées, la salle principale modulable de 800 à 400 places a été établie sur 5 000 m2 d'espace public, répond à la démarche de partage et de rencontres qui a dicté le choix de l'architecte. Une bâtisse de trois niveaux  avec un vaste hall d'accueil et un restaurant ("L'avant-scène") en rez-de chaussée. Derrière le hall d'entrée, les premières rangées de fauteuils trois couleurs donnent sur une vaste scène. A l'arrière, un local technique et un tunnel permettent le stationnement de semi-remorques afin d'éviter les nuisances. A proximité de la salle principale cernée de rideaux acoustiques, une salle de répétition pour les associations, troupes ou artistes en résidence. Au premier étage, la partie supérieure de la salle principale avec à l'entrée, un  foyer, pour les "afters" qui suivront. La véritable surprise de l'édifice se trouve aussi à l'extérieur, un ensemble terrasse/gradins de plein air qui pourra accueillir 137 spectateurs pour des animations estivales ou la Fête de la musique. Spectateurs qui, grâce à un fonctionnement budgétisé et une régie municipale, s'ils ne sont pas abonnés, paieront les spectacles à Quintaou, de 12 à 30 euros, selon la tête d'affiche.

Anglet a enfin sa salle de spectacles et nous en sommes déjà fan.

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Photographies © Babinfo Pays basque.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 21:10

André Falck : Une valse équestre au cirque Amar !

 

 

 

andre-falck-et-ses-cheveaux-dresses-sont-de-retour_163624_5.jpgJ'ai interviewé celui qui possède cette folie équestre, du grand art, André Falck. Sa cavalerie est composée de chevaux arabes pur-sang et argentins. Une évolution que les plus grands spécialistes ont qualifiée de chorégraphie équestre. La plus belle conquête de l’homme mais aussi du cirque. L’homme équestre et dresseur est né avec les chevaux dans les écuries du cirque familial.

 

Entretien.


AF : Le dressage des chevaux est complexe, car les caractères sont différents selon la race. Le cheval est têtu, mais aussi nerveux, ce qui demande un travail psychologique très intense et de comprendre l’animal pour adapter la forme de dressage qui lui conviendra le mieux. Des heures de répétition au quotidien, tout en sachant que le dressage n’est jamais acquis. Donc, même le numéro au point, il faudra l’entretenir. La musique, le costume du dresseur, les lumières ne doivent en rien perturber le travail du dressage. Il faut donc procéder étape par étape à l’entrée en piste de l’animal afin qu’il s’approprie de l’environnement du chapiteau. La piste est un diamètre de 13m ! En son centre, le dresseur avec sa chambrière épouse le rayon du diamètre de la piste. N’oublions pas que le premier animal à entrer en piste fut le cheval en 1700 en Angleterre. Et nous lui devons la création du cirque contemporain. Une journée type pour un maître écuyer est bien remplie. Tôt le matin, inspection des écuries, surveiller l’alimentation et répartir le travail des palefreniers qui m’assistent, en tout quatre personnes, pour surveiller les sabots et vérifier que la piste soit suffisamment disposée de sable et de sciure, de façon à ce que le cheval puisse évoluer en toute confiance. Il faut aussi dire qu’il y a un maréchal ferrant attitré qui intervient ou que ce soit, en France ou dans les villes visitées par la tournée. Au total 120 ! Cela représente une sacrée responsabilité. Si je suis un gentil dresseur, oh que oui, et je veille au grain, à savoir : qu’il y a un semi remorque aménagé en écuries tout confort pour les chevaux et une tente écurie pour accueillir les 12 chevaux. Oui j’aime la race animal car je possède une collection d’animaux exotiques comme les chameaux, dromadaires, lamas… Les soins et le dressage de ces camélidés est similaire à ceux des chevaux. Là également, il existe 2 semi-remorques pour les transporter et 70 m de tente pour les abriter durant les séjours dans les villes étapes, nécessitant aussi la présence de 5 animaliers. Oui on peut dire que parmi les animaux, le dresseur est comparable à un chef de meute (rires) car il doit être rassurant pour l’animal, car il représente pour ce dernier, la confiance mais aussi le respect. Tout comme un prof dans sa salle de cours. Pour moi, c’est une passion et de l’amour pour les animaux. Car l’homme et la bête se doivent de travailler et d’exceller dans un sens commun. Et surtout le respect réciproque. C'est en travaillant son cheval avec l'idée qu'il soit heureux qu'on devienne moins égoïste et plus généreux ! Et je vois parfois dans le regard d’un cheval la beauté inhumaine d’un monde d’avant le passage des hommes. Vous pouvez demander au cheval de faire selon votre idée, mais vous lui demandez : vous lui présentez votre idée de la bonne manière et il acceptera. Vous ne pouvez pas forcer les choses, pas plus que vous pouvez le faire en amitié.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 10 au 16 janvier 2014.

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 20:57

A la renverse : l’éveil vers l’Océan

 

2014-PHOTOS-0216.jpgQue voilà un bon thème théâtral que « A la renverse » de Karin Serres, qu’a mis en scène Pascale Daniel-Lacombe qui permet de balancer fort sur la vie de deux êtres et sur ce qu'ils représentent, exploité par un bon auteur, avec des dialogues et des situations touchantes, émouvantes et drôles. Cet ensemble ne pouvait donner qu'un excellent spectacle et c'est ce qu'il est ! Ce ne doit pas être évident de jouer des situations aussi farfelues avec le plus grand sérieux et, surtout, d’en retenir le texte et la gestuelle exigés pour que cela fonctionne. On assiste réellement à un grand numéro de théâtre et sans comédiens detalent, les personnages de papier ne seraient rien !Entretien.

 

APP : Karin, tu es l’auteure de « A la renverse ». Ton travail d’écriture est-il différent de ta précédente pièce « Mongol « ?

 KS : L’écriture, c’est toujours le même travail : écouter les histoires qui naissent au fond de soi, puis les raconter avec toute la précision possible. Mais « Mongol » résulte d’une commande de réécriture théâtrale (c’était un roman) de Pascale Daniel-Lacombe, alors que pour « A la renverse » le processus a été inversé. J’ai écrit la pièce en résidence dans le Finistère de janvier à juin dernier et j’ai donc pensé à Pascale pour en faire la mise en scène. Pour moi, un metteur en scène est un artiste rare, subtil et inventif.

APP : Ta collaboration avec Pascale Daniel-Lacombe, femme aux mille facettes, directrice artistique entre autre du Théâtre du Rivage, a pris elle aussi bien des styles. Quels ont été vos rôles à chacune ?

KS : Avec « Très Tôt Théâtre », j’ai vite pris la décision que ce serait Pascale qui mettrait en scène mon texte, avant mon écriture même. Cela m’a donné encore plus d’envie de travail. J’ai conscience que je pouvais écrire librement, car elle connait mon univers de fiction et saurait mettre en scène tout ce qui jaillirait. De janvier à avril 2013, tout le temps de l’écriture, j’ai tenu le journal de bord de mes résidences, que je lui ai envoyé aussi. Avec elle, nous avons passé une semaine à Morgat, face à la mer, pour aboutir ensemble à une version qui nous parle à toutes les deux. Chacune de nous assume sa partie de travail. C’est une collaboration qui ne s’arrête jamais pendant les répétitions. Cela m’intéresse de savoir comment mon texte vit sur le plateau et d’aider à l’ajuster jusqu’à la rencontre avec le public. Dès que j’ai pu voir le spectacle, nous avons encore changé quelques détails dans le texte. C’est une chance rare que de travailler ainsi.

APP : Qui sont Sardine et Gabriel ? Penses-tu avoir été bien servie par les comédiens Elisa Ruschke et Carol Cadilhac ?

KS : Ce sont deux personnages inventifs nés de mes rencontres et sensations pendant les différentes résidences d’écriture à Douarnenez, Plouguerneau, au Guilvinec et à Morgat. Ils ressemblent aux autres personnages que j’ai écris par leur intense vie intérieure, mais m’ont surpris, une fois de plus, par leur personnalité nouvelle et par leur histoire d’amour. Elisa et Carol ne font pas que les servir, ils leur ont magnifiquement donné vie avec précision, intensité, générosité et humour : sans comédiens de talent, les personnages de papier ne seraient rien !

APP : Quelques mots sur « A la renverse »…

KS : Quand j’ai découvert le spectacle, j’ai été bouleversée. Sa forme complète et si simple pourtant, qui s’adresse à tous les âges qui touche chacune et chacun personnellement, les sensations si riches et variées qui nous traversent, la grâce qui le porte : c’est un grand spectacle auquel je suis fière d’avoir participé et j’espère qu’il va beaucoup tourner.

APP : Comment se passe le processus de création d’écriture pour toi et son origine d’expression ?

KS : J’écris depuis plus de vingt ans, l’écriture fait partie de ma vie, de mon quotidien. De nouvelles histoires (souvent des pièces) naissent en permanence dans ma tête, il faut prendre le temps d’écrire chacune précisément. Je ne sais pas quelle est son origine. Mais je crois que chacun de nous a besoin d’un espace d’expression personnel, ou écouter, puis partager ses émotions, son monde intérieur et son intuition.

APP : Des projets pour 2014/2015 ?

KS : Accompagner la tournée d’A la renverse ». Ecrire « Sacha », une nouvelle pièce pour la jeunesse, commende de la Cie de l’Arbre, ainsi qu’un solo, pour la Cie de l’Artifice. Egalement écrire mon second roman pour adultes, après un Monde sans oiseaux (chez Stock-Laforêt) qui vient de recevoir le prix du premier roman de la SGDL.

 

Le Théâtre du Rivage présente « A la renverse » - Salle Paul Vaillant-Couturier à Boucau - le mardi à 20h30 et 15h le mercredi

Tarifs : 18,16, 12 et 8€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 10 au 16 janvier 2014.

 

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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 20:48

Bastian l’enchanteur et provocateur de l’étonnement !

 

16.01.14---BASTIAN-magicien.jpgEn tant que passionné de mémoire et grand amateur de tours de magie (même si je n’ai jamais pratiqué !), il était inévitable que j’interviewe Bastian, qui a réussi à allier les deux dans sa carrière ! Il a eu la gentillesse de répondre sans dé…tours et passe-passe, à mes questions de manière très complète et je l’en remercie aux noms de nos fidèles lecteurs et surtout, découvrez-le le 16 janvier à 20h30 à la Luna Negra à Bayonne. Car il faut savoir qu’un mentaliste est un artiste qui crée des illusions psychologiques, décodage de pensées, de prescience… Le magicien est plutôt un trompeur adroit qui crée des visions par la dextérité de ses mains : tours de cartes, tours avec des pièces, des boules, des foulards… Petite précision : plus on s’intéresse au monde qui nous entoure, plus on développe notre vocabulaire et plus il nous sera facile de comprendre, et donc de retenir. Donnez du sens, comprenez, vous mémoriserez mieux !


APP : Bastian, peut-on savoir qui es-tu réellement : un comédien, un magicien, un mentaliste ou un… gourou ?

B : Un magicien ! (rires), puis ensuite, j’ai poursuivi une spécialisation dans le domaine du mentalisme.

APP : A quel âge as-tu commencé la magie ? Qui te l’a enseigné. Et quel a été le déclic ?

B : Dès mon enfance lorsque j’ai trouvé mes premiers tours dans le magazine « Pif » qui expliquait des petits tours de cartes. Et j’en profitais pour le faire à mes petits camarades, histoire de les épater. Puis plus tard, pour les fêtes de fin d’année de l’Amicale Adixkideak à Urrugne, ce qui m’a permis de me produire devant un vrai public. Puis la chance d’avoir rencontré sur ma route un ancien magicien professionnel, Maître Carzola qui fut mon professeur et ami pendant 30 ans ! Et Maître Charles Barbier, un magicien spécialiste des numéros de mémoire, (qui aura… 102 ans en mars prochain) qui m’a initié au mentalisme.

APP : Quels ont été tes premiers tours de magie ?

B : J’ai commencé par le journal déchiré et reconstitué et je le fais toujours avec autant de plaisir. Puis les cordelettes, les foulards, les pièces de monnaie…

APP : Existe-t-il une technique de travail particulière ? Certains travaillent plusieurs fois un mouvement, est-ce le cas pour toi ?

B : Pour arriver à la perfection, seul le travail acharné et quotidien le permet. Il faut posséder la technique à fond pour l’oublier et penser uniquement à la présentation des numéros

APP : Que penses-tu de la vulgarisation de la magie ? Je fais… allusion aux stands de magie que l’on rencontre dans les grandes surfaces et qui se multiplient. Ainsi que dans les magasins de magie ?

B : La magie ne vit que par le secret. Je trouve dommageable de divulguer ses secrets à des personnes qui veulent seulement connaître le truc. De plus, elles sont souvent déçues par la simplicité des moyens employés.

APP : Souvent la magie est considérée comme un bon passe temps, mais aussi un art aléatoire, car sans avenir, et pas bien rémunéré. C’est ton point de vue ?

B : Certes, ce n’est pas un métier facile. Il faut accepter de se déplacer, de se diversifier, et être capable de faire de la magie de scène, de rue, animation de repas. Pour celui qui veut, il est possible d’en vivre.

APP : Hier, Garcimore, Majax. Aujourd’hui Mirouf, Lary, Bilis, Messmer, Wild, Eric Antoine ont percé. Donc la magie dans la petite lucarne selon toi ?

B : La télévision est un bon vecteur. Le « Plus grand Cabaret » fait du bien à la magie et à tous les arts visuels.

APP : Ou te produis-tu ? Et à quelles occasions ?

B : Dans des centres de vacances, fêtes de villages, festivals de rue et historiques pour des C.E., des dîners, des mariages et animations privées. Et sans oublier les arbres de Noël (rires)

APP : Quels sont tes projets ou tes bonnes résolutions pour 2014 ?

B : Continuer sur la lancée de 2013 qui fut une bonne année pour moi. Je reviens également à la Luna Negra les 4 avril et 16 mai en magie mentale. 2014 se présente bien. Quant à mes bonnes résolutions, prendre toujours autant de plaisir à apporter de l’émerveillement et du rêve au travers de mes spectacles.

 

Bastian magicien mentaliste - 16 janvier à 20h30 - Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 17,12 et 8€ Entrée gratuite jusqu’à 6 ans et 4 € pour les 6/12 ans

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 10 au 16 janvier 2014.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:23

Silence dans les rangs ! passage en revue de l'Education Nationale !

 

Silence-dans-les-rangs-1.JPGC’est un humoriste qui vous parlera de l’univers impitoyable de l’école, des élèves, de la rentrée, des vacances scolaires, des collègues, des parents, des carnets de notes, le tout revu et corrigé sans l’once d’un ressentiment ni d’inimitié. Lui, c’est le comédien belge Pierre Mathues, qui sera à Bayonne pour quatre soirées cocasses et récréatives à la Luna Negra du 8 janvier au 11 janvier à 20h30. Si vous voulez savoir ce qu’il y a dans le cartable de cet ancien enseignant, dépêchez-vous d’y aller avant que les portes ne se ferment ou de recevoir un coup de baguette sur les doigts ! J'ai interviewé cet homme qui passe en revue à la moulinette l’Education Nationale, version distrayante… je vous l’assure !

APP : Pierre comment définirais-tu ton one man show "Silence dans les rangs !" ?
Pierre Mathues : Dans “Silence dans les rangs“, dont j’ai écrit le texte, je suis seul en scène, mais dirigé par Jean-Louis Danvoye, et qui passe l’école au crible du rire. Je le promène depuis cinq ans dans mon cartable en Europe. C’est l’histoire de la vie d’un prof et de son année scolaire. De la rentrée aux vacances d’été. Tout passe avec arlequinade : les collègues, la salle des profs, les notes, les mots d’excuses bidon... C’est cocasse, plein d’empathie envers les profs et les  élèves… Une gentille p’tite guerre des boutons avec l’école ! (rires).
APP : Mais qui est dans la vie ce prof et conférencier un peu toqué ? Qui est-il vraiment dans celle de tous les jours ?
PM : Un vrai conférencier, qui donne de vraies conférences pédagogiques un peu partout. Le problème, c’est que ma pseudo-conférence a presque plus de succès que les vraies. Alors, évidemment, à la sortie, les spectateurs me disent : « ce n’est pas possible, tu as été prof pour dire tout ça, pour connaître le monde de l’école si bien ? ». Oui, j’ai été prof pendant 20 ans. J’ai écrit ce spectacle pour dire tout ce que je n’osais pas dire ce que les autres pensaient tout bas. Car tout le monde a son avis sur l’école et serait bien ministre à la place du ministre. Un peu toqué quoi ! (rires)
APP : Tu dis vouloir défendre l’école… Un bel enthousiasme en somme ?
PM : Je crois en l’école qui émancipe, qui donne des chances égales à tous. C’est l’ambition de tous les enseignants qui y croient. Je veux y croire, même si les défis sont immenses et de plus en plus complexes dans le monde d’aujourd’hui. C’est peut-être banal de dire ça, mais être prof aujourd’hui est plus difficile qu’il y a 20 ou 30 ans. Moi, et en toute modestie, j’apporte des solutions avec le rire et l’enthousiasme. Quand on rit ensemble de ce qui ne va pas, c’est déjà ça.
APP : Aurais-tu l’antidote contre la violence, le désintérêt, la désertion à l’école ? Va-t-elle vraiment mal ?
PM : Je n’ai pas de recette miracle.  Je dis dans le dernier texte de mon spectacle : « pour que l’école aille mieux, il faut des profs ambitieux. Pour que l’école décolle, il faut des idées folles ». Je le pense vraiment.  Il faut plus de liberté pédagogique, plus d’audace. La liberté est souvent là. Il faut oser s’en saisir. L’école va mal que si l’on veut qu’elle aille mal !
APP : Avec ce spectacle, on perçoit un certain optimisme. C’est réellement la passion qui t’anime ?
PM : Oui, c’est de la passion. J’en suis à la 250e, fêtée il y a deux semaines à Toulouse. Et le chemin vers l’école continue ! Je suis ravi de jouer quatre soirs à La Luna Negra. Jean-Michel Dupont-Garcia est venu me voir à Avignon l’été dernier, il a aimé et me voilà à Bayonne dans cette petite salle incontournable. Ce spectacle est aussi proposé dans les lycées, collèges et universités. Il suffit de m’appeler, j’arrive (rires). C’est un bonheur de jouer pour des profs en journée pédagogique ou en prérentrée. Avec même parfois un débat après le spectacle. Qu’on se rassure, à Bayonne, il n’y aura pas de débat, mais pourquoi pas un échange avec les spectateurs.
APP : As-tu des projets dans ton cartable pour 2014 ?
PM : Dans mon cartable, “Silence dans les rangs“ continue.  Il y aura aussi “Gourou“, une conférence sur le bonheur. Je promets le bonheur en une heure, mais bon, ça foire un peu... Je serais également l’été prochain à Avignon pour la sixième fois avec “La Belgique expliquée aux Français“, à la Tache d’Encre (rue des Teinturiers) tous les jours du 4 au 28 juillet à 16h. Je terminerais par cette pensée : « moi je ne veux pas vieillir quand on a fini d’apprendre !»

Silence dans les rangs ! De et avec Pierre Mathues - Luna Negra Bayonne - du 8 au 11 janvier à 20h30  logo luna

Tarifs : 17,12 et 8€

Réservations au : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 3 au 9 janvier 2014.


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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 21:14

 

Gilles Baron : des "Rois" sur la piste aux Etoiles !

 

ROIS_Photo_Pierre_PLANCHENAULT--106-.jpgLe chorégraphe Aquitain, Gilles Baron a crée ici un travail au carrefour des arts avec « Rois ». Il y amalgame la danse et l’acrobatie. Une chorégraphie cadrée pour huit hommes, où est évoquée la garantie d’une générosité s’engageant avec force et détermination dans une bataille pour la spoliation. En quête d’expiation, ces interprètes couronnés de grâce fanée, étirent leurs forces pour nous offrir l'étourdissement et la fascination. Ces athlètes chevronnés seront sur la scène du Théâtre de Bayonne le 9 janvier à 20h30. Le chorégraphe Gilles Baron affectionne l’acrobatie, le rebond et l’élévation. Il aime quand ça s’envole. Il s’attache beaucoup au corps fédératif, à la façon dont on s’harponne entre nous. Aujourd’hui, il pense que le corps s’est renforcé, il se heurte à l’autre, car moins de considération, c’est un corps plus électrique. Il est en lien avec l’atmosphère et la charpente. Avec « Rois », c’est le combat avec la hauteur. S’arracher du monde par l’engagement, de recouvrer le pouvoir non pas pour le céder à une personne, mais de mettre en avant une réalité universelle. Ce sont huit artistes masculins, acrobates et danseurs, dans une sorte de subdivision, de grand soulèvement, exécutés sur le Requiem de Gabriel Fauré. C’est la pensée d’aller au combat, de rebâtir après le trouble et le désordre. La Cie Gilles Baron, ancrée à Biscarrosse (Aquitaine), depuis 2004, compte des artistes chorégraphiques, de cirque, des comédiens, des scénographes et des plasticiens sonores. Réunis autour d’une détermination commune, celle de faire exister un concept, un texte et démontrer un espace. Conduits aussi par un sentiment conjoint : la mise en œuvre d’un corps comme matière sensible, sensitif, qui sans cesse modifie, bouge, retentit, s’altère face au monde. Les créations de ce chorégraphe sont toutes pénétrées de désir et de fusion. Il engendre le corps comme la zone de l’instinctif, les échos de nos espoirs et de nos peurs intimes. En 2014, il se produira au Cuvier d’Artigues, centre de développement chorégraphique d’Aquitaine, sur une œuvre de transmission pour les enfants, en collaboration avec une classe et son professeur. Il leur sera donné des armes pour recomposer une pièce plutôt que copier une quelconque chorégraphie. Mais c’est garantit avec « Rois », c’est un désir de narration entre la danse, chant et théâtre. A ne manquer sous aucun prétexte ! Entrez sur la piste, vous ne le regretterez pas !


La Cie Gilles Baron présente « Rois » - Théâtre de Bayonne - 9 Janvier à 20h30

Tarifs : 25,22 et 18€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 3 au 9 janvier 2014.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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