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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 21:00

L’Affaire Brassens

Ou les trublions de Georges !

 

L-AFFAIRE-BRASSENS.jpgIls sont assez nombreux, célèbres ou moins connus, à adapter le répertoire du grand Brassens ou Tonton Georges pour les intimes. Avec l’Affaire Brassens, quatre prévenus chantent Brassens et revisitent avec fraîcheur et innovation le répertoire du grand Georges et ce, dans l’esprit « perturbateur ». Mais également dans des interprétations personnelles, scénarisées, justes, et sans fioriture. Les chansons sont réinterprétées, mais l’esprit est sauvegardé ainsi que le respect de l’âme des textes. L’Affaire Brassens, c’est une ambiance cordiale comme si on était entre amis au coin du feu. Trois soirs avec les trublions de Georges. Je me devais de les rencontrer. Entretien.

 

APP : Jean, pour nos lecteurs et internautes, voudrais-tu te présenter ainsi que tes complices ?

Jean Bonnefon : Nous sommes quatre complices, quatre prévenus, unis comme les Mousquetaires, un pour tous, tous pour un ! (rires). Il y a Pascal Bonnefon (qui est mon fils), le plus jeune de la bande. Il chante, joue de la basse et… de la machine à écrire ! C’est lui qui interprète la chanson que nous avons enregistrée avec Francis Cabrel « La Princesse et le Croque Note ». Puis Jacques Gandon qui est un chanteur guitariste « virtuose », Patrick Salinié et moi-même qui sommes chanteurs guitaristes également. Tous les quatre, nous jouons également un peu de comédie, car notre spectacle est un tour de chant scénarisé.

APP : En quelques mots, c’est quoi le merveilleux « voyage » Brassens que tu présentes à la Luna Negra Bayonne du 13 au 15 septembre intitulé « l’Affaire Brassens » ?

JB : Il s’agit du procès des complices de Brassens, accusés de répandre, aujourd’hui encore, sa parole subversive. Nous avons donc imaginé que l’on jugeait l’œuvre de Brassens à travers une bande de trublions. Claude Villers de France Inter a gentiment prêté sa voix au Président du Tribunal comme à l’époque où il dirigeait le Tribunal des Flagrants Délires. Et les accusations pleuvent : Brassens s’est moqué de la justice, de la police, de la religion. Il a chanté la gloire des voyous, des prostituées. Il a chanté la mort, les poètes licencieux. En fait, on essaie de répondre à la question : comment un artiste aussi marginal dans son œuvre, est-il devenu aussi consensuel et aimé du public, même trente ans après sa mort ?

APP : Justement, pour cet anniversaire, c’est le pot de chrysanthèmes ou celui du plaisir, de la fantaisie dans l’hommage que vous présenterez tes complices et toi devant le public basque ?

JB : C’est tout à la fois. Un hommage assurément, où règnera le plaisir de la fantaisie. Quand Brassens était sur scène, le public n’osait pas chanter avec lui, tellement sa personnalité était forte et écrasante. Aujourd’hui tu attaques « Les Sabots d’Hélène » ou « Les Amoureux des Bancs Publics » et toute la salle chante avec toi. En général, la dernière partie du spectacle se fait de concert avec le public. C’est ça le Génie Tonton Georges ! Des chansons complexes et populaires à la fois. Mais dans ce spectacle, c’est la bonne humeur qui prime !

APP : Une forme de respect dans la composition et de l’harmonie, en posant toutefois ta touche personnelle, car Gare au Gorille ?

JB : Nous nous sommes appropriés l’œuvre de Brassens pour l’interpréter à notre façon. Il y a trop de gens qui chantent Brassens « à la Brassens » et du coup moins bien que lui. Nous chantons souvent en polyphonie, dans une sorte de folk-swing assez léger, mais sans s’éloigner de l’esprit de l’auteur. C’est un mélange de son œuvre et de notre façon de faire. René Iskin, un des amis très proches de Brassens, nous a dit après un concert à Chinon : « Georges aurait adoré votre spectacle ». Crois-moi, c’était le plus beau compliment qu’on ait pu nous faire. Francis Cabrel, qui est sans doute un des héritiers de Brassens, nous a proposé d’enregistrer un titre avec lui. Ca aussi, ça nous a beaucoup touchés. Le CD sortira en novembre prochain.

APP : Comment avec tes copains d’abord vas-tu le réincarner ?

JB : On ne réincarne pas Brassens. C’est le procès de ses complices et de son œuvre. En revanche, on le défendra mordicus ! (rires). Le terrible juge Claude Villers nous pousse dans nos retranchements pour convaincre le public du génie Brassens. En général, à la fin du procès, nous sommes condamnés à… mais il faut venir voir le spectacle. Quant au sort du juge, vous connaissez la chanson Gare au Gorille. Dans une salle telle que la Luna Negra, ça risque d’être un beau et hilarant procès.

APP : Pour finir, une petite anecdote sur Tonton Georges ?

JB : Il y en a beaucoup sur sa générosité. Mais celle-ci, lors de son récital à Bobino à Paris, l’équipe du théâtre a voulu lui faire un cadeau pour son anniversaire un 22 octobre. Quand on lui a demandé ce qui lui ferait plaisir, il a demandé qu’on lui fasse un « trou du souffleur » sur le devant de la scène, car disait-il, avec ma mémoire défaillante par instants… Eh bien son vœu fut exaucé ! Et le grand plaisir de ses amis, c’était de passer la soirée dans ce fameux trou du souffleur, pour tenir à Georges, les textes qui lui posaient problème. Pour nous musiciens interprètes, ce petit handicap nous le rend plus proche. Heureusement, son œuvre est inoubliable !

 

L’Affaire Brassens – les 13, 14 et 15 septembre à 20h30 à la Luna Negra Bayonne logo_luna.png

Tarifs : de 8 à 15€

Réservations : Luna Negra au 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 septembre 2012.

 

Interview vidéo prochainement sur le site de Alicia Snicker.

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8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 20:55

Frissonner au son du saxophone !

 

76723_165531496820855_100000920172180_307792_4500994_n.jpgVirtuose du saxophone, c’est déjà quelque chose. Ray Layzelle est connu et reconnu de la scène jazz européenne. Mais cela ne lui suffit pas. L’auteur compositeur londonien déborde de talent sur plusieurs instruments, la guitare notamment. Il offre ainsi une facette encore plus riche de son expression musicale. L’artiste aux cheveux noirs libres ou attachés est toujours entouré des meilleurs musiciens, a le sens du partage sur scène. Batterie, violoncelle, guitare ou autre saxophone l’accompagnent régulièrement sur scène. Ses influences sont généreuses et ouvertes à une fusion de jazz, soul, groove, rock et autres genres musicaux. Ray livre ainsi au public des compositions uniques et originales, exprimant ainsi sa générosité et sa profondeur d’âme. Son groupe Ray Layzelle Nu Soul Project embaume l’air avec le charme d’un accent londonien, fait frissonner le groove dans la peau du public en assurant une présence indéniable sur scène. Ses musiciens possèdent tous les ingrédients d’une musique que personne ne se lassera d’entendre et de vivre. Un moment live inoubliable à passer entre amis ou en famille.

 

Matthieu Stricot.

 

Ray Layzelle Nu Soul Project – vendredi 14 septembre à 21h au Caveau des Augustins Bayonne

Tarifs : 8 et 6€

 

© François Pacou.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 7 au 13 septembre 2012.

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 15:41

A. Fratellini ... Le Fraternel Circus !

 

instantane_003-copie-1.jpgComment ne pas se laisser emporter par la magie du spectacle des acrobates et des jongleurs (William Vegas), pendant que les yeux émerveillés des plus petits sont concentrés sur les pirouettes musicales du clown (Harrys) ? Ce petit chapiteau dont les drapeaux au sommet nous incite à la récréation, dirigé par deux frères Mordon (dont l'un est dompteur de "fauves") nous invite à voir sa ménagerie, ses numéros de corde, ruban, trapèze acrobatique, dans la plus traditionnelle version du cirque, tel que l'on s'en souvient de notre enfance. Entre un moment d'émotion et un autre de tendresse, les "olé" retentissent lorsqu'un poney saute une barre, que la scie musicale fait résonner ses accords, les applaudissements fusent lorsque M. Loyal nous présente les artistes.

Un moment convivial et en toute simplicité pour ce dimanche de septembre ensoleillé à Bayonne.

 

Alicia Snicker.

 

Quelques extraits du spectacle pour vous donner envie de suivre cette troupe dans sa tournée...

CIRQUE FRATELLINI

© Alicia Snicker.

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 01:23

Invitation à la danse avec le Temps d’Aimer.

 

Déjà 22 ans que le Temps d’Aimer la Danse tient bon la barre ! Aux carrefours et croisées, il cultive le surprenant, le talent et le pluridisciplinaire. Une programmation toujours éclectique, généreuse et exigeante au service de l’enchantement. L’opportunité de voir durant dix jours, du 7 au 16 septembre, des chorégraphies uniques, interprétées par des compagnies prestigieuses. A l’écart des modes comme des situations, les différents ballets proposés mettent en scène des états du corps, des personnalités avec chacune leur rythme, leur qualité gestuelle, leur énergie et qui s’harmonisent ensemble. Un festival incontournable à Biarritz ! Comme le dit son Directeur Artistique Thierry Malandain « Non, il ne faut pas le laisser passer, surtout, si vous admettez comme nous, que la danse est un voyage éphémère vers un pays meilleur, une clef du cœur ». Cette fête de la danse est une profession de foi qui célèbre l’universalité d’un art intemporel, une sensibilisation qui œuvre pour une meilleure reconnaissance de l’art chorégraphique. Le Temps d’Aimer la Danse, c’est le voyage émouvant, une pluie de séduction qui nous mène jusqu’à l’extase !

Pour en savoir plus sur ce festival, j’ai rencontré la directrice de Biarritz Culture,114458_13352120_460x306_cr.jpg Yvo nne Pochelu et la responsable communication 664383 19614051 460x306 crEloixa Ospital.


 

APP : En votre qualité de Directrice de Biarritz Culture, dites-nous quelques mots sur l’organisation du festival Le Temps d’Aimer la Danse…

YP/EO : Les premiers contacts sont pris dès le mois d’octobre après qu’ait eu lieu le festival, par Thierry Malandain, et bien plus en amont pour les compagnies de renom. Ensuite, Biarritz Culture prend le relais. Notre structure, essentiellement financée par des subventions publiques, est tenue d’être en règle avec les lois en vigueur en matière du droit social et du droit du travail. Dans la mesure où le festival accueille beaucoup de compagnies, issues des pays européens et du reste du monde, c’est un aspect de l’organisation du festival qui, par moment, peut s’avérer compliqué et long à gérer. Pour relever ce défi de taille, chaque année, il nous faut beaucoup de volonté et de rigueur, ainsi qu’une patience à toute épreuve. Et l’ambition de répondre à une attente. En 22 ans, on peut s’enorgueillir de n’avoir jamais renoncé à l’invitation de quelques compagnies que ce soit, malgré les difficultés rencontrées.

APP : Comment choisissez-vous la programmation avec Directeur Artistique et chorégraphe Thierry Malandain ?

YP : Depuis 2009, Thierry Malandain, directeur du Malandain Ballet Biarritz est en charge de la direction artistique du festival. Il est très vigilant, par ses choix et au maintien d’une programmation éclectique qui permet d’aller à la rencontre d’un vaste public. Il discute beaucoup avec nous, toujours attentif et ouvert à nos avis et propositions. Année après année, le but de Biarritz Culture est d’inviter sur scène, de nouveaux esprits de la danse, offrir un centre de créativité et d’échanges avec des compagnies venues d’ailleurs.

APP : Quels sont les atouts majeurs de la 22ème édition de ce festival ?

EO : Une 22ème édition où chacun peut s’y retrouver. Comme on le sait, l’éclectisme et la diversité sont la force de ce festival. Cette année, il y en aura pour tous les goûts. Image2-copie-5.jpgDe la belle danse avec les compagnies hollandaise et italienne « Dutch National Ballet et Introdans Balleto di Torino ». Image1-copie-15.jpgDu surprenant avec Luc Petton qui fait danser les cygnes avec ses danseuses ou Image4-copie-3.jpgRukmini Chatterjee, grande danseuse classique indienne qui investit la scène avec un groupe norvégien de black metal. Du rock et hip-hop avec Anne-Marie Porras et les hip-hopers de Casablanca. Des histoires d’Ici ou d’Ailleurs avec la sénégalaise Germaine Acogny, la compagnie nationale de danse équatorienne, le CCN de Caen. En fait, la danse parle de nous, de notre monde dans le langage le plus simple et compréhensible par tous avec l’expression des corps. Ne pas chercher à mettre des mots sur la danse, simplement aller à sa rencontre, car elle s’éprouve, se ressent, comme dit le chorégraphe israélien de La Batsheva Naharin. L’atout majeur : durant ces dix jours, on peut apprécier la danse dans les rues, sur les places et sur la plage. Le Malandain Ballet Biarritz dansera gratuitement le dimanche 9 septembre sur la plage du Port Vieux et ce sera un moment magique. Un festival où tous les jours il se passe quelque chose.

APP : Quels sont les grands coups de cœur cette année ?

EO : Très difficile de répondre à cette question. Mais je dirais « La Batsheva Dance Company » que l’on désirait faire venir depuis de nombreuses années. La « star », même si ce n’est pas vraiment un terme approprié au monde de la danse. La compagnie italienne Spellbound qui avait touché le public lors de sa venue pour les vingt ans du Temps d’Aimer la Danse. Pantxika Telleria qui a créé le festival, les femmes chorégraphes accueillies, les compagnies hollandaises. Ce n’est pas évident de faire des choix, car toutes les compagnies invitées marquent par leur talent.

APP : Un temps fort et moins fort de ce festival de la danse depuis ces vingt deux années ?

EO : Un moment gravé encore dans nos mémoires, la venue de Maurice Béjart créant une pièce durant le Temps d’Aimer et qui permit au public biarrot d’avoir le privilège d’assister à la Gare du Midi aux étapes de la création. Une récidive avec Claude Brumachon, directeur du Centre Chorégraphique de Nantes, qui créera le premier volet de sa trilogie. Trilogie évoquant les trente ans de carrière de cet immense et talentueux chorégraphe.

APP : Comment aujourd’hui donnez-vous à voir de beaux ballets à Biarritz ?

EO : Le Temps d’Aimer la Danse a trouvé tout au long de ces vingt deux ans, sa place dans le panorama de la danse en France et sur la scène internationale. Thierry Malandain y contribue avec toute sa fougue et sa passion. Pour 2012, le Dutch National Ballet crée pour l’ouverture et spécialement pour le festival, un programme qui rend hommage au grand maître de la danse du XXème siècle, Hans Van Manen, pour ses 80 ans, et qui fut le premier à avoir allié danse moderne et ballet. Le Temps d’Aimer la Danse, c’est le point de rencontre de toutes les danses et de toutes les cultures, où les plus prestigieux chorégraphes européens et internationaux présentent leur œuvre. Pendant ces dix jours, c’est un hymne à la joie et une invitation au voyage, avec pour seul mot d’ordre, le partage, le métissage et la diversité. La diversité des identités chorégraphiques exprimées au Pays basque. Un festival qui défend une programmation pour tous, et qui permet aux personnes aux revenus modestes de participer également à la fête de la danse. Parce que vive la danse et le temps de l’aimer ! Image5-copie-2.jpg

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Festival Le Temps d’Aimer la Danse – du 7 au 16 septembre – Biarritz

Tarifs : 20€ - et 12€ pour les bénéficiaires du RSA, étudiants, moins de 18 ans, demandeurs d’emploi, intermittents

Profitez des abonnements : 2 spectacles = 20€ la place, 4 spectacles = 16€ la place

N’hésitez pas à en faire profiter vos amis !

Infos : www.letempsdaimer.com

Réservations : Office du Tourisme de Biarritz : 05 59 22 44 66

Vente directe et infos : Gare du Midi Biarritz. 

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 31 août au 6 septembre 2012.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 23:09

David Cairol fait son cinoche et ça va reggae !

 

Image1-copie-14.jpgDavid Cairol est l’artiste charismatique en diable, aux paroles bien trempées qui font de lui le chanteur reggae français. Ses mots croquent le quotidien sous toutes ses formes et ses coutures, laissant libre cours à l’émotion. Avec ses musiciens, il s’attache à donner du plaisir en véhiculant ses idées. Pour la sortie du film « Marley » de Kevin McDonald, avec le « Pacte », distributeur national du film et le label « A ce Jour », il fait sa tournée concert dans les cinémas de France et de Navarre qui programme le film. Outre ses propres compos, ses musiciens et lui reprennent quelques titres de Bob Marley. Le chanteur sera donc au cinéma Le Saint Louis à Saint Palais le 31 août, ainsi que le 14 septembre à Espelette et le 22 septembre à Bayonne (Maison des Associations). Cette tournée se poursuivra jusqu’en 2013. Au rythme d’une poésie urbaine soignée, la voix de David suffit à remplacer l’instrument. Bref un artiste, un timbre, un talent ! Avec un phrasé qui n’appartient qu’à lui, il fait sonner et danser les mots. C’est une musique de liberté qui lui convient tout à fait. Sa patte et son savoir-faire se retrouvent dans l’écriture ciselée de ses textes et l’on est agréablement ému par le « grain » sauvage de sa voix et de son interprétation habitée. Une agréable homogénéité musicale se dégage, ce qui témoigne d’un bon travail sur les sonorités. Et David Cairol nous offre sur scène de grands moments de partage, parce qu’il s’amuse, vit et chante. Et nous, on le sent heureux, léger et généreux.

 

David Cairol – Tournée concert Marley – 31/08 à Saint Palais – 14/09 à Espelette – 22/09 à Bayonne.

 

David Cairol « Initiales », prochain album qui sortira mi-novembre 2012.

Deux nouveaux clips accompagneront cette sortie.

Tournée dans toute la France jusqu’en 2013.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 31 août au 6 septembre 2012.

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 20:17

Suite au succès rencontré auprès du public, le Cirque A. Fratellini a décidé de prolonger son séjour sur la Côte basque.

Vous pouvez donc le retrouver à Bayonne, Quai Chao (petit Bayonne), les mercredi 5 septembre à 15h, samedi 8 septembre à 15h et 18h, et le dimanche 9 septembre à 15h.

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Acrobates, trapézistes, la ménagerie avec 30 animaux à découvrir, et 1h30 d'un incroyable spectacle !

Ainsi que William Mordon, dont nous vous avons déjà parlé précédemment : http://alain-pierre-pereira-journal.over-blog.com/article-interview-de-william-mordon-cirque-fratellini-place-chambre-d-amour-a-anglet-108603764.html

Pour toute information : 06 64 234 604 ou www.cirque-fratellini.com

 

Et toujours : une place offerte pour deux places achetées

sur présentation du journal 'La Semaine du Pays basque' !

 

Interview et extraits spectacle à venir... tournage le mercredi.

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25 août 2012 6 25 /08 /août /2012 22:54

Fanny Vallon,

corps et âme pour sa passion !

 

Image1.jpgFanny Vallon a été comédienne et ancienne fondatrice du Prix Arletty et a eu comme professeur la grande Tania Balachova, qui elle-même fut l’élève du metteur en scène et professeur d’art dramatique russe, Constantin Stanislavski, (et la seule élève qui soit passée en Europe). Fanny Vallon dirige depuis plus de vingt ans un cours de formation d’acteurs de cinéma et de théâtre portant son nom. Elle a des amis prestigieux comme le réalisateur Pedro Almodovar et le metteur en scène Robert Hossein. Amoureuse de la ville d’Hendaye, elle s’y installe voilà maintenant six ans, tout en continuant d’enseigner à Paris, deux jours par semaine. Ce mois d’août, elle a mis en place dans la citée hendayaise, le traditionnel stage de formation d’acteurs au cinéma au Casino jusqu’au lundi 27 août de 14h à 17h. Cette formation unique en Aquitaine, réunit chaque année 24 participants venus de toute la France. 24 à écouter les conseils de cette touchante et intéressante dame dont la voix rauque rappelle la merveilleuse Jeanne Moreau. Je suis allé à la rencontre de celle qui corps et âme, enseigne sa passion.

 

APP : Fanny Vallon, parlez-moi un peu de votre métier d’enseignante en art dramatique et de la formation d’acteurs…

FV : C’est parfois long et douloureux, mais fabuleusement libérateur que d’enseigner l’art dramatique. C’est un cheminement intérieur, une sorte de psychanalyse comme le dit la talentueuse Juliette Binoche, car l’on va exprimer ses contradictions, lever les non-dits, sortir de la morale sociale pour atteindre une vérité humaine. Chaque séance d’enseignement est faite d’imprévisibles, d’inattendus qui vont du recueillement absolu aux fous rires les plus intenses. Le cinéma apporte une exigence de vérité, car avec la caméra on ne peut pas tricher, une seconde de « faux-semblant » et tout s’effondre.

APP : Depuis combien de temps enseignez-vous ?

FV : Cela fait plus de 25 ans que j’enseigne à Paris et trois années dans la belle ville d’Hendaye. Sans oublier le stage d’été qui réunit les stagiaires venus de toute la France.

APP : Comment vous est venue l’idée d’enseigner alors que vous étiez comédienne ?

FV : Parce que j’ai eu de graves problèmes de santé et que j’ai du abandonner le métier d’actrice. Mais je ne pouvais pas vivre sans ce métier, pas même un seul jour. Et sans cesse je me disais : Mon Dieu, que vais-je faire de moi ? Et l’idée géniale est venue à moi, pourquoi ne pas ouvrir une école de théâtre ? Un paradoxe, moi qui avait une sainte horreur de l’école, et de me dire, que jamais de ma vie, j’enseignerai. Jamais, oh grand jamais ! Je me suis menti à moi-même (rires).

APP : Ne pensez-vous pas qu’une des qualités essentielles de l’acteur, c’est la générosité ?

FV : Absolument. Encore qu’il faille se méfier du lexique, parce que la générosité peut être aussi une façon de s’ouvrir tellement qu’on ne fait plus rien, qu’on n’aime plus rien, qu’on est transparent, ami de tout le monde. Encore plus que la générosité, je dirais qu’il faut avoir de l’écoute. L’écoute, c’est être attentif à ce qui se fait autour de soir.

APP : Quel regard portez-vous aujourd’hui sur le théâtre et le cinéma ?

FV : Je trouve qu’il y a davantage de « produits bien faits » que de créations pures. Peut-être à cause des impératifs budgétaires.  

 

En effet, le théâtre et le cinéma sont deux disciplines difficiles, mais tout aussi gratifiantes. Construire encore et toujours, comme un architecte du 7ème art, qui graverait dans la mémoire de ses élèves, l’enseignement qu’il pratique, faisant naître chez quelques uns une véritable vocation. Semer dans leur tête et dans leur cœur, le bonheur et la joie de jouer, de divertir et d’aiguiser une curiosité sur les valeurs théâtrales et cinématographiques. Mais aussi, pourquoi ne pas le dire, être connu et reconnu. Comment il faut travailler l’art dramatique pour être naturel reste une énigme, une chose spirituelle. L’art dramatique, c’est un culte de l’esprit ou des esprits. Et qu’est-ce qu’enseigner l’art de jouer au cinéma, de donner le contact sur des choses expérimentées ? Plusieurs réponses possibles. L’acteur crée le personnage avec ses entrailles, ses propres sentiments et toute son âme, mais il ne devient pas entièrement celui-ci.

 

Je terminerai mon article par ces deux citations :

« Tous les hommes sont des comédiens, sauf quelques acteurs » Sacha Guitry.

« Faire l’acteur, faut pas déconner, c’est quand même mieux que d’aller à l’usine ! » Coluche.

 

Pour assister à une « master class » gratuite, ce samedi 25 août de 17h à 19h30 à l’Espace Culturel Mendi Zolan Hendaye

Tél : 05 59 48 30 49

Fanny Vallon renouvellera son stage l’année prochaine. Pour y participer, il faut s’inscrire dès janvier : www.fannyvallon.com

 

Article paru dans ‘La Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 août 2012.

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 23:53

Isabelle Carré,

un naturel de simplicité et le talent en plus !


Image1-copie-13.jpgDiscrète, se disant même transparente, Isabelle Carré sait admirablement habiter l’espace par sa douce présence, tout comme vous ravir par ses paroles gentilles. Sa citation bonheur est « Saisis ta chance, sers ton bonheur et va vers ton risque » du poète René Char qui montre qu’elle est une belle leçon d’humanisme. J'ai rencontré l’actrice au cinéma Le Sélect à Saint Jean-de-Luz, dirigé par l’ami Xabi Garat. Très diserte, la future maman d’un troisième enfant m’a parlé de son interprétation dans le second long métrage de Carine Tardieu « Du vent sur mes mollets », sorti le 22 août dans les salles obscures. Une rencontre avec un naturel de simplicité et le talent en plus.

APP : Bonjour Isabelle. Vous êtes à l’affiche du deuxième film de Carine Tardieu « Du vent dans mes mollets ». En quelques mots, parlez-moi de l’univers de ce film et de votre rôle.
IC : Bonjour Alain-Pierre. C’est une histoire où s’entrecroisent l’histoire des adultes avec celle des enfants. Je dirais deux visions de vie qui nous montrent par instants que les enfants sont plus adultes que les adultes. Celui d’un couple en perte de vitesse où s’est installé le ronronnement, et qui n’essaie même pas de se remettre en question. Un couple qui tourne un peu à vide et qui vieillit trop vite. Une sorte d’interrogation de l’amour et de ce qu’il en reste. Mon personnage est celui de Catherine, la maman de Valérie 9 ans, une petite gosse effrontée qui harcèle l’intrépide Rachel pour qu’elle devienne sa copine. Je suis une femme divorcée et cool, un rien délurée et mangeuse de vie. Pas didactique, ni prétentieuse, je souffre pourtant de solitude et je recherche un peu d’affection et de tendresse. Mais je reste quelqu’un de très vivant et positif. J’apprécie ces êtres qui ont cette force, cette dignité, et qui ne sont pas dans la plainte ou l’apitoiement, et toujours partants pour que la vie soit belle. Comme dit la réalisatrice, je suis une victime offerte à la reconstruction de cette famille, celle par qui les liens se retissent et faire que l’amour circule à nouveau. Je suis une donneuse de vie sentimentale (rires)...

APP : Qu’est-ce qui vous a décidé à accepter ce rôle ?

IC : J’avais apprécié son film avec Karine Viard « La tête de maman » et cela m’avait beaucoup impressionnée. D’ailleurs on retrouve un peu dans son deuxième long métrage, l’atmosphère psychologique du précédent. J’aime son univers poétique et pourtant qui ne dissimule en rien les blessures liées à l’enfance. J’aime le regard qu’elle porte sur l’enfance, un beau regard qui nous permet, nous adultes, de nous libérer peu à peu du poids de notre cynisme. Lorsque j’ai reçu le scénario, j’ai tout de suite accroché et j’ai dit oui, car il y avait cette tendresse qui circulait entre tous les protagonistes.

APP : A-t-il été facile pour vous de travailler sous sa direction ? Et votre complicité avec vos partenaires ?

IC : Merveilleuse ! Nous avons quasiment le même âge, elle est très présente dans ses relations avec les autres, très passionnée et confiante. Elle s’est surtout entourée d’une équipe bienveillante pour les enfants. Toujours pleine d’attention. Toujours joyeuse et lumineuse sur le plateau, malgré des sujets très profonds comme, la sexualité, le non désir, la vieillesse, la mort, mais également la Shoah (le père de Rachel a connu les camps à l’âge de sa fille). Et tout au long du film, on voit les enfants et les parents se transformer, évoluer. C’est la vie qui passe en eux. Malgré une certaine nostalgie, on rit et sourit beaucoup, parfois même une petite larme perle sur les joues. Cette histoire est une échappée sympathique. Carine est une très bonne directrice d’acteurs, car très sincère et douce. Et jamais d’excès autoritaire. Agnès Jaoui marque un grand retour au cinéma avec un rôle émouvant, bien différent de ceux qu’elle interprète d’habitude. Elle est émouvante dans son rôle de maman merveilleusement étouffante. Une réelle complicité avec Agnès sur le plateau. Quant à Denis Podalydès, j’avais joué avec lui il y a une dizaine d’années dans un film qui n’a pas très bien marché hélas « La mort du chinois ». Donc très heureuse de le retrouver, car c’est un homme délicieux et un bosseur insensé, car il était outre le film, sur plusieurs fronts. Un être simple, sincère, qui m’a fait attraper des fous rires sur le tournage. Judith Magre est la douceur même, une belle présence artistique. Et petite anecdote, toutes les deux étions de la première partie du tournage, et nous avions eu notre petite larme lorsqu’il a fallu quitter nos partenaires. Quant aux deux petites Juliette et Anna, des comédiennes spontanées, amusantes, attachantes. Un bonheur ressenti de jouer avec elles.

APP : Le film parle des relations parents/enfants. Connaissant votre discrétion légendaire, voudriez-vous toutefois me parler de vos « ré-enchantements » du dimanche en famille ?

IC : En devenant maman, j’ai su redéfinir mes priorités. Ce n’est pas simple avec le métier que je fais, mais c’est une question d’organisation, pas de rendez-vous, pas de coupure dans l’emploi du temps. A quarante ans, je suis aux anges avec ma petite famille. Et donc j’apprécie les « ré-enchantements » du dimanche. Ma famille, c’est mon oasis, mon havre de paix. J’aime me promener avec ma petite fille et mon petit garçon aux jardins du Luxembourg et celui d’Albert Khan. Voir aussi des expos, et partager avec eux mon plus beau rôle, celui de maman.

APP : Comment vous êtes-vous construite au cinéma ?

IC : Par des petits rôles et j’aime beaucoup l’idée du second rôle. J’ai ce côté « caméléonisme », comme m’a baptisée le réalisateur Michel Ribes, car avec les seconds rôles, il y a moins de pression, et les metteurs en scène audacieux vous confient davantage des rôles de composition, des choses différentes, ce qui évite d’être dans la répétition. Pour ma part, j’adore apprendre et continuer à apprendre. Au théâtre, cela a été plus vite avec des rôles importants. J’ai été accueillie plus rapidement. Au cinéma, ça a été plus progressif, mais ça me convient bien.

APP : Sachant que vous venez régulièrement sur la Côte basque, quels sont vos endroits de flânerie et vos adresses gourmandes ?

IC : Ici, à Saint-Jean-de-Luz, j’aime beaucoup aller chez Maya, chez Pablo, au Zoco Moko. J’apprécie me promener tout en haut de la colline de Sainte-barbe et regarder l’océan. Me balader au bord de la Nivelle, flâné sur le port, sentir les bonnes odeurs de fruits et légumes aux Halles. Et petite confidence : au petit déjeuner, je lis La Semaine du Pays basque (rires). entete-cineluz.jpg

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 24 au 30 août 2012.


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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 02:25

instantane_20.jpgArtiste solaire, les pieds nus sur les Sables d'Or, notre irradiant Baptiste Daleman a fait sourire la lune et danser à Anglet tous les locaux et touristes confondus, en ce mercredi 22 août 2012. Son verbe et sa bonne humeur contagieuse ont enthousiasmé le public qui a répondu nombreux à l'appel de la musique française. Des textes très bien écrits reflétant la vie, ponctués d'allégories, un saxophone l’accompagnant avec délicatesse ou ferveur, des percussions au rythme syncopé, et une contrebasse en harmonie, tout s'entremêle afin d'envoyer de l'amour, de l'humour, et de la joie au cœur. Baptiste Daleman... un réel talent !

ALICIA SNICKER.

 


BAPTISTE DALEMAN ANGLET KIOSQUE SABLE D OR

© Alicia Snicker.

Vidéo supprimée à la demande de l'artiste.

 



MYSTERES ET PERDUS - BAPTISTE DALEMAN par poesieduster64
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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 01:24

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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