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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 19:51

Swing 007 et Marque Brothers du Django Song.

 

swing007.jpgC’est le 12 janvier à 21 heures au caveau des Augustins à Bayonne que vous avez rendez-vous avec le groupe Swing 007 et Marque Brothers, pour un concert de jazz manouche qui revisite le répertoire du grand Django Reinhardt à la sauce swing. La culture musicale manouche fait partie aujourd’hui de la culture festive et ceux qui l’interprètent, ont fait d’elle le plus beau langage musical. Sébastien Cabos et ses musiciens délivrent une musique minimaliste et claire avec une aisance époustouflante. Ils aiment cette musique fluide en toute simplicité qui est la sève du groupe et qui rend un vibrant hommage à Django. Ce sera un moment de partage et d’émotions pour le public ravi d’écouter du swing, valse et rythmes tsiganes survolté. Swing 007 et Marque Brothers, c’est avant tout un groupe de scène qui a la frénésie musicale au bout des doigts, et qui nous offre un Django Song. Entretien avec le guitariste Sébastien Cabos.

 

APP : Bonjour Sébastien. Je voudrais savoir de quelle manière se former le groupe… Également une présentation de tes musiciens.

SC : Le groupe s’est formé autour d’un bon repas et de bonnes bouteilles de vin chez Alain l’accordéoniste. Nous nous sommes rencontrées par l’intermédiaire de Sandrine son amie. Il se compose du guitariste Pierre Casedevant, de l’accordéoniste Alain et du contrebassiste René.

APP : Comment est devenu l’intérêt pour le jazz manouche et quelle formation musicale as-tu suivi auparavant ?

SC : C’est très tard que j’ai écouté Django, lorsque j’avais 22 ans. Depuis trois ans que je jouais de la guitare, et encore trois ans plus tard que j’ai commencé à jouer ce style. J’ai donc débuté avec Frédéric Bordeneuve, et ce professeur de grand talent a su amplifier mon goût pour l’instrument. À 23 ans j’ai passé une année à l’Ecole de Musique de Nancy, le M.A.I., mais je n’ai pas eu l’impression de profiter pleinement des cours enseignés, mais malgré tout ça m’a permis de mieux comprendre la musique et de progresser.

APP : Que représente pour toi Django Reinhardt ? Y a-t-il une de ses périodes que tu préfères le plus ?

SC : Django représente la liberté à l’état pur, aucune contrainte, on le sent dans son jeu. Il fait partie des plus grands maîtres de la guitare au monde. Pour moi, c’est la référence à écouter pour qui veut jouer du jazz manouche. La période de Django que je préfère reste celle où il jouait avec un son plus acoustique avant 1940, c’est très personnel, mais je préfère de loin le son acoustique des guitares manouches, à celui du son plus électrique passé par les micros stimers.

APP : Quel sera l’univers musical de concert du 12 janvier prochain au Caveau des Augustins ?

SC : Swing des années 30 et musiques tziganes, tantôt langoureux, tantôt fougueux.

APP : Ton répertoire est essentiellement composé de standards mais avec tes propres arrangements, composes-tu également ?

SC : Quelques compositions sur l’album que l’on va enregistrer au printemps où il y aura uniquement des morceaux en trois temps, et sur lequel figurera la valse que j’ai composée.

APP : Quels sont les musiciens (en dehors de Django) qui te passionnent actuellement ?

SC : J’aime Tchavalo Schmitt, Angelo Debarre, Yorgui Loeffler, Stochelo Rosenberg,  mais actuellement, celui que j’écoute en voiture c’est Django, pas très original me diras-tu !!!

APP : Quelles guitares utilises-tu avec Pierre Casedevant ?

SC : J’ai une Yohann Cholet, guitare du jeune luthier du même nom qui est installé au Mans. Pierrot joue sur une ALD, c’est également une guitare de luthier typique manouche.

APP : Avant de nous séparer, peut-on connaître ton plus beau souvenir musical ? Et quels sont tes projets en 2013 ?

SC : Chez Bireli Lagrène, j’étais assis sur mon canapé et il a fait un « bœuf » avec Yorgui Loeffler qui m’avait amené chez lui. C’était magique de le voir jouer à une très proche distance. Le projet de cette année restera l’album qu’on va enregistrer.

 

Swing 007 et Marque Brothers - Samedi 12 janvier à 21 heures – Caveau des Augustins Bayonne logo-caveau

Tarifs : 7 et 5 €

Réservations : 05 59 25 69 76 et 06 98 18 22 77

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 janvier 2013.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 23:16

Nu Soul Project

Un son qui voyage loin, un son qui touche l’âme !

 

IMG 2680Ray Layzelle le 13 janvier à 18h à l’Auditorium de Saint-Jean-de-Luz et son concert sera un bon moment de partage de la musique. Multi instrumentiste et saxophoniste de talent, l’artiste sera entouré par ses musiciens amis, Anthony Lafargue (drums), Arek Mageski (basse), Paul Verdier (guitare), Vincent Andrieux (saxe ténor), et Cédric Bernardot (trombone) et feront vibrer leurs instruments aux rythmes des cœurs déjà conquis par leur présence sur scène. Nu Soul Project s’appropriera l’espace et diffusera les vibes jusqu’au spectateur du dernier rang. Jazz, soul, funk, seront au rendez-vous et les oreilles de l’auditoire seront aimantées par le groove du saxo, le coulissant du trombone, le rythme de la batterie et le vibrato des guitares. Un véritable moment de musique live, authentique et généreux. Ray Layzelle a déjà l’aisance d’un grand saxophoniste, un vrai phénomène de scène, qui électrise grâce au seul son de son saxo. Un artiste de la technique et du placement rythmique, dont la résonnance est ample et magnifiquement feutrée. « Ça joue » comme on dit, et cela fait plaisir à entendre ! Un musicien qui s’affirme comme doué et inspiré. Beaucoup de rythme et d’harmonie, derrière une apparence de simplicité. Un son qui voyage loin, un son qui touche l’âme !

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 janvier 2013.

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 21:33
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 21:11

Infernale Chauve-souris !

image musiqueLa chauve-souris est une oeuvre baroque, une opérette viennoise pétillante et grisante comme les bulles de champagne, avec ses personnages qui nous invitent au mensonge et à l’imposture. Il est de coutume de la représenter à l’occasion des fêtes de fin d’année (Saint-Sylvestre), car inspirée du Réveillon, dont les librettistes étaient Meilhac et Halévy, qui avaient œuvré pour Georges Bizet et sa Carmen. Ce sont les 5 janvier (20h30) et 6 Janvier (18h) que vous la découvrirez ainsi que l’Orchestre Régional Bayonne Côte-basque sous la direction de Philippe Forget. La Chauve-souris, c’est la consécration de l’œuvre de Johann Strauss qui nous brosse une société bourgeoise consciente de sa chute prochaine, obsédée par la séduction, et qui, valse et valse fiévreusement afin de dissimuler sa frayeur du vide. Strauss s’est inspiré d’un véritable recueil d’airs et d’hymnes populaires de son pays et les danses du folklore viennois. Il a su lui donner une vraie valeur musicale en y associant des mélodies requérant de grandes aptitudes vocales et une orchestration pleine d’inventions. On ne peut ignorer en écoutant cette œuvre, l’héritage d’Offenbach qui apporte la gaîté parisienne et le lyrisme viennois. Cette opérette est une invitation qui ne se refuse pas !


La Chauve-Souris avec l’Orchestre Régional Bayonne Côte-basque sous la direction de Philippe Forget, le chœur conduit par Laetitia Casablanca, dans une mise en espace de Gaël Rabas (Théâtre du Versant) le 5 janvier à 20h30 et le 6 janvier à 18h au Théâtre de Bayonne.

Tarifs : 28,24 et 15 €.

Réservations et Infos : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Le 5 « Et si on parlait musique ? » un moment de rencontre et d’échange avec Philippe Forget et les artistes lyriques à 18h30 au Café du Théâtre.

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 4 au 10 janvier 2013.

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 22:47

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à tous les artistes interviewés

et à tous les internautes qui suivent mon blog

Alain-Pierre Pereira.


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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 21:27

Julie Lambert, prêtresse du folk aux textes engagés !

 

Julie Lambert, une chanteuse américaine, mais qui se définit comme une « petite française d’adoption », aimant particulièrement la région du Sud-Ouest qui est chère à son cœur. Une chanteuse nourrie très jeune au bon grain du blues, folk, country, jazz, soul. Une artiste chaleureuse et démonstrative, mais aussi engagée, qui a de la musique au fond de son cœur et une chaleur humaine transcendée en notes. L’interprète qui nous offre une vraie leçon d’authenticité, sera en concert avec Roll Pignault Trio le samedi 12 janvier à 20 h 30 à la Luna Negra. Entretien.

 

julie_lambert.jpgAPP : Merci Julie de tracer en quelques lignes ton parcours de chanteuse…

JL : je suis née dans une famille de musiciens, donc baignée dans la musique de plusieurs styles. Ma mère était passionnée d’Ella Fitzgerald et mes sœurs aînées, de se connaît pas Rickie Lee Jones et Joni Mitchell. J’ai fait des études de pédagogie musicale et depuis, je donne cours et ateliers en chant technique vocale, et d’improvisation. Je suis arrivée en France où j’ai fait plusieurs concerts de jazz et folk. Mais textes sont « engagés » pas politiquement, mais sur une humanité qui développe ma face cachée d’artiste, toujours potentielle si chacun de nous, et en lien avec la nature. La chance aussi d’avoir collaboré avec de grands artistes connus et moins connus sur scène en première partie de Ani D Franco, Murray Head, Catherine Ringer ou sur mon dernier album, Heart Stone (2008).

APP : Profites-en pour nous parler de celui-ci. Quelle est son humeur musicale ?

JL : Un album très intimiste. C’est un univers tellement différent de ce que je peux dégager sur scène. Je suis brut de forme en quelque sorte, j’aime prendre des risques, expérimenter,  me mettre en danger, faire participer le public, et dans cet album, on entend tout le contraire. Je me suis régalée à écrire et interpréter les chœurs et arrangements, pour illustrer les chansons de thèmes plutôt  intériorisés. Je m’interroge, je questionne la vie, je me donne des conseils et me coache. Je cherche toujours à positiver les choses de la vie, à me positiver aussi. Impossible pour moi d’écrire une chanson mélancolique, il y a toujours de l’espoir. Heart Stone signifie « pierre en forme de cœur » où j’explique sur la jaquette que les amérindiens considèrent que les pierres ont des informations transmissibles par le toucher, sans passer par l’intellect. Trouver une pierre en forme de cœur est un cadeau de la nature, qui nous rappelle que l’essentiel de notre intelligence vient donc du cœur.

APP : Quel sera l’univers musical de ton concert à la Luna negra aux côtés de Roll Pignault, compositeur interprète et harmoniciste ?Roll_Pignault.jpg

JL : Avec Roll Pignault, c’est l’émotion. Malgré la similitude de nos instruments vocaux et harmonica, nous arrivons à trouver une complémentarité pour maximiser l’émoi d’une chanson, pour illustrer son essence. J’ai toujours tendance à mettre le cliché « blues » sur cet instrument, et Roll me défend de faire ainsi, il sait mettre en valeur les différents ambiances  dans mes chansons, que ce soit Delta, cajun, jazz, folk et bien sûr, mais également, le blues.

APP : Tu es américaine, née à Buffalo, mais depuis une quinzaine d’années tu t’es installée dans le Béarn… La proximité avec des artistes d’horizons divers a-t-elle nourri ta création ? Et quels sont les chanteurs/musiciens qui t’ont influencé ?

JL : Depuis que je suis en France, j’ai une tendance à évoluer lentement dans mon style, comme si l’effet d’immigrer me fait tenir à mes racines : folk, blues dans la lignée de Tracy Chapman, Suzanne Vega… J’ai eu la chance de jouer avec les musiciens de la région qui ont participé sur mon dernier CD et qui ont embelli ma musique ! Le fait d’être au Pays basque, la richesse musicale m’a fortement nourrie. J’étais très touchée par le travaille de Mikel Laboa et Josean Artze. J’ai intégré quelques-unes de leurs œuvres dans mon répertoire. En partant du Pays basque, j’étais trois ans chef du chœur d’hommes basque Lagun Eta Maita. C’était très important pour moi de garder le lien avec le Sud-Ouest par la musique. Quand j’y retourne maintenant, ce sont les paysages qui me frappent par leur beauté, et de me dire, comment ai-je pu partir ? Cette région est toujours restée chère à mon cœur. La pierre en forme de cœur qui se trouve sur la pochette de mon album, je l’ai trouvée dans la Bidouze. Cette culture basque m’a donné confiance en ma capacité d’être en lien avec la nature, de lui parler, de la laisser parler à travers moi.

APP : As-tu des projets pour 2013 ?

JL : Oui, celui de faire de plus en plus de la scène. J’aimerais faire partager ma musique dans d’autres pays, voire d’autres horizons. J’ai aussi suffisamment de chansons pour faire un nouvel album, mais voilà, à quoi sert un album de nos jours ? Puisqu’on télécharge sans embarras ! Je voudrais plutôt faire des rencontres avec les artistes locaux, des enregistrements informels avec eux à partager sur Internet. Je suis ouverte aux suggestions et tous projets, y compris scéniques. Pour te dire la vérité, je rêve de faire du cinéma, mais je me disperse peut-être ! (rires). Ce qui est sûr pour 2013, c’est des concerts avec différents musiciens.

 

Julie Lambert & Roll Pignault Trio – samedi 12 janvier à 20 h 30 – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 12, 9 et 6 €

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ’la Semaine du Pays Basque’ du 21 décembre 2012 au 3 janvier 2013.


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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 19:18

Féerie viennoise :

Un bal à Vienne pour fêter l’an nouveau.

 

feerie.jpgAvec Johann Strauss, c’est vivre une fin d’après-midi de gala marquante, un grand moment joyeux accompagné de pièces uniques de l’Empereur de la valse. C’est aussi saluer les premières heures de l’an nouveau avec ce bal à Vienne champagnisé, qui promet la jouissance d’un consommé haut-de-gamme. Une fête viennoise qui comblera d’aise tous les passionnés de musique et de danse qui céderont bien volontiers à cette belle tradition qui a lieu chaque année à la Gare du Midi à Biarritz, pour une représentation unique le mardi 1er janvier à 17 heures avec 40 artistes sur scène. L’heure sera donc aux réjouissances et aux moments forts des grands airs viennois avec l’excellent Orchestre Philharmonique K & K qui cultive l’héritage de la dynastie des Strauss, avec des mélodies enivrantes qui délectaient même les rois, princes et empereurs ! Sous la direction musicale de Claude Cuguillière du Capitole de Toulouse et pour la partie danser avec les 14 danseurs de l’académie Besso. Vivez ainsi ce voyage dans le temps avec un programme entièrement consacré au génial compositeur Johann Strauss qui immortalise si bien la musique viennoise et permet de capter toute la magnificence et l’esprit de l’époque de l’austro hongroise en guerre, de la superfluité du pouvoir et de l’amour révérencieux. Pendant deux heures, vous vous trouverez plongés dans l’univers musical de ce grand créateur de valses et de polkas les plus connues. L’espace d’un moment Mesdames, vous vous métrer a révélé d’être l’Impératrice Sissi dansant dans les salons du château de Schönbrunn. Laissez-vous emporter par le rythme à trois temps. Tourne, tourne valse de Vienne, dans un tourbillon qui ne finit jamais… Par-dessus le temps, par-dessus les vogues, elle entraîne sur son passage tant d’amoureux valseurs. La musique de Johann Strauss, délectable et magistrale s’adresse directement au cœur lorsqu’on écoute la musique du « Beau Danube Bleu », « la Valse de l’Empereur » ou la « Marche de Radetzky ». Assurément un régal pour les yeux et les oreilles et l’enivrement de la valse. Un bal à Vienne pour fêter l’an nouveau.

 

Féerie viennoise – mardi 1er janvier à 17 h – Gare du Midi à Biarritz gareBiarritz-e751c

Tarifs : de 39 à 50 €

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque ‘ du 21 décembre 2012 août au 3 janvier 2013.


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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 22:26

Magifique

Un ballet de caractère et céleste !

 

©Alicia Snicker.

malandain.jpg"Magifique", un ballet autobiographique de Thierry Malandain, qui mêle l'humour, le pittoresque et le féérique. ClickHandler

Un ballet passerelle entre le réel et l’infini que prolongera l’astrale musique de Tchaïkovski. Un spectacle ou la danse s’expose solide et charpentée, où l’on ressent combien le chorégraphe a su affiner son propos. Mais aussi, parce qu’il s’amuse, transmet la joie de danser, détourne ports de bras, arabesques ou attitudes dans des enchaînements complexes qui semblent si simples, tant ils sont naturels et partagés. Malandain, c’est un chorégraphe artisan de la beauté, ouvert à toutes les expressions, qui nous promet, à nouveau, deux belles soirées particulièrement propices à mettre en valeur ses danseurs concentrés et déterminés dans leurs mouvements. « Magifique », un ballet de caractère et céleste !

Crédit photos : Olivier Hoveix.

 

fred.jpgAPP : Commençons cet entretien par une petite présentation de toi…

FD : Je suis né en 1980 en Belgique. À cinq ans, j’ai commencé la danse dans une petite école locale. À 11 ans, j’entre l’école du Ballet Royal des Flandres et à 17 ans au Ballet Royal des Flandres pendant deux années. Je connaissais le Malandain Ballet Biarritz grâce à l’école du ballet royal qui quittait Saint-Étienne pour Biarritz. Lors du spectacle « Danse qu’on croise » de Thierry Malandain, je suis tombé amoureux de son travail. 1999, l’année où j’ai été finaliste à l’Eurovision pour jeunes danseurs à Lyon, j’ai travaillé avec Thierry dans un stage à Pertuis et mon admiration pour sa chorégraphie s’est confirmée à cet instant. À 19 ans j’ai décroché le fameux contrat avec sa compagnie, ainsi mon rêve se réalisait. 2012, marque mes onze années et demie d’une étroite collaboration avec ce talentueux chorégraphe.

APP : Parle-nous de ton rôle dans « Magifique » que tu interprèteras sur la scène de la gare du Midi les 27 et 28 décembre prochains…

FD : « Magifique », c’est le ballet autobiographique de Thierry Malandain. Il s’est partagé en deux avec l’enfant rêveur qu’il était et l’adulte chorégraphe qu’il est devenu. Mon rôle est celui de l’adulte. Thierry s’est attaché à trois suites musicales extraites des plus célèbres ballets de Tchaïkovski « le Lac des Cygnes », « Casse-Noisette » et « la Belle au bois dormant ». Un ballet magnifiquement élaboré, avec des formes épurées et vigoureuses.

APP : Est-ce une fierté pour toi d’avoir été distribué pour le rôle-titre ?

FD : Personnellement, ce n’est pas avoir le rôle-titre, mais celui qui m’apprendra le plus sur moi qui me fera grandir. J’ai toujours aimé interpréter des rôles distinctifs, ceux qui demandent des recherches de soi et qui nous mettent totalement à nu. Avec Thierry Malandain je suis bien servi, parce que les rôles qu’il m’offre sont toujours complexes et terriblement attachants. « Magifique » est le ballet qui m’a appris à mieux le concevoir, parce qu’il fallait entrer dans la peau de son créateur. Une part difficile parce qu’on doit se retrouver sur le même diapason de celui qui nous fait danser et d’éprouver quelques pressions émotionnelles.

APP : Que représente pour toi cette collaboration avec le chorégraphe ?

FD : Ce que j’aime le plus, c’est de me retrouver seul avec lui en studio lorsqu’il crée. Dans ces moments-là je me sens vraiment privilégié. Dernièrement, il m’a offert un solo de douze  minutes sur une sonate de Beethoven. Cela a été tellement fort pendant les répétitions, que j’ai eu du mal à le faire partager avec le public. Certains petits moments intimes qu’on a envie de garder pour soi. Thierry est profondément humain, auprès de lui on peut vider son cœur. Et même si les moments de dialogues intimes sont assez rares, ils m’ont toujours appris.

APP : Avant de nous séparer Frédérik, quel message souhaiterais-tu adresser ?

FD : D’avoir toujours la passion pour la danse et d’interpréter les créations de ce lumineux chorégraphe. Et celui de présenter aux lecteurs, mes meilleurs vœux pour l’année 2013 et qu’ils apprécient toujours le Malandain Ballet Biarritz.

 

velazquez.jpgAPP : Bonjour Patricia. En quelques mots, quel a été ton apprentissage dans la danse tant au Mexique, Londres et le Canada ?

PV : Mes études ont démarré dès l’âge de quatre ans au Mexique avec mon professeur Ana Torquemada. À 12 ans, j’obtiens une bourse pour étudier au Royal Winipeg Ballet School au Canada où j’y suis restée deux ans. En 2006, j’ai une autre bourse pour étudier au Covent Garden Summer School, ainsi qu’au Mexique où j’ai pu apprendre la méthode anglaise RAD (Royal Academy of Dance).

APP : Comment as-tu rejoint le Malandain Ballet Biarritz en 2012 ?

PV : Par un concours au Mexique où j’ai obtenu la bourse comme premier prix, ce qui m’a permis de voyager en Europe et connaître d’autres compagnies. Les organisateurs de ce concours m’ont mise en relation avec le Malandain Ballet Biarritz pour obtenir un stage d’un mois. Une fois celui-ci terminé, Thierry Malandain m’a offert un contrat.

APP : S’insère-t-on facilement dans une compagnie de danse lorsqu’on vient de l’étranger ? Et qu’attends-tu de celle-ci ?

PV : Non, ça n’est guère facile d’être dans une compagnie à l’étranger, si loin les siens et que je ne parle pas français. Mais une belle chance, c’est qu’au sein de la compagnie, beaucoup parlent l’anglais et l’espagnol. Ce qui m’aide à bien m’intégrer. Mais j’ai fait le choix de venir dans cette compagnie très réputée, et qu’elle en vaut la peine tant par son travail que le charisme des danseurs. D’être toujours ravie du travail de Thierry Malandain, cette liberté offerte aux danseurs sur leur façon de travailler et cette solidarité qu’il y a entre nous. Et puis, cela fait des années que je voulais travailler dans une compagnie néoclassique. Cette entrée au sein du Malandain Ballet Biarritz est un véritable bonheur.

APP : Que peut-on te souhaiter pour 2013 ?

PV : Que mes rêves se réalisent et que je puisse développer au maximum mes capacités de danseuse.

 

« Magifique » – 27 et 28 décembre à 20 h 30 – Gare du Midi Biarritz 2012-05-21 210456 cr

L’orchestre de Pau pays de Béarn dirigé par Faycçal Karoui

Tarifs : de 8 à 32€

Réservations : 05 59 22 44 66

Informations : 05 59 24 67 19 et www.malandainballet.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 décembre 2012 au 3 janvier 2013.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 21:22

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PSY : Acrobates thérapeutes d'un soir


sitraEVE845690_255380_psy-odg.JPGPsy, c’est un présent que nous offre pour les fêtes de fin d’année, la Scène Nationale de Bayonne Sud-Aquitain, vendredi 21 décembre à 20h30 avec « Psy », par la Cie des 7 doigts de la main. Une formidable vision qui visite les aspects les plus obscurs du miroir intérieur qui coalise le langage « analeptique » et attrayant des arts du cirque. Des artistes qui, par leurs prouesses acrobatiques, nous coupent le souffle et nous laisse pantois, nous octroyant la thérapie salutaire. Des exécutants qui réalisent un véritable tour de force, en nous immergeant dans une sphère où circulent les visions les plus hallucinées et une chorégraphie acrobatique au mécanisme bien rôdé. Une frénésie spéciale que beaucoup aimerait avoir. « Psy », c’est aussi une belle action de courage et du pouvoir qui sommeillent dans chacun de nous, et qui nous permettent de maîtriser nos peurs et nos traumatismes, à surpasser nos limites et prendre notre envol. Une compagnie qui s’appelle les 7 doigts de la main, un nom bien étrange direz-vous, mais n’y voyait pas là une quelconque difformité, bien au contraire, c’est tout simplement un intitulé baroque adopté par une troupe d’artistes de cirque qui n’ont de cesse de faire fonctionner leur matière grise, pour offrir leur spectacle hors du commun et original. Cette troupe de saltimbanques, créée en 2002 sous l’impulsion de 7 artistes, anciens du Cirque du Soleil, formés dans les plus illustres écoles du cirque (Londres, Montréal, San Francisco) vient tout droit de Montréal (Canada), avec dans leurs bagages des mises en scène pour nos troubles psychiques, nos phobies, nos tocs, nos pathologies, pour leur dernier spectacle appelé « Psy ». A ces différents troubles psychiques, s’associent diverses pratiques circassiennes (acrobaties ahurissantes, jonglage, trapèze…), avec ce petit supplément d’âme, avec un zest de poésie, d’humour, de danse et sans oublier la musique, un hip-hop tirant vers le rap bien punch. Avec humour et légèreté, ils défient la gravité des troubles émotionnels et terrassent les coutumes de la Piste aux Etoiles. Acrobates thérapeutes d’un soir, ils rangent au placard l’habit de l’Auguste et du clown blanc pour enfiler la blouse blanche et traiter nos maux. Sur le chemin de notre convalescence, mâts chinois, roue, jonglage, corde aérienne et planche sautoir servent une sismothérapie circassien. En un mot, c’est « hallucinant » !


PSY par la Cie les 7 doigts de la main, vendredi 21 décembre à 20h30 au Théâtre de Bayonne  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 32,29 et 22 €

Réservations et Infos : 05 59 59 O7 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 21 décembre au 3 janvier 2012.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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