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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 21:01

ADAM ET EVE… Un avant-goût de Paradis au cinéma !

 

Image1-copie-12.jpgC’est le dernier défi, onze ans après ses Dix Commandements du faiseur de tubes Pascal Obispo avec « Adam et Eve ou la Seconde Chance ». Un spectacle ambitieux qu’il porte sur son seul nom et qui a nécessité deux ans d’un travail intense avec 34 artistes sur scène, chanteurs français et danseurs de plusieurs nationalités. Et un coût de dix millions d’euros, l’équivalent budgétaire d’un film long métrage. Parlant de cinéma, « Adam et Eve » sera projeté sur grand écran dans les salles confortables et climatisées des CGR de Bayonne et Tarnos les 24, 25 et 26 août, avant sa tournée dans toute la France. La comédie musicale fut un triomphe la saison 2012 au Palais des Sports à Paris. Pascal Obispo a revisité l’histoire du couple préféré de Dieu qui vivait dans le Jardin d’Eden, dans une version très moderne et une mise en scène fort réussie dont le chanteur n’a rien à envier aux autres. Son originalité : nos deux héros ne sont pas à poil, le serpent prend l’apparence d’un chef des rebelles et la pomme ne sera pas croquée, car une seconde chance est accordée aux deux chassés. Et toutes les valeurs y sont : mixité, disparité, conflit des races, dans un monde querelle et peu scrupuleux qui s’affronte. Un décor inattendu et céleste. Les costumes sont fastueux et scintillants. Des chansons agréables qui s’écoutent dans une parfaite harmonie et qui laissent rêveur, entre rock, reggae, Bollywood et variétés. Des saltos, numéros d’acrobaties dignes d’un grand cirque, danses fantaisistes, hétérogènes et entraînantes, exécutés par des danseurs chevronnés, par l’aisance du mouvement et tout en légèreté, où s’entrelacent des chorégraphies classiques, modernes et hip hop. Les interprètes Cylia dans le rôle d’Eve, une voix juste, personnalité et grâce et excellente danseuse. Thierry Amiel dans le rôle d’Adam, au physique de jeune premier à la voix veloutée, mais pêche un peu sur son jeu théâtral. Solal dans le rôle de Solus, possède une belle voix grave qui colle à toute l’atmosphère de ce monde hostile. Celle qui donne le frisson, Liza Pastor dans le rôle de Lilith, fort beau personnage, sans oublier le reste de la troupe où les voix et les pas s’accordent bien. Un casting à la hauteur des espérances de Pascal Obispo. adam-et-eve-obispo.jpg

A l’occasion de cet évènement, je suis allé à la rencontre des deux directeurs des salles CGR, Ronan Brehinier de Bayonne et Emmanuel Llovera de Tarnos afin de connaître leurs sentiments concernant l’évènement.

 

APP : Le public est-il nombreux lorsque vous proposez des spectacles d’opéra, de danse et notamment la comédie musicale Adam et Eve que vous programmez pendant trois jours ? Existera-t-il dans un proche avenir des salles uniquement dédiées à ce genre de spectacles en HD Live ?

RB : Je ne pense pas. Nous proposons juste une offre complémentaire à notre clientèle sur des séances marginales plutôt que de concurrencer la programmation des films dans leur lieu naturel de projection. Nous venons d’achever notre deuxième saison d’opéra complète et nous avons constaté une augmentation des entrées malgré une programmation assez élitiste. Force est de constater que les Live ont parfaitement bien fonctionné. Nous avons réalisé un franc succès avec Carmen en 3D. Les opéras également. La comédie musicale avec Mozart l’opéra rock, qui demeure un succès avec plus de 450 entrées. Je pense que ces nouveautés sur grand écran devraient connaître une croissance si l’on en juge le bouche à oreille et les médias qui sont très positifs. Nous allons être précurseurs avec CGR en programmant une saison complète de théâtre en proposant six pièces. Et une nouvelle saison opéra très séduisante et parfaitement équilibrée. D’avoir souhaité dès ma prise de fonction, de remettre en place, la séance du matin à 11h. Un petit plus pour bénéficier d’un tarif avantageux.

EL : Oui le public est de plus en plus nombreux aux différents spectacles en retransmission. La technologie numérique permet de proposer dorénavant ces contenus, permettant à notre clientèle d’accéder à une culture autre que le cinéma, à des prix compétitifs par rapport aux spectacles vivants. Plus besoin d’aller à Bordeaux ou Toulouse.

APP : La carte d’abonnement permet-elle de faire venir de nombreux spectateurs dans vos salles ?

RB : Pour les non-initiés le coût de ces cartes les rebutent un peu. Pour les cinéphiles purs et durs, ils y trouvent leur intérêt. Que vous veniez seul ou accompagné, les cartes d’abonnement sont le meilleur moyen d’obtenir des tarifs très lucratifs.

EL : Je suis d’accord avec ce que dit Ronan.

APP : Avez-vous l’impression qu’un cinéma multiplexe soit favorable par rapport à la fréquentation du public ?

RB : La projection des contenus complémentaires se fait sur des périodes considérées comme « marginales ». Un multiplexe, c’est un choix de films et de nombreuses séances par jour. Je pense qu’en proposant celles complémentaires, cela ne gêne en aucun cas l’exploitation de nos sept salles. Ce qui est navrant, c’est qu’un certain public considère le multiplexe comme un supermarché, préférant la salle unique à l’époque de Papa (rires). Mais la nouvelle technologie et le VO changent l’image du multiplexe. Néanmoins nous sommes et resterons un cinéma grand public.

EL : Le cinéma multiplexe est depuis plus de quinze ans le format idéal pour augmenter la fréquentation, puisque dans nos douze salles nos clients ont un choix varié de films, et depuis deux ans, l’ajout des contenus alternatifs permet d’accentuer celle-ci. Bientôt nous proposerons de nouveaux contenus comme des pièces de théâtre et des shows comiques.

 

Adam et Eve, la comédie musicale qui n’est pas un pêché mortel, mais le véritable pêché mignon !

 

Adam et Eve – Comédie musicale de Pascal Obispo – CGR Bayonne et Tarnos : logo cgr

Le 24 : 17h45/20h/22h15

Le 25 : 13h45/16h

Le 26 : 11h

Plein tarif : 15€ - Tarif réduit : 11€

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 août 2012.


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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 17:53

Eric Couprie, ivre de femmes et de peinture.

 

3.jpgUne loi pour l’artiste : vie moderne et perception futuriste. L’amour sous toutes ses formes tient une grande place dans l’œuvre d’Eric Couprie. L’amour de l’art et de la rigueur, dans une recherche sans cesse renouvelée, qui amène lignes et couleurs dans une expression très moderne. Le peintre d’origine basque a de multiples talents. Après des études faites à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts, il suit les cours du sculpteur César ainsi que ceux de la chambre syndicale de la haute-couture française. Suprême privilège, il commence sa carrière auprès de la célébrissime Madame Grès, en collaborant à la création de ses collections. Ses peintures « femmes fleurs » sont un véritable plaisir pour les yeux et le cœur, parce qu’il aime la vie, les femmes-fleurs aux visages expressifs. C’est tout naturellement qu’il réalise des portraits particulièrement sensibles. Il y a dans son art, de la rigueur et de la solidité, mais aussi de la tendresse et de la poésie. Un mélange d’harmonie et de sensualité très pure, presque irréelle, dotée d’un romantisme qui ne peut que séduire. 002-295x300.jpgDes œuvres à la fois douces et parfumées comme des pétales de roses, qui sont également porteuses d’épines que l’on peut seulement deviner. On se souvient aussi de son buste d’Albéniz installé à Cambo, à l’occasion du centenaire de la disparition du compositeur. En 2010, Eric Couprie a été élevé au grade de Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres par le Ministre de la Culture Frédéric Mittérrand.

 

Exposition peintures et sculptures d’Eric Couprie – Galerie d’Art Villa Bellartéa (13 allée des cygnes – direction château de Brindos – 64600 Anglet/Biarritz) – du mardi au dimanche inclus de 15h à 19h jusqu’au 2 septembre

Informations : 05 59 24 75 36

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 17 au 23 août 2012.


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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 22:22

2012-08-18_222110_cr.jpgVisite du village de Bidache commentée par Eric Bur et animée par des scénettes en costumes d’époque.

Spectacle: Tousis en oc (http://www.tousis-en-oc.fr).
Voilà que le « parlar negue », vient se mêler à la partie !
Après deux albums en français, Didier Tousis, auteur-compositeur-interprète, crie, slamme, chante aujourd’hui dans ce parlar negue, version salvatge del gascon de la còsta de la Mar Granda (gascon de la côte landaise). Tousis en Òc, un spectacle où claquent les mots et les phrases empreintes de poésie violente, pour faire savourer la musicalité et la force de la langue.
http://www.orgetcom.net/artistes/tousis-en-oc

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 21:40

Baptiste Daleman... une ode au patrimoine musical français.

 

baptisteteaser.pngIl se dégage immédiatement une évidence quand on écoute chanter le globe-trotteur natif de Sare, Baptiste Daleman : celle de posséder une voix admirable, distincte, douce et aérienne, aux modulations semées d'une émotivité. Ce qui pourrait passer pour de la candeur n'est en fait qu'une sagesse de la vie pleinement acceptée. Musicalement, cet auteur-compositeur trentenaire est une ode au patrimoine musical français et au reggae discret. Une ode qui attire un public de plus en plus nombreux. Cette belle voix portée par des arrangements soignés, une guitare et une vraie chaleur sera, à l'Esplanade des Sables d'Or à Anglet le 22 août à 21h. Pas besoin d'en faire des tonnes quand on chante juste ! Baptiste Daleman, c'est avant tout un artiste de l'intime. Celui qu'il faut prendre le temps d'écouter avant de le suivre sur les chemins de la vie vers lesquels il nous tend à le suivre. D'un thème banal, il sait créer une chanson toute en émotion ou en drôlerie. Un chanteur qui possède la verve et le puch, et pas rebelle pour un rond. Celui aussi qui allie le fond et la forme, le naturel et la puissance, la rage et l'humour, la guitare et l'appétit de vivre ! Et qui affiche toujours sur les lèvres, un sourire expansif et craquant. En vérité, Baptiste Daleman aime profondément la chanson française et qui nous amène à chacun de ses passages sur scène de nouvelles vibrations. Et le public conquis lui prouve sa fidélité.

 

Dans le cadre des Plages d'Or - Concert de Baptiste Daleman sur l'Esplanade des Sables d'Or - 22 août à 21h

Tarif : spectacle gratuit

Informations : 05 59 03 77 01

 

Article paru dans 'la Semaine du Pays Basque' du 17 au 23 août 2012.

 

260229_124031654348955_100002263624528_206148_7902200_n-1-.jpg

Photographie parue en page 03 du journal dans le sommaire © Mary Pink.

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18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 02:57

Tous les musiciens du Prague Philharmonic Orchestra nous ont enchanté en ce jeudi 16 août 2012 à la Gare du Midi par le choix des partitions et leur magistrale interprétation !

Un grand merci à M. Boris Jedlicka (directeur artistique) pour son sympathique accueil, son accord pour le film, et sa bonne humeur communicative.

Alicia Snicker.

 

A la demande express de Monsieur Jérome Kuhn chef d'orchestre du Prague Philharmonic Orchestra, la vidéo a été supprimée de Dailymotion le 22 novembre 2013...

 


PRAGUE PHILHARMONIC ORCHESTRA VC

© Alicia Snicker.

  PRAGUE-PHILHARMONIC-ORCHESTRA 1979


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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 00:43

Marthe Bibesco

Une foi sincère

Et une âme ardente.

 

Image3-copie-3Pour beaucoup, le nom Bibesco évoque en France celui de la princesse Marthe Bibesco (dite Lucile Decaux), historienne et femme de lettres française de la première moitié du XXème siècle, née à Bucarest (Roumanie) le 28 janvier 1886 et décédée à Paris en 1973. Elle était la troisième fille de Jean Lahovary, président du Sénat, ministre des Affaires étrangères et ambassadeur en Roumanie, et de Ema Mavrocordat, pianiste, descendante d’une famille grecque. Elle grandit dans le domaine de Balotesti (Roumanie) et Biarritz où elle passait ses vacances. Ses romans étaient en partie écrits en français, dont les plus célèbres et les plus vendus, « Katia » (immortalisée au cinéma par Danielle Darieux et Romy Schneider) et « Le Perroquet Vert », paru en 1924. Rapidement suivis par toute une série d’œuvres littéraires, récits, contes, nouvelles, articles et essais, comme « La vie d’une amitié : ma correspondance avec l’abbé Mugnier 1911/1944 », paru en 1951 en trois volumes. La même année, Martha fut élue membre étranger à l’Académie royale de Belgique. Son père fut nommé diplomate à Paris quand Marthe a six ans. Mais la petite fille n’avait aucun effort à faire pour parler le français car elle le devait à la solide culture française de sa maman. Quant à sa vie privée, après un an d’une liaison secrète avec le prince Ferdinand de Roumanie, elle épouse dès ses seize ans un lointain cousin, play-boy, l’une des figures de l’aéronautique naissante, qui en 1912 fonda la Ligue nationale roumaine aéronautique, et co-fondateur de l’Automobile club romain et du Comité olympique roumain, mais hélas pour la très jeune femme, un époux adultère : le prince George Valentin Bibesco (1880-1944), fils de Iorgu Bibescu et de Valentine de Riquet, famille des plus insignes de Roumanie. En 1903, naît leur unique fille, Valentina.

 

Une princesse malheureuse en amour et qui s’ennuie.....................suite de l'article : Page Spéciale Bibesco


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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 00:42

 

 q2.gifuest-ce que les  

j.gifeudis de enluminureBidache ? 

 

  d2.gifans un premier temps cest une visite du village. Lhistoire du village est contée en visitant ses divers lieux historiques. Messieurs Eric Bur Jean Pierre Brisset Jacques Suhas Louis Perret Olivier Ribeton et Bénédicte Maisonnave de loffice du tourisme, tous passionnes dhistoire et des lieux racontent lhistoire du village et des personnages celebres qui y sont passes. De plus la visite est agrémentee de scenettes ou danimations qui pemettent de revivre des moments du passe de Bidache - Venue de Mazarin ou dHenri IV).

   d2ans un deuxième temps cest un spectacle durant lequel se produit un ou des artistes locaux de talent. Du theatre du chant de la danse des contes des echassiers de lhumour. chaque spectacle est unique. Lassociation grace aux fruits dautres manifestations et a des subventions propose ces spectacles gratuitement pour que la culture soit accessible a tous.

http://www.mosaique.moonfruit.fr

 

2012-08-14 004639Image1-copie-11.jpgOuvert le mercredi 15 août !!!

 


Spectacle Médiéval - Les Jeudis de Bidache

 

© Alicia Snicker.

© Beñat Sabaté.

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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 04:31


Gladys Amoros

© Alicia Snicker.

© Beñat Sabaté.


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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 21:56

Passions musiciennes et romantisme opéra.

 

Image1-copie-10.jpgUn régal musical que d’être en compagnie de l’organiste Kaori Sakai et de la tromboniste Miki Nagata, habitées par la même passion, l’envie de se faire plaisir et d’enchanter par la même occasion. Une interprétation toujours au bord du cri, avec des sons tantôt retenus, tantôt mis à nu. Une musique qui touche le cœur et l’âme des mélomanes. Une soirée concert qui sera donnée en clôture du cycle FestiOrgues où des compositeurs célébrissimes trôneront au chœur de l’église Saint Jean Baptiste à Saint-Jean-de-Luz, lundi 13 août à 21h. Je me suis entretenu avec deux jeunes talents japonais.

 

APP : Et si nos deux charmantes musiciennes se présentaient à nos lecteurs ?

MN : Je suis née en 1987 à Kanagawa dans la périphérie de Tokyo (Japon). J’ai commencé le trombone quand j’avais douze ans dans un club d’harmonie du collège. Cela m’a tellement séduite que j’ai décidé de continuer le trombone et je me suis inscrite dans une université de musique. A la fin de mes études je suis venue en France, car j’adore ce pays et son style de musique. J’admire les grands trombonistes français comme Michel Becquet dont le son ne peut qu’être enchanteur et qui possède une âme. A présent je travaille et étudie aux côtés de Daniel Lassalle au Conservatoire de Musique de Toulouse.

KS : Je suis née en 1984 à Miyagi (Japon). Ma grand-mère était professeur de musique dans une école primaire. Mes frères aînés ont joué du violon, ma mère, de la flûte. En ce qui me concerne j’ai commencé par jouer du piano à l’âge de trois ans et de l’orgue à dix sept ans. J’ai étudié l’orgue à l’université de filles de Miyagi Gakuin (Japon) de 2003 à 2009. Je suis très heureuse d’avoir obtenu le 1er prix au Conservatoire à Rayonnement Régional de Toulouse dans la classe d’orgue de Michel Bouvard et Jan Willem-Jansen, et je continue d’étudier le clavecin dans la classe de ce dernier.

APP : Montriez-vous dès votre plus jeune âge une prédisposition particulière pour la musique ?

MN : Quand j’étais petite, j’aimais chanter les airs de grands classiques, mais je ne faisais pas forcément encore de musique. C’est dans mon club d’harmonie que j’ai commencé.

KS : J’écoute de la musique chaque jour depuis toute petite, car elle fait partie de ma vie. Quand j’entendais des musiques à la télévision ou à la radio, je pouvais les rejouer sur le piano familial sans avoir recours à une partition. Les entendre une fois me suffisait.

APP : Quel sera le programme du concert que vous allez donner à l’église Saint Jean Baptiste de Saint-Jean-de-Luz ?

MN : Le thème est le romantisme opéra. Nous jouerons Carmen fantaisie de George Bizet, mais également du Puccini, du Verdi et du Gounod. Durant le concert, le son du trombone s’élèvera sur les chants et l’orgue jouera le rôle d’orchestre.

APP : Kaori, comment avez-vous été habitée par la passion de l’orgue ?

KS : Cette passion vient de ma mère, elle a toujours voulu en jouer, mais elle n’a pas pu. Elle me l’a donc transmise. Quand j’ai entendu pour la première fois de l’orgue, j’étais surprise parce qu’il possède des jeux de sons extrêmement différents. C’est un véritable orchestre à lui tout seul, et c’est cela qui me séduit !

APP : Pourquoi y-a-t-il si peu de femmes organistes ?

KS : En effet, en Europe, il y a beaucoup d’hommes organistes. Par contre, au Japon, c’est le contraire, ce sont les femmes qui sont en grande majorité. L’orgue est un grand instrument, qui requiert de la vigueur et du dynamisme. Il faut également de grandes mains pour en jouer pleinement, cela peut être un début d’explication (rires).

APP : Miki, quels sont les aspects du trombone qui vous attirent ?

MN : C’est le son qui me plaît énormément, sa forme, ainsi que sa couleur dorée. Je le compare à la voix de l’homme, tantôt dynamique, tantôt très doux et très souple tout en pouvant être d’une grande puissance. Lorsque nous gérons un accord, ça a un son beau et agréable.

APP : Qu’est-ce qu’il y a dans cet instrument avec lequel on débute rarement qui a pu vous fasciner si tôt. Pourquoi est-il si rare dans un concert ?

MN : Quand j’étais petite, j’ai écouté un concert du club d’harmonie au collège. Cela m’a beaucoup plu et charmée ! Le son des cuivres est enivrant et d’une force souvent détonante et étonnante aussi. La coulisse m’intéresse dans son maniement et c’était plutôt insolite pour mes oreilles d’enfant. Le trombone n’est pas un instrument « solistique » bien qu’il puisse être intéressant dans cette position, car il a une certaine élégance quand on porte sur lui son attention. Quand nous en jouons, les accords et les sonorités diverses sont transcendants. C’est comme une parole pour tous les autres instruments qui se trouvent dans n’importe quels orchestres, qu’ils soient symphoniques, harmoniques, bigband et bien d’autres encore, ne dépendant pas obligatoirement du style classique.

 

Concert Jeunes Talents dans le cadre du concert de clôture du cycle FestiOrgues – Eglise Saint Jean Baptiste de Saint-Jean-de-Luz – 13 août à 21h 280px-Saint_jean_de_luz_-_eglise.JPG

Tarifs : 12 et 8€

Réservations : Offices de Tourismes de Terre et Côte Basque, les Orgues d’Urrugne : 05 59 26 92 71

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 août 2012.

 


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11 août 2012 6 11 /08 /août /2012 00:03

Prague Philharmonic Orchestra…

Mirifique voyage au travers des siècles de musique.

 

Image1-copie-9.jpgLe Prague Philharmonic Orchestra incarne la vitalité musicale de ce pays à travers toute l’Europe et dans le monde entier depuis toujours. Il est particulièrement réputé pour jouer du son avec virtuosité et doté d’une acoustique exceptionnelle. C’est l’alliage de musicalité et de précision. Sa réputation il la doit grâce à la collaboration soutenue des musiciens chevronnés et de premier plan. Cet ensemble nous invite à son grand concert de l’été le 16 août à 21h à la Gare du Midi à Biarritz, avec trois compositeurs affectionnés des mélomanes depuis des siècles : Haendel, Mozart, Vivaldi. A cette occasion, je me suis entretenu téléphoniquement avec son Directeur Artistique et premier trompettiste : Boris Jedlicka pour ce mirifique voyage au travers de siècles de musique.

 

APP : Boris, si l’on commençait par vous présenter à nos lecteurs et internautes …

BJ : Je suis né en Suisse en 1961, d’un père tchèque et d’une mère suisse, d’où mon attachement très jeune à la culture tchèque. Très jeune, j’ai décidé que je serais musicien. J’ai commencé par le piano dès mes six ans en autodidacte. A huit ans, je découvre un vieux cornet à pistons et ce fut le début d’une longue histoire qui m’a menée à faire des études aux Conservatoire de Genève, Neuchâtel, et Lausanne. A Montréal, j’ai terminé mes études professionnelles par un Masters Degree en trompette. Puis je me suis dirigé vers divers orchestres symphoniques, ensembles de cuivres et de musique de chambre. En 2000, j’entre à l’Orchestre de Prague comme simple trompettiste, puis au fil des ans, j’ai pris la direction générale tout en restant trompettiste. Depuis cette date, j’assure la direction artistique de l’orchestre et continue à jouer la première trompette dans des concerts et enregistrements réalisés par cet ensemble.

APP : Pouvez-vous nous parler du Prague Philarmonic Orchestra ?

BJ : Le Prague Philarmonic Orchestra, à ne pas confondre avec l’Orchestre Philarmonique Tchèque, est à la base un orchestre dédié à l’enregistrement de musiques de film connu à l’époque sous le nom de City of Prague Philharmonic. J’ai pris le risque de créer la branche concert pour sortir des studios. Interpréter le répertoire de musique de film et le grand répertoire classique. Accompagner également en formation symphonique les orchestres et chanteurs rock de légende, comme Florent Pagny avec la tournée Baryton 2005, Barclay James Harwest et d’autres. Nous restons toutefois un orchestre de studio et enregistrons beaucoup de musiques de cinéma, de cd français, récemment le film de Philippe Lellouche « Nos plus belles vacances », Calli, Bernard Lavilliers.

APP : Où situez-vous cet orchestre par rapport aux autres orchestres classiques mondiaux ?

BJ : Le situer n’est pas vraiment facile. Je serais tenté de dire que nous sommes les meilleurs, mais ce n’est pas vrai (rires). En musique de film, nos concurrents sont le L.S.O. de Londres, l’Orchestre de Budapest, le Symphonique de Los Angeles. Nous tentons le pari fou de nous rapprocher des plus grands sur le répertoire classique, mais la tâche est bien rude.

APP : Parlez-nous de son chef Jérôme Kuhn…

BJ : Jérôme Kuhn est la conséquence positive d’une rencontre musicale où notre orchestre fût invité à Fribourg en Suisse par lui, pour diriger « La Chauve Souris » de Johann Strauss. C’est un jeune chef talentueux. Il est aussi le directeur artistique de l’Opéra Louis de Fribourg en Suisse. De plus un pianiste émérite et professeur au Collège Sainte Croix de Fribourg. Depuis, il collabore sur nos propres projets.

APP : Quel sera le programme musical du grand concert de l’été à Biarritz ?

BJ : Le programme musical est très classique Fireworks G.F. Haendel (2 extraits) Water Music G.F. Haendel (suite 2 et 3), la 40ème Symphonie de Mozart en sol mineur et le concerto pour violon N°5 de Vivaldi : La Tempesta. Un programme très flamboyant et bien que classique, il devrait séduire tous les publics.

APP : S’éloigne-t-on des musiciens lorsqu’on est directeur artistique ? Comment concevez-vous votre rôle ? De quelle manière comptez-vous personnaliser le Prague Philharmonic Orchestra par votre travail ?

BJ : Etre le directeur artistique et administratif d’un tel ensemble (150 musiciens), pourrait rendre difficile le contact. C’est pourquoi je suis au pupitre avec les musiciens et joue ma partie comme un simple pion de l’échiquier au service de la musique, et souffre avec eux lorsque le programme est difficile ou le chef médiocre. Essentiellement par mon enthousiasme, ma bonne humeur, ma constance au travail, et une grande dose d’humour sans laquelle je ne serais pas seulement schizophrène, (plusieurs casquettes), mais de plus pas drôle  du tout pour mes musiciens (rires).

APP : Comptez-vous offrir une place importante aux compositeurs actuels ?

BJ : Il est évident que les compositeurs actuels sont importants et que nous désirons leur offrir la place qui leur revient. Mais nous sommes un orchestre privé, et ces compositeurs sont encore en recherche de notoriété, puisque non subventionnés. Je ne peux pas prendre le risque d’avoir des salles presque vides, et je ne peux me substituer aux orchestres soutenus par l’Etat dont c’est le rôle.

APP : Pensez-vous que la jeunesse d’aujourd’hui ne puisse être séduite par la musique classique par un autre biais que les générations précédentes ?

BJ : Les jeunes sont notre priorité, nous devons aller chercher de nouveaux auditeurs avant que les adeptes des concerts classiques aient disparus de notre planète. Et à cet effet, je pense que la musique de film est un important vecteur, car elle est symphonique. Par le biais de Harry Potter, des Pirates des Caraïbes et bien d’autres, nous allons chercher ces jeunes qui n’iraient jamais dans une salle de concert écouter du Mozart, Beethoven ou Tchaïkovski.

 

Le Grand Concert de l’été par le Prague Philharmonic Orchestra – 16 août à 21 – Gare du Midi à Biarritz Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 10 au 16 août 2012.


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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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