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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 21:12

Coups de théâtre et coups de pouce pour comédiens en herbe !

 

Les élèves comédiens de l’association Scaramuccia Théâtre offrent comme chaque année, (un premier rendez-vous pour certains d’entre eux avec le public et la scène) leur « coups de théâtre ». Ils seront à Urugne Salle Itsas Mendi, les 18 et 19 janvier à 21 heures et le 20 janvier à 18 h 30.

Du plus jeune à l’aîné, ils ont préparé des scènes du répertoire théâtral classique et contemporain. L’originalité de ses représentations réside dans le rythme soutenu, les enchaînements savants et les trouvailles de mise en scène pour embarquer le spectateur dans l’univers des auteurs qui marquent ou ont marqué le monde du théâtre. Une mise en bouche pour tous ces comédiens en herbe avant de passer au projet de spectacles plus conséquents qui seront donnés à Urugne à l’occasion de leur Festival en juillet prochain.

Je me suis entretenu avec le maître d’œuvre de cette manifestation, le directeur de l’association, comédien, auteur et metteur en scène Gianmarco Toto.

 

Gianmarco TotoAPP : Bonjour Jean-Marc. Quelques mots sur ta formation de comédien, metteur en scène et celui d’être le directeur du Scaramuccia Théâtre…

GT : Je suis un ancien d’élèves du Conservatoire national de région de Toulouse, formé, entre autres, par Maurice Sarrazin, élève de Louis Jouvet et fondateur du Grenier de Toulouse. Je suis diplômée d’État en enseignement théâtral et mon parcours m’a permis de m’intéresser à l’été ni très diversifiées comme l’analyse transactionnelle de communication ou la synergologie. Ce qui, depuis plusieurs années et encore aujourd’hui, me permet intervenir, aux côtés d’une professionnelle de la communication sur la gestion du stress en entreprise et l’épanouissement personnel. Je suis également auteur aussi et écris très régulièrement pour le théâtre de la jeunesse ou des commandes spécifiques.

APP : Pourquoi et comment as-tu décidé d’enseigner l’art dramatique ?

GT : Dès le conservatoire je me suis très vite passionné pour le partager l’échange avec les autres. Je crois que c’est ce qui m’a motivé à poursuivre dans cette voie. Après quelques essais, cet engouement pour l’enseignement a très vite pris le pas en devenant une sorte de seconde casquette de ma carrière artistique.

APP : Voudrais-tu nous dire ce que sont tes « coups de théâtre » que tu présenteras les 18,19 et 20 janvier à Urugne ? Et depuis combien d’années animes-tu tes ateliers ?

GT : Ces « coups de théâtre » comme je les surnomme, sont les résultats d’un exercice que je propose avec mon camarade Peyo Anido, également comédien, à tous les élèves de l’association Scaramuccia Théâtre. Nous les invitons à s’exercer sur de courtes saynètes du répertoire théâtral classique ou contemporain en peu de temps, et en explorant tous les aspects et les enjeux du travail de comédien. Jeannine des ateliers depuis 27 années et j’avoue que je n’ai pas vu défiler celles-ci et que plus le temps passe, et plus ma pédagogie se bonifie et se précise. Ce qui me paraît tout à fait naturel, car je pense que c’est dans la constance, la persévérance et la résolution que l’on forge un savoir-faire.

APP : Qu’est-ce qui te paraît le plus important à transmettre dans l’art dramatique ?

GT : C’est le don de soi, ce partage dont je t’ai parlé précédemment. Je répète souvent à mes élèves, qu’au théâtre nous ne jouons ni ne travaillons pour soi dans un individualisme. Nous devons offrir notre travail à nos partenaires au public. Nous devons et c’est  paradoxal pour l’artiste, faire abstraction de notre « ego », de notre personne pour révéler l’individualité qui est en nous. Cet « individu» doit observer écouter le monde qui l’entoure avec une acuité et une humilité toujours grandissante.

APP : Alors comment se passe ton travail avec tes élèves ? Exprime-t-ils leur désir de jouer certains personnages ?

GT : Il serait difficile et long de définir de façon précise comment se passe le travail avec les élèves, car il peut prendre de multiples aspects, selon les personnes ou les groupes. Avec tous, je tâche de rester ludique tout en précisant que l’acte théâtre est bien loin d’être anodin. Nous travaillons bien sûr, sur tous les aspects techniques de l’exercice d’acteurs (voix, corps, relation aux partenaires, improvisation, interprétation...). Ils expriment parfois le désir de jouer, en effet, certains personnages selon leur envie ou leur projection. Mais je veille à ce que ces personnages soient un peu des contre-emplois, c’est-à-dire, les figures des caractères qui ne vont pas forcément leur convenir ou le rendre la tâche trop simple. C’est dans la rencontre avec la difficulté que l’on progresse.

APP : Avant de nous séparer, peut-on connaître des projets pour 2013 ?

GT : Il y aura l’animation d’un stage d’expression corporelle sur le thème « lecture en mouvement » où le travail sera axé sur l’association corps et parole. Stage qui a été amorcé l’année dernière et qui a connu un succès non négligeable. Il se déroulera dans le courant du mois de mars à Espelette. D’ailleurs on peut faire la demande d’inscription dès maintenant. En avril, une lecture spectacle avec l’association « Libre plume » aux Ecuries de Baroja à Anglet, sur des extraits de l’oeuvre de Patrick Lesparre « Les hauts-conteurs ». Un concert spectacle avec l’Estudiantina de Ciboure en mai prochain, qui mariera musiques de films, lectures de scènes de cinéma par les élèves de l’association et montages vidéo à l’Abbaye des Récollets de Ciboure. Réalisation et tournage de clips vidéo avec le soutien de la ville de Saint-Jean-de-Luz sur le thème des comportements à risque chez les personnes âgées. Enfin le Festival « Passons aux actes», festival de spectacles de nos élèves début juillet.

 

Coups de théâtre – Association Scaramuccia Théâtre – 18 et 19 janvier à 21 heures et 20 janvier à 18 h 30 – Salle Itsas Mendi à Urrugne

Tarifs : Entrée libre participation du public

Informations : 05 59 51 24 17 ou scaramuccia@orange.fr  flavia-carre.jpg

 

Article paru dans ’la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 janvier 2013.


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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 18:54

Quadrille – François Berléand est un cocu de classe !

 

« Quadrille » de Sacha Guitry est une bulle de champagne d’excellence, mais aussi un chassé-croisé mondain, érotico-amoureux, d’une drôlerie irrésistible ou le comédien François Berléand mène la danse. La mise en scène de Bernard Murat restitue sans fausse note un monde gentiment démodé. Et il nous offre un casting de choix, qui distille avec une drôlerie évidente, les bons mots du maître du vaudeville. Rendez-vous donc à la Gare du Midi, le 29 janvier à 20 h 30 et découvrez l’entretien avec un « cocu de classe » !

 

quadrille-avec-francois-berleand-et-pascale-arbillot-les-7- "Dans ce rôle-là, Bernard Murat m'a libéré. Je crois même que c'est l'une des premières fois où je souris sur scène". François Berléand. Crédit photo : Emmanuelle Murat.


APP : Bonsoir François. Heureux et jubilatoire de reprendre en tournée le rôle créé par Sacha Guitry en 1937 dans « Quadrille » et de jouer ainsi le séducteur à 60 ans ?

FB : Absolument ! Car depuis le film de Chabrol « La fille coupée en deux », je n’ai jamais de proposition dans ce genre. C’est assez particulier de jouer un séducteur, mais ne l’oublions pas un cocu de classe ! (rires). Un amant jaloux et contrarié heureux jubilatoire, car je ne pensais pas que je pouvais interpréter du Guitry et que je n’avais pas la diction pour. Disons-le, le personnage Philippe de Moranes est très agréable à jouer. Cela me change des crapules, des malhonnêtes, des salopards que j’ai interprétés. Dans le fond je prends goût à jouer les séducteurs, enfin Berléand à 60 ans les joue ! (rires).

APP : Un chassé-croisé amoureux entre quatre partenaires. Quelques mots sur eux, sans oublier Bernard Murat le metteur en scène…

FB : Je commence tout d’abord par le deuxième homme de la pièce, les électeurs plus vrais que nature Vincent Vincentelli. Un comédien belge, d’origine corse, extraordinairement drôle et pétillant, qui a un charme ravageur, mais surtout il est beau à l’intérieur. C’est un réel plaisir que de partager les répliques avec lui sur scène. Ah ! Pascale Arbillot, c’est le véritable ressort comique de la pièce, une ravissante manipulatrice, plus une amoureuse qu’une intellectuelle. Son personnage délirant, très drôle, très poétique. Nous n’en connaissons bien pour avoir joué au cinéma, il y a un petit moment déjà dans « Le sourire des clones » et « Eddy ». C’est une actrice brillantissime que j’aime profondément. D’un humour absolument magnifique ! Florence Pernel que je connais bien pour avoir joué plusieurs fois avec elle, est belle et séduisante. À la fois classique mais avec une façon de jouer très moderne. Quant à Bernard Murat, une nouvelle fois il m’a fait confiance. Un metteur en scène avec lequel il faut aller à l’essentiel et le plus rapidement possible. Hélas, je suis quelqu’un d’assez lent, mais Bernard me connaît bien, il ne s’impatiente pas et heureusement, car je suis assez paranoïaque. Nous avons établi un modus vivendi, ainsi notre travail en commun n’a pas subi de désagrément.

APP : Voudriez-vous me donner deux ou trois raisons pour aller voir la pièce à la Gare du Midi le 29 janvier prochain ?

FB : Le texte et la langue de Guitry sont extraordinaires. Classique dans sa construction et ses bons mots à l’ancienne. Une pièce qui donne à réfléchir, donc elle vous rend intelligent (rires). « Quadrille » nous fait découvrir ce qu’est l’amour, les hommes, les femmes, l’enchantement et le désenchantement, la mauvaise foi, la bonne humeur. Au départ, c’est le mari, la femme et l’amant, mais moi je dis, le mari, la femme et les deux amants. Pour moi la pièce vous donne un neurone de plus !

APP : Selon vous, jouer une pièce joliment désuète du maître du vaudeville Guitry est-elle toujours d’actualité ?

FB : Oh ! Non, bien au contraire, Guitry reste unique en son genre toujours d’actualité avec ici ses personnages du cinéma et du monde de la presse. Son vaudeville est indémodable, Bernard Murat nous fait redécouvrir cet univers trépidant dans une mise en scène classique mais terriblement efficace qui retranscrit à merveille l’écriture de l’auteur. On est séduit par les répliques savoureuses et les bons mots dans un délicat dosage d’émotion et de comédie. On se laisse prendre au jeu des couples et des amants qui se font et se défont. Oui, « Quadrille » est à danser de joie sans modération ! (rires).

APP : Une belle carrière artistique que vous avez François, mais avec une reconnaissance tardive de vos pairs et du public ! Cela ne vous a-t-il pas laissé un certain goût d’amertume ?

FB : Non, au contraire, cela a été un moteur. Durant de nombreuses années j’ai pu faire du théâtre, vivre du théâtre, et dans des répertoires différents. Ce qui est bien quand la reconnaissance arrive, surtout celle de ses pairs, des professionnels du cinéma, de la télévision, c’est qu’on est conscient que tout cela ne tient qu’à un fil. Je ne sais pas ce qui aurait changé pour moi d’avoir été connu à 40 ans. Encore une fois, j’ai eu cette chance inouïe de ne pas trop connaître le chômage, car je n’ai jamais cessé de travailler, et quand je vois les rôles qu’on me propose aujourd’hui, comme celui du séducteur dans quadrille, je ne peux qu’être comblé. Je remercie le public de venir voir les comédiens qu’ils apprécient. Personnellement, je n’ai pas un public à moi. Certains ne me découvrent que depuis peu, alors que j’ai 40 ans de carrière derrière moi, et j’espère encore avoir 40 ans devant moi ! (rires).

APP : Avant de nous séparer cher François, je voudrais connaître les bonnes résolutions que vous avez prises au seuil de cette nouvelle année …

FB : Tout d’abord cher journaliste, j’ai arrêté de fumer voici quatre mois, et c’est un peu dur, mais je tiens le coup. Pas de bonnes résolutions, mais le grand désir de posséder une maison à Saint-Jean-de-Luz où je venais chez ma grand-mère en vacances. Oui, venir le plus souvent au Pays basque, une fort belle région. Pour la petite confidence, mes parents m’ont conçu à Socoa. J’ai aussi le souvenir attendrissant d’avoir fait des paquets de sables sur la plage de Saint-Jean avec mon amie Isabelle Huppert. C’est impérissable ! (rires).

 

APP : Je terminerai cet entretien avec François Berléand en citant Sacha Guitry : « à force de changer de femme, on finit par changer soi-même » et « au début d’une aventure, le cocu y est toujours pour quelque chose ».

 

Quadrille – le 29 janvier à 20 h 30 – Gare du Midi à Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 38 à 50 €

Réservations : 05 59 22 44 66 et www. entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 janvier 2013.


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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 21:23

Anachronic Jazz Band- Il renaît de ses cendres.

 

ana.jpgLes classiques jazz et les plus belles œuvres n’ont pas de secret pour Anachronic Jazz Band, groupe qui est composé d’artistes chevronnés, exercés, et reconnus pour leurs qualités de jazzmen, se produisant sur les scènes nationales et internationales, réunit par Philippe Baudoin et Marc Richard. Surprise ! Ils se satisfont à brouiller les pistes, ne jouant pas le répertoire traditionnel, mais des compositions de Thélonious Monk, Charlie Parker et Sonny Rollins. C’est à la volonté d’André Francis, responsable de la musique jazz à Radio France que le premier concert d’Anachronic Jazz Band a eu lieu dans les locaux où sévissait le responsable jazz, le 21 février 1976. Et ce fut l’éclatement d’une bombe dans les milieux du jazz. Il est presque aussi difficile de parler de jazz que d’en jouer, c’est vous dire. La musique de jazz est l’une des plus exigeantes qui existe. Avoir quelque chose à dire, surtout du côté du cœur et du ventre, le dire bien et l’énoncer clairement, sans oublier d’en avoir les moyens. A Bayonne, le jazz sera dans l’air, et selon que vous aimez écouter du jazz, les dix musiciens d’Anachronic Jazz Band vous invitent à partager leur musique vendredi 25 janvier à 20h30 au Théâtre de Bayonne. 30 ans après les dix messieurs pour quelques uns, les cheveux et la barbe blanchis, seront à la trompette, au trombone, à la clarinette et saxos alto, ténor et baryton, banjo, tuba, batterie et chant. En effet, jouer les chefs-d’œuvre du jazz dit « moderne » dans le style du jazz dit « vieux style » à la manière des formations des années 20 et 30 relevait de la gageure, une sorte de pied de nez à la très française « joute du jazz » ! Un succès pour le groupe qui défraya la chronique, multiplia les concerts, triompha dans les plus grands festivals. Il acquit une réputation tant auprès des musiciens que des néophytes. Après l’enregistrement de deux disques dont la réédition en CD « Gitanes » et deux autres chez JBM en 1992. L’orchestre se dissout. Lesdites rééditions des enregistrements réalisés à l’époque lui concèdent une actualité renouvelée, qui font de lui un orchestre désormais culte avec le gratin de musicos parisiens, souvent issus du CIM, tous pétris de talent. Après 30 ans, l’Anachronic Jazz Band renaît de ses cendres, (grâce au soutien d’André Villeger, qui garantit la continuité du jazz), et l’évident changement musical, se remet à pied d’œuvre, interprétant en une heureuse succession d’harmonies, l’ancien et le nouveau répertoire de l’orchestre. Un événement à ne pas bouder ni rater ! Il est fort à parier qu’il y aura du sang neuf pour cet Ensemble de jazz mythique qui revisite avec élégance, le sens de la mélodie, du swing et la musicalité de chaque instant particulier. Les morceaux sont délectables à entendre, et il se dégage de ses plages, un humour féroce, mais aussi une très belle musique, superbement arrangée et interprétée.

 

Anachronic Jazz Band - vendredi 25 janvier à 20h30 - Théâtre de Bayonne  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 25,22 et 18 €

Réservations : 05 59 59 07 27 et sur www.snbsa.fr


Article paru dans ‘la semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 janvier 2013.

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 00:13

Don Quichotte - Un anti-héros allégorique

 

21-don-quichotte-gro-byyb35Quel personnage romanesque ce Don Quichotte. Et même si certains d’entre vous non pas le roman de Cervantès, beaucoup connaissent la longue silhouette maigre, juchée sur le dos de son vieux cheval tout aussi squelettique que lui, et à ses côtés la silhouette pansue et placide de Sancho sur son âne. Des personnages sur une scène remplie d’objets hétéroclites nous font revivre une heure trente  ce Don Quichotte le 17 janvier à 20 h 30 au Théâtre de Bayonne. Ils nous plongent au cœur des visions de ce fou utopiste hidalgo et nous invitent à traverser le monde cocasse de Cervantès.

Entretien avec le metteur en scène Laurent Rogero.

 

APP : Bonjour Laurent. Une petite présentation de toi ?

LR : J’ai tout d’abord subi une formation de comédiens aux Conservatoires Nationaux de région à Bordeaux et celui de Paris dans la classe de Daniel Mesguisch, Jean-Louis Thiamine et Jean-Luc Terrage, avant de fonder le groupe Anamorphose à Bordeaux en 1994. Je rêvais d’avoir un théâtre populaire moderne. La compagnie sort du théâtre, tourne dans des communes rurales, se dote d’un théâtre itinérant. J’ai écrit plusieurs spectacles, j’ai travaillé sur le mythe, le conte, les marionnettes, le masque, l’objet, envisagés comme des outils donnés à l’acteur pour enrichir son lien avec le public. Egalement des compagnonnages ruraux et périurbains. Je revisite des grands textes de la littérature pour départager, par le théâtre, avec le plus grand nombre. Depuis ma responsabilité au sein d’Anamorphose j’ai décidé de laisser de côté le comédien que j’étais.

APP : Qu’est-ce qui t’a motivé à mettre en scène Don Quichotte de Miguel de Cervantès ?

LR : Parce que la pièce Don Quichotte me parlait assez intimement, de l’idéalisme et d’aller parfois contre la réalité. Pour moi, mettre en scène Don Quichotte, ce n’est pas de proposer une thèse personnelle qui enfermerait ce vieux fou dans une lecture définitive. C’est aussi essentiellement travailler à faire circuler par les acteurs la formidable vitalité d’une écriture qui n’a pas d’autres règles de la créativité. Je voulais faire revivre avec mes interprètes l’œuvre magistrale de Cervantès : quatre comédiens et une comédienne, des marionnettes et extraordinaires aventures aussi. Don Quichotte est resté un personnage vraiment d’actualité, paradoxalement un personnage populaire, mais qu’on connaît très peu.

APP : Dans sa mise en scène as-tu pris des libertés en ce qui concerne la scénographie ?

LR : Oui bien sûr, car pour faire du théâtre on est obligé d’en passer par là. Je travaille avec des objets contemporains, notamment avec un vide grenier sur scène et de jouer avec ceux-ci, de les monter, de les démonter, pour ensuite les assembler pour créer des formes imaginaires dont parle Don Quichotte, dont il s’imagine être un magicien, un géant.

APP : Comment s’organise une mise en scène de toi ? Comment fais-tu travailler la gestuelle à des comédiens ?

LR : Il n’y a pas de règle. Souvent au départ d’un spectacle il y a une certaine utilisation de l’objet. Je travaille avec des marionnettes et je crée une dynamique particulière entre l’acteur et l’objet. Qu’ils aient un certain rapport avec celui-ci, originale et ludique, assez technique, assez physique. Qu’ils se mélangent avec les marionnettes. J’ai fait travailler mes cinq acteurs en parallèle sur le texte et pour le montage, j’ai proposé des textes de Cervantès. Une fois celui-ci appris, il faut trouver le maximum de liberté totale, être à la source du texte, c’est-à-dire dans l’imaginaire, se mettre à la place de l’auteur, et non pas à le raconter et à illustrer.

APP : Après avoir mis en scène des pièces avec des personnages de forte personnalité comme Don Juan, le Cid, Mangeront-ils, de Victor Hugo, et bien d’autres, comment choisis-tu tes pièces ?

LR : Pas de personnage déterminant, mais un monstre. Ce qui m’intéresse dans une pièce, c’est justement ce monstre qui entraîne les autres personnages. Un monstre différent des gens. Celui qui sort de la norme et qui bouscule notre société. Forcément, un Don Quichotte avec sa folie, dérange l’ordre établi, le monde, il le réinterroge, et c’est ça qui est intéressant. Face à lui, peut-on se demander si ce monde est aussi censé, aussi généreux finalement que ce fou qui s’avance avec le projet de transformer le monde.

APP : En conclusion de cette interview, que voudrais-tu que nos lecteurs retiennent de toi ?

LR : Oh ! Pas grand-chose. Par contre, je souhaiterais qu’il retienne l’expérience qu’ils vont faire s’ils viennent au spectacle rencontrer un Don Quichotte éphémère, occasionnel. J’espère surtout qu’ils partageront pendant 1 h 30, le même rêve, la même émotion, mais aussi le rire. Oui c’est ça que je voudrais qu’ils retiennent l’expérience théâtrale « Don Quichonesque » que je leur propose.

 

Don Quichotte par le groupe Anamorphose – 17 et 18 janvier à 20 h 30 – Théâtre de Bayonne 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 25, 22 et 15€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 janvier 2013.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 23:32

Tout contre Léo

Ou le secret !

 

tout-contre-leo-1.jpgInaccoutumés sont les spectacles offerts au jeune public qui parlent de la maladie, celui d’aborder des thèmes jusque-là tabous : le sida.

La Compagnie du Dagor a osé le faire, en la personne de son fondateur, metteur en scène et comédien Thomas Gorner, seul en scène pour interpréter « Tout contre Léo » adapté du premier roman de Christophe Honoré, le 20 janvier à 16 heures sous le chapiteau-spectacle de Baroja.

« Tout contre Léo » est une pièce émotionnelle, fondamentale et importante, où le jeune narrateur de onze ans (Marcel), benjamin choyé d’une fratrie de quatre garçons, plein d’énergie nous raconte. Tout bascule quand l’enfant découvre par hasard et à l’insu de sa famille, que son frère Léo est atteint du sida et que sa fin est proche. Une histoire qui nous plonge en sympathie avec les mots sans détours et purs, sans jamais être puérils, avec les sentiments douloureux et troublés de l’enfant et ce, avec une grande pudeur. Les thèmes de l’impuissance, de la révolte, de la mort y sont abordés simplement, voire crûment, ce qui leur confère davantage de force. Une histoire intime qui donne l’étrange sensation de flottement. Les tranches de vie se succèdent, souvent touchées par la grâce, entre mélancolie et spleen, mais jamais dans le pathos, témoignant d’une grande sensibilité qui oppose de regards  passionnants : celui d’un jeune homme qui va bientôt mourir et celui d’un môme qui observe plus ou moins en secret. « Tout contre Léo » aborde de beaucoup de spontanéité et de liberté, le sujet délicat du sida. Thomas Gorner dans le rôle de Marcel est étonnant de vérité. Son ton est précis, magnifiquement drôle, avec une démoniaque joyeuseté, sans jamais perdre un copeau de ce ton mordant et particulier du texte de Christophe Honoré. Une chasse aux souvenirs bien vivante où l’amour familial, filial, fraternel est à hauteur de petit garçon !

 

Tout contre Léo – chapiteau-spectacle de Baroja Anglet – dimanche 20 janvier à 16 heures   baroja

Tarifs : de 5 à 6,50 €

Réservations : 05 59 58 73 00

A partir de huit ans.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 janvier 2013.


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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 21:58

J’achète !

Humour et rire en action face à la crise.

 

J-Achete_portrait_w193.jpgSimon Leblond et Florence Bardon nous présentent « J’achète ! », une pièce écrite avec les idées développées de l’un et les quelques modifications de l’autre qui parle de la décadence de notre société qui est mise à rude épreuve. Avec leur talent, leur humour engagé et lucide, le duo tire à boulets rouges joyeusement sur notre société de consommation. Une radioscopie du pouvoir d’achat, de la crise financière, du sexe, de la télé, de l’intégration, de l’immigration ! Ainsi notre monde actuel est observé sur un ton mordant et piquant, à travers des sketches et divers personnages. Un spectacle « douche écossaise » et férocement drôle. Du rire assuré ! « Rions un peu en attendant la ruine » aurait pu dire Pierre Desproges. Alors plus ça va mal, plus on a besoin des humoristes.

Entretien.

 

APP : Qui sont Florence et Simon ?

SL : J’écriai et je joue depuis 10 ans avec Florence. J’achète ! est notre troisième spectacle, et nous sommes également les auteurs d’une comédie musicale qui se jouera à Paris en 2013.

FB : Simon et moi, nous sommes un produit hautement satirique, relevé à la sauce piquante du socialisme néolibéral. Un pur produit commercial de notre société de consommation issu de la rencontre entre le sud-est et Marseille pour Simon et la région des Combrayes pour moi. Nous nous sommes installés à Paris dans le quartier bobo du canal Saint-Martin, où nous avons pu observer la pauvreté et l’indigence pour certains, bien présente à la périphérie parisienne et sur les principales chaînes généralistes. Nous avons immédiatement décidé d’en faire un spectacle burlesque afin de dégager un profit commercial non négligeable.

APP : Qu’est-ce qui vous a réuni tous les deux ?

SL : J’achète !, c’est une succession de sketches ayant pour fil conducteur notre rapport à la consommation. Le style est actuel avec beaucoup de référence à l’actualité et le rythme soutenu.

FB : Je dois dire que l’accent a surtout été mis sur l’affiche du spectacle afin de la rendre la plus racoleuse possible dans le but de faire venir un maximum de spectateurs. Parce que contrairement à la restauration, au théâtre, le public paie « avant » de consommer. C’est un avantage certain qui augmente l’opportunité de dégager un profit commercial non négligeable.

APP : Parlez-moi de Renato Ribeiro qui a fait la mise en scène…

SL : En plus d’avoir cette fonction, Renato est également comédien. Ils travaillent sur de nombreux projets comiques et dramatiques, mais aussi dans la chanson et de la comédie musicale. Il a été attiré par notre humour noir et grinçant.

FB : Renato est un artiste d’origine portugaise. Un pays, qui, comme vous le savez, propose une politique fiscale avantageuse.

APP : Comment écrivez-vous ? Chacun de votre côté ? Ou bien à quatre mains ?

SL : J’ai une imagination débordante. Je propose des idées et les développe. Florence tente d’y apporter quelques modifications.

FB : Etant la leader naturelle du duo, je propose et il dispose ! (Rires). Mais jamais plus de 200 lignes, ce qui permet d’obtenir un abattement au niveau des droits d’auteur.

APP : Votre spectacle est-il totalement encadré ou vous laissez-vous aller à des moments d’improvisation ? Et qu’avez-vous envie de dire sur votre personnage ?

SL : Oui, effectivement, beaucoup d’improvisation. Nous jouons ce spectacle depuis trois années, et il a beaucoup évolué au fil des tournées et par rapport aux réactions du public. Dans « J’achète !» nous interprétons à nous deux une vingtaine de personnages. Nous aimons faire rire sur des sujets critiques, trouver l’angle comique face à une situation qui ne l’est pas.

FB : Ben non, pas d’improvisation mon Simon. Parce que nous ne devons pas dépasser 1 h 15 si l’on veut rester à une TVA à 5,5 %. Mon Simon la complètement zappé.

APP : Quand vous êtes à l’écriture, êtes-vous à l’affût avait toujours une oreille qui traîne et un œil qui observe ? jachet.jpg

SL : Nous aimons mettre à jour le spectacle suivant l’actualité, tester des nouveautés toujours suivant l’actualité du jour.

FB : Il faut avouer qu’il nous arrive justement d’avoir l’oreille qui traîne et un œil qui observe le travail des humoristes concurrents. Cela permet d’augmenter notre productivité.

APP : Votre spectacle parle de décadence d’une société de consommation, alors je voudrais savoir comment est-il perçu par le public ?

SL : « J’achète ! » permet de rire de nos travers. Parfois c’est le rire jaune, mais sans jamais être des donneurs de leçons.

FB : Je dirais que la réaction du public est bonne puisqu’à ce jour nous avons réalisé un chiffre d’affaires conséquent dans une vision pérenne en termes de profits.

APP : Des projets ? Et que peut-on vous souhaiter pour 2013 ?

SL : Nous sommes en train d’écrire un nouveau spectacle et comme je te l’ai dit plus haut, une comédie musicale « tarantinesque » sur une musique afro américaine des années 70. Nous poursuivrons la tournée avec notre spectacle présenté à la Luna Negra, ainsi que « délires d’initiés» jusqu’à fin de 1013. Et puis le prochain festival d’Avignon.

FB : Nous espérons une augmentation de notre plus-value et du cash flow de notre production. De 1000 taux a été l’année du flouse. 2013 sera l’année du pèse. Mais il n’y a pas que ça dans la vie, il y a le fric aussi ! (Rires).

 

J’achète ! de et avec Florence Bardon et Simon Leblond – les 16,17,18,19,23,24,25 et 26 janvier - à la Luna Negra de Bayonne   logo luna

Tarifs : 15,12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 janvier 2013.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:30

Entre imitations de confidences

Le retour de Patrick Sébastien en solo !

 

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Revoilou le grand canaillou, qui, 40 ans plus tard, après une brillante carrière d’animateur, Patrick Sébastien a décidé d’imiter de nouveau, pour un dernier tour de piste. Ainsi, quelle joie qu’on lui donne reflirter avec ses premières amours de la « contrefaçon vocale » et ces mots d’esprit, habituels et de nouvelles créations, qui rendent hommage avec tendresse à quelques artistes disparus et présents, mais toujours avec cette pointe acidulée d’humour. Un dernier pitch de la « grande gueule » et « soupe au lait », qui se consacrera à l’imitation toute une soirée pour parachever sa brillante carrière « d’imposteur vocal » avec « Imitations et Confidences », à la Gare du Midi à Biarritz le 17 janvier à 20 h 30. Patrick Sébastien a fait ses premières armes d’imitateur en amateur au début des années 70, avant de devenir une  référence en la matière. Il a donc décidé d’y revenir pour le bonheur des nostalgiques et la découverte et l’étonnement des plus jeunes qui ne l’ont pas connu dans son talent le plus personnel. Entouré de cinq musiciens, il dira un au revoir définitif à cet art qui l’a rendu célèbre. Entre rire, affection, réminiscences, événements chauds, l’homme aux cent visages  offrira sa dernière voltige prestige.

« Un message d’humanisme à faire passer. Les gens ont besoin de considération au-delà des problèmes économiques. Il faut changer l’état d’esprit de ce pays pessimiste pour ne pas en laisser au bord de la route. Politiquement, les élites qui nous méprisent vont avoir le retour de bâton. Il faudrait remettre l’éducation parmi les priorités. Mois, je voulais être prof de philo. J’ai choisi la légèreté mais ça ne veut pas dire seulement monter sur la table et faire tourner les serviettes.»

La marque de fabrique de notre histrion on le sait, ce sont ces masques et accessoires. Très aisément, il entre dans le corps des « imités» dans son spectacle «Imitations et Confidences ». Et pour plusieurs soirs de sa tournée, la star sur scène, ce sera lui ! Patrick Sébastien,  on aime ou on déteste, mais rendons à César ce qui appartient à César, par son talent d’imitateur, il prouve qu’il est une véritable bête de scène, un show man hors-pair. Ses intonations de voix et son mimétisme sont extrêmement naturels. Avec lui on est en compagnie de Bedos, Lucchini, Bourvil, Signoret, Montand ou encore Poelvoorde. Même notre Jojo national sera là. Les rosseries sont parfois triviales. « Je suis désolé d’avoir commencé avec Strauss-Kahn. Vous êtes comme la femme de ménage, devait en avoir plein le cul.», lance l’imitateur. Et le public aime ça et il affectionne même. Alternant chansons et sketches, l’imitateur et ses musiciens font la nique à l’ennui. Le rythme est appuyé, les personnages défilent dans un train d’enfer. Petit plus : il gardera une petite place pour ses chansons les plus connues comme « Le petit bonhomme en mousse » ou « Ah si tu pouvais fermer ta gueule ». Le public est toujours conquis par la bonne humeur qui émane de ce bonhomme, qui a le sens de la répartie et de son amour pour l’autodérision. Il est en tournée partout en France et les réactions sont chaleureuses.

 

Patrick Sébastien « imitation et confidence » - 17 janvier à 20 h 30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : 39 et 35 €

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 janvier 2013.

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 16:37

La Bohême

L’amour sous les toits de Paris.

 

diap boheme2L’occasion de goûter à un petit prix grâce à «So Royal ! Au cœur de la musique » et les Salles CGR, la représentation en direct du Royal Opéra House de Londres à 20 heures, de la Bohême de Puccini. Belle opportunité pour les mélomanes et aficionados du bel canto, de s’immerger dans le Paris d’une insouciante jeunesse estudiantine et artistique au XIXe siècle. Grâce au concept inédit du ciné opéra, on peut (re) découvrir des œuvres lyriques dans des productions prestigieuses, comme le Metropolitan Opera de New York ou au Royal Opéra House de Londres ou de l’opéra national de Paris.

Situons le décor : dans la mansarde du Quartier latin vit un quatuor indissociable, le poète et philosophe Rodolfo, un peintre, une cousette coquine et mutine Mimi et l’amie de tous, Musette. La rencontre, le coup de foudre. Puis, la séparation, la maladie, la mort. L’œuvre de Puccini aspire au réalisme musical et dépeint les êtres simples, anarchistes et engagés, mais avec un panache flamboyant de la passion romantique. L’amour sous les toits de Paris, mais aussi le dénuement, la misère et la solitude qui sont les caractéristiques d’une société épicurienne et bouleversante qui profile à l’instant, sans songer au lendemain.

Le casting est de belle jeunesse, harmonieuse et crédible de chanteurs acteurs qui savent suivre la musique, le texte et les situations avec beaucoup de justesse et de nuances. Et les véritables protagonistes sont l’orchestre et le chœur du royal opéra House de Londres aux puissantes et enivrantes harmonies qui restituent l’atmosphère du Paris bohème.

 

La Bohème de Puccini – salles CGR de Bayonne et Tarnos – le 15 janvier à 20 heures en direct du royal opéra House de Londres

Tarifs : 18 et 15 €

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 janvier 2013.

logo cgr

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 05:07

208192_421268537940361_352435848_n-copie-1.jpgLe light painting (littéralement « peinture de lumière » en français) est une technique de prise de vue photographique. Elle consiste à utiliser un temps d'exposition long dans un environnement sombre et en y déplaçant une source de lumière ou en bougeant l'appareil photo. La photographie obtenue révèle alors toutes les traces lumineuses dues soit à l'exposition directe du capteur à la source lumineuse, soit aux objets éclairés.consistant à faire intervenir une ou plusieurs sources de lumière tenues à la main (typiquement des lampes de poche ou autre lasers) dans une scène photographiée avec un temps de pose supérieur à 1 seconde.La mise en pratique de cette technique requiert un appareil photo disposant d'un temps de pose d'au moins une seconde, et de plusieurs minutes pour des scènes évoluées. Tout comme la photographie de nuit, cette pratique a gagné en popularité avec l'avènement de la photographie numérique, entre autres parce que le photographe peut contrôler immédiatement le résultat de ses prises de vues.Le point et la profondeur de champ ne sont pas aisés à modifier pendant que la photo est en cours d'exposition. On règle donc généralement l'ouverture du diaphragme aussi petite que possible, ceci ayant l'inconvénient de limiter la quantité de lumière, déjà rare dans un environnement sombre.
Les lampes de poche associées à des filtres colorés permettent de varier les teintes de lumières, leds, néons, flashs portatifs, frontales ou stylos lumineux, tisons enflammés, écrans de téléphones portables peuvent servir pour créer des formes insolites, dans une gamme de couleurs variées. Il existe même des sources lumineuses créées spécifiquement pour cet usage, comme certaines applications disponibles sur les smartphones ou comme le « Hosemaster », qui utilise une fibre optique pour créer un point lumineux précis. D'autres sources telles que bougies, allumettes, briquets et objets luminescents type cyalume sont aussi couramment employés.
Un trépied est généralement nécessaire pour garder le boîtier immobile durant le long temps de pose, mais l'appareil peut être posé sur tout support stable et donner le même résultat. Un déclencheur à câble, évitant toute vibration causée par l'appui sur le déclencheur du boîtier, un déclencheur à minuteur ou une télécommande infrarouge à distance peuvent être utilisés pour parfaire les photos.

(source Wikipedia). 

 


CESIUM LIGHTGRAFF INTERVIEW 2eme

 

© Alicia Snicker.


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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 20:51

Poker Flamenco et Suite Española… y viva el flamenco !

 

14742Le 12 janvier à 20 h 30 à la gare du Midi, la Compagnie Ballet Española de Murcia et le chorégraphe José Antonio (ex directeur du Ballet National España) vous propose de vous mettre à l’heure espagnole et de bien démarrer la nouvelle année avec deux ballets « Flamenco Poker » et « Suite Española». La compagnie, sous l’impulsion de sa créatrice et directrice artistique Carmen Rubio, est sans conteste, l’une des ambassadrices de la culture espagnole sur la scène internationale qui a su accorder de l’intérêt à tous les styles de danse espagnole et flamenco. Avec cette compagnie, c’est le tempérament qui domine grâce à ces belles allures de danse mesurées et racées qui s’exprime naturellement et sans le moindre effort. C’est l’âme espagnole qui se reflète et qui vibre, tels des «bailarines gitano flamenco » qui brûlent les planches. Un spectacle puissant et envoûtant, d’une grande expression qui nous fait voyager à travers différentes variations. C’est ainsi que la danse flamenca prend un coup de fraîcheur. Pas de temps mort, pas le moindre faux pas, où les robes tournoient, où les castagnettes et claquements de talons répondent aux mélodies, les solos et pas de deux se conjuguent. La sensualité qui se libère de ces deux chorégraphies finit par nous mettre en transe et nous faire penser que le flamenco passe dans nos veines, circule dans nos muscles et notre corps, et qu’on le respire à plein poumon. Un spectacle qui mêle les sons au jeu de jambes, de la chanson, des claquements des mains et syncopé de guitare. On peint ici une toile visuelle en mouvement à travers la danse incarnée avec une attitude. Un spectacle novateur qui revient aux racines de ce folklore populaire, magnifié par le talent artistique de la compagnie, le tempérament et la beauté de ses danseurs qui apportent la vigueur et l’exaltation qu’ils libèrent sur scène et de l’esthétisme scénographique qu’ils proposent. Tous ces éléments en feront l’une des grandes et belles révélations en ce début d’année.

 

balletespagnol.jpgPoker Flamenco : un langage flamenco très riche en nuances un ballet original qui est composé de huit mouvements très dynamiques, dans une chorégraphie pleine d’émotion et de vigueur. Ce ballet atteint ici des sommets grâce à l’innovante chorégraphie de José Antonio. Il sera sublimé par la musique et chant de Carlos Pinana.

 

Suite Española : ballet composé de diverses danses stylisées, sur des musiques de compositeurs espagnols les plus représentatifs : De Falla, Albeniz, Turina. Ses chorégraphies s’inspirent de la plus pure tradition de l’école de danse espagnole. Très visuelle et colorée, rythmée de tapements du pied, castagnettes et éventails, la suite espagnole restitue pleinement toute la magie et l’essence même de cette discipline.

 

Ainsi la Compagnie Ballet Española de Murcia se distingue par son hétérogénéité, sa pureté et ses innovations constantes en matière de danse. Elle fait vivre le flamenco de manière nouvelle et robuste avec une toute nouvelle approche de cette incroyable danse !

 

Ballet Española de Murcia – Compagnie Carmen et Mathilde Rubio – 12 janvier à 20 h 30 – Gare du Midi Biarritz  gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 34 à 48 €

Réservations : 05 59 22 40 66 et www. entractes-organisations.com

  Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 janvier 2013.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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