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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 22:50

Yanik : le "huer", ça n'est pas pour demain.


FlyerRectoLACB.jpgCe grand blond au regard bleu perçant affiche son humour comme une façon de se tirer d’embarras sans se tirer d’affaire. Difficile à comprendre ou à saisir pour vous ? Cette phrase n’est pas de moi, mais de Louis Scutenaire (écrivain et poète surréaliste Belge). Pour mieux comprendre, venez donc voir l’intarissable humoriste Yanik « politiquement correct », dans son one man show « L’Avenir, c’est bientôt » les 15 et 16 février à 20h30 à la Luna Negra de Bayonne. Son spectacle est drôlissimo, nappé sauce « zozo ». Là, c’est moi qui le dit, on met le H d’humour et le A d’amuseur, et lorsqu’on rit, ça fait Hahahahaaa !

Entretien.
 
APP : Nous sommes en 2013, en tête à tête, décontractés… Donc on se tutoie ? Alors qui se cache derrière ce grand blond mais sans la chaussure noire ?
Y : Pas de souci. La bonne question du départ. Je ne peux pas dire que je sois bankable, parce que je compte sur le public pour me soutenir dans ma croisade du rire. Après le bac scientifique, je me suis égaré en fac de Maths. J’ai longtemps cherché ma voie et fait de petits boulots, éboueur (eh oui !), déménageur, préparateur de commandes, ou me retrouver plongeur dans un village vacances : je lavais des piles d’assiettes  et  ne chassais  le bigorneau .A mon arrivée à Paris, j’ai fait la rencontre avec le Théâtre de Trévise et la troupe du Fieald (Festival International d’Expression Artistique Libre et Désordonnée). J’ai écrit un premier spectacle « Et vous, la première fois ? », et d’autres ont suivi. J’ai également écrit pour Un Gars, Une fille, Samantha Oups, Michel Müller, Bande Dehouf. Puis récemment pour Scènes de Ménage, Nos chers voisins et Vestiaire. Et cela fait une dizaine d’années que je vis ma passion.

APP : Tu viens présenter les 15 et 16 février à la Luna Negra ton spectacle « L’Avenir, c’est bientôt », alors dis-moi tout ce que tu as envie de dire sur ton spectacle, car c’est maintenant ou jamais… Ecris-tu tes sketchs ?

Y : Dire tant de choses et en même temps demander aux spectateurs de découvrir mon univers. Je passe en revue des sujets d’actualité, et il n’y a pas à proprement parler de trame narrative, mais le spectateur me suit dans les méandres de mes digressions et je m’efforce de n’épargner personne. Même si je revendique un humour populaire et modérément engagé, il m’arrive parfois d’avoir des choses à dire et de proposer plusieurs niveaux de lecture. J’écris, mais quelquefois je sollicite des amis dans la profession. Ce spectacle est plutôt un patchwork d’idées, et j’assemble plusieurs sketchs en essayant de rendre le tout plus digeste et le plus rigolo possible.

APP : On dit que les humoristes sont moins drôles dans la vie que sur la scène… Confirmes-tu ?

Y : C’est une comparaison difficile entre vie et scène. L’humoriste que je suis ne se prend pas au sérieux, mais l’homme que je suis prend les choses au sérieux. Mais quand on est sérieux, les gens ont l’impression qu’on est chiant. Non, on est simplement comme tout le monde. Mais je tiens à préciser que dans la vie je suis drôle.

APP : Toi le beau gosse, si tu devais changer quelque chose dans ton apparence physique, ce serait… ?

Y : Mes cheveux ! (rires).Ce n’est pas que je veuille spécialement en changer, mais simplement… j’en veux, c’est tout ! (rires).

APP : Dis-moi franchement, es-tu satisfait de mes questions ?

Y : Ben oui, et mes réponses tu en penses quoi ? Est-ce que sauter du 13ème étage, ça porte malheur ? Combien faut-il manger de « Mon Chéri » pour prendre une cuite ? Pour être franc, elles m’ont reposé. On remet ça quand ? (rires).

 

Yanik dans « L’Avenir, c’est bientôt » - les 15 et 16 février à 20h30 – Luna Negra Bayonne  logo luna

Tarifs : 15, 12 et 8 €

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 février 2013.


Précédent spectacle : Les premières fois.

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 03:05

 


YANIK INTERVIEW  

 

Dans ce nouvel opus, Yanik nous fait toucher du doigt (en tout bien tout honneur) ce que nous sommes devenus : des homo sapiens technicus. De la division des religions à l'addiction aux téléphones portables, en passant par les chanteurs à "voix" et le permis de faire l'amour à points, il y a une logique ! Yanik nous la décrypte afin de nous offrir avec finesse les portraits de nos défauts. Car qui sommes-nous vraiment ? Comédien habile, il se joue de nous avec nous, nous emmène avec maestria dans de précises démesures sur le genre humain et dans ses légitimes colères. Au final, ce garde-fou nous empêchera (ou pas) de sombrer dans les abysses de la bêtise humaine.


2013-PHOTOS-2850.JPG Yanik.jpg

 

 

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:33

La Belle Vie ou la petite révolution d’Anouilh.

 

la-belle-vie.jpg« La Belle Vie » de Jean Anouilh est une irrésistible comédie inédite et révolutionnaire ! C’est un pur régal de découvrir la « Petite maison du peuple » dont la mise en scène de Jean-Philippe Daguerre est pertinente, fantaisiste et pleine de rebondissements. Un mélange de farce et d’ironie qui n’épargne ni les riches ni les pauvres ! Dans cette maisonnée, les révolutionnaires sont ni plus ni moins que les aristocrates. La pièce n’est pas idéologique, une fable pas vraiment morale et l’on n’est dans la férocité au premier degré.  J’ai rencontré l’enfant du pays, mais surtout, celui qui mène bien sa jeune troupe qui sert fort bien le théâtre !

Entretien.

 

APP : Bonjour Jean-Philippe. Tout d’abord une petite présentation de toi à nos lecteurs…

JPD : Je suis originaire de Saint-Jean-Pied-de-Port. Je passe directement à mes études en art dramatique au Conservatoire de Bordeaux. Puis Paris pour mener ma vie de comédien, auteur et chanteur sur la scène rock alternative dans les années 90. Depuis 15 ans, je me consacre à la mise en scène et j’assure depuis cinq ans la direction artistique de la Cie « Le Grenier de Babouchka », avec laquelle nous squattons différents théâtres des Grands Boulevards Parisiens. Actuellement nous sommes en résidence au Théâtre Michel à Paris.

APP : Tu présenteras la pièce de Jean Anouilh « La Belle Vie » à Anglet les 14 et 16 février ainsi que le 15 février à Mauléon-Licharre. Une pièce peu connue, écrite en 1979 pour la télévision… Je voudrais savoir quelle vision tu en as…

JPD : Colombe, une des filles de Jean Anouilh m’a envoyé cette pièce, écrite également pour le comédien Jean Le Poulain, sans jamais avoir été adaptée. La modernité de cette comédie visionnaire et révolutionnaire m’a interpellée et je me suis empressé de constituer une équipe.

APP : Une pièce complexe à mettre en scène et à jouer ? Comment s’est passée ta collaboration avec les dix comédiens, car tu joues également ?

JPD : « La Belle Vie » fut l’occasion de nous associer dans cette fabuleuse aventure. Nous avons fêté la 100ème au Festival d’Avignon. L’équipe a réussi à rendre simple une œuvre au départ assez complexe.

APP : Que penses-tu de la comédienne Annie Chaplin (dernière fille du grand Charlot), que tu as également mise en scène pour ce spectacle ?

JPD : Annie, c’est l’hypersensibilité féminine et un talent comique naturel. Bon sang ne saurait mentir ! (rires). Avec son époux, elle a réussi à imposer son théâtre et ses spectacles en milieu rural. Deux directeurs de compagnie qui donnent un sens à l’engagement théâtral.

APP : Quel regard portes-tu aujourd’hui sur le théâtre d’Anouilh (47 pièces jouées tant en France qu’à l’étranger), sachant que tu as mis en scène cinq pièces de Molière ? Et quelques mots sur cet auteur dramatique qui aurait eu 103 ans en juin prochain ?

JPD : Parce qu’Anouilh est l’un de mes auteurs préférés du 20ème siècle. Molière et lui associent la vision tendre et cruelle du monde, avec un langage ciselé, sonore et rythmique,  d’une précision diabolique et indémodable. Malgré une petite intelligentsia jalouse et influente qui voulait détruire son image d’homme et d’auteur populaire, il est toujours resté lui-même : généreux, courageux, humble et d’une gentillesse extrême. Lui qu’on avait accusé de collaboration, alors qu’il avait caché l’épouse juive d’André Barsacq pendant la guerre.

 

La Belle Vie de Jean Anouilh – Cies Jacques Auxene, Annie Chaplin et Grenier de Babouchka

– Chapiteau-Spectacle de Baroja à Anglet – 14 et 16 février à 20h30 chapiteau-baroja.jpg

Tarifs : de 10 à 13€

Réservations : 05 59 58 73 00

_ Salle Maule Baitha à Mauléon-Licharre – 15 février à 19h (séance scolaire) et 21h

Tarifs : 12, 7, 6 et 5€

Réservations : 05 59 28 18 67

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 février 2013.


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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:24

Nabucco

L'opéra engagé de Verdi.

 

nabucco.jpgSoyez témoins de la lutte homérique, lyrique et héroïque de ce roi de Babylon Nabucco, victorieux des Hébreux. Ce roi qui fut terrassé pour avoir osé se proclamer l’égal de Dieu et emprisonné. On y évoque la dictature et la soif du pouvoir, le respect de la famille, la défaite, l’esclavage et l’exil des Juifs de la Babylone antique. Mais aussi un amour interdit et la trame complexe d’intrigues entre un roi et ses deux filles jalouses, qui font un opéra triomphant pour Giuseppe Verdi « Nabucco » ou Nabuchodonosor (le titre initial). Cette oeuvre sera présentée à la Gare du Midi à Biarritz, dimanche 17 février à 16h30 grâce à Michel Loupien d’Entractes-Organisations et la Nouvelle Production – Opéra 2001. Un opéra vivant en version originale, soustitres en français, avec 120 artistes, solistes, choristes et danseurs de la Cie Lyrique Opéra 2001 et l’Orchestre Symphonique de Pleven (Bulgarie), sous la direction de Luis Miguel Lainz. Avec ce drame chanté, en quatre actes, Verdi, jeune musicien au tempérament volcanique et quasi inconnu jusqu’alors, excellera tant sur le plan populaire, qu’au premier coup de maître et d’une belle démonstration d’un opéra romantique italien. Sur un thème biblique du poète, compositeur et librettiste Solera, Verdi fait vivre ses héros d’une plume « trempée », puissante et sagace. Il prête une voix pointue et en accès de rage pour la terrible Abigaille, la bravoure, l’outrance, l’abus, les inattendues manifestations altruistes et charitables pour Nabucco. A sa création, la partition était nouvelle, insolite, dans un style rapide et inhabituel, et qu’en entendant cette musique, les solistes et les choristes y mettaient du coeur à l’ouvrage et montraient un enthousiasme extraordinaire. Le compositeur offre ainsi ses plus ardentes impulsions vocales au peuple hébreu en quête de patrie et son célèbre choeur des esclaves où l’air de « Va pensiero » résonnent dans des accents plein d’espoir d’une Italie aspirant elle aussi à l’unité. Une oeuvre autant musicale que politique, mais également un témoignage humain. Une musique directe, forte et parfois brutale, où Verdi y met ses idées anarchistes. Un événement musical digne d’être vécu pour l’amateur d’art lyrique chevronné qui écoute la belle performance des chanteurs et musiciens. « Nabucco », c’est l’assurance d’un opéra sublime et d’un spectacle de haute-tenue ! Ah ! Comme on aimerait que l’art lyrique soit toujours ainsi !


Nabucco de Verdi, dimanche 17 février à 16h30 Gare du Midi à Biarritz. Tarif : de 35 à 55 €. Réservation : 05 59 22 44 66 et www. entractes-organisations.com 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 16:31

Le Temps des Mômes-Système Castafiore

Ou l’intelligence du rire

 

castafiore.jpgKarl Biscuit, metteur en scène et Marcia Barellos, danseuse, chorégraphe, font travailler cinq jeunes danseurs dans un exercice de création artistique, poussant leur imagination et métamorphosant la relation qu’ils ont à leur corps. Il ne s’agit pas de reproduire à l’identique l’œuvre originale, mais transmettre une démarche créative d’une grande richesse, qui se moque de l’âge et de l’habileté des interprètes. Karl et Marcia leur donnent pour mission d’aller en exploration sensorielle jusqu’au tréfonds de la mémoire de Renée. Ce n’est pas un exploit scientifique, mais de la magie. Ils interrogent la connaissance, le langage, la multiplicité des sens dans une œuvre de fiction profondément humaine. Et apparaissent des images de la mythologie universelle, des animaux et toutes sortes de créatures fantastiques. Autant de figures qui peuplent les rêves, l’esprit, le sens moral et la mémoire ! En maîtres du fantasme, ils convient la danse, la vidéo, le son, la lumière, pour donner vie au monde cotonneux et quasi lunaire. Association d’abstrait et du merveilleux poème chorégraphie, musical, autour de l’âme humaine, comme une allégorie de notre rapport au monde. Ils sont fous ces deux visionnaire pluridisciplinaires. Gourmandes des bruits du monde, ils composent un scénario sonore par adhérence, élaborent un recueil de textes en boucle et proposent un questionnaire du sexe animalier. Costumes colorés et jeux de langage se heurtent à la croisée de la danse, de la musique et des arts plastiques. Un bon cocktail pour nous faire apprécie Système Castafiore ou l’intelligence du rire !

 

Le Temps des Mômes – Système Castafiore – Direction artistique Thierry Malandain – 14 février à 20h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 12 et 8€

Réservations : 05 59 22 44 66

Informations : Biarritz-Culture : 05 59 22 20 21 gareBiarritz-e751c

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 février 2013.


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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 16:02

Absence

Un moment unique

 

Luis-Melo---Absence.jpg« Absence », c’est une pièce d’excellence, écrite et mise en scène par Artur Ribeiro et André Curti, le rôle solo est confié au célèbre comédien brésilien, Luis Melo, habité d’un immense talent et d’une vérité théâtrale. Sa performance est touchante de naturel. Dans un univers infernal, un homme étrange à l’allure inquiétante révèle toute la beauté et la fragilité de l’être humain. La mise en scène est intelligente et nous emmène complètement dans un univers atypique. C’est précisément l’enfer. Et pourtant, on y trouve une grande beauté et beaucoup de poésie. Certains moments prêtent à sourire, d’autres font venir les larmes. Ce spectacle fort, à la fois dérangeant et touchant, sera présenté au Théâtre de Bayonne les 14 et 15 février à 20h30.

Entretien avec Artur Ribeiro et André Curti.

 

APP : Merci de bien vouloir vous présenter à nos lecteurs…

AR : Depuis 15 ans, André Curti et moi-même nous créons des spectacles dont les imaginaires naviguent à la frontière du théâtre, de la danse, de l’acrobatie, de la marionnette et du théâtre d’objet. Les histoires racontées sont empreintes d’une grande poésie et d’une humanité à fleur d’âme. Aucun texte, aucune parole ne vient appuyer la narration, mais il s’agit bien d’une écriture théâtrale, avec ses tensions dramatiques faites de conflits, de suspensions, avec ses troubles et l’état d’attente et d’étonnement provoqué chez le spectateur.

APP : Comment est née l’idée de votre spectacle « Absence » ?

AR : D’abord, situons l’année : le 4 avril 2036. Ce jour est la date possible d’une collision entre la planète Terre et un astéroïde appelé Apophis, découvert en 2004. La lecture d’un article scientifique détaillant cet évènement a attiré notre attention. C’est ce jour précisément où se déroule l’action du spectacle « Absence ». La nouvelle de cette éventuelle catastrophe nous a amené à nous poser des questions et nous voulions porter à la scène. Elle est devenue le prétexte pour interroger la condition humaine, pour aborder le thème de la solitude et du chaos dans le monde.

APP : Comment se fait votre travail d’écriture ? Pourquoi avoir donné la part belle à la gestuelle ?

AR : Doté d’un double parcours de comédien et danseur, nous laissons nos imaginaires utiliser de multiples supports d’expressions : le corps des personnages, les objets (décors et costumes), les marionnettes, les éclairages, la musique présente tout au long des spectacles comme chef d’orchestre et échos des émotions. A chaque création d’un spectacle, l’envie est de pousser plus avant l’écriture scénique et cette limite entre le mot qui ne se dit pas et le vertige de ce que dit le corps. Le tout se veut comme une suspension dans une continuité de mouvements.

APP : 4 avril 2036, plongé dans une ambiance « fin du monde », un homme vit seul, enfermé dans une pièce au dernier étage d’une tour à New-York… Peut-on connaître la suite de la trame ? Qui est votre interprète Luis Melo ?

AR : La pièce parle de la solitude, la nécessité pour nous d’essayer de construire un autre monde, pour combler le vide. Le titre souligne toutes ces absences que vit le personnage : l’eau, l’humanité et le courage de cet homme. Au Brésil, Luis Melo est une célébrité, qui possède une riche carrière de comédien et d’acteur. Il a obtenu de nombreux prix. Il a travaillé durant de nombreuses années avec Antunes Filho. A Sao-Paulo, il est pendant dix ans le premier acteur du groupe Macunaïma. Il a à son actif de nombreux films, pièces et séries de télévision. Luis connaissait notre travail et nos spectacles depuis nos débuts, et notre rencontre s’est faite en 2012 grâce à notre producteur au Brésil, Sergio Saboya. C’est aussi un défi pour Luis Melo, qui a fondé sa carrière sur le verbe. Un grand comédien qui fait son entrée dans un univers inconnu jusqu’alors pour lui. C’est l’un des grands plaisir de cette rencontre.

APP : Quelle sera votre actualité en 2013 ?

AR : Un spectacle inspiré très librement de la pièce de Samuel Beckett « En attendant Godot » Tournée en France et en Italie avec une re-création et nouvelle distribution, de janvier à mai. « Absence » janvier/février Tournée en France et au Brésil en mars. « Frères de sang » (création en mars 2013) Tournée en mars/avril et au Brésil en 2013/2014.

 

Absence – Cie Dos à deux – 14 et 15 février à 20h30 – Théâtre de Bayonne

Tarifs : 16, 14 et 12€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 février 2013.

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 23:54

François-Régis Bastide

         L’homme qui avait le goût   Francois-Regis-Bastide.jpg

          du savoir partagé !

 

 

Je l’avoue, lire un roman de cinq cents pages où l’auteur raconte, dans un style « balzacien », ses souvenirs d’enfance d’un passé qui m’est si éloigné, ne me fut pas tâche aisée. Ne pas réussir à entrer rapidement au cœur de cette histoire amphigourique me contrariait d’autant plus que je n’arrivais pas à prendre le pas sur l’intérêt de ce livre où j’ai supporté quelques images fondues. Il m’a fallu une considérable persévérance à dévorer les petits caractères de cette collection « Livre de Poche ». J’étais sacrifié à l’autel de mon travail journalistique ! (rassurez-vous, je ne tire pas à boulets rouges !). Mais un agacement tout de même, parce que je me désolais de ne pouvoir m’infiltrer plus rapidement au plus fort du sujet. A chaque page tournée, c’était toujours un « rester sur place » ! Je me suis risqué à aller plus avant dans cette relation littéraire avec l’auteur en m’immergeant avec plus d’attention. Entre la poire et le fromage, la cause était entendue et je fus piégé ! François-Régis Bastide a réussi à me convier à son pèlerinage du « temps passé », parfois drôle, doté d’une bouffée d’amour filial chaude et douce à la fois et ces destins d’amour qui font penser à Tristan et Iseult, Titus et Bérénice ou Chimène et Rodrigue dans une parenthèse théâtrale. J’ai survolé sur la cime du rêve cette enfance passée à Biarritz, auprès d’un père médecin et musicien et d’une mère aimante et possessive, toujours inquiète, et douée pour le violon. Avec Habileté et humour, l’auteur déploie sa galerie de sentiments nés parfois d’actes manqués, entre ruses et prétextes forgés, de pulsions et d’un ailleurs. La vie rêvée, c’est la traduction d’une nostalgie, celle qui recueille les émotions, d’une virginité liée à l’enfance et ces petites trahisons que l’on peut commettre l’âge adulte venant. Ce n’est pas un livre impudique, mais un jeu mené avec l’astucieuse candeur d’un talent maitrisé ! D’un poète de dimension planétaire qui manie avec panache sa poésie caustique et généreuse ! Un être animé qui a sa propre histoire !

 

François-Régis (dont le vrai prénom est Edouard) Bastide a vu le jour le 1er juillet 1926 dans une chambre d’une première villa, à l’ombre du Jardin Public à Biarritz. Décédé prématurément à Paris le 17 avril 1996 des suites d’un cancer des poumons, il repose au cimetière de La Garde Freinet (Var). L’homme était écrivain, ambassadeur de France au Danemark, conseiller municipal de Biarritz, éditeur, producteur et animateur radio. Il grandit dans une famille aisée et aimante entre son père Edouard, médecin et remarquable organiste, et sa mère Suzanne, femme aimante et conquise, quoi qu’intimidée par son époux. François-Régis est l’aîné d’une fratrie (Jean-Claude, surnommé Caco, naîtra deux ans plus tard). Son éducation est faite par des précepteurs dans la très jolie villa rose aux volets bleus baptisée Villa Bastide. Dès son plus jeune âge, François-Régis fit des études musicales, principalement le piano où il excelle, et composa même une symphonie. Mais la guerre éclate et après avoir écrit « une messe pour le général Koenig », il s’engage à 18 ans dans les spahis de la 2ème division blindée du Général Leclerc avec laquelle il entre en Allemagne. Mais la musique et les lettres l’électrisent toujours. Son premier roman Lettres de Bavière est publié en 1947. En 1956, après avoir reçu le prix Fémina pour son roman Les Adieux, il entre comme conseiller littéraire aux Editions du Seuil où il crée la collection musicale « Solfège » et fait paraître Le dernier des Justes d’André Schwartz Bart, un des prix Goncourt les plus courus et vendus. En 1968, il fait partie du comité de lecture, puis est conférencier à la Comédie-Française et, en 1976, il devient membre du jury du Prix Médicis. Il publie également de nombreux auteurs dont Katherine Pancol et Anny Duperey. Il est l’auteur d’une vingtaine de romans, mais ses détracteurs lui font un lynchage médiatique, lui reprochant légèreté et vanité, d’être un « Cocteau moins chevronné » ou un « Giraudoux moins profond ». Mais qu’importe, l’écrivain est réhabilité par Jérôme Garcin : « Il est probablement plus réel que le lévrier du boulevard Saint-Germain ! ». Et même sa folie zodiacale prend une allure de conversation détournée, presque tranquille avec le ciel. Homme de radio, il dirige à la fin de la guerre des émissions musicales sur « Radio Sarrebruck ». Des désirs d’ailleurs l’amènent à voyager et il entreprend toute une série de conférences sur tous les continents. Dès la première publication de son livre en 1947, il anime, dans le cadre du Club d’essai, l’émission littéraire « Une idée pour une autre » dirigée par Jean Tardieu. Il crée et produit en 1955, avec son complice Michel Polac, la cultissime émission hebdomadaire sur France Inter « Le Masque et la Plume » qu’il anime seul de 1971 à 1981. C’est également un auteur de télévision avec « Le troisième concerto » et dramaturge avec « Siegfried 78 ».

 

/.../ suite de l'article page : Dossier spécial : François-Régis Bastide.


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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 22:13

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 23:14

A la folie et… passionnément !

 

Cirque AmarLe Cirque Amar, fondé en 1880 à Sétif (Kabylie) par Ahmed Ben Amar el Gaid, est considéré comme l’un des plus prestigieux de France !

 

En 2013, la famille Falck plante son chapiteau sur la Place des Allées Paulmy à Bayonne du 1er février au 6 février, avec son nouveau spectacle « A la folie ». A l’affiche vous pourrez découvrir les tigres du Bengale, 200912141558_w350.jpgle cubain Manzano et ses acrobaties ascensionnelles au mât vertical, l’étonnant numéro de la contorsionniste française Johana, de l’exotisme avec un éventail d’animaux pour faire rêver petits et grands, dromadaires et chameaux, et ça André Falck les aime passionnément. Ils sont près de 40… les Dalmatiens de Jim Pilch pour une comédie canine irrésistible, de la pure folie : 90 km/h à 4 dans une sphère impressionnante qui se sépare en deux où les Diorios font tournoyer leurs terribles engins, John et ses éléphants, les acrobates Jean et Michel Falck. Histoire sans parole, mais tout en musique, un vieux tacot qui devient fou conduit par Los Emilianos. La troupe de trapézistes de Rio de Janeiro qui tenteront le tripe saut périlleux et leur carnaval aérien pour des figures endiablées. Le clown Versace fera pleurer de rire avec ses facéties. De l’équilibre sur volumes géométriques avec Les Gaspards, une troupe qui a enchanté les chapiteaux du monde entier. Oui, c’est sûr, le Cirque Amar, c’est plein de bonnes surprises animées par Stéphane Gistau le Mr Loyal. Tout pour vous offrir le meilleur de la tradition du cirque. Les partisans des ambiances intimes passeront leur chemin, mais les curieux des grands spectacles seront éblouis, car le Cirque Amar, c’est « A la folie et… passionnément ! ».

 

Cirque Amar – Place des Allées Paulmy Bayonne –

·         1er février à 20h30

·         2 février à 15h, 18h – à l’issue de cette représentation, le Dr Pierre Fenouillet parlera de son livre Monsieur Loyal et à l’occasion de la présentation officielle du livre, une séance dédicace sera organisée le 3 février à 10h30 en présence de l’auteur et de Cyril Féraud animateur sur France 3

·         3 février à 14h30, 17h30

·         6 février à 14h30, 17h30

Tarifs : gradins de côté : 16€ enfants : 13€ - gradins de face : 27€ enfants : 22€ - loges : 32€ enfants : 27€

Location aux caisses du cirque à partir de 10h.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 février 2013.


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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 20:17

EVENEMENT TELEVISUEL


visuel-vierge.jpgEn pleine préparation de son deuxième album "On accélère", le comédien-musicien bayonnais Pascal Sangla sera dimanche 10 février l'invité de Michel Drucker dans son émission Vivement Dimanche, sur France 2.

Il y jouera en live sa chanson "il pleut", accompagné de Yannick Sabarots (batterie) et Mathias Lopez (contrebasse), deux autres bayonnais, ainsi que d'un quatuor à cordes et d'un accordéoniste.
Il sera ensuite sur le fameux canapé rouge, pour échanger avec Michel Drucker et son invité du jour, Lorànt Deutsch. Ce dernier, après un coup de foudre pour l'album de Pascal Sangla, est à l'initiative de cette invitation sur le plateau mythique du studio Gabriel.
Sur le canapé également, l'écrivain Delphine de Vigan ("Rien ne s'oppose à la nuit"), qui réalise en ce moment son premier long-métrage, dont Pascal Sangla compose la bande originale. 
L'album "une petite pause", dont est extraite la chanson "il pleut", est toujours disponible dans les bacs, en téléchargement, ou sur le site de l'artiste: www.pascalsangla.com
Et à vos postes ce dimanche, dès 14h15.
En suivant ce lien, un film sur les répétitions, à quelques jours de l'enregistrement de l'émission: https://vimeo.com/58812560

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

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