Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 20:46

La Belle et La Bête : le choc du réel et du virtuel.

 

La-belle-et-la-bete-theatre-bayonne.jpg« La Belle et La Bête », c’est l’attrait qui se nourrit de la peur, où la beauté n’est que l’opposé de l’hideur. Un magnifique conte, saisissant et formidablement adapté, a inspiré Lemieux et Pilon, deux illusionnistes de la scène et virtuoses de l’image ! L’on ressent l’influence du film de Cocteau dans les splendides projections qu’ils proposent. Pour mieux les faire connaitre, je suis allé à la rencontre de Valérie Archain, la chargée de communication de la Compagnie Lemieux/Pilon. Entretien.

 

APP : Valérie Archain, vous êtes la chargée de communication de la Compagnie Lemieux/Pilon 4D Art. Alors qui sont les deux illusionnistes de la scène Michel Lemieux et Victor Pilon ? Ainsi que quelques mots sur la Compagnie…

VA : Voilà trente ans que Michel Lemieux et Victor Pilon transforment l’univers scénique. Leurs œuvres se distinguent dans la mouvance multidisciplinaire actuelle. Dès les premières performances de Michel Lemieux en 1983, le ton est donné. Sa rencontre avec l’artiste en arts visuels, Victor Pilon, propulse leur duo dans un espace de création inexploré qui engendrera la notoriété internationale de la Compagnie. Ils réussissent la fusion parfaite du théâtre, cinéma, danse, arts visuels, musique et son, dans des créations scéniques incomparables.

APP : Peut-on considérer « La Belle et La Bête » de ce XXIème siècle comme un conte de fées à la fois contemporain et intemporel ?

VA : Oui, c’est exact. C’est aussi le pouvoir de l’art, la force de résilience et l’amour rédempteur qui triomphent. Des personnages pour le public d’aujourd’hui. Réel et virtuel s’unissent ici pour troubler notre vision. Sans oublier le texte de Pierre Yves Lemieux, fabuleux conteur pour le temps présent. Les portes des songes sont désormais grandes ouvertes.

APP : Ce projet en 4D qui est une relecture d’un conte créateur, doté de technologies numériques, qui maitrisent l’art de la magie et des métamorphoses…

VA : Parce que Lemieux/Pilon se souvenaient de la version cinématographique de Jean Cocteau avec un grand renfort de trucages et de maquillage. Donc avec ce projet, ils on voulu montrer du théâtre, du cinéma et de la science fiction. Un spectacle qui associe comédiens et personnages virtuels. Les comédiens jouent avec leur double en image, et l’effet est saisissant. Tout est soigné des éclairages à la vidéo.

APP : Ce spectacle s’adresse-t-il aux enfants, étant donné qu’il est considéré comme un conte de fées pour adultes ?

VA : « La Belle et La Bête » avait été écrite par une certaine Madame de Villeneuve, et était un roman pour adultes. Plus tard, il fut adapté et édulcoré pour en faire une histoire pour enfants. Certes, ce spectacle n’est pas conseillé aux enfants de moins de douze ans, mais on peut aller en famille le voir.

APP : Que diriez-vous au public pour qu’il se déplace ?

VA : C’est une grande émotion à vivre au théâtre, offert par deux québécois qui réinventent ici le classique de Jean Cocteau avec toute la poésie et la générosité qui caractérisent nos cousins d’Amérique. Un spectacle qui a des personnages pour le public d’aujourd’hui. Un voyage entre rêve et réalité. Une création purement visuelle qui accompagne des êtres de chair, des comédiens chevronnés, accroit les possibilités et nourrit l’imaginaire.

 

La Cie Lemieux/Pilon 4D Art présente « La Belle et la Bête » - 25 et 26 mars à 20h30 – Théâtre de Bayonne  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 30, 27 et 20€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 mars 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 20:14

Les liaisons dangereuses de Malkovich séduisent hautement !

 

43be0c04-3c74-11e1-9ebd-eaf60b90cb37.jpg  © Cosimo Mirco Magliocca.

 

Pas de têtes d’affiche, mais de jeunes comédiens au talent prometteur qui servent fort bien l’œuvre de Choderlos de Laclos : « Les Liaisons dangereuses ». John Malkovich, le metteur en scène a respecté la beauté de la langue française du XVIIIème siècle tout en restant fidèle à la tradition romanesque. Il a choisi Yannik Landrein pour être Valmont et Sophie Barjac pour Madame de Rosemonde. Je suis allé à la rencontre du libertin cynique et séducteur dont le cœur n’a jamais été conquis et de sa généreuse tante. Entretien.

 

APP : Bonjour Sophie. C’est donc à nouveau ton retour sur les planches avec le rôle de Madame de Rosemonde, la très officielle tante du libertin séduisant, le vicomte de Valmont des « Liaisons dangereuses ». Un grand bonheur pour toi en somme ?

SB : Oui, un vrai bonheur ! Une belle aventure qui a débuté en novembre 2010 par les auditions et répétitions. On a réellement joué toute la saison 2012 au Théâtre de l’Atelier à Paris. Egalement une semaine à Washington. Actuellement nous sommes en tournée dans toute la France et la Suisse, avec une halte à Biarritz, et une semaine à New-York dès le 14 juillet.

APP : Après d’étroites et fidèles collaborations avec Roger Planchon qui était le directeur du TNP Jean Villar à Villeurbanne et de Marcel Maréchal directeur de théâtres à Lyon, Marseille et Paris, c’était comment avec John Malkovich ? Sa mise en scène ? Son regard sur les comédiens ?

SB : Deux remarquables directeurs de théâtre et l’immense plaisir d’avoir été dirigée par eux. John Malkovich a un vif enthousiasme et une maestria incontestable. J’adore écouter et lire ses notes. Il est magnifique ! C’est gênant de parler de lui en ces termes, mais je ne lui trouve que des qualités (rires). Un homme érudit, généreux, qui porte toujours un regard bienveillant sur les autres. Il connait bien les comédiens, puisque lui-même acteur. Il nous a laissé une totale liberté tout en nous guidant. Beaucoup de points communs avec Planchon et Maréchal, qui sont de vrais gens de scène. Un bienfait pour la comédienne que je suis.

 

APP : Yannik, comment as-tu été choisi pour interpréter le débauché Comte de Valmont ?

YL : J’ai passé comme toute l’équipe de longues auditions, étendus sur de longs mois ! Pour la petite anecdote, c’est qu’au départ, j’étais simplement venu donner la réplique à une amie qui passait pour le rôle de Madame de Merteuil. Justine Heynemann qui était en charge du casting et Fanette Baraya, l’assistante de John m’ont fait revenir. Et cinq mois plus tard, après avoir auditionné quelques 300 comédiens, d’après ce que l’on m’a dit, on me confiait le rôle de Valmont.

APP : Est-ce jubilatoire mais aussi un peu casse-gueule de recréer ce personnage après les inoubliables Gérard Philippe, Colin Firth et ton metteur en scène John Malkovich ?

YL : Je dirais jubilatoire, excitant, extraordinaire. Casse-gueule, pas tant que ça ! Je crois qu’il est plus casse-gueule d’avoir à s’auto-présenter. Plus sérieusement, c’est vrai que la pression fut forte, pas parce que de grands noms ont interprété ce rôle avant moi, mais davantage de ce que le personnage de Valmont est aussi formidable que difficile à cerner, à comprendre, et donc à jouer. Le fait que de grands acteurs l’aient joué avant moi prouve simplement qu’il s’agit d’un grand rôle. Je pense que le poids du risque reposait surtout sur les épaules de John, puisque c’est lui qui a choisi de confier ce rôle et cette pièce à de jeunes comédiens inconnus, excepté Sophie Barjac. J’ai aussi envie de dire que Philippe, Malkovich et Firth ont immortalisé Valmont au cinéma. Mais aucun acteur ne s’est démarqué dans ce rôle au théâtre, donc le Panthéon est encore vierge. Je n’avais pas évidemment le sentiment de recréer le personnage.

APP : Que penses-tu de l’adaptation pour le moins atypique et inattendue, avec une mise en scène décalée et saupoudrée d’astucieuses touches de technologie ? Quel directeur d’acteurs est John Malkovich ?

YL : On nous parle souvent de cela, et d’une certaine manière ça nous surprend toujours. En réalité, on utilise les téléphones peut-être 5 à 10 mn pour 2h30 de spectacle (public, je vous invite à regarder l’affiche) et c’est un peu dommage qu’on se souvienne surtout de ça comme étant l’idée de John. Ce qu’il voulait raconter, c’est que le monde n’a pas changé depuis 1782, et peut-être même depuis bien avant. L’utilisation de la technologie moderne n’est qu’un signe pour souligner que l’amour et la guerre, la passion et la mort sont intimement liés depuis toujours et pour toujours. Et c’est une volonté de dire que ce qui est beau dans cette œuvre, c’est bien sur la forme, c’est-à-dire, les lettres, mais aussi le fond, qui est aussi infiniment riche, danse et intense. Ce qui a choqué les lecteurs du XVIIIème siècle, ce n’était pas la forme épistolaire, c’est qu’on parlait d’eux comme ça n’avait jamais été fait auparavant. Ces aristocrates aux mœurs plus que libertines. John nous a invités à nous approprier l’œuvre et nous a accompagnés avec douceur, délicatesse et une intelligence rare.

 

Les Liaisons Dangereuses – 25 mars à 20h30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 34 à 48€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 mars 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 03:10
Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 01:06

Jazz en Mars

On j’azzdore dans les landes !

 

affiche-jazz-en-mars-2013.jpgDe par ses racines, la musique jazz défie le temps. Elle est devenue universelle et porte en elle la flamme et l’espoir. C’est la 8ème édition de « Jazz en Mars » qu’organise la ville de Tarnos sur deux soirs et une matinée les 22, 23 et 24 mars. C’est du jazz offert, richesse naturelle et le fer de lance des Landes. Le gisement est exploité sur le bon tempo sous la houlette de la ville, du directeur de l’Ecole de Musique et les associations locales. Et la source jazzy ne tarit pas !

Entretien avec Arnaud Labastie.

 

APP : Bonjour Arnaud. Quelques mots sur le festival « Jazz en Mars » et un petit rappel quant au début de cette aventure ?

AL : C’est André Lassus, l’ancien directeur de l’Ecole de Musique auquel j’ai succédé, qui a eu l’idée de proposer ce week-end dédié au jazz. Connaissant mon attachement à cette musique, il m’a demandé de le seconder dans ce projet. Le festival a trouvé rapidement un public fidèle et il s’est développé au fil des années, passant de deux à trois jours. Ainsi nous avons développé des actions autour du festival (big band, école de musique, concert de jazz, hors festival dans le cadre de la saison culturelle, partenariat avec des associations locales, free-dance…). En 2013, c’est notre 8ème édition ! Autre particularité de ce festival, qui suit la ligne politique de la ville en matière de culture, celle de proposer des tarifs très modestes.

APP : Quel programme sera proposé cette année pour « Jazz en Mars » qui se déroulera du 22 au 24 mars ?

AL : Il y en aura vraiment pour tous les goûts. Du duo Didier Lockwood et Jean-Marie Ecay, au swingtet de Jérôme Etcheberry, véritable big band de poche ou la voix incroyable de la jeune américaine Champian Fulton. En festival off : Christelle Colin Quartet Feat, le trio Dado Moroni, le jeune saxophoniste Luigi Grasso, la chanteuse tarnosienne Christelle Colin Quartet Feat, et l’immense Jeff Hamilton, batteur mythique qui a partagé la scène avec les plus grands noms du jazz comme Ella Fitzgerald, Oscar Peterson, Diana Krall…

APP : Voudrais-tu nous dire tes premières impressions à chaud ? Plutôt heureux de cette nouvelle édition 2013 ?

AL : Il est toujours difficile de donner ses impressions, mais je pense que cette édition sera exceptionnelle, car elle mélange têtes d’affiche et talents en devenir, avec le maître mot « Swing ». La présence de ces pointures du jazz est un honneur immense pour un festival comme le nôtre.

APP : Comment programmes-tu tous les styles différents de musique et chant ?

AL : Parce que moi-même musicien et pour avoir quelques contacts dans le milieu du jazz. Il est encore possible de s’adresser directement aux artistes. Ils sont sensibles à l’esprit de ce festival, de la ville qui l’organise et acceptent souvent de venir pour jouer avec des conditions financières très particulières, mais gardons le secret professionnel ! (rires). Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’est pas rare de voir des artistes venir spécialement en Europe pour jouer dans la petite ville de Tarnos dans les Landes. Et quel honneur pour nous, d’avoir eu en 2011 le trompettiste Terrell Stafford ou le pianiste Benny Green l’an dernier.

APP : Comment organise-t-on un festival comme celui-ci et quelles sont les étapes cruciales afin que le public puisse juger l’ampleur du travail ?

AL : C’est d’abord un travail d’équipe toute l’année, avec l’ensemble des services municipaux, et notamment avec le pôle vie culturelle et sportive. Nous nous réunissons régulièrement. La dernière quinzaine d’Août est la période la plus charnière où se décide la programmation. Je fais des propositions aux élus qui valident. Ils sont également force de proposition. C’est monsieur le maire lui-même qui m’avait suggéré l’an dernier d’inviter Didier Lockwood. La semaine du festival est évidemment plus intense, mais nous pouvons compter sur l’aide de nombreux bénévoles (parents d’élèves, professeurs de l’Ecole de Musique, anciens élèves ...) ainsi que l’ensemble des collègues. Disons-le franchement, même si c’est très intense, je n’ai pas vraiment l’impression de travailler pendant ces trois jours, ce n’est que du bonheur !

APP : Dans quel esprit défends-tu « Jazz en Mars » ? Donne-moi également trois bonnes raisons pour venir à ce festival …

AL : Ce festival reste à taille humaine et permet au public d’écouter de très grands et bons musiciens de jazz dans des conditions de proximité incroyables (la salle Maurice Thorez fait 300 places) et les artistes s’y sentent proches du public, avec ces moments magiques. Il me revient en mémoire, c’était il y a trois ans, lors du concert de l’incroyable et talentueux pianiste Benny Green : le public totalement subjugué a demandé trois rappels et l’artiste a eu du mal à quitter la scène. C’était absolument magique ! Ah ! Ces fameuses bonnes raisons… Le prix imbattable pour chaque entrée. Une proximité unique avec les artistes. Une programmation qui séduira les amateurs éclairés autant que les néophytes. Cette année, les places partent rapidement.

 

8ème Edition « Jazz en Mars » - 22, 23 et 24 mars – Salle Maurice Thorez à Tarnos

Tarifs :

1 soirée : 15€

2 soirées : 25€

3 soirées : 35€

Tarif jeunes, étudiants, demandeurs d’emploi : 12€ par soir

Gratuité pour les moins de 12 ans, élèves de l’Ecole de Musique, Tarnosiens de moins de 20 ans

Informations, programmes et horaires – Réservations : Mairie de Tarnos au 05 59 64 49 35

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 mars 2013.

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:09

A vol d’oiseau, ça fait combien ? Une façon d’aimer.

 

20_au_23.03.13_-_A_vol_d_oiseau.JPG« A vol d’oiseau, ça fait combien » qui s’installera sur la scène de la Luna Negra à Bayonne du 20 au 23 mars à 20h30. L’éternel jeu de l’amour et du hasard. Un huis clos qui pourrait être un procès fait aux femmes, mais ce serait sans compter sur la démesure et l’humour, servis par deux comédiens truculents au service d’une comédie alerte et débridée.

Rencontre avec son auteur et interprète Marc Bassier, et Delphine Zana.

 

APP : Tout d’abord, une petite présentation de l’auteur et interprète…

MB : Après les cours René Simon à Paris, un premier engagement au Théâtre du Palais Royal pour « Joyeuses Pâques » de et avec Jean Poiret et Maria Pacôme ; ma super chance. Longtemps, j’ai interprété du boulevard et reconnu par mes paris grâce à des petits rôles avec des stars de l’époque. La suite : télévision, cinéma, festivals de théâtre, pubs, de la radio libre, des petits films et du théâtre d’entreprise, ce qui m’a permis de survivre à Paris. J’ai également essayé le one man show, mais ce genre-là n’est pas vraiment fait pour moi, car il réclame une grande confiance en soi et être totalement inconscient. Je suis passionné par ce métier dont j’apprécie la pédagogie, la formation et la direction d’acteurs. C’est sans doute pour cette raison que j’ai créé, il y a maintenant treize ans, ma salle de spectacle à La Rochelle « La Compagnie Théâtre Marc Bassier » tout en étant le responsable artistique de l’association théâtrale l’Azile.

APP : Comment t’est venue l’idée d’écrire une comédie douce-amère qui parle d’un couple improbable ? Serait-ce un vécu ou simplement le fantasme de vivre pareil aventure ?

MB : Ca, pour du vécu, c’est du vécu, sans aucun doute là-dessus ! Il arrive un moment où l’écriture devient une évidence, une nécessité absolue, un défouloir salvateur. Le personnage masculin s’est alimenté de mes différents divorces. Le premier jet était totalement indigeste. J’avais surtout envie d’écrire une comédie en demi teinte, avec un vrai suspense, à la fois drôle et très humaine. C’est le travail que nous avons fait avec Philippe Sohier, qui est un véritable metteur en chair. L’humour et la comédie ne se nourrissent que de nos travers, nos excès, nos incohérences, nos névroses. C’est l’authenticité des personnages, leurs fêlures qui permettent au public de croire à cette histoire et d’en rire.

APP : Quelques mots sur ton metteur en scène Philippe Sohier ?

MB : Philippe Sohier rêvait de faire du rock. Un sacré metteur en vie d’une belle brochette de comédiens comme, Alévêque, Foresti, Mezrahi, Buffet, Zana… Il est au service de l’art, parce que c’est plus fort que lui, il va chercher dans le ventre des hommes tout ce qu’ils ne savent pas dire. Au-delà du comédien et metteur en scène, Sohier est écrivain.

 

2013-03-20_003017.jpgAPP : Delphine, qu’est-ce qui t’a plu dans ce rôle ? Tu es également photographe et mannequin, pourquoi avoir voulu être une comédienne sachant que ce métier est très incertain ?

DZ : Je ne suis pas du tout comme ça dans la vie. C’est jouissif de pouvoir être quelqu’un d’autre durant une heure et quart. C’est exact, photographe de formation, de cœur aussi, et le serai toujours. J’ai en moi ce souvenir d’un cadeau de mon père, mon premier Reflex à douze ans. Par contre, je n’ai jamais été mannequin, c’est un texte que m’a écrit Philippe Sohier qui a créé la confusion, mais je trouve cela très flatteur. Et ma rencontre avec Philippe, qui a été déterminante. Il a cru en moi, et surtout il m’a convaincu de monter sur scène.

 

A vol d’oiseau, ça fait combien ? – Luna Negra Bayonne – du 20 au 23 mars à 20h30

Tarifs : 15, 12 et 8€   logo luna

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 mars 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 00:03

Un écrin de diamant pour des voix d’or !

 

59752393_p.jpgProposé par l’Association Bixintxo, le chœur Tolosa Otxotea du Capitole de Toulouse et son fondateur, le ténor basque Charles Ferré, donneront un concert polyphonique basque, le samedi 23 mars à 21h, à l’église de Briscous. Spectacle exceptionnel. Un retour remarqué pour cet ensemble créé en 1994, qui chante à la gloire et à la beauté du chant basque a cappella ! Pour ce chœur, le partage de la musique collective chantée est un grand plaisir. Cet échange simple et généreux lui donne envie de progresser pour lui permettre un travail ludique. Ce groupe le plus en vogue du chant basque a cappella, s’inscrit dans la lignée des formations classiques et contemporaines qui existent autant pour la qualité de sa prestation que pour son immuable message et sa palette vocale très riche. Ces chanteurs s’entourent pour l’occasion de l’émérite ténor Charles Ferré qui pousse ses gammes les plus audacieuses et qui fait tinter sa voix claire et puissante avec maestria. Tolosa Otxotea est le chœur bien prêt de s’entendre quand les voix se fraternisent entre les ténors, les basses en passant par les barytons.

 

Chœur basque Tolosa Otxotea – 23 mars à 21h – Eglise de Briscous

Réservations : Association Bixintxo : 07 61 48 92 43

Tarif : 10€

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 mars 2013.


 

 

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans MUSIQUE
commenter cet article
19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 23:37

FRANCIS HUSTER…

« Le Petit Prince dans la mafia ! ».

 

francis-huster.bronx.jpgFrancis Huster dans Bronx, c’est une humanité pénétrée et convaincante ! Il est à son top niveau et à l’aise dans la mise en scène aisée et lumineuse de Steve Suissa. Une voix envoûtante et une vraie tornade sur scène. Un véritable gardien du théâtre vivant, avec ses partitions classiques et modernes, graves ou pleines de fantaisie. Et tout cela, c’est la marque Huster. Il sera sur la scène de la Gare du Midi à Biarritz le 18 mars à 20h30.

Interview avec un comédien aux belles pensées intérieures.

 

APP : Cher Francis Huster, vous êtes en tournée avec Bronx, mis en scène par Steve Suissa, dont l’histoire vraie a inspiré Robert De Niro pour son film Il était une fois le Bronx. Heureux de la balader tant en France qu’à l’étranger ?

FH : Oui très heureux et réjoui ! Le metteur en scène Steve Suissa, un fou des films noirs américains, a monté cette pièce comme un film en 3D. On y voit un quartier du Bronx dans les années 60. Un homme assis, pensif et seul sur les marches de l’immeuble vétuste qu’il habitait jadis, et qui se remémore au petit matin son enfance et sa jeunesse. Il se souvient qu’à neuf ans, il a été témoin d’un meurtre et qu’il n’a pas dénoncé le coupable, Sunny, parrain de la mafia et homme redouté. Et le voilà entre ses deux pères, dont le sien est chauffeur de bus, brave italo-américain ; et le caïd qui va le prendre sous son aile. Oui, ravi de la balader, parce qu’elle a un impact formidable et c’est la première fois qu’on la joue en dehors des Etats-Unis. Le public est enthousiaste, car il a l’impression d’être à l’intérieur d’un film, et qu’il pense à tous les héros de Scorsese ou de Coppola. Une plongée dans l’univers Kennedy, dont on commémorera bientôt le 50ème anniversaire de sa mort. Une pièce drôle, pathétique et bouleversante. Très vite, on pense à Robert De Niro et le film qu’il réalisa et interpréta Il était une fois le Bronx. L’histoire vraie sur la propre jeunesse de l’auteur Chazz Palminteri. Ce qui est formidable chez Steve, c’est qu’il n’a pas ajouté un bout de gras, ni son délire sur les mafieux à l’adaptation d’Alexia Perimony, parce qu’il a été au plus près du texte, et qu’il a bien restitué l’atmosphère électrique d’un quartier new-yorkais. L’acteur que je suis a plongé dans un univers bien loin de celui des Giraudoux et Musset.

APP : En parlant de Steve Suissa qui vous a dirigé dans son film L’envol et au théâtre avec Le Journal d’Anne Frank, pourquoi vous a-t-il « casté » pour ce rôle ?

FH : Paradoxalement, il lui fallait un acteur charismatique comme l’étaient Bernard Giraudeau et Jean-Luc Boutté (hélas tous deux décédés) et moi-même de la génération fin des années 40, et donc l’un des derniers qui reste pour cet emploi-là. Comme l’étaient aux Etats-Unis, Grégory Peck et Henry Fonda. Le romantique, le candide capable d’un coup de sang, ou un Docteur Jekyll et Mister Hyde. C’est vrai que j’ai interprété des héros comme Jean Moulin et Octave, Perdican, Lorenzaccio d’Alfred de Musset, et des personnages très durs, Lucas Kesling dans La Femme publique de Zulawski, Lorenzaccio mis en scène par Zeffirelli, Hamlet, Richard III. C’est cette double facette qui, je pense, a convaincu Steve Suissa.

APP : C’est pour moi un fort bon enchaînement car avec Bronx, vous donnez une autre image que celle que l’on vous prête souvent, c’est-à-dire, sérieux, théâtral, romantique, guindé… Vous confirmez ?

FH : Absolument, je confirme. Ce qui est intéressant, c’est de comprendre l’époque dans laquelle on vit, c’est Jean-Louis Barrault qui m’avait appris ça. Celui d’un acteur qui a le devoir de continuer la chaîne du passé, comme un musicien jouant du Bach, Malher, Schumann, Schubert, Gershwin, Wagner. Comme le musicien, l’acteur est quelqu’un qui crée, tel ce personnage dans Bronx. Ou un cycliste qui veut battre le record contre la montre. Bien sûr le risque est énorme, mais en même temps, c’est un plaisir, car on sait qu’on se remet en question. D’ailleurs je vais bientôt reprendre L’affrontement avec Davy Sardou, que Jean Piat avait créé il y a dix sept ans avec Francis Lalanne. Lorsque Jean est venu me voir dans Le Journal d’Anne Frank, il m’a demandé de reprendre le rôle, dans une nouvelle mouture et plus actuelle. C’est à nouveau Steve Suissa qui assurera la mise en scène. Encre un caractère très cinématographique et naturel dans le jeu.

APP : Peut-on dire que vous, Francis Huster, aimez les histoires sur la mafia, sur le racisme et ce qui touche à l’humain ?

FH : Oui, et ce qu’il y a de beau dans cette pièce, c’est qu’elle défend la tolérance. Paradoxalement, le caïd n’est pas raciste quand il sait que Cologio aime une jeune femme noire, alors que le véritable père est un raciste. C’est une pièce émouvante, drôle, et l’on sort de la salle très ému et heureux. Je suis ravi d’avoir plongé dans cet univers sombre et humain.

APP : Avez-vous cherché à donner à ce très long monologue une interprétation cinématographique ?

FH : Oui, parce que c’est du naturel et une pureté de jeu. Il ne faut surtout pas théâtraliser les dix huit personnages qui prennent vie grâce au regard d’un enfant. C’est le point de départ de la pièce, il ne faut pas le louper, car il faut y entrer comme dans un film dès les premières minutes, et c’est ce qui m’a beaucoup intéressé. C’est le Petit Prince dans la mafia.

APP : C’est un bon enchaînement pour ma question : donc une très belle performance. Mais dites-moi, est-ce un cauchemar, un affrontement ou une pression supplémentaire, mais jouissive à chaque représentation ?

FH : Tellement concentré, que je ne prends pas mon pied à chaque représentation. Mais un marathonien qui pense aller jusqu’à la ligne d’arrivée. Je dirais que c’est un affrontement. Je préfère donner à ces personnages, une envergure humaine, plutôt qu’à les caricaturer.

APP : Qui est ce public qui vient voir Francis Huster dans Bronx ?

FH : C’est fou, parce qu’il n’y a pas un public, mais des publics. Des jeunes, comme s’ils venaient au cinéma voir un film sur la mafia, la génération de 50/60, qui leur rappelle les années Kennedy. A Paris, ces publics-là ont beaucoup plébiscité la pièce. Par contre, les 40 ans, non. Plus intéressés par des pièces où ils ne se posent pas de questions, ne réfléchissent pas. Oui le succès de Bronx, on le doit aux jeunes et à ceux de ma génération.

 

Francis Huster dans Bronx dans une mise en scène de Steve Suissa – 18 mars à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz   gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 34 à 48€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 mars 2013.

PEOPLE-8553.JPG

Francis Huster : ange gardien du théâtre vivant, une voix envoûtante et une véritable tornade sur scène !


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans INTERVIEW
commenter cet article
16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 00:41

CAN OF WORMS

Tous les détails bientôt ...

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans MUSIQUE
commenter cet article
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 23:57

Gabrielle Dorziat, la célèbre comédienne qui aimait Biarritz…

 

Image2-copie-1.jpgLe 25 janvier 1880 naît dans la bonne ville d’Epernay (Marne), Marie-Odile, Léonie, Gabrielle Sigrist, fille de négociants en vins et champagne. En 1900, c’est sous le pseudonyme de Gabrielle Dorziat qu’elle conquiert le théâtre dit « de boulevard ». La qualité de son jeu de scène, unie à sa distinction naturelle, en fait très vite une comédienne renommée des scènes parisiennes qui donnera la réplique, entre autres, aux immortels Lucien Guitry et Louis Jouvet. Egalement sa silhouette familière du cinéma français, personnage éminemment victorien, aura prouvé que l’on peut faire une grande carrière et accéder à la popularité sans avoir accès au cinéma, du moins aux premiers rôles.

 

La jeune Gabrielle grandit exagérément pour son âge, dépassant d’une tête toutes ses camarades de collège, elle rêve aux lauriers de l’extraordinaire Sarah Bernhardt. Comédienne elle voulait être, comédienne elle le sera. Sinon, pourquoi Dieu lui-même se serait-il attardé à lui faire cette crinière de lionne rougeoyant de mille feux d’acajou qui fera bientôt sa célébrité.

 

La voix bien placée, une diction parfaite, la taille bien cambrée et fine comme il se devait en cette belle époque corsetée, firent s’ouvrir devant elle les portes des théâtres les plus courus ! Certes, les théâtres passent, mais les images restent ! Mais elle restera toujours la grande dame des scènes parisiennes, régalant le Tout-Paris de son talent, de ses traits cinglants et spirituels, de ses photos et de ses audaces vestimentaires !

 

/.../ SUITE DE L'ARTICLE ... PAGE SPECIALE : http://alain-pierre-pereira-journal.over-blog.com/pages/dossier-special-gabrielle-dorziat-revue-atalaya-biarritz-n-37-8597048.html

 

 

 

Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans THEATRE
commenter cet article
14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 19:25

corneille.jpg

Du corneille au cinéma.

 

Côté Diffusion et les salles CGR Bayonne et Tarnos présentent les 21 et 22 mars, la pièce de Pierre Corneille « La Place Royale » de la saison Lumières ! Dans ces deux salles résonneront les alexandrins de l’une des dernières œuvres dite « légère » de Corneille avant qu’il ne se lance à corps perdu dans la tragédie avec Cinna, le Cid, Œdipe ou la Mort de Pompée…

La Place Royale parle de jeunesse qu’écrivit le tragédien âgé de 28 ans, en lui donnant le sous-titre « L’amoureux extravagant ». Il y raconte les faux-fuyants du héros Alidor qui aime Angélique, sans toutefois songer à l’hymen, qui signifierait pour lui, l’envol de sa liberté. Mais la douce et patiente jeune fille, lasse des prétextes, de la perfidie, de coups bas, déclarations et fausses lettres de son amant, dont le cœur ne balance plus qu’il ne faut, décide d’entrer au couvent. C’est une comédie en cinq actes des plus modernes de Corneille, qui fut présentée la toute première fois à la Comédie-Française. Une histoire qui s’attache à la question de l’amour et à ses différentes conceptions, mêlant raison et sentiments, prudence et affectivité. Ah ! Que l’amour est chose compliquée ! Alors peut-on aimer tout en restant libre ? Aujourd'hui, nous attendons de l'autre qu'il comble nos désirs et nos attentes tout en nous laissant libres de nous réaliser comme nous l'entendons. Peut-on rester soi-même en partageant avec l’autre ? Peut-on s'épanouir en étant la moitié d’orange de l’autre ?  Pourquoi avons-nous si peur que l’autre nous change ? Comment expliquer cette inquiétude propre à toute rencontre amoureuse ? Comment la distancer ? Aimer, est-ce rester soi ou accepter de devenir un autre ? L'amour nous représente dans notre faiblesse et notre mystère, il oblige à penser ensemble non seulement nos pulsions animales, nos rapports sociaux, le jeu des paroles d'amour et des désirs, mais aussi les contradictions entre liberté souveraine et complet asservissement, entre communication et menteries partagées, entre liaison positive et le dialogue de sourd. C'est le contraire d'un phénomène linéal, d'une force patiente, unique et simple, d'un instinct. A partir de l'amour on peut même comprendre la haine et le mensonge, tout ce qui fait que le mal est dans le bien. Rien de plus évident ici. La Place Royale parle aussi de cette glorieuse époque où les femmes finissaient soit mariées, soit au couvent ! Et l’on s’étonnera de suivre ce curieux personnage d’Alidor qui tente à tout prix de se débarrasser de l’amour fidèle de sa maîtresse, en « l’offrant » à son ami Cléandre.

Les sept comédiens, d’origine étrangère, mais qui maitrisent parfaitement la langue française, nous offrent un cocktail explosif de par leur interprétation !


Côté Diffusion et les Salles CGR Bayonne/Tarnos présentent « La Place Royale » de Corneille.   logo cgr

Tarif : 17 €

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 22 Mars 2013.


Repost 0
Published by alain-pierre-pereira - dans THEATRE
commenter cet article

L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

Rechercher

WALL SNICKER

Catégories