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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 21:48

 

François Berléan et François Vincentelli  François Berléand et Isabelle Marty (La Semaine du Pays b

 François Berléan

François Vincentelli

 François Berléan

Isabelle Marty

(La Semaine du Pays Basque)

 Florence Pernel Pascale Arbillot et Alain-Pierre Pereira (  François Vincentelli et Benat Sabaté

 Florence Pernel

Pascale Arbillot

Alain-Pierre Pereira

(La Semaine du Pays Basque)

 François Vincentelli

Beñat

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 20:53

Le Démon de Midi : la belle performance de Gwendoline.

 

gwendoline-meunier.jpg

Sacrée audace pour Gwendoline Meunier d’affronter seule sur scène, l’œuvre des auteurs de « Le Démon de Midi », Bernier (créatrice du rôle), Cestac et Osterrieth. Même si l’exercice est périlleux, la comédienne sait porter haut pour défendre cette pièce, avec beaucoup d’émotion aux répliques drôles et bouleversantes, face aux rancœurs, aux regrets, au bonheur oublié, envolé, aux passions perdues d’une femme délaissée par la faute de ce démon de midi ! Celle aussi qui regarde d’un air désillusionné la vie qu’elle menait avec cet homme qui, à présent, lorgne avec nostalgie vers sa jeunesse. Gwendoline excelle dans ce rôle et déploie une énergie constante, même terrassée par l’abandon. Véritable « peau d’âme » des jours heureux. Elle le prouvera une nouvelle fois - plus de 200 représentations – sur la scène du Colisée à Biarritz, le 9 février à 20h30.

Entretien avec une adorable chieuse, parfaite émotive, loin d’être une femme caustique, mais celle qui possède un atout important par rapport à la gentille fille : sa présence d’esprit !

 

APP : Quels mots de présentation, chère Gwendoline…

GM : J’ai la chance d’être d’une famille d’artistes, un oncle magicien entre autres. J’ai appris et fais connaissance de la scène dès mes quinze ans. Aujourd’hui à 32 ans, j’ai toujours la chance d’exercer un art qui me passionne. Un vrai bonheur. Par la suite, je me suis dirigée vers le théâtre tout en me formant et me spécialisant. J’ai une grande galerie de personnages. Etre seule en scène est une expérience formidable, car la relation avec le public est authentique et singulière.

APP : Connaissais-tu la BD de Florence Cestac « Le Démon de Midi » avant de jouer la pièce ?

GM : Non, je l’avoue, mais celle interprétée sur scène par Michèle Bernier, ça oui. Quand on m’a proposé le rôle, j’ai eu peur de ne pas être à la hauteur et de manquer de maturité, mais je savais que c’était un beau cadeau que l’on m’offrait. J’ai donc saisi cette opportunité.

APP : Pour toi, la femme délaissée ne te semble angoissant à interpréter ?

GM : Oh que oui ! On est tous et souvent confrontés à ce genre de situation. Je t’avoue, un peu angoissant au départ, mais ce texte traite les choses de la vie avec beaucoup d’humour, de cœur, ce qui permet en fait de prendre de la distance, de s’en amuser, et donc de dépasser ses peurs ou ses peines.

APP : Aujourd’hui le divorce est banalisé… beaucoup se séparent. C’est en quelque sorte le harem autorisé, celui des hommes qui zappent de femme en femme… Penses-tu que le fameux ‘démon de midi’ concerne également les femmes ?

GM : Absolument. Tout n’est pas blanc également pour nous les femmes, et les hommes ne sont pas forcément « les méchants ». Notre société change tellement, j’ai l’impression qu’on perd un peu de nos repères. Avant, on ne parlait pas de cette crise en milieu de vie. Et je trouve cela bien d’en parler. Ce qui m’agace par contre, c’est cette mode de « cougars », je n’aime pas ce terme. Qu’un homme soit avec une femme plus jeune ne me choque pas, mais l’inverse, ça dérange on dirait. C’est peut-être mon côté un peu féministe qui parle là. Pour ma part, je pense que chacun a le droit de faire ce qu’il veut du moment que ça le rend heureux. Mais moi, j’avoue être une grande romantique et même fleur bleue. Pour moi, la famille c’est important.

APP : Crois-tu qu’un homme est plus confronté par son besoin d’affirmation de sa séduction qu’une femme ? 1186671-1541461.jpg

GM : Disons qu’un homme est plus prédateur qu’une femme. Ah ! Ah ! Je ne sais pas en fait. Le besoin de séduire est aussi un besoin d’être aimé, nous y sommes tous confrontés.

APP : La question délirante : serais-tu une femme poulpe ? Une princesse lointaine ? Une chieuse ? Une castratrice ?

GM : Heu… Ben… Lors de notre conversation, tu as su quelle femme j’étais. Je ne peux plus te mentir… je suis une infernale chieuse ! (rires). [petite précision APP : une adorable chieuse].

 

Les Productions 1619 Events et Victoria Music - Le Démon de Midi avec Gwendoline Meunier - le 9 février à 20h30 – Colisée Biarritz

Tarifs : 21€ hors réservations (placement libre)

Réservations : 05 59 22 44 66 ou 06 09 76 24 30 et 1h avant le spectacle à la caisse du théâtre.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 février 2013.


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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 19:01

Album de Famille

Une satire alerte et pétillante.

 

ALBUM_FAMILLE.jpgLes héros de cette pièce Album de Famille ne s’entredéchirent pas. Une histoire de famille dans le style Famille je vous aime. Une famille qui s’aime, se déteste et qui nous raconte leurs histoires, leur histoire de famille où alternent chansons et dialogues croustillants, où l’humour n’est jamais loin. Une satire alerte et pétillante.

Entretien avec Isabelle Turschwell.

 

APP : Qui est Isabelle Turschwell ?

IT : Une comédienne, chanteuse et metteur en scène. A 18 ans, le bac A3 théâtre en poche, je joue ma première comédie sous-marine en chansons « Ferdinande des Abysses » sous la direction de Nicolas Lormeau (pensionnaire à la Comédie Française). En parallèle, je suis des cours de chant avec Françoise Rondeleux et Michèle Troise. En 2000, je rencontre le metteur en scène Omar Porras et intègre sa troupe « Le Teatro Malandro » pendant trois ans, où jeu, musique, chant, masque et corps sont étroitement liés. Et j’alterne mises en scène, interprétations et chant.

APP : Tu as mis en scène « Album de Famille » qui est à la fois du théâtre et des chansons françaises. Mais qu’elle est la véritable atmosphère de ce spectacle ?

IT : Nous avons voulu raconter une histoire de famille sur une vingtaine d’années, avec ses naissances, ses conflits, ses complicités, ses deuils, ses départs et ses retrouvailles. Le fait que cette famille s’exprime en chantant apporte une dimension émotionnelle supplémentaire, mais aussi un certain décalage qui déclenche le rire. On est touché par ce père, cette mère et ces deux enfants, car on se reconnaît, on s’identifie, c’est une famille universelle !

APP : Peut-on dire que le spectacle fait la part belle à l’improvisation ?

IT : Oui, au départ, il y avait à l’intérieur de la mise en scène des « rendez-vous d’improvisation » qui donnaient aux comédiens une liberté parfois vertigineuse. Puis, au fur et à mesure des représentations, les improvisations se sont affinées et « calées ». Ca reste des moments improvisés, car le texte n’est pas écrit, la trame, en revanche, est très précise.

APP : N’est-il pas trop risqué de parler d’un sujet délicat quand il s’agit d’aborder les petits secrets de famille ?

IT : Non, ce n’est pas risqué, car le mode de narration, du fait du chant, donne toujours de la distance aux choses. Et il n’y a pas dans cette famille tellement de secrets, c’est une famille plutôt saine et heureuse.

 

Album de Famille –

Gare du Midi Biarritz : le 7 février à 20h30   gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 8 à 30€

Réservations : 05 59 22 44 66 et Renseignements : Les Amis du Théâtre au 05 59 24 90 27

Luna Negra Bayonne : le 8 février à 20h30  logo luna

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 février 2013.


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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 18:53

Dernier coup de ciseaux… Vous n’irez plus chez le coiffeur comme avant !

 

ciseaux.jpgPour ceux qui aiment les polars et le jeu de société Cluedo, vous allez être gâtés, car « le dernier coup de ciseaux » présenté à la Gare du Midi le 4 février à 20h30 est une comédie policière interactive dans laquelle vous serez vous-même le détective et pourquoi ne pas, être le héros de la soirée. Un spectacle tellement dingue, qu’il ne faut pas passer à côté.

Bref, cette pièce possède un excellent casting, une histoire qui tient debout et un humour omniprésent. Attention, si vous êtes prêts à vivre cette énigme criminelle, vous n’irez plus chez le coiffeur comme avant !

Entretien avec l’adaptateur, comédien et metteur en scène Sébastien Azzopardi.

 

APP : Bonjour Sébastien. Et si tu te faisais connaître auprès de nos lecteurs ?

SA : Très très jeune, je rêvais de devenir comédien. Et j’ai tout mis en œuvre pour que ce rêve devienne réalité. Et puis surtout avoir réalisé de raconter des histoires. Avec mes yeux d’enfant, c’était le comédien qui racontait des histoires, puisque c’était lui qu’on voyait. Alors, au-delà d’être comédien, j’ai eu envie d’écrire et de mettre en scène, ce qui m’a permis de développer un univers plus intime, plus personnel. Mon premier spectacle s’est joué au Théâtre de la Huchette « Les classiques contre-attaquent ». Son thème : un voyage dans la littérature à travers La Fontaine, Voltaire et Rabelais. Puis, pour gagner encore plus de liberté, j’ai fondé ma compagnie avec laquelle j’ai monté « Le Barbier de Séville » de Beaumarchais. Ainsi la belle aventure du théâtre de troupe commençait. Puis il y a eu la formidable épopée du « Tour du monde en 80 jours » qui se joue depuis bientôt sept ans à Paris et qui a fait trois tournées. C’est un spectacle issu de mon admiration pour la commedia dell’arte, pour l’humour décalé et le voyage. Et pour partir directement à contre pied, je monte « L’épouvantail de Lady Windermere » qui a reçu cinq nominations aux Molière. Ce fut inespéré. Et puis est née « Dernier coup de ciseaux », la pièce idéale.Sebastien-Azzopardi.jpg

APP : Comment as-tu eu connaissance de la pièce américaine « Dernier coup de ciseaux » qui a battu tous les records en années : 73 ! Que ce soit à Washington, Boston, Chicago… que tu as adaptée avec ton fidèle comparse Sacha Danino, mais dont tu es également le metteur en scène et comédien ?

SA : Depuis de nombreuses années, la pièce circulait dans les théâtres parisiens et dans les tiroirs des metteurs en scène et personne n’osait la monter. Mon agent littéraire, Dominique Christophe m’envoie voir la pièce à Washington. J’ai découvert une pièce phénoménale ! Avec cette petite originalité : le spectateur a un rôle à jouer. Il fallait monter cette pièce à Paris. J’avais les interprètes tip top, ceux du Tour du Monde, qui après cinq années de collaboration avaient le droit de passer à autre chose. Et noblesse oblige, ils la jouent. Puis le succès a fait son chemin, à tel point qu’il y avait deux distributions. Dans la deuxième je me suis attribué le rôle du Capitaine de Police qui mène l’enquête.

APP : Donne-moi de bonnes raisons pour venir voir la pièce…

SA : C’est d’abord une pièce unique dans son genre. Il est impossible d’en voir une autre qui puisse lui ressembler de près ou de loin. Et surtout, elle n’est jamais la même d’un soir à l’autre. Ensuite le public a la possibilité de jouer les Hercule Poirot. Cette pièce est l’une des plus drôles que j’ai pu voir. Bref, je te le dis : elle est unique ! (rires). Ce n’est que du bonheur d’avoir adapté pour la France la pièce de Paul Pörtner, Marilyn Abrams et Bruce Jordan.

APP : Quels sont les comédiens qui t’entourent ?

SA : William Lebghil joue un lieutenant de police et qui est le célèbre Slim de la série Soda. Marie-France Santon joue la bourgeoise, Franck Desmedt joue l’ignoble producteur de télévision. Hélène Degy, la nouvelle venue dans ma troupe, joue la shampouineuse sexy. Enfin, Rodolphe Sand interprète avec une joie suprême, le coiffeur gay.

APP : Est-il aisé d’écrire une comédie et qui plus est, à quatre mains ?

SA : Rien n’ai aisé dans notre profession. Ni jouer, ni mettre en scène et surtout pas écrire. Et justement, c’est tellement difficile, que nous ne sommes pas trop de deux pour écrire. Mon complice et ami d’enfance Sacha Danino et moi avons créé un univers que nous ne savons pas recréer l’un sans l’autre. Nous avons fabriqué un style à nous deux. Alors est-ce plus dur ou plus aisé d’écrire, franchement, je ne sais pas. La phase de création de l’histoire est bien sûr commune ; on détermine un plan assez serré et puis on écrit à quatre mains. Ensuite, il y a un travail de lissage. Pour le plaisir, c’est évident, pas pour le gain de temps. Ecrire avec quelqu’un, c’est une belle histoire d’amour, tout au moins d’amitié, de partage, de complémentarité. Et je n’y vois que des avantages. Sinon, c’est une question d’organisation et de psychologie. Savoir tirer le maximum l’un de l’autre.

APP : Avant de nous séparer, peut-on connaître ton actualité pour 2013 ?

SA : Justement, je suis en train d’écrire une nouvelle pièce avec Sacha. Mais elle ne verra le jour, si tout se passe bien, qu’en septembre 2014. Entre temps, nous continuons à jouer « Le Tour du Monde en 80 Jours » au Splendid, et pour la première fois cet été à Avignon.

 

Dernier coup de ciseaux – 4 février à 20h30 – Gare du Midi Biarritz   gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 34 à 48€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 1er au 7 février 2013.


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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 14:50

Okabe est le nom d'une montagne située au Pays Basque, célèbre pour ses contes et légendes. Nous sommes donc du Pays Basque, à côté de Bayonne, pays où se mêlent mer et montagnes, déferlantes de touristes et calme rural, activisme politique et débauche estivale. C'est peut être de cette diversité que vient la musique d'Okabe. D'abord un mélange de plusieurs styles. Du rock, de la soul, du trip-hop... Okabe se forme en 2001 autour d'une bande d'amis et commence très vite les concerts. Des dates locales, puis certains festivals, tels que Euskal Herria Zuzenean (St Martin d'Arrossa) ou Musicalarue (Luxey). En 2006, Okabe enregistre son premier album "Home" qui synthétise toutes ces expériences, avant de reprendre le chemin des concerts.

Je vous invite à découvrir ce groupe local via leur myspace. Un mélange rock/soul/funk absolument génial ! L'album est en écoute en entier sur le player lastfm (dessous le player myspace). Mention spéciale au morceau Misunderstanding drunken. N'hésitez pas à commander le CD (12€) à l'adresse indiquée, vous soutiendrez un méga bon groupe qui le mérite amplement tout en chopant un album toujours agréable à écouter !


http://www.myspace.com/okabemusic


En attendant voici quelques extraits vidéo :

Alicia Snicker. Prods



OKABE - Concert Extraits par Alicia Snicker. Prods


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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:30

Rodinka… du folklore traditionnel revu et corrigé.

 

rodinka.jpg«Rodinka » (petite famille en tchèque) sont cinq femmes : deux sœurs Drahomira et Stania et leurs trois filles Dita, Mariana et Krystina. Leur répertoire s’aventure dans le folklore traditionnel slave, revu et corrigé à leur manière. Elles offriront les 31 janvier, 1er et 2 février à 20 h 30 à la Luna Negra de Bayonne, des mélodies emplies de nostalgie mais également festives. Une soirée de qualité, par la voix et le talent évident, formulés dans la simplicité, il est vraiment difficile de trouver les mots justes, car les qualificatifs eux-mêmes restent « sans voix ». Des chanteuses slaves à la voix puissante, qui possèdent des tonalités diverses et particulières. Elles sont près de chez vous, ne les ratez pas, elles valent vraiment le déplacement. Cinq solistes superbes qui font vibrer par leurs chants pourtant peu familiers à nos oreilles. Comme si la beauté de ceux-ci ouvrait l’âme aux mystères du monde et à ceux qui apprécient les sonorités tchèques, argentines ou tziganes, voire klezmers. L’intensité de l’interprétation où jeu d’archet de Mariana et Krystina, la voix magnifique de Stania, tout en se penchant dans  les nuances des accordéons de Drahomira et Dita, mêlées aux modulations des voix, nous fait plonger librement dans la redécouverte de nos propres émotions. Chants de la terre Morave rythmés par le bruissement des robes des filles, mélodies de l’errance portées par de grands nuages blancs, séquences des principaux événements de la vie effeuillés par les Rodinka !

 

Rodinka ou la Bohême – 30 janvier et 1er et 2 février à 20 h 30 – Luna Negra Bayonne   logo luna

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 janvier 2013.


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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 20:52

Jazz Brass…

De la couleur swing swing hourra !

 

jazzbrass.jpgL’orchestre «Jazz Brass» recourt parfois aux arrangements originaux ou à des versions retravaillées et personnelles. Des mélodies connues, des improvisations raffinées et un groove indéniable. Un cocktail qui vous ravira. Un esprit swing, une musique jazz des années 30/40, festive avec des musiciens en mouvement. Laissez-vous séduire par le Jazz Brass, trompettes, piano, batterie qui distrairont vos tympans, vendredi 8 février à 20 h 30 salle Paul Vaillant Couturier à Boucau, aux frontières du swing et du jazz. Cet orchestre, c’est un voyage itinérant, un univers musical aux couleurs swing, swing, hourra. Intense et aéré, son répertoire évolue avec authenticité au gré des rythmes des mélodies, liant ainsi, tradition et modernité. Jazz Brass, c’est avant tout un esprit de la scène partagée, une formidable envie de jouer, une sensibilité et une étonnante cohésion.

Entretien avec François Biensan.

 

APP : Bonjour François. Voudrais-tu te présenter à nos lecteurs et nous parler de ton orchestre Jazz Brass ?

FB : Début 1971, j’étais trompettiste avec François Guin et « Les Swingers », qui accompagnaient Marcel Zanini et son succès « tu veux ou tu veux pas ? ». Des rêves plein la tête, je quitte mon Bordeaux natal, après avoir joué plusieurs années durant dans le quartette Christian Morin, bien avant qu’il ne devienne animateur radio et télé que l’on connaît. De 1973 à 1980, c’est avec l’orchestre de Marc Laferrière, comme batteur. En 80, reprise de la trompette, délaissant la batterie. Je crée un Septet dédié à la musique de Duke Ellington, ayant participé à de nombreux festivals, tant en France qu’à l’étranger, est enregistré un album avec Sam Woodyard : « Jumping with Sam ». Ensuite pensionnaire pour de nombreuses formations avec une préférence pour les big bands : « Ornicar Big Band », « Gérard Badini Super Swing Machine », François Laudet Big Band », « Michel Pastre Big Band », « Laurent Mignard Duke Orchestra ». J’ai quitté le Duke Orchestra en décembre 2012 pour me consacrer à Jazz Brass avec mes trois trompettistes Patrick, Jérôme, Fabien, le pianiste Philippe, le bassiste Bruno et à la batterie Julie. Depuis fort longtemps je voulais monter un groupe avec mes talentueux comparses, et Jean-Jacques Denisot qui m’avait programmé au théâtre de Castres a eu l’idée de me faire revenir à la tête d’un ensemble de quatre trompettes. Depuis, cela a fait son chemin. Avec le trio Philippe Milanta, nous collaborons souvent pour notre plus grand plaisir. Choisir trois autres trompettistes n’était pas compliqué, car il y en a peu  qui s’expriment dans le langage du swing au bop, et qui ont la même conception des ensembles. Ayant eu vent du projet, Dominique burucoa, de la scène nationale Bayonne, s’est montré intéressé et m’a fait entièrement confiance, car il n’avait pas entendu une seule note de mon groupe qui n’existait que sur le papier quand il m’a engagé ! Le concert à Boucau sera une grande première pour Jazz Brass.

APP : Quel sera le programme musical à la salle Paul Vaillant Couturier à Boucau le 8 février prochain ? Et quels seront les incontournables lors de ce concert ?

FB : Il sera assez ouvert, avec bien sûr des clins d’œil à quelques trompettistes, mais pas seulement, parmi nos illustres aînés ! Il y aura des compositions de Buck Clayton, de Nelson Williams, de Joe Newman, de Charlie Shavers, de Duke Ellington, de Jimmy Hamilton, de Billy Strayhorn, de Benny Golson, de Coleman Hawkins, de Neal Hefti, de Denzil Best…

APP : 40 années de musique où tu es accompagné par les plus grands solistes américains de passage en France, comme Benny Carter, Jo Jones, Sam Woodyard, Dee Dee Bridgewater, Benny Golson. Juste un souvenir pour chacun deux.

FB : Benny Carter est devenu un ami. Après avoir enregistré à Bayonne l’album « Almost Cried », j’ai été programmé au festival (malheureusement disparu) « Jazz aux remparts », et je devais  rentrer à Paris dès le lendemain de mon concert. Le hasard a voulu que je croise Benny qui avait chanté la veille, qui prenait son petit déjeuner dans le même hôtel que moi. Après avoir conversé longuement, le soir même, nous jouions ensemble sur scène ! Jo Jones, de 34 ans mon aîné, m’a dit un jour « si j’avais ton âge, j’aimerais te ressembler ». Il portait toujours des chaussettes blanches, et cette originalité m’avait frappé, et j’en ai fait de même pendant des années ! Sam Woodyard est l’un des grands batteurs de l’histoire du jazz, mais aussi l’un des plus méjugés. D’une petite santé, il irradiait quand il était assis face à sa batterie. C’était le swing  incarné ! Je pense souvent à lui, et musicalement, il me manque. J’ai connu Dee Dee Bridgewater quand elle est arrivée à Paris. J’ai eu l’occasion de l’accompagner lorsqu’elle chantait à l’hôtel Méridien Étoile, et une complicité est née. Quelques années plus tard, j’écris pour elle et le big band de Gérard Badini, cinq ou six arrangements sur des interprétations d’Ellington qu’elle avait envie de chanter. Il se trouve qu’actuellement, je travaille souvent avec sa fille China Moses. Il y a six ans, le jour où Pierre-Yves Saurin m’a téléphoné pour m’annoncer que nous allions jouer avec Benny Golson, j’ai pensé « de plus le temps que je me dis que je devrais travailler les thèmes de Benny, il va falloir que je m’y mette sérieusement ! ». Benny a de belles mélodies, mais techniquement ça n’est pas évident, notamment les structures harmoniques qui demandent à être travaillées sérieusement avant de pouvoir songer à improviser dessus ! Benny est un artiste agréable, aimable, et jouer avec lui, est interpréter « Along Came Betty », « Whisper Note » ou « Stablemates » restera un partage incroyable et inoubliable ! La dernière fois que nous avons joué ensemble en octobre 2012, il m’a fait ce beau compliment : « Tu n’es plus le même trompettiste que quand nous nous sommes rencontrées il y a six ans, qu’il a progressé ! ».

APP : Des projets pour 2013 ? Et que peut-on te souhaiter ?

FB : Des concerts avec le Jazz Brass. J’ai un album en gestation depuis quelques années, un octet avec lequel nous avons enregistré des chansons de Georges Brassens, versions jazz instrumentales dont j’ai écrit les arrangements. Avec Sophie Alour, nous avons monté un quintette avec Bruno Rousselet, Hugo Lippi et Julie Saury. À l’initiative de Nicolas Montier et Jacques Schneck, et j’ai été pressenti pour former un quartet où Nicolas jouera de la guitare. Le contrebassiste ressort à Pierre Maingourd. Je crois que ça va m’occuper ! Que me souhaiter ? Une bonne année 2013 et une bonne santé ! (rires).

 

Jazz Brass – le 8 février à 20 h 30 – salle Paul Vaillant Couturier à Boucau 

Tarifs : 25,22 et 18 €

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 janvier 2013.

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 16:08

Pastora

Savant mélange d’avant-garde de tradition.

 

pastora galvanPastora Galvan aura l’occasion de montrer son talent sur la Scène Nationale du Théâtre de Bayonne le 28 janvier à 20 h 30 avec son ballet, qui porte le même prénom qu’elle « Pastora». Du flamenco d’un savant mélange d’avant-garde et de tradition. Cette superbe danseuse représente l’immortel flamenco au féminin sur scène où ses pas sont indomptables, innovants et sensuels. Tout en elle est puissant, ensorcelant et fougueux à la fois. La tonicité artistique de Pastora la place parmi les grandes danseuses de la scène flamenco actuelle. Elle absorbe tout l’espace et la vie de son propre univers. Sa robe est suffisamment discrète pour que le regard soit frappé par la frappe de ses pieds, par la gestuelle de ses mains et par les oscillations de son corps. Cette danseuse native de Séville et la fille de José Galvan, maître incontesté d’un grand nombre de danseurs de flamenco et d’Eugenia de los Reyes, est considérée comme la danseuse la plus douée. Elle surprend par l’authenticité et la maturité propre à ceux qui vivent le plus profond de cet art. Son expression dramatique, sa maestria du rythme et sa technique bouleversent avec assurance et audace les confins du flamenco traditionnel et actuel. Elle bat la mesure de ses talons sur le sol, prenant la liberté d’accompagner ou pas la musique. Elle impose avec intelligence un style à l’aisance et la fraîcheur attirantes. Quand la musique rencontre la danse, l’essence charnelle du flamenco prend soudain vie ! Une généreuse part entre fougue et sensualité fait de sa danse le grand instant d’une beauté propre aux nuits andalouses. Sensations soutenues déclarées ! Elle fait la passerelle entre tradition et modernité en restituant l’âme du flamenco. On apprécie l’authenticité du spectacle et l’atmosphère intimiste qui s’en dégage. Avec « Pastora », la ballerina Galvan symbolise l’image contemporaine d’un flamenco en une continuelle évolution sans pour autant enfreindre les codes qui le gouvernent. Attentive à toutes formes d’expression, elle cherche à travers le langage du flamenco, de tout nous dire, de tout nous dévoiler, en dépassant les formes et recueillant la poésie de sa gestuelle dans l’émoi. Pastora Galven est dotée d’une grande qualité artistique, d’une composition dramatique, d’un bon tour de main du « rythme» et d’une belle connaissance vocale. Sa virtuosité innée lui permet d’accomplir une danse même la plus complexe avec une prestesse naturelle. On peut dire que le flamenco et sa moelle épinière. Ceux qui l’ont vu danser lui concèdent un talent et un charisme qui illuminent la scène. Elle palpite au rythme de sa passion et son ballet est, à son image, à la fois intérieur et volontaire, subtil mélange de force et de grâce. C’est à jamais dans le flamenco que Pastora Galven se ressource, entraînant le spectateur dans les brisées de sa sensibilité.

 

Pastora Galvan - Scène Nationale Théâtre de Bayonne – le 28 janvier à 20 h 30   2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 25, 22 et 18 euros

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 janvier 2013.


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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 16:00

Beverly Jo Scott : une voix chaude, gorgée de feeling et d’émotion.

 

carr_2071.jpgBeverly Jo Scott… c’est une voix au grain. Une voix géniale, puissante et modulée. Celle unique où en ressort l’émotion redoutable, un patrimoine vocal absolument saisissant et surprenant. Une voie belle, ample et grave qui pourrait être celle d’une black, et surtout ce petit voile rauque qui la rend irrésistible. Elle embaume de ses sonorités contemporaines qui vêtent des compositions immuables aux racines rock, blues, folk et soul. Des mélodies superbes, parfumées d’une voluptueuse nostalgie dont on ne voudrait jamais se séparer. Beverly Jo Scott, une douceur puissante et sauvage. Véritable perle rare que cette rebelle moderne à la voix marquante. Cette charismatique artiste sera en concert le 1er février à 20 h 30 au chapiteau spectacle de Baroja à Anglet. Je me devais de rencontrer cette chanteuse qui a du cran, du chien et de la présence !

 

APP : Beverly tu es née en Alabama, sud profond des États-Unis, et tu vis aujourd’hui en Belgique, à Bruxelles que précisément. Mais qu’est-ce qui t’a poussé à quitter l’Amérique ?

BJS : Tout simplement envie de fuir ce sud profond et profondément réactionnaire ! Et puis je voulais découvrir l’ailleurs, et d’autres cultures.

APP : Lorsqu’on écoute tes albums, on retrouve cet attachement très fort à tes racines, cette musique qui vient de ce sud profond, mais on sent que tu as puisé des influences européennes. Et la chanson française, prend-elle une place importante dans ton patrimoine musical ?

APP : Musicalement peut-être pas tant que ça, mais pour la poésie, l’écriture et la communication avec mon public, c’est devenu ma seconde langue et une deuxième nature. Je parle en franglais sans même m’en rendre compte.

APP : Quels souvenirs gardes-tu de la choriste que tu étais à l’époque au côté d’Adamo, de Bernard Lavilliers, du groupe Niagara, mais la liste est trop longue pour énumérer les autres artistes… ?

BJS : Avec Bernard Lavilliers, je n’ai aucun souvenir. Par contre les moments que j’ai passés en studio avec Niagara reste le souvenir du bon temps jadis. Adamo m’a permis de découvrir l’importance de pouvoir prester dans plusieurs langues. En dehors de la choriste, c’est surtout mes collaborations, mes duos en studio et sur scène, avec des artistes de valeurs comme Paul Personne, Jacques Higelin, Louis Bertignac, dont je garde le plus intense souvenir.

APP : Tu as repris et arrangé des chansons de Nino Ferrer, notamment le fameux Sud français, Jacques Higelin, Léo ferré, Mouloudji... je voudrais savoir que sera l’univers musical du concert que tu donneras le 1er février sous le chapiteau spectacle de Baroja à Anglet. Un nouveau répertoire, mais toujours dans le rythm’n’blues, le gospel, la country, le rock et bien sûr la chanson française ?

BJS : Eh bien ce sera un tout nouveau spectacle que j’ai appelé Swamp Cabaret (le cabaret du marécage), intimiste. Nous serons deux sur scène avec un grand écran vidéo qui réservera quelques belles surprises. Ce sont surtout de nouvelles chansons avec pas mal d’anecdotes et d’histoires personnelles que je partage avec plaisir avec le public.

APP : Quelques mots sur ton dernier CD « collection » sorti en 2012…

BJS : C’est un double album de 34 chansons qui parcourent toute ma carrière depuis 20 années. Je suis très heureuse de pouvoir faire découvrir et redécouvrir tout cela aujourd’hui. Cet album a reçu un superbe accueil en Belgique, j’espère de tout cœur qu’il en sera de même en France.

APP : Sans vouloir trop revenir sur le passé ni remuer le couteau dans la plaie, as-tu gardé ce côté rebelle rockeuse ? Te considères-tu comme une survivante par rapport à ta vie d’avant, où tu as connu la rue, la drogue, la sexualité débridée… As-tu toujours cette avidité de parcourir les routes et de voyager avec pour seule compagne, ta guitare ?

BJS : Oh ! Rebelle rockeuse, cela fait un peu cliché, mais oui, je suis toujours rebelle à pas mal de choses sociales et politiques (aussi bien aux États-Unis). Je suis toujours une vagabonde (rires). Mais aujourd’hui, certainement moins autodestructrice qu’à mon adolescence où j’essayais de fuir un environnement pesant et nocif.

APP : Auteur et compositeur, tu écris également pour les autres… Quels sont les artistes pour lesquels tu le fais ?

BJS : Certes, j’adore écrire pour les autres ou du moins en collaboration. Les artistes qui ont rencontré le succès comme les deux groupes belges «The Black Box Révélations» et «Trigger Finger». J’ai également écrit des titres pour un dessin animé pour la Belgique. Ah ! C’était super fun !

APP : Voudrais-tu dire quelques mots sur ton modèle Janice Joplin, à laquelle tu avais rendu hommage lors d’un de tes concerts ?

BJS : Janice Joplin m’avait fortement influencée dans ma jeunesse. Sa voix rauque et chaude m’avait incité à poursuivre ce désir d’être chanteuse. Plus tard, quand j’en ai su plus sur sa vie en lisant ou regardant des reportages, j’ai volé construire un spectacle en hommage à cette femme prodigieuse et très douée, une femme si légendaire, mais si méconnue. « Planet Janis » a rencontré un énorme succès depuis ces huit dernières années. Et crois-moi, j’en suis vraiment fière !

APP : Avant de nous séparer, je voudrais savoir que sera ton actualité en 2013. Et que peut-on te souhaiter ?

BJS : des projets principaux qui tournent autour de «The Voice Belgique» où je suis coach. J’ai aussi une émission de radio qui a débuté l’année dernière. Puis, bien sûr, il y a la scène avec cabaret. Et puis j’espère enregistrer un CD avec les chansons de ce spectacle. Oh la la ! L’année 2013 risque d’être trop courte pour faire tout ça. Ha ha ha !

 

Beverly Jo Scott  - le 1 février à 20 h 30 – Chapiteau-Spectacle de Baroja à Anglet  baroja

Tarifs : de 12 à 16 €

Réservations : 05 59 58 73 00

 

Article paru dans la ‘Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 janvier 2013.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 23:37
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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