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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 20:35

Francesca Da Rimini

Un lyrisme exalté et sublime.

 

francesca.jpgL’histoire :

D’une grande beauté, Francesca, fille de Guido da Polenta, un noble de la maison des Polenta de Ravenne. Pour des raisons purement politiques, son père la marie à Giovanni Malatesta, homme de valeur, mais affligé d’un corps difforme, et qu’on appelait « le boiteux ». Le couple eut deux enfants. Mais l’un des frères de Giovanni, Paolo, entretient une liaison avec Francesca. Découvrant son infortune, Giovanni les tue. Toutefois, ce double crime n’affectera guère les relations entre les deux familles.

 

Avec son opéra, le compositeur Riccardo Zandonai fait figure par excellence de l’art nouveau musical en Italie. D’Annunzio offrit au compositeur son livret. Francesca Da Rimini est une tragédie brûlante, un amour tragique, un adultère entre Francesca et le frère de l’époux qu’on lui a imposé. Cet opéra possède une musique d’un lyrisme exalté et sublime, au raffinement sonore et d’une sensualité incomparables et est une œuvre majeure de ce début du XXème siècle, dont vous aurez l’occasion de découvrir ou redécouvrir en direct du Metropolitan Opera de New-York, samedi 16 mars à 17h et d’admirer cette belle œuvre confortablement installés dans votre fauteuil.

L’impérieux opéra de Zandonai, inspiré par un épisode de l’Enfer de Dante, qui sera projeté sur écran est du par la production pleine de promesses de Piero Faggioni, un opéra jamais repris dans ce lieu depuis 1986. La soprano dramatique Eva-Maria Westbroek et le ténor Marcello Giordani jouent les amoureux condamnés. A la baguette, Marco Armiliato. Comme on pourra le constater, le thème est mélo à souhait et l’on pouvait craindre les sanglots véristes, mais le compositeur avait heureusement une fort bonne culture pour s’y complaire. Zandonai aimait et connaissait ses maîtres. L’esprit de Verdi, Puccini, Wagner, Strauss et même Massenet semble planer sur cette œuvre hybride mais captivante, bigarrée, attirante. Et d’un souffle chaud. Francesca Da Rimini est une œuvre fascinante, emblème d’une certaine esthétique « fin de siècle », raffinée, hautement dramatique et poétique. Elle appartient à un courant auquel on peut rattacher une partie de la production lyrique italienne de l’époque.

 

Ciné-Opéra en direct du Metropolitan Opera de New-York – samedi 16 mars à 17h – Gare du Midi Biarritz   gareBiarritz-e751c

Tarifs : 19 et 14€

Réservations : 05 59 22 44 66 et Informations : 05 59 41 57 50

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 mars 2013.


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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 20:11

Pascale Daniel-Lacombe --- Viscéralement vouée à son art.

 

comme-du-sable.jpgQue dire de Pascale Daniel-Lacombe, si ce n’est qu’elle est une femme de théâtre viscéralement vouée à son art. Metteur en scène de talent, après avoir été comédienne, elle s’est vivement engagée dans la transmission des arts de la scène sur différents fronts. C’est une avant-gardiste puissante au registre large et un bon chef de troupe avec son théâtre du Rivage. Elle sait mêler l’intime à sa démarche de création totale et d’égalité sur le choix de ses comédiens. Et toujours à cœur de donner son expérience théâtrale et humaine. C’est encore une belle mise en scène qu’elle signe avec « Comme du sable » de l’auteur Sylvain Levey, au Théâtre de Bayonne les 19 et 20 mars à 20h30.

Entretien.

 

APP : Pascale, en tant que femme de théâtre, peut-on connaître ta formation ?

PDL : Je suis metteur en scène depuis la création de ma compagnie Théâtre du Rivage, que j’ai fait naître sur le littoral après un parcours de comédienne qui sévissait pendant une dizaine d’années dans différentes compagnies en France. Ma formation artistique est d’abord passée par la danse, tant en France qu’à l’étranger, puis j’ai cheminé vers le théâtre par des formations et des rencontres plurielles. Ce chemin ne s’est jamais arrêté…

APP : Tu as signé la mise en scène de « Comme du sable » de Sylvain Levey, qui est une création 2013 du Théâtre du Rivage. Je voudrais savoir comment tu es venue à la mise en scène et comment se passe le processus de la création pour toi ?

PDL : Venir à la mise en scène a été, pour moi, l’envie de créer une compagnie pour insuffler mon identité artistique propre, et de la lier à un parcours de vie sans cesse à réinventer et à partage tout au long des choix d’aventures. Le processus de création pour « Comme du sable » est assez singulier pour moi, car il part de l’énergie créative de huit comédiens que je souhaite assez libres sur le plateau. Et que je suis à la trace dans la traversée de fragments d’histoires ou de pensées entremêlées que nous a livrées Sylvain Levey.

APP : Qu’est-ce qui t’a touché dans l’écriture et quel est le message porteur de cette œuvre ?

PDL : J’ai rencontré Sylvain Levey en 2010 et la commande que je lui avais passée au départ sur les espaces de non-lieu a constamment été en mouvance. D’où le titre peut-être ! Aujourd’hui, la dominante reste un espace de circulation où se croisent des hommes et des femmes entre équilibre et déséquilibre. Je ne crois pas qu’il y ait de message autre que celui d’un groupe qui circule en pleine tentative dans les questions de l’auteur en prise avec notre société actuelle.

APP : Comment procèdes-tu pour t’approprier l’œuvre d’un auteur ?

PDL : C’est à chaque fois différent et un bouleversement. C’est la troisième fois que je travaille avec un auteur contemporain sur une commande d’écriture. Et c’est la première fois avec un auteur homme. L’intention est toujours de « servir » son texte, mais les allers retours entre écriture et plateau de théâtre sont toujours riches de nouvelles pistes pour la création.

APP : Les huit comédiens sur scène viennent-ils de ta compagnie ?

PDL : Non, ils ne sont pas directement attachés à ma compagnie de façon permanente. Chaque projet nous emmène vers des comédiens différents selon les aventures. Evidemment, nous avons créé des fidélités avec nombre d’entre eux sur toutes nos années de travail. Sur « Comme du sable », il y a certains de ces fidèles auxquels s’ajoutent de nouveaux, qui, de leur côté, se connaissent déjà entre eux avant que je ne les rencontre, la plupart étant issus de la même formation. Ils vivent à Paris, Lyon, La Rochelle et Roquefort. Des artistes charismatiques et talentueux, je tiens à le préciser.

 

Comme du sable – Théâtre de Bayonne – 19 et 20 mars à 20h30   2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 18 et 12€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 mars 2013.


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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 19:40

El Juncal

Flamboyant flamenco !

 

66325989a4.jpgUne petite fièvre que ce voyage avec El Juncal le 15 mars à 20h30 à la Luna Negra avec son flamenco affirmatif qui laisse aller ses émotions et qui dégage l’authenticité d’un « Moi » qui touche et qui séduit. El Juncal sait donner de l’énergie à cette danse qui réveille la mémoire du corps. Son expression dramatique, sa maîtrise du rythme et sa technique brouille avec culot les frontières du flamenco, classique et moderne. En fait, avec El Juncal, c’est une belle plongée dans le cœur d’un flamboyant flamenco !

Entretien.

 

APP : Merci Juncal de te prêter au jeu de l’interview. Voudrais-tu te présenter et parler du groupe « El Juncal Flamenco » ?

Juncal Soal Beorlegui : El Juncal, c’est avant tout un groupe d’amis, professionnel du flamenco. Il a été fondé il y a une dizaine d’années à Pampelune. Aujourd’hui le noyau dur est composé de Miguel Angel Diaz « El Penique » de Malaga, la voix du groupe, Rafael Borja, guitariste et moi-même à la danse. Régulièrement nous accueillons d’autres artistes locaux pour favoriser les échanges interculturels, mais aussi pour renouveler et enrichir nos spectacles. En ce qui me concerne, je dirais que je partage ma vie entre ma famille et notamment mes deux enfants et ma passion pour le flamenco. Je suis originaire de Navarre et je vis aujourd’hui dans le vieux quartier en plein cœur de Pampelune.

APP : Danser le flamenco était un choix personnel ou une influence familiale ?

JSB : Un choix personnel qui s’est fait sur le tard. A vrai dire, j’ai commencé la danse par le classique et le modern jazz. Puis vivant pendant huit ans à Grenade, j’ai été initiée à la danse espagnole et au flamenco, avec entre autres professeurs, une figure flamenca connue : la Mariquilla. Mais c’est à mon retour à Pampelune que j’ai pris conscience que le flamenco était ma passion. Aujourd’hui, je suis professeur de danse flamenca et je m’efforce de renouveler mon style en prenant part aux stages intensifs proposés par les meilleurs professeurs de l’école madrilène de flamenco, internationalement connue « Amor de Dios ». Je me rends de temps en temps en Andalousie pour me ressourcer et sentir l’âme du flamenco.

APP : Quelques mots sur l’ambiance flamenca que tu donneras le 15 mars à la Luna Negra…

JSB : Il faut savoir que le flamenco, avant d’être dansé, était chanté. Je crois que l’histoire racontée dans chaque chant suffit à créer l’univers du spectacle. En fait, notre représentation n’est autre qu’une invitation au voyage, celui qui se passe en Andalousie, au sein d’une tradition gitane passée ou présente. Nous interprétons une alegria ou un fandango del Alosno. Et puis un voyage dans le temps, passant de la siguirilla, le chant traditionnel interprété au siècle dernier par les mineurs, à la buleria, un chant festif qui parle de l’amour et des choses de la vie moderne. Nous accueillons également la danseuse Lidia de Lorenzo, originaire de la province de Viscaya. Elle s’est distinguée dans différents tablaos d’Espagne et a été formée à Grenade. Avec elle, je partage une vision artistique commune et nous avons l’habitude de danser très souvent ensemble.

APP : Pour en savoir plus, s’agit-il d’un flamenco traditionnel ou le fais-tu évoluer sous un nouveau style ?

JSB : Je dirais que notre flamenco offre une part de traditionnel dans la structure des morceaux que nous choisissons, ainsi que dans les paroles des chansons que Miguel interprète. En revanche, mon style de danse tout comme les accords joués par Rafa sont relativement personnels. C’est pour cela que je dirais que le flamenco que nous proposons est à la fois traditionnel et moderne.

APP : En 2013/2014 où pourra-t-on voir El Juncal ?

JSB : Le week-end, l’Ecole « El Juncal » se transforme en tablao flamenco digne des tablaos madrilène et andalou, où le public vibre au son du direct. Avec l’aide de Miguel Angel, nous alternons entre nos propres représentations et celles d’artistes invités, tel que le groupe Puro Flamenco de Saragosse ou encore avec Victor Bravo, directeur artistique du Musée du flamenco à Séville. Quelques représentations locales (Pampelune, San Sebastian) et peut-être aurons-nous l’opportunité de revenir à Bayonne ou dans le département des Pyrénées Atlantiques. Et puis je suis toujours attachée à mon école El Juncal qui compte une cinquantaine d’élèves. Lorsque j’ai crée celle-ci, j’ai tenu absolument à ce que les cours soient donnés avec chant et guitare en direct. Un vrai atout pour les élèves qui leur permet d’avoir une flexibilité au niveau de l’apprentissage des pas et du compas (rythme flamenco) ainsi qu’une meilleure compréhension de la structure des différentes danses. Je suis secondée par Vanessa Montero qui est sur les niveaux plus avancés, et moi, je m’occupe des niveaux d’initiation et débutant.

 

Compagnie El Juncal – 15 mars à 20h30 – Luna Negra Bayonne   logo luna

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 mars 2013.


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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:55

Tricia Evy et David Fackeure

Duo tout en nuances et éclats.

 

arton6514.jpgLa chanteuse Tricia Evy et le pianiste David Fackeure sont deux artistes complices et complémentaires. A eux deux, ils ont une belle palette de standards de jazz et de rythmes chaloupés de la biguine qui enthousiasment littéralement les spectateurs. Ce duo musical sera en concert les 13 et 14 mars à 20h aux Ecuries de Baroja. David Fackeure qui n’a jamais vécu aux Antilles et pas d’ascendance antillaise sait déployer avec une authenticité saisissante, le swing viscéral de la biguine. Arrangeur émérite, il tisse ses accords pianistiques dans la sobriété et une infinie délicatesse, laissant libre cours à l’inspiration de la chanteuse qui déploie tout son charme et son talent. David Fackeure est un pianiste inspiré, d’une intelligence musicale de tous les instants, qui en font un accompagnateur idéal. Une façon très originale de jouer qui revisite le vaste répertoire du jazz à la sensibilité biguine. Le soleil et la nuit ont toujours eu rendez-vous sur les touches de piano de David. Et sans pavane, l’énergie déployée, la sûreté des faces mélodiques, le balancement entre les deux mains font reconnaître le son musical inimitable de David Fackeure. Quant à la chanteuse guadeloupéenne Tricia Evy, une « grande » qui monte, s’inspire des plus éminents, Ella Fitzgerald, Billie Hollyday à Nat King Cole, dont la voix fait vibrer le son des notes bleues aux reflets des couleurs caraïbes. Ces deux artistes en vérité, nous envoient dans les oreilles, un jazz « mutant » bien de nos jours et qui nous invite dans des rêves planants et déroutants ! Un beau duo tout en nuances et éclats.

 

Tricia Evy David Fackeure – spectacle proposé par le Théâtre de Bayonne – Ecuries de Baroja Anglet – 13 et 14 mars à   2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]20h

Tarifs : de 12 à 16€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 mars 2013.


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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:43

Faites l’amour avec un belge

On s’aime comme on se frite !

 

spectacle-faites-l-amour-avec-un-belge-160212.jpgUne française au caractère bien trempé et son belge d’homme qui a la frite, ça donne quoi ? Ben un duo cornet de frites qui s’aime comme on se frite. « Faites l’amour avec un belge » revient sur la Côte basque du 14 au 16 ars au Colisée à Biarritz. C’est explosif en rires ! De bons moments de rigolade pour des situations et des jeux de mots qui sont très fins. Du pur bonheur, un humour comme on l’aime… tout en « belgitude » et en finesse, sans jamais sombrer dans la vulgarité ni la grossièreté. Mais aussi absurde et décalé. Ca surprend et du coup, on rit de bon cœur tout au long du spectacle. « Faites l’amour avec un belge » a un pitch assez facile, une suite de scénettes (de ménage) entre un mari belge et sa femme française, reposant sur les différences culturelles, quelquefois un peu cliché, entre les deux nations et entre les deux sexes, bien sûr. Et on écoute avec un sourire affiché sur les lèvres, leurs mots rouges qui ne sont jamais tristes, leurs mots du cœur attendrissants, même si parfois ils ont le verbe haut ! Donc à voir sans hésiter ce duo de comédiens excellents qui ne pue pas la frite, et histoire de se réchauffer en cette période froide, tout en imaginant déguster son cornet de frites.

 

Faites l’amour avec un belge – du 14 au 16 mars à 20h30 – Le Colisée Biarritz   visuelneutre_1306832935.jpg

Tarifs : 24€

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 mars 2013.


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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 17:05

Music Tour : y’a d’la joie !

 

Image1-copie-3L’Ensemble La Musicale des Gaves ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui, sans l’impulsion remarquable de son chef d’orchestre chevronné, Serge Dutournier, des ses soixante musiciens de tous âges confondus, et des chanteurs talentueux, Christophe Dupeyroux (Années Boum) et Nathalie Fugeray sans oublier les trois choristes. L’originalité de cet orchestre des instrumentistes amateurs d’un très haut niveau, mais aussi sa très grande flexibilité et la variété de son répertoire. Il le démontrera le 17 mars à 17h Gare du Midi à Biarritz.

Entretien croisé.

 

APP : Qui le chef d’orchestre de La Musique des Gaves ?

SD : Un pur landais, qui a appris la musique à Dax lorsque je portais encore des culottes courtes, et je dirige l’orchestre de jeunes depuis l’âge de 25 ans et c’est toujours avec une immense joie que j’exerce ce bel art. Il y a eu aussi des études de piano, d’accordéon et j’ai appris le tuba avec mon ami André Lassus, à qui je voue grande reconnaissance et admiration car il a une grande culture musicale. C’est avec un réel plaisir que je vais le voir diriger, soit à l’Harmonie Bayonnaise, soit à l’Harmonie de Biarritz. Pour moi, c’est un grand monsieur. Et je suis toujours heureux d’être le directeur de musique de Habas et l’orchestre de La Musicale des Gaves de Peyrehorade.

APP : Ce sera quoi le Music Tour qui occupera la scène de la Gare du Midi à Biarritz le 17 mars à 17h ?

SD : Le Music Tour est un Ensemble de 60 musiciens de tous âges, pour la plupart amateurs, mais très prometteurs, un orchestre de variété dans la lignée de ceux que l’on voyait à la télévision. L’osmose entre ces jeunes instrumentistes qui s’approprient tous les styles de musique pour les adopter à leur façon à un concert inédit. C’est également la rencontre d’un chef d’orchestre, mais également d’un chanteur, Christophe Dupeyroux, la pièce maîtresse bien connue de la revue « Années Boum », mais aussi la voix de Nathalie Fugeray, qui chanteront des airs impérissables des années 60 à nos jours que le public ne manquera pas de fredonner avec eux. Pour bien mettre en valeur ce concert, Laurent Peyres (Evènement Scène) a mis en place un matériel son et lumières des plus performants. Et surtout nous fêterons ce jour-là, les 20 ans du Kiosque à Musique.

APP : Alors que peut-on te souhaiter ?

SD : Comme Music Tour est une idée folle et ambitieuse, nous espérons un public nombreux dans cette belle salle de spectacle qu’est la Gare du Midi, et lui faire passer un moment merveilleux et unique en notre compagnie. Lui donner envie d’avoir envie et de leur dire : Music Tour, c’est du rythme, du fun et que la fête, c’est nous ! Et un bonheur n’arrive jamais seul, Natacha Saint-Pier a accepté que notre orchestre l’accompagne pour son prochain concert.

 

APP : Bonjour Christophe. Alors, c’est quoi pour toi cette belle aventure du Music Tour ?

CD : Tu pose la bonne question ! (rires). C’est la formidable rencontre avec l’association La Musicale des Gaves et du chanteur intermittent du spectacle que je suis. Nous avons voulu faire revivre et remettre au goût du jour, des chansons françaises et internationales qui nous tenaient à cœur. Suite à un gros travail sur le choix des chansons avec Serge Tournier et Christophe Péducasse, les arrangements par Emilie Dutournier et son frère Simon, nous avons pu commencer les répétitions avec les musiciens et les choristes. Après une année de rencontres, de travail, d’émotions et de bons moments partagés ensemble est né le Music Tour. Le public a été de suite au rendez-vous en 2009. J’ai cette petite prétention parce que j’en suis fier, nous avons joué à guichet fermé.

APP : Un parcours atypique quand on sait qu’avant la chanson tu as eu en poche un CAP de cuisinier et que tu as été chaudronnier en aéronautique. Alors pourquoi avoir voulu devenir chanteur –qui je dois le dire- a la voix remarquable ?

CD : Oh le beau compliment ! (rires). Chanteur, je l’ai toujours été mais sans le savoir vraiment ! Le destin m’a rattrapé. Mon travail et mon investissement personnel dans la troupe des Années Boum, depuis sa création, m’ont permis de faire de ma passion, un métier. Cette vie, parfois difficile, est passionnante et enrichissante. Elle me permet d’évoluer à la fois dans le duo « accordéon voix » avec mon complice accordéoniste, de chanter entouré de 50 musiciens dans le Music Tour ou encore avec la troupe des Années Boum, dans les soirées cabaret que nous organisons dans la salle des Bourdaines à Seignosse. Tant que ce sera possible, je chanterai, je suis fait vraiment pour ça ! (rires).

APP : Parle-moi de Nathalie Fougeray qui chantera à tes côtés. Chanteuse que tu as rencontrée dans le spectacle des Années Boum…

CD : Naty est une chanteuse de qualité qui a participé au spectacle des Années Boum. Dans Music Tour, on sera ému de l’entendre chanter le Prélude de Bach, ou des chansons de Maurane et de vous enflammer avec Think d’Aretha Franklin. Et je dois dire qu’elle crée facilement le contact avec le public. Elle est le coup de cœur pour Music Tour.

APP : Que peut-on te souhaiter ?

CD : Une rencontre généreuse avec le public pour un spectacle inoubliable !

 

L’Association Kiosque à Musique présente Music Tour – dimanche 17 mars à 17h – Gare du Midi à Biarritz   gareBiarritz-e751c

En partenariat avec l’Association Kiosque à Musique de Biarritz

Tarif unique : 15€ placement libre

Réservations : 05 59 22 44 66 et 05 59 43 96 41 (Association Kiosque à Musique)

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 mars 2013.

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 02:50


OLIVIER SIR JOHN INTERVIEW

© Alicia Snicker.


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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 21:10

Tango Pasiόn

Toute la flamme de la volupté.

 

Image2-copie-1.jpgLe rideau s’ouvre sur un « cafetin » de Buenos Aires des années 40… Une ambiance friponne et enfumée, où des couples de tangueros s’enlacent et se donnent des frissons à n’en plus finir, dans un tourbillon de séduction. Ces danseurs envahiront la scène du Jaï Alaï à Saint-Jean-de-Luz, vendredi 8 mars à 20h30 avec « Tango Pasiόn ». Un spectacle qui propose une manifestation de l’esprit moderne, expression sensuelle, miroir des sens. Le tango renferme une histoire des trottoirs de Buenos Aires, laissant sur son passage brûler toute la flamme de la volupté. Cheveux brillantinés, costumes élégants, robes fendues et volantes, le tout saupoudré d’une pointe d’humour et d’un zest d’audace : c’est l’ambiance friponne des clubs de tango argentins que l’on découvre. Les danseurs s’échangent les cavalières ou se battent pour garder la même, les filles se jalousent et se toisent. C’est avec agilité et fougue que les pas se déplacent sur la scène rivalisant de souplesse et d’allure, et l’on tombe très vite sous le charme. La musique est entraînante et l’ambiance est audacieuse. On sent presque l’odeur du tabac planant dans les lieux. Les couples s’enlacent, se cherchent, se fuient et se retrouvent. Jeu de jambes, lancés, déhanchements, corps qui vibrionnent, c’est difficile de fixer son regard ! Près d’un siècle que dure l’histoire d’amour entre le tango argentin et l’Europe. Après tout ce temps, le tango très souvent controversé, n’aurait-il pas pris quelques rides ? L’univers commun de cette danse demeure celui de l’image de la masculinité et de la féminité. « Magique » pour résumer en un mot le spectacle « Tango Pasiόn », c’est le seul terme qui vient en bouche. Du début jusqu’à la fin de la représentation, on est happé par l’atmosphère de ce vieux café de Buenos Aires où la passion sulfureuse envahit. Pour ceux qui n’ont pas vu ce show, ce sont des danseurs talentueux qui laissent sans voix accompagnés d’une chanteuse et de sept musiciens sans qui, c’est certain, le spectacle chorégraphié par Oswaldo Ciliento et Hector Zaraspe, n’aurait pas la même saveur. On sait tous plus ou moins que le tango est une danse pleine de sensualité, de sexualité, mais là, l’émotion est à son comble, du début jusqu’à la fin du spectacle, riche, original, coloré et moins convenu.

 

Le Théâtre de Bayonne présente « Tango Pasiόn » - vendredi 8 mars à 20h30 – Jaï Alaï de Saint-Jean-de-Luz

Tarifs : 32, 29 et 20€

Réservations : 05 59 59 07 27 et sur www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 mars 2013.

2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:47

20ème anniversaire de l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz.

 

Image1-copie-2.jpgL’Orchestre d’Harmonie de Biarritz, c’est avant tout une formidable atmosphère musicale, appliquée et ambitieuse qui lui vaut d’être de premier plan. Créé en 1993 par la Municipalité de Biarritz, grâce à la volonté de Jakes Abeberry, adjoint à la Culture à cette époque, l’association Kiosque à Musique/Itsas Soinua remplit sa mission avec qualité et fidélité. Il est actuellement présidé par Inaki Urtizberea. Pour les musiciens de l’orchestre, le travail avec le chef d’orchestre André Lassus est très enrichissant, ouvert et accessible. Le concert « surprise » inédit et gratuit, qui fête son 20ème anniversaire, s’installera sur la scène de la Gare du Midi de Biarritz le 6 mars à 20h. Et ses 40 musiciens présents de toutes tranches d’âge, issus pour la plupart de l’école de musique, l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz donnera un répertoire musical impressionnant qui s’étend des pièces classiques aux compositions contemporaines, en passant par la musique de variété et le jazz. Il offre ainsi toute la latitude aux instrumentistes pour exprimer leur talent, comme pour les concerts de la Sainte Cécile et de la Saint-Martin, qui permettront au public d’apprécier le travail accompli tout au long de l’année en plus d’interventions musicales à la demande. Aujourd’hui, l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz, fort de sa réputation locale et d’un public fidèle, sa vitalité, son dynamisme et son originalité lui confèrent également une place importante dans la ville. Son concept particulier du « Son Orchestre », où divers instruments font jeu égal avec les cuivres, ainsi que le répertoire abordé. Son originalité se définit par le fait qu’il est traité comme le véritable orchestre augmenté de musiciens amateurs et d’anciens élèves, le tout encadré par des artistes professionnels. Sa sonorité a su évoluer en explorant les répertoires d’harmonies américaines et européennes modernes, et en se créant une culture jazz et un langage « swing ». En fait, on ne peut parler de l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz sans évoquer la vitalité et le dynamisme actuels de celui-ci. André Lassus, un chef d’orchestre qui dompte la musique, qui joue avec les accords, sans fausses notes, ni l’ombre d’un doute. Un maestro généreux et singulier qui est connu pour son amour de la musique. Le petit plus de ce concert : participez à la programmation grâce au numéro de votre billet (à conserver précieusement durant tout le spectacle). Si vous êtes tirés au sort, vous aurez le privilège de choisir l’un des titres proposés sur une liste qui vous sera remise à l’entrée, et qui sera immédiatement interprété par l’Orchestre. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, le CD du 20ème anniversaire vous sera offert.

 

Concert « Surprise » inédit pour le 20ème anniversaire de l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz – Direction André Lassus – 6 mars à 20h

Entrée gratuite : libre participation

Placement libre

Billets à retirer auprès du Biarritz Tourisme : 05 59 22 44 66 et au guichet de la Gare du Midi avant le concert

Informations : 06 80 00 79 92

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 mars 2013.

gareBiarritz-e751c

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 20:25

Andromaque

Etonnamment barock pour une tragédie classique !

 

Image2.jpgIls en rêvaient, Pierre Lericq, le chef de file et les comédiens de la Cie Les Epis Noirs, (qui jouent aussi bien qu’ils chantent) l’ont fait ! C’est une farce homérique pour une tragédie classique, interprétée en comédie musicale, étonnamment barock. C’est une déraison exquise et d’une énergie déchaînée. L’unique représentation sera donnée au Chapiteau-Spectacle de Baroja à Anglet, le 9 mars à 20h30. Une succulente vision qui modernise le mythe et la pièce de Racine. L’auteur Pierre Lericq emploie une fois de plus, sa plume avec une maestria flagrante, passant par tous les registres du verbe, pour dé…Raciner cette Andromaque !

Entretien avec l’auteur et interprète.

 

APP : Qui est Pierre Lericq ?

PL : J’ai suivi la formation d’élève comédien au Cours Simon à Paris dans la classe de Claude Brécourt (actuel directeur du Théâtre de Fontainebleau et père du comédien David Brécourt, « Sous le soleil » d’AB Production et actuellement avec la pièce de Philippe Lelouche « Boire, fumer et conduire vite » avec l’auteur, Vanessa Demouy et Christian Vadim), puis mes débuts au Théâtre du Lucernaire, engagé par sa directrice Luce Barthomé, une école de la rigueur et rencontre fondamentale dans mon parcours de créateur. En 1987, je fonde ma Cie Les Epis Noirs. Et je continue à me former en parallèle au théâtre avec Victor Haïm (le père de la talentueuse Mathilda May), et à la chanson avec Marianne James. J’y ai trouvé mon style, où j’ai développé un univers où s’entremêlent théâtre, chanson et danse. Je suis également auteur, compositeur et metteur en scène. Un touche à tout dans l’art. (rires).

APP : En quelques mots parle-moi de ton spectacle « Andromaque-Fantaisie barock » que tu joueras le 1er mars au Chapiteau-Spectacle de Baroja à Anglet…

PL : C’est une fantaisie tragique électrisée où les sentiments de haine et d’amour vont et viennent comme des vagues dans une tempête.

APP : Pas trop téméraire et casse-cou de dé-Raciner Andromaque, car ton texte mêle le burlesque et la tragédie, où s’entrelacent des chants du Chœur ?

PL : Ce qui aurait été casse-cou, c’était de monter la tragédie de Racine… Non, cela ne l’est pas, car j’aime profondément le dramaturge et poète qu’il est. Donc, je ne pouvais pas aller dans le pastiche tout en m’amusant avec la démesure des sentiments et des enjeux.

APP : Quels sont les trois comédiens qui seront à tes côtés ?

PL : Il y a Muriel Gaudin et Fabrice Lebert qui viennent de l’ENSATT, et Anaïs Ancel qui vient d’un cours privé parisien. Les deux demoiselles travaillent depuis quatre ans avec moi, quant à Fabrice, il est arrivé pour ce spectacle.

APP : Toujours très important pour toi le chant et la musique ? Quelle couleur musicale accompagne ta fantaisie barock ?

PL : La réponse est dans ta question. Pyrrhus veut changer le monde… Je me suis donc inspiré des couleurs beatniks et de toutes ces musiques, ces groupes de rock et ces chansons écoutées pendant le festival de Woodstock.

APP : Prépares-tu une nouvelle création pour 2014 ?

PL : Oui… Mais chut ! C’est un secret… et qui va faire beaucoup de bruit (rires).

 

Pierre Lericq et la Cie Les Epis Noirs présentent Andromaque, fantaisie barock – 9 mars à 20h30 – Chapiteau-Spectacle de Baroja à Anglet

Tarifs : de 10 à 13€

Réservations : 05 59 03 77 01 ou à l’entrée du Chapiteau-Spectacle une demie heure avant le début de la représentation.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 mars 2013.

chapiteau baroja

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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