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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 15:20

festival-saint-jean-luz-jeunes-realisateurs-9-L-c1n59D.jpeg« Ce Festival est celui des Luziens. » Le message de Patrick Fabre, délégué artistique du festival est clair. La 17ème édition du Festival des Jeunes Réalisateurs de Saint-Jean-de-Luz commencera, dès mardi 9 octobre, par une cérémonie d’ouverture réservée au public dans deux salles différentes du cinéma Le Select. Soucieux de pallier au manque de places constaté les années précédentes, les organisateurs ont programmé deux diffusions pour chacun des dix films en compétition. La sélection, qui compte sept premiers et trois seconds longs métrages, accueille plusieurs films étrangers, tout en continuant à laisser une part importante à la production française. Pour les départager, un jury « jeune et glamour », selon les termes de Patrick Fabre. Il sera composé des comédiens Thierry Neuvic, Pauline Etienne, Elodie Navarre, Julien Courbey, Michael Cohen et du réalisateur Cyril Mennegun. Anne Fleurot, révélée ces dernières années par Engrenages et Intouchables, présidera majestueusement cette assemblée de jeunes talents. Les organisateurs, qui espèrent défaire les barrières entre les stars et le public, promettent chaque soir des rencontres, ouvertes à tous, au Café du Select. Un atelier public de formation d’acteur, animé par Fanny Vallon, leur sera également proposé. Enfin, samedi, Mais qui a tué Pamela Rose, avec Audrey Fleurot et Omar Sy, présenté en avant-première mondiale, viendra clôturer cette intense semaine de projections.

 

Paroles de jury.

 

La 17ème édition sera lancée du 9 au 13 octobre – La ville de Saint-Jean-de-Luz vivra au rythme de l’ambiance 7ème Art. Cette année c’est la comédienne Audrey Fleurot, rousse incendiaire et charme vénitien (remarquée dans l’excellent film Intouchables) qui aura la lourde charge d’être la présidente du jury. A l’occasion de cette belle manifestation cinématographique, je l’ai interviewée ainsi qu’un des membres du jury, beau mec, belle gueule, vedette du petit écran, mais qui se fait une place au soleil au cinéma, le talentueux et charismatique et bienveillant en diable Thierry Neuvic.

 

AUDREY FLEUROT

 

APP : Audrey, vous êtes la présidente du 17ème festival des jeunes réalisateurs à Saint-Jean-de-Luz, aviez-vous entendu parler de cette manifestation auparavant ?

97057.jpgAF : Non malheureusement pas. Je dois dire que j’ai été très touchée, je dirais même honorée, lorsque l’organisateur de ce festival m’a proposé d’en être la présidente. Et dès cet instant, je me suis renseignée sur le passé de cette manifestation luzienne. C’est un nouveau rôle intéressant pour moi, actrice, d’en être la présidente. Je ne peux que me réjouir de répondre présente pour découvrir les œuvres de jeunes réalisateurs, des cinéastes en herbe qui valorisent le cinéma français en lui donnant du sang neuf. De pouvoir mettre en commun avec les autres membres du jury, toute notre énergie et qu’ensemble nous défendions le cinéma de demain et de faire battre, par la même occasion, le cœur de la cité luzienne, pendant quelques jours au rythme des émotions du cinéma.

APP : A quoi ressemblera cette première expérience ?

AF : Intéressante parce que moi, actrice, je serai ailleurs que sur un plateau de cinéma. Un honneur de pouvoir participer et donner mon avis sur une compétition du 7ème Art. Je pense que ce sera très choral. D’apprécier et de juger des premières œuvres de réalisations avec les membres du jury qui m’accompagneront tout au long de ce festival : Elodie Navarre comédienne, Pauline Etienne comédienne, Thierry Neuvic comédien, Michaëol Cohen comédien et réalisateur, Julien Courbey comédien, Cyril Mennegun réalisateur. J’espère également qu’il y aura des débats, qu’on ne sera pas tous d’accord ou toujours unanimes. Avoir différents points de vue. Celle aussi de créer une alchimie entre nous. Par contre, cette expérience là en solo, j’aurai refusé. Ce qui m’intéresse, c’est de m’intégrer à une équipe. Je souhaite en tout cas que cette expérience là ne soit pas douloureuse.

APP : Donc vous vous préparez aux projections en étant vraiment vierge de toute émotion ?

AF : Bien sûr. C’est vraiment une première pour moi, car je n’ai jamais été membre d’un jury dans quelque festival que ce soit. C’est vraiment une aventure très neuve pour moi, et j’y vais vraiment en me disant que cela va m’enrichir considérablement.

APP : Qu’attendez-vous d’un film et que regardez-vous en premier ?

AF : Un film est surtout une bonne histoire avec laquelle j’ai envie d’être embarquée, oublier que je suis sur un fauteuil de cinéma. D’être une simple spectatrice pendant le temps de la projection qui me fera tout oublier de l’extérieur et qu’il me transmettra quelque chose. Ce que je regarde, en premier, dans un film, c’est l’univers du réalisateur.

APP : Vous me disiez que vous n’aimiez pas être seule, mais si vous l’étiez, quel type de film aimeriez-vous défendre et récompenser : celui engagé, esthétique, dérangeant… ?

AF : Peu importe, j’ai simplement envie qu’un film m’étonne, qu’il vienne me chercher. Donc aucun apriori de ce côté-là.

APP : Que s’est-il passé dans votre vie d’actrice après l’immense succès de « Intouchables » ?

AF : De m’avoir fait gagner du temps. Que du jour au lendemain, beaucoup de scénarii sont envoyés à mon agent. D’avoir le luxe de faire des choix. Mais je suis très heureuse de faire ce métier et de rester humble, quoi qu’il arrive. Le théâtre que je pratique depuis de nombreuses années, ne me faisait pas penser au cinéma. J’ai commencé à faire de la télé qui me mettait du beurre dans les épinards, et je trouvais cela très bien. Oui, le film m’a fait faire un pas de géant auprès des professionnels.

APP : Des projets pour Audrey Fleurot en 2013 ?

AF : La prochaine sortie des « Reines du Ring » réalisé par Jean-Marc Rudnicki avec Nathalie Baye et Marilou Berry où j’interprèterai une catcheuse. Et «  La vraie vie des profs » réalisé par Emmanuel Klotz et Albert Pereira-Lazaro avec Lucien Jean-Baptiste, acteur et réalisateur du film « La première étoile ».

APP : Audrey, connaissez-vous le Pays basque ?

AF : Hélas, non. Mais je vais me rattraper, car c’est aussi l’autre raison de mon acceptation. Découvrir enfin la Côte basque, avec ses montagnes verdoyantes, son bel océan, et ses bons plats régionaux dont on m’a vanté la succulence. Je sais que Isabelle Huppert et Isabelle Carré y résident, donc il ne manque plus que moi (rires).

 

THIERRY NEUVIC.

 

APP : Thierry, pourquoi avoir accepté d’être membre du jury du 17ème festival des jeunes réalisateurs à Saint-Jean-de-Luz ?

2299_14.jpgTN : Parce que je suis acteur et parce que je rêve de devenir réalisateur. Et que j’aime aussi tenir un rôle en dehors des plateaux. De découvrir les autres membres du jury que je ne connais pas personnellement, avec lesquels j’aurai la lourde tâche de juger les premières œuvres de jeunes réalisateurs, dont la sève créatrice coule dans les veines, et qui seront peut-être demain, de futurs nominés à la Palme d’Or ! (rires). Le rêve est donc permis. Egalement le plaisir de découvrir Saint-Jean-de-Luz et son océan merveilleux, tout en espérant un été indien durant ce festival (rires).

APP : Le fait que ce festival se passe dans la petite station balnéaire basque, ne le condamne-t-il pas à rester plus confidentiel ?

TN : Non, ce n’est pas parce qu’un festival se déroule dans une station balnéaire que cela l’empêche de s’épanouir et de rester confidentiel. Je cite par exemple, sans parler de Cannes et Deauville, ceux de Cognac, Avoriaz, Salon de Provence, Aix en Provence, Valenciennes, Hyères, et bien d’autres encore. L’intérêt d’un festival n’est pas le lieu où il se passe, mais les films qui s’y projettent, sur l’évènement répété depuis de nombreuses années.

APP : Les rencontres semblent avoir une grande importance pour vous ?

TN : Oui ! J’aime les contacts. Notre métier est avant tout un métier de relations humaines. Hélas, aujourd’hui, les échanges se font de plus en plus via internet, texto, mail, Je trouve cela vraiment dommage. Toutefois, je fais une petite exception à la Semaine du Pays basque par l’intermédiaire de son sympathique journaliste, car je refuse les interviews par téléphone (rires). C’est tellement plus agréable de pouvoir se rencontrer. J’espère vous voir au festival n’est-ce pas ? APP : Promis, juré !

APP : Qu’attendez-vous d’un film, et que regardez-vous en premier ?

TN : Quand je regarde un film, je suis vraiment spectateur. Je m’installe dans la salle comme les autres cinéphiles, même si je connais presque toutes les ficelles par rapport à un néophyte. J’attends d’un film qu’il me raconte une histoire, qu’il me prenne, après peu importe sa forme, même s’il a des défauts. Je veux avoir de l’émotion, du ressenti, de la sensation. En temps que spectateur, je veux être récompensé de m’être déplacé dans une salle obscure.

APP : Pour ce festival, vous préparez-vous aux projections ? Irez-vous vraiment vierge de toute émotion ?

TN : Bien sûr. J’essaie de ne pas trop me renseigner avant tel ou tel film, de ne pas écouter les commentaires, même si parfois c’est difficile. Oui, on peut dire comme ça, vierge de toute émotion (rires).

APP : Si vous étiez seul à décider, quel type de film aimeriez-vous défendre et récompenser, celui engagé, celui de l’esthétisme, celui dérangeant… ?

TN : C’est très variable, un film esthétique peut me toucher très fort, voire très profondément. Je n’ai pas d’apriori. Celui de la surprise aussi. Peut-être un film engagé qui me touchera le plus, mais pas forcément. Je suis pour la découverte et pas de genre précis. Par contre, s’il y a un film ancré dans le social et son histoire intéressante, il y a des chances que je le défende. En conclusion, il faut que le film soit bon, qu’il parle aux gens.

APP : De part le fait que vous ayez joué pour Clint Eastwood, peut-on vous considérer comme « bankable » ? Une carrière hollywoodienne vous tenterait-elle ?

TN : Alors j’en sais foutre rien, excusez-moi du terme (rires). Vraiment, je ne sais pas. Je sais que l’on me propose plus de choses, mais je ne pense pas que l’on puisse monter un projet sur moi. Tourner encore pour les américains, pourquoi pas. Bien sûr que ce cinéma là est porteur de grosses machines, très regardées, très appréciées. Mais je ne suis pas ébloui par ça. Ce qui m’interpelle, ce sont de bons scénarios, un bon réalisateur et de bons partenaires. Peu importe le pays dans lequel je tourne. Bien sûr il y a le côté rêve américain qui règne, qui est là malgré tout. La carrière hollywoodienne n’est pas ma priorité absolue.

APP : Puis-je vous demander sur quoi vous travaillez actuellement ?

TN : Je vais tourner un film sur la Guerre d’Algérie avec le réalisateur algérien Lakhdar Hamina (Palme d’Or en 1975 pour son film « Chronique des années de braise ». J’interprèterai un soldat français, un peu tordu, un peu abîmé, perdu dans le désert. Et puis l’année prochaine, un projet : un biopic sur Yves Montand dans lequel j’interprèterai le célèbre crooner, qui sera réalisé par Christophe Ruggia et produit par le neveu d’Yves Montand. Céline Sallette (remarquée dans « L’Apollonide ») sera la merveilleuse Simone Signoret. Et puis je suis sur l’écriture d’un long métrage.

APP : Le mot de la fin de Thierry Neuvic ?

TN : Celui de rester frais, curieux le plus possible, aimant et bienveillant envers l’autre. Et ce ne sont pas que des mots, je le pense très sincèrement et du fond du cœur.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 5 au 11 octobre 2012. entete-cineluz.jpg

 

 

 

 

 

 

LES DIX FILMS EN COMPETITION.

 

Mardi 9 octobre :

22h30 « Rue Mandar » d’Idit Cebula

Mercredi 10 octobre :

11h « Le voyage de Monsieur Crullic » d’Anca Damian

15h « Syngue Sabour » d’Atiq Rahimi

17h15 « Vole comme un papillon » de Jérôme malhde (hors compétition)

20h « Ouf » de Yann Coridian

Jeudi 11 octobre :

11h « Now is good » d’Oi Parker

15h « Soongava » de Subarna Thapa

20h « Dead man talking » de Patrick Ridremont

Vendredi 12 octobre :

11h « Les voisins de Dieu » de Meni Yaesh

15h « Une estonienne à Paris » d’Ilmar Raag

20h « J’enrage de son absence » de Sandrine Bonnaire (complet)

Samedi 13 octobre : 10h30 Projection des courts métrages.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 19:22

Les 39 marches : Ouverture d’une belle saison théâtrale.

 

39mPhotoLot4.jpgLes cinéphiles connaissent « Les 39 marches » réalisé par le grand Hitchcock en 1935 d’après le roman de John Buchan. Mais qu’importe si vous n’avez pas vu le film, la mise en scène de l’inventif et talentueux comédien Eric Métayer est un petit bijou dans l’écrin burlesque de l’œuvre bien adaptée.

Les 39 marches, c’est l’histoire de Richard Annay, qui rencontre dans un music-hall londonien, Annabella, et l’héberge pour la nuit. Elle lui avoue que sa vie est en danger parce qu’elle ne veut pas divulguer un secret d’état, et qu’elle est menacée par une organisation criminelle appelée les 39 marches. Au petit matin, Richard découvre le corps de la jeune femme, un couteau planté dans le dos. Il prend peur, et s’enfuit pour l’Ecosse. Il devient alors le suspect n°1.

Cette pièce qui sera jouée le 12 octobre à 20h30 à la Gare du Midi à Biarritz, possède l’ingéniosité du dialogue et la dextérité du jeu théâtral, car Eric Métayer propose, contrairement au suspens du Maître du film noir et de son grand renfort d’angoisse coutumier, un scénario incroyablement farfelu et d’une drôlerie moqueuse. Sur scène, ce sont quatre comédiens épatants qui évoluent dans une parfaite maestria d’interprétation.

A ne pas rater, vraiment !

 

Les 39 Marches – 12 octobre à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 5 au 11 octobre 2012.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 19:03

William Mercy : une foi d’artiste.

 

Est-il un trafiquant de rêves, un marchand de merveilles, un théoricien du rire, un héros du zygomatique ? Image1-copie-18.jpgWilliam Mercy, derrière ce nom se cache un quinqua aux multiples facettes de comédien, chanteur, danseur et clown qui pendant plus d’une heure, nous emmènera avec bonheur dans son one man show à la fois décalé et cocasse, où tous les genres se croisent harmonieusement, donnant naissance à des instants tendres, poétiques et magiques. Une véritable alchimie créée entre le comédien et le public avec son spectacle « Du rêve à la réalité… J’y suis ! » qui sera sur la scène du Colisée à Biarritz le 12 octobre à 21h.

Entretien avec un artiste généreux qui revisite à sa façon et en toute liberté, la grande tradition du cabaret music-hall.

 

APP : Merci William de te présenter à nos lecteurs et leur faire connaître la période qui a jalonné ton parcours avant d’être l’artiste que l’on découvre aujourd’hui…

WM : J’ai vu le jour un 26 décembre à Bordeaux où ma tendre enfance et mon adolescence ont évolué dans un environnement magique, entre vignes, océan, plages sauvages et montages. Et puis ces 19 années chez Mercuri International où j’étais consultant formateur en marketing-vente et communication. J’ai toujours voulu transmettre mes convictions et impulser une énergie, continuant à démultiplier mon optimisme et mon enthousiasme. A présent, je suis William Mercy, comédien, chanteur, clown de théâtre contemporain d’improvisation. Autodidacte, mon moteur est de rassembler les conditions nécessaires pour me mettre en situation d’être acteur de ma vie.

APP : Etre artiste, c’est ce qui te passionne avant tout ?

WM : Oui. J’ai toujours eu cette envie d’être sur scène, d’être un Paillasse sous les sunlights. Un homme qui avec son nez rouge met de la couleur sur les visages pâlichons. Un histrion qui évolue dans un espace de grande liberté burlesque et cocasse, où son esprit imaginaire et sa vie intérieure vagabondent clairement dans sa folie et sa fantaisie. Entre mon centre intime et le cœur du public.

APP : Comment est né ton spectacle ? S’est-il construit à partir d’un scénario ? L’as-tu préparé seul ou avec des complices ?

WM : En osant en parler au musicien-arrangeur et professeur de chant Didier Dulout. Je voulais faire un one man show dans l’esprit du cabaret et music-hall. Je lui ai demandé s’il voulait m’accompagner et le construire avec moi. Et le scénario prend forme après une somme de travail tant sur le plan chant, danse et comédie, car ça n’était pas vraiment au top pour moi. Peu à peu l’histoire de ma propre vie et ma grande envie d’être sur scène prend forme. La frontière qui séparait mon rêve à la réalité s’estompe. Le titre du spectacle, à la fois pièce de théâtre et tranche de vie, devient évident, il s’appellera « Du rêve à la réalité, j’y suis ! ». Et je suis fier d’avoir osé le jouer à l’aube de mes 55 ans, le 26 décembre jour de mon anniversaire. Donc la conception et les arrangements musicaux sont de Didier Dulout et moi-même, à l’écriture et à la mise en scène ma fille Mary Elisabeth et moi-même.

APP : Je présume qu’il y aura de l’émotion, du rire, de la rêverie, de la poésie dans ce spectacle où tous les genres se mêlent… Mais pour toi, l’artiste en herbe, cela représentait-il un danger d’être seul sur scène ?

WM : Oui, c’est un fabuleux voyage de poésie, de rêverie et de vérité. On rit, on sourit, on est ému. C’est fort et doux, c’est prenant et entraînant. Seul au début, puis accompagné depuis un an par Didier qui m’a fait cet énorme cadeau, me proposant de m’accompagner tout au long du spectacle. Ce fut énorme. Lui, l’excellent musicien. Et puis dans l’imaginaire, il y a Billy Bô, un personnage qui est ma conscience et mon complice, qui vient me prêter main forte face à toutes ses voix off, un personnage quelque peu sympathiquement envahissant, mais qui reste dans sa dynamique de générosité. Ce n’est que du bonheur.

APP : Un spectacle bien rôdé donc ?

WM : Depuis quatre ans, on y a apporté quelques changements. Début 2012, nous l’avions revisité, retravaillé, dans le mouvement, dans le rythme. Au Colisée à Biarritz, ce sera une grande première d’un spectacle tout neuf.

APP : Alors quel serait ton souhait pour l’avenir ?

WM : Faire vivre ce spectacle très longtemps et donner du rêve, de l’amour, de la poésie. Partager cet instant de grand bonheur avec le public. De pouvoir aller le présenter de ville en ville et dans les pays francophones. Je caresse aussi l’espoir de jouer mon one man show au Cirque d’Hiver à Paris. Et à travers ce spectacle, permettre à certains d’ouvrir la petite fenêtre de leur rêve et d’oser le vivre.

 

Du rêve à la réalité… J’y suis ! – de et par William Mercy et Didier Dulout – Le Colisée Biarritz – 12 octobre à 21h colisee

Tarifs : 18 et 12€

Réservations : Office du Tourisme : 05 59 22 44 66  et une heure avant le spectacle à la Caisse du Colisée

Informations : www.william.mercy.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 5 au 11 octobre 2012.

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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 01:34
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 23:30

Fasila – Le resto chantant et ses trois notes festives !

 

PHOTOS-2012-2-1094-1-.JPGUne fantaisie de vouloir prolonger sa soirée au restaurant par une envie furieuse de danser jusqu’à une heure avancée de la nuit ? De passer de votre assiette à la piste de danse immédiatement ? Alors l’endroit unique qui répondra à votre désir et qui vous fera passer un moment inoubliable, en amoureux ou entre amis, c’est moi qui vous le révèle : le Fasila à Bayonne.

Par contre, pour certains, il faudra réviser les pas de deux pour évoluer sur la piste, et ce n’est pas si FaSiLa faire, et si l’on veut brûler quelques calories sur des airs de salsa, bachata, latino pop rock et rétro, c’est l’effort demandé. La décoration est sobre, simple, moderne et agréable qu’ornent de belles plantes vertes. Ses salles « Paris-New-York » et « Latino » où c’est la lumière qui fait tout. L’ambiance est caliente, la musique de tous styles, la température monte, on se sourit, on danse et on devient vite serrés les uns les autres. Le Fasila est l’endroit où l’on se lâche et où l’on danse vraiment. Pour cela, je suis allé à la rencontre de Bruno Caron, le sympathique et enthousiaste maître des lieux.

 

APP : Bruno, voudrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

BC : Né dans les Vosges, je vis à Bayonne voilà 25 ans, et depuis 2008, je dirige avec mon épouse le Fasila. J’ai toujours été bercé dans le monde de la danse, du spectacle et de l’animation depuis ma plus tendre enfance, grâce à mes parents qui y étaient. Mon épouse Céline qui est un fin cordon bleu est le chef de cuisine du Fasila. Pour ce qui est de mon temps libre, ce sont Romain, Ken, Nicolas et Rose, mes enfants qui l’occupent. J’aime quand je le peux, m’évader avec eux et les voir grandir.

APP : Justement, parle-nous du Fasila…

BC : C’est un restaurant dansant où l’on vient pour passer une soirée originale en dînant cosy en tête à tête ou festif entre amis, où déjeuner le dimanche avec sa cuisine gourmande et raffinée à base de produits frais. D’une superficie de 300m2, il peut recevoir 150 convives, climatisée l’été, et possède également un parking. Au Fasila se produisent des Orchestres, les DJ James, Olivier et Panama, des soirées à thèmes, des concerts rock, jazz, salsa, pop rock, soirée cabaret, des chanteurs…

PHOTOS-2012-2 0172APP : Quels sont les composants essentiels pour rendre tes soirées inoubliables ?

BC : Régaler ses papilles, rire, danser et s’amuser.

APP : Quelles seront les prochaines soirées du Fasila ?

BC : Le vendredi 28 septembre, de la pop musique avec le groupe les Pourkoipa ; le samedi 6 octobre, l’ambiance musique des années 70/80 avec le groupe Attitude ; le samedi 13 octobre, si on aime le rock en roll, le groupe Nalu duo sera là. Et bien sûr, pour connaître le programme complet on va sur le site.

APP : Et les thés dansants au Fasila, c’est quoi ?

BC : Tout simplement des déjeuners ou après-midi dansants avec orchestre tous les dimanches et jours fériés, ce qui plaît beaucoup aux séniors. Une bonne idée de sortir ses parents ou grands-parents ! (rires). En alternance pour l’animation musicale, Yves et son ensemble, Cadence, Chantal Soulu, Cifranc Cisou…

APP : Peut-on dire que Bruno Caron est un homme heureux ?

BC : Ma foi, entre mes enfants, mon épouse et mon investissement total pour le Fasila, n’est-ce pas le principal dans la vie ? PHOTOS-2012-2 4081

APP : Quelle est ta devise ?

BC : La vie est trop courte pour s’ennuyer et comme disait mon père : « Au week-end prochain, de bonne heure et de bonne humeur ! ».

 

Le Fasila est tendance, festif et convivial, une jolie réussite que l’on doit à Bruno et Céline Caron et à leur équipe : Evelyne, Mirentxu, Jean-Louis, et qui offre une belle alternative dans le quartier Zone Saint-Bernard. Un lieu aussi où il y a du soleil dans les assiettes et c’est toujours la fièvre du samedi soir et … du week-end sur la piste de danse !

 

Fasila – 19 chemin Saint-Bernard Bayonne – Z.I. Saint-Bernard –Pont Henri Grenet-Rive Droite – Ouvert de 19h à 2h du matin les jeudis, vendredis, samedis, dimanche et jours fériés

Menus : 25 et 29,50€ et à la carte

Réservations : 05 59 03 13 37 et 0612 30 44 06 ainsi que le site : www.fasila.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 septembre au 4 octobre 2012.

Image1-copie-17.jpg


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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 22:34

Michelle Budria… du folk amoureux mais pas puriste.

 

946675617.jpg © Jacques Dubois.

 

Autant son concert sera festif, autant la chanteuse Michelle Budria donnera le côté arc en ciel de son spectacle. Mais ne se gênera pas pour également plonger dans la country, le blues, le jazz et le latino. Sa grande influence, même si elle ne chante pas comme elle, c’est Joan Baez, la reine incontestée de ce mouvement musical. Et comme toute bonne chanteuse, c’est sur la scène du Colisée à Biarritz le 5 octobre à 21h qu’il faudra l’entendre chanter et danser en sa compagnie. Une artiste qui nous offre la beauté d’une écriture passionnée et optimiste, et un univers musical sobre en osmose avec ses textes vivifiants. Une chanteuse souveraine qui me parle avec chaleur de son art.

 

APP : Qui est la chanteuse Michelle Budria ?

MB : Une chanteuse passionnée de chant et de musique tout simplement. C’est grâce à ma famille passionnée par cet art, que j’ai enfin osé à la trentaine monter sur scène. D’avoir découvert diverses associations de la région qui étaient tournées vers la création, et qu’en 1992, j’ai pu partager mon art avec les autres. Au départ, mon tour de chant reprenait les standards, comme avec ma chanson fétiche « ça commence » de la canadienne Ginette Reno, « le congrès des chérubins » de Juliette, ou « la visite » de Linda Lemay. Et puis j’ai eu envie de vraies chansons faites sur mesure. Mais dix années avant de pouvoir écrire mes propres textes et musiques. Ma première scène a eu lieu en 2002 au Colisée, « formule piano voix », accompagnée par mon fidèle pianiste Nicolas Vielle qui fait partie de tous mes projets.

APP : Tu seras dans la salle de ton premier concert, le Colisée, le 5 octobre prochain pour ton concert « Mes Couleurs ». Quel sera son univers musical ?

MB : Un voyage au cœur de mes influences musicales. Toute une palette de sons qui me font vibrer, comme le folk, le blues, le jazz, le latino, la country. Malgré tout, je me rends compte que j’ai beaucoup de mal à faire des choix tant ma sensibilité est à fleur de peau. Donc ce concert aura un univers musical « Arc en ciel ».

APP : Mais pas trop stressée tout de même ? Quels seront les musiciens qui t’accompagneront sur scène ?

MB : Bizarrement, j’ai l’impression que cette année je gère mieux mon stress. Certainement du fait de cette confiance qui se greffe au fil du temps, et surtout grâce à la complicité avec mes musiciens, que je vais présenter. Jimmy Arrabit à la batterie et aux percussions, qui a rejoint le groupe cette année, Serge Bianne à la contrebasse et basse, Sébastien Luc aux guitares et voix, et mon inséparable pianiste voix et direction musicale, Nicolas Vielle. De sacrés musiciens. Ils me font confiance et me suivent. Ca me booste et j’adore ! (rires).

APP : Peut-on dire qu’il y a une part autobiographique dans tes textes ?

MB : Absolument. Par exemple dans la chanson « Mes allures » c’est tout moi. Cette chanson traite des apparences qui, en définitive, sont un peu trompeuses. Mais je t’assure, aucune fourberie. Pour « Si semblables », là également je me mets réellement en scène et je me compare à une contrebasse, avec ses rondeurs, son ton et son air grave… (chanson interprétée en duo avec l’instrument). Je dois dire que depuis 2010 mes textes traduisent d’avantage mes émotions en réponse à des observations que je peux faire. Mes chansons se présentent moins sous la forme de récit ou d’histoire, mais d’une situation, d’un constat. Je pense en particulier aux textes de « Je ne bouge pas » ou « Rocking chair ». Pour la première, j’aborde le thème de mon impuissance face aux malheurs de la terre ou pour d’autres raisons, allant de la peur à l’ignorance. Quant à l’autre, je suis consciente du rythme infernal de notre société, mais que je prends volontairement à contre-pied, préservant mon équilibre.

APP : Quelle est donc la part d’influence du folk, blues, jazz, latino dans ta musique ?

MB : Le folk sera au cœur de mes nouvelles compositions. Un style que je veux donner à ce concert, même si des touches comme le latino, le jazz, le blues s’y glissent. Je suis très influencée par les musiques de Joan Baez. Attachée aussi à ma langue en écoutant Nougaro, et je me permets de rêver et de faire swinguer les mots.

APP : On constate que tes chansons sont toujours porteuses d’espoir, de joie de vivre… mais à quand les chansons tristes « qui feront pleurer Margot » ?

MB : Il est vrai que je suis tombée dans la marmite de l’optimisme (rires). Et je crois que rien ne pourra m’enlever de l’idée qu’il y a toujours du positif même pour une situation désespérée. Il n’y a pas que la joie de vivre quand on entend « derrière tes persiennes », celle d’un être qui n’a plus goût à la vie et qui décroche. Je mets en lumière de façon bienveillante certes, des ressources pour rebondir. Donc à quand les chansons qui feront pleurer Margot ? elles existent déjà, mais avec ce souffle d’espoir !

APP : D’où vient cette tessiture de voix enveloppante qui éveille un sentiment de chaleur et de réalisme ?

MB : Un don du ciel ! (rires). Pour être plus sérieuse, je travaille ma voix avec mon coach Dina Licht. Je suis toujours à la recherche d’une forme d’authenticité pour mieux faire passer mes émotions, avec chaleur et réalisme.

APP : Quel est l’âge moyen de ton public ? T’est-il fidèle ?

MB : Entre 30 et 50 ans. Mais cette année, après quelques concerts, j’ai constaté qu’il y avait des jeunes entre 18 et 25 ans sensibilisés par ma musique. Beaucoup m’ont découverte sur internet. Oui, je suis toujours émue que mes chansons soient porteuses de messages pour chacun. De partager également avec lui ces moments uniques. Je profite de l’interview pour leur dire un vif merci.

APP : Un album est-il en préparation ?

MB : Oui. 2013 sera la concrétisation de ce projet. Nous avons défini très précisément la couleur de l’opus. On y travaille et il me tarde de vous le présenter.

 

Michelle Budria – Mes Couleurs – Le Colisée à Biarritz – 5 octobre à 21h colisee.jpg

Tarifs : 12 et 8€

Réservations : 06 68 18 74 17 et michellebudria.music@gmail.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 septembre au 4 octobre 2012.


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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 01:33

Michelle Budria, une artiste à découvrir...


Michelle BudriaAuteur, compositeur, interprète, authentique dame de la chanson, Michelle Budria bouscule nos émotions de sa voix chaude et suave. Elle sera ce vendredi 5 octobre à 21h au Colisée à Biarritz pour une belle balade artistique en communion avec son public.
Interview :

 


MICHELLE BUDRIA INTERVIEW 2

© Alicia Snicker.


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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 20:50

Alexandra Stewart … du glamour au festival du film latino !

 

Alexandra_Stewart_0001.jpgPour sa 21ème édition, le Festival Biarritz Amérique Latine s’ouvrira sous le signe des Mayas. C’est l’actrice franco-canadienne Alexandra Stewart qui assurera la présidence dans la catégorie : longs métrages, succédant à l’acteur argentin Ricardo Darin.

Sans accéder au vedettariat, Alexandra Stewart tourne dans plus de quarante films, sous la direction des plus grands cinéastes : Truffaut, Vadim, Malle, Chabrol, Lellouch, De Broca, Otto Preminger, Huston, Comencini, Franchi, Andrès Baiz. En 1958, elle s’installe à Paris dans l’espoir de faire une carrière de journaliste. Mais elle sera cover-girl pour les prestigieux magazines Vogue et Elle, puis tournera des films publicitaires, avant de rencontrer Pierre Kast qui lui fera faire du cinéma. Elle devient ainsi l’icône et le symbole d’une génération appelée « Nouvelle Vague ». Avant sa venue à Biarritz, elle a accepté un entretien.

 

APP : Par quel hasard t’es-tu retrouvée présidente du jury du Festival Biarritz Amérique Latine, catégorie longs métrages ?

AS : Je connais ce festival qui est une référence pour le cinéma latino-américain avec ses films longs métrages inédits, ses courts métrages et documentaires. Il fait connaître ainsi la culture latino-américaine sous toutes ses formes. Par une amie colombienne qui a parlé de ma passion et de ma participation avec des réalisateurs argentins, colombiens et péruviens au Délégué Général de ce Festival. Très vite, il a pris contact avec moi, me demandant si j’étais libre et si j’acceptais la présidence. Ses arguments m’ont séduite, et sans hésiter, j’ai répondu oui. Et je voulais être une présidente très impliquée. C’est un festival très éclectique qui cultive sa particularité. Cette année, la sélection est au top niveau. Une sélection de films extraordinaires dans sa qualité et sa puissance.

APP : Quels sont les membres du jury qui t’assisteront pendant ce festival ?

AS : La guatémaltèque Carmen Maria Vaga, chanteuse et comédienne, le colombien Santiago Gambo, journaliste écrivain et attaché culturel de la Colombie à l’Unesco, le chilien Angel Parra, chanteur écrivain et musicien, et le français Nicolas Blanc, producteur. Et nous aurons à juger dix films nominés.

APP : Lourde responsabilité que de décider si tel ou tel film mérite une récompense ?

AS : Absolument. La récompense est avant tout un symbole, et de ce fait, un acte politique ; la mise en avant d’un style qui nous parle, qui nous plaît ou qui nous rappelle des souvenirs. Pour moi, le prix ne récompense pas le chef-d’œuvre, il marque de son sceau le film de chaque époque, qui est en concordance avec l’humeur du temps et parfois, il est si bouleversant, qu’il arrive à marquer son époque de par sa propre existence. Certains films se retrouvent primés et d’autres, bien que méritants du titre de chef-d’œuvre, ne l’ont pas été. C’est difficile parfois de remettre des prix pour révéler l’intérêt du film, et Dieu sait que certains qui ne sont pas primés, sont des créations remarquables. Alors que le meilleur gagne !

APP : Des rendez-vous marquants pour ce festival ?

AS : Pour moi, les dix films en compétition sont tous remarquables, soit par une originalité, une technique soignée, une belle histoire, un bon scénario. C’est se dire : faut-il juger sur les déclarations de son réalisateur ou sur l’œuvre elle-même ? L’unique critère est la qualité de la réalisation. Le Festival Biarritz Amérique Latine a pour vocation de présenter au public des productions qui trouvent rarement ou pas du tout leur place dans le système de distribution traditionnel. Et bien souvent, il sélectionne de véritables perles ! Il mettra à l’honneur cette année la richesse du cinéma colombien. Je dois dire également que ce festival s’est taillé une solide réputation et qu’il a inscrit son nom dans les rendez-vous importants de la ville de Biarritz. Il favorise également les possibilités de coproduction, il favorise le développement de l’industrie du film latino américain, ici et ailleurs.

APP : Parle-nous de ton film sorti début juillet « Inside » (la cara oculta) de Andrès Baiz…

AS : Le film d’Andrès est un conte d’une réalité cruelle, d’une vérité atroce, dans le style « Tel est pris qui croyait prendre ». L’existence d’une forme de cruauté purement féminine. Un huis-clos entre épouvante et romance exacerbée. C’est la belle et talentueuse Martina Garcia qui prête ses traits à l’héroïne. Dans ce film, j’interprète le rôle d’Emma qui loue à la jeune femme sa maison isolée, qu’on peut comparer à un blockhaus nazi, d’ailleurs le titre original était « Bunker », et le charismatique Quim Gutierrez, Bélen qui fait croire à Adrian qu’elle a disparu. Un jour, il vient dans la maison, et pour le fuir, elle se précipite dans la pièce, la referme et oublie la clef à l’extérieur. Piégée, elle assiste impuissante à travers le miroir sans tain, à la nouvelle vie de son amant sans elle… ou presque !

APP : Donc ravie de revenir au Pays basque ? Peut-on connaître aussi tes projets chère Alexandra ?

AS : Oh que oui ! J’étais venue l’année dernière comme membre du jury pour le Fipa. J’ai connu le Pays basque dans les années 50/60. Je venais monter les chevaux de mes amis péruviens, Nicole et Alfonso dans leur ferme baptisée Anziola, entre Hendaye et Saint-Jean-de-Luz. J’y viens aussi pour les courses de taureaux, pour les surfeurs (rires). Mon père s’échappe de l’hiver au Québec pour venir profiter du soleil à Saint-Jean-de-Luz. Et j’adore, la cuisine basque, le salmi de palombes, l’axoa, le jambon de Bayonne, le foie gras et surtout aller dans les restaurants de poissons sur la baie de Saint-Jean-de-Luz. Ah l’océan ! Quant aux projets, une autobiographie écrite en collaboration avec Noël Simsolo. De savourer aussi l’art d’être grand-mère auprès de mes petites-filles Ysé et Camille et de ma fille Justine (fille de Louis Malle). Je suis heureuse, car elle a réalisé son premier long métrage « Jeunesse » avec Esther Garel et Didier Besace.

 

Festival Biarritz Amérique Latine – Catégorie films longs métrages – du 24 au 30 septembre 2012. festival_de_biarritz_2012.jpg

Organisation Festival de Biarritz

Informations : 05 59 23 26 26  et www.festivaldebiarritz.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 au 27 septembre 2012.


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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 20:14

Innvivo : du style et de la sincérité.

 

Image1-copie-16.jpgLe groupe « Innvivo » reste fidèle à son éclectisme qui caractérise la scène bordelaise, où cinq garçons combinent artistiquement des morceaux empruntés au jazz, à la soul et au hip hop. Après des éléments volontiers orientés vers une musique instrumentale, mêlant funk et rock progressif, le groupe a littéralement trouvé sa « voix » en la personne de Hugo (chanteur et parolier). Il donne un éclat au son, un rythme « boitillant » soufflé d’un rap. D’une écriture irascible, où se greffe un certain lyrisme, se combinent les influences d’une musique américaine ardente, d’une chaleur de son live du style The Roots à l’énergie de Rage Against The Machine. Porté par une section rythmique ronde et précise, les guitares sont tour à tour nerveuses et cristallines, le chant scandé par des mots justes et percutants. Sur scène il lance l’invitation à danser et à penser « au sein du vivant ». Le groupe sera sous le Chapiteau-Spectacle à Anglet le 22 septembre à 20h15 pour Jazz sur l’Herbe. Hugo Raducanu, son leader, s’est confié à moi.

 

APP : Hugo, quand est né le groupe Innvivo ? Et présente-nous tes musiciens…

HR : Le groupe est né en 2006 sous la forme suivante : Adrien Jarton était à la basse, Mathias Monseigne et Clément Laval aux guitares, Didier Bassan à la batterie, Paul Robert au saxophone et moi-même au chant. Puis la formation a évolué avec les musiciens actuels, à la basse Louis Gaffney, Mathias Monseigne et Clément Laval aux guitares, Didier Bassan à la batterie et moi-même au chant.

APP : Comment avec toutes les influences musicales qui caractérisent ton groupe, se passe la création d’un morceau ? Comment s’opère la fusion entre les tendances diverses ?

HR : En général la composition vient d’une idée complète apportée par l’un des musiciens, ensuite tous nous cherchons à faire évoluer l’idée initiale, quitte à la déformer entièrement. La musique est toujours écrite en fonction du texte. Quant à la fusion entre les tendances diverses, elle s’opère par l’importance de chaque membre dans le groupe.

APP : Quelles sont tes sources d’inspiration et les musiciens que tu considères comme tes modèles ?

HR : En ce qui concerne les textes, j’ai été fortement influencé par Noir Désir, I Am, Jacques Brel et Stupéfilp. Et diverses influences en ce qui concerne la musique, comme John Scofield, Joshua Redmann, The Roots, Jamiroquaï…

APP : La composition et les textes, ça se passe comment ? Qui écrit et met en musique ?

1142632476.jpgHR : J’écris les textes seul, mais le groupe me donne toujours un avis décisif avant la finalité. La composition se fait démocratiquement entre les cinq musiciens, c’est-à-dire, en s’engueulant et en criant le plus fort (rires). On considère que la musique est bonne quand elle a été réanrangée au moins à six reprises et que chacun de nous a perdu au minimum deux litres de sang dans la bagarre ! (rires).

APP : Enfant de Bordeaux, penses-tu que ta ville soit sensibilisée pour les talents de la région aquitaine/gironde et manque-t-il encore des aides régionales, des budgets pour organiser des concerts ?

HR : Pour notre groupe, pas d’aide, car ce n’est pas très facile d’y accéder. Cependant, d’autres y arrivent dans notre région, donc on imagine que c’est possible. Je tiens à dire que malgré les difficultés financières, il existe des associations/organisations qui font jouer les artistes (on peut citer le festival jazz de Monségur, le festival jazz 360 à Cénac, l’association Ternaire, le Bordeau Groove Band…).

APP : Dans tes rêves les plus fous, avec qui souhaiterais-tu partager la scène ?

HR : On aimerait jouer en première partie d’Hocus Pocus, Stupéflip, ElectoDeluxe. La liste est trop longue (rires).

APP : Comment a évolué ta musique depuis la création du groupe ?

HR : Au départ, notre musique était très instrumentale. Je peux dire aujourd’hui que nous nous penchons plus sur les textes. Cependant, nous prenons toujours autant de plaisir à jouer avec les sonorités et les rythmes.

APP : Le plaisir partagé avec le public est-il toujours aussi fort et intense ?

HR : Il varie selon les endroits, selon comment se passe le concert. Mais notre plus grand plaisir est de pouvoir jouer en live et s’éclater un maximum. Et d’entraîner le public avec nous dans notre folie.

APP : Plus largement, quels sont les projets d’Innvivo ?

HR : On est en pleine écriture de notre deuxième clip. Après l’enregistrement d’une maquette deux titres, nous prévoyons en décembre d’en enregistrer trois autres. Et nous sommes en train d’arranger tout notre répertoire.

 

Le groupe Innvivo vise à réunir un carnet d’histoires, quotidiennes ou fantaisistes, au fil desquelles on peut tirer des questions, des réponses, des peurs ou des envies. Pour cela les outils qui nous séduisent le plus, sont les sonorités modales, la poésie onirique et le groove.

 

Innvivo – dans le cadre de Jazz sur l’Herbe – Chapiteau-Spectacle Domaine de Baroja à Anglet le samedi 22 septembre 2012

Tarif : Entrée libre

Informations : 05 59 58 73 00 et www.arcad64.fr baroja

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 au 27 septembre 2012.

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 19:36

Jazz sur l’Herbe associe musique et patrimoine.

 

Sans-titre-1.jpgCette année l’association Arcad et la Ville d’Anglet vous offre pour sa 5ème édition sa belle manifestation artistique et musicale avec son « Jazz sur l’Herbe » dans un lieu prestigieux qu’est le Domaine de Baroja à Anglet les 22 et 23 septembre.

Ce rassemblement veut soutenir la création artistique et les échanges intellectuels, diffuser les savoirs et s’ouvrir largement. Au programme des artistes de la scène émergente samedi 22 septembre à partir de 19h30 (à 23h) avec des groupes de jazz du Sud Ouest et du Pays basque comme Nord Atlantic Jazz (pays basque sud), Innvivo (Bordeaux), Tana Santana Project (pays basque sud) et le dimanche 23 septembre (de 12h30 à 18h30) vous pourrez écouter et apprécier le David Linx Quartet, Pulcinella, le Post Image Sextet et la Saint Louis Family. Que de la belle ambiance jazz, funk électrique, soul, hip hop. Jazz sur l’Herbe a pour ambition de réconcilier les amateurs du genre et curieux de tous âges et pas seulement les aficionados jazzy.

L’esprit du festival est celui d’une grande fête au jardin, et quel jardin ! Le magnifique Domaine de Baroja, où l’on viendra pique-niquer en famille ou entre amis. On pose la nappe et on ripaille tout en se laissant porter et balancer par la musique. C’est sûr qu’avec Jazz sur l’Herbe, ce sont des instants magiques et généreux, une source de détente, d’ouverture musicale et d’enrichissement. Il parie sur la qualité de sa programmation musicale et son éclectisme reste de mise pour un jazz ouvert à tous.

A noter : le groupe gagnant de la scène émergente se verra offrir par la Ville d’Anglet la possibilité de venir en résidence aux Ecuries de Baroja pendant une semaine à l’issue de laquelle le groupe sera programmé aux Ecuries de Baroja dans le cadre des « après-spectacles » de la saison culturelle 2012/2013.

 

Jazz sur l’Herbe – 22 et 23 septembre 2012 – Chapiteau-Spectacle et Parc de Baroja DSCF0128.JPG

Tarif : Entrée libre.

Réservations : Office du Tourisme : 05 59 03 77 01 ou chapiteau.baroja@anglet.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 au 27 septembre 2012.

 

 

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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