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2 juillet 2012 1 02 /07 /juillet /2012 22:03

HK & Les Saltimbanks : je suis un citoyen du monde.

 

HK.jpgFils de l’immigration, Haddadi Kaddour dit HK nous livre un opus riche en paroles et preuve d’une grande maturité avec son 2ème album « Les temps modernes ». Un artiste qui parle pour toute une génération de français d’origine maghrébine. A travers ses textes, il illustre adroitement et intelligemment l’union entre deux mondes : celui de ses origines et celui de l’Occident. Le résultat est cet heureux mariage : un interprète généreux et charismatique en diable. Il sera à Hélette le 1er juillet à 21h30 dans le cadre du Festival EHZ. Un sympathique entretien avec ce citoyen du monde qui commence à prendre une place essentielle dans le paysage musical français.

 

APP : HK voudrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

HK : je suis Haddadi Kaddour, plus connu sous mon nom d’artiste HK. Je suis né et j’ai grandi à Roubaix cité ouvrière du nord de la France, et je suis le chanteur du groupe HK & Les Saltimbanks.

APP : Quels sont les musiciens qui t’accompagneront le 1er juillet au Festival EHZ à Hélette ?

HK : Comme moi, mes camarades Saltimbanks sont eux aussi pour la plupart roubaisiens d’origine. Il y a Jeoffrey à l’accordéon, Seb à la batterie, Eric à la basse, Meddhy à la mandoline, Jimmy à la guitare. Et Saïd un comédien saltimbanque qui vient nous aider à mettre un joyeux bordel sur scène, bien que notre musique soit engagée, elle est aussi festive. Notre crédo : une révolte joyeuse et en mouvement. En termes de couleur, notre musique est empreinte de Hip Hop, de chanson française, de châabi, de blues et de reggae. On définit notre musique comme étant nomade. On se définit avant tout comme des citoyens du monde.

APP : Lors de ton concert, tu interprèteras des chansons de ton 2ème album « Les temps modernes », (petit clin d’œil au grand Chaplin), mais aussi un album qui nous embarque dans un voyage sans frontière. Voudrais-tu nous en dire plus ?

HK : Ce 2ème album qui est sorti en mai dernier chez Blue Line/Pias porte le nom d’une chanson que nous interprétons. En fait, j’aime cette idée de conteur urbain. On raconte notre époque, on chante notre époque. Donc c’est presque un « cliché » un « instantané » sur certaines histoires de notre époque.

APP : Considères-tu la scène comme un exutoire, plus généralement, est-elle pour toi une sorte de liberté chérie ?

HK : la scène c’est surtout notre jardin. C’est « chez nous ». C’est là qu’on prend vie. Que nos mots prennent vie. Que nos idées prennent vie. Que nos chansons résonnent. C’est là que notre univers s’installe comme on plante un décor. C’est là qu’on tripe en espérant faire triper le public devant nous.

APP : Tes textes dénoncent d’une certaine façon une société de plus en plus débattue. Tu assumes donc être un chanteur engagé ? Sont-ils aussi le reflet d’une identité ?

HK : Mon identité est internationale. Je dirai même internationaliste. Ma communauté, c’est une communauté de valeur, de combats, d’idéaux. Et c’est ce que j’essaie de véhiculer dans mes chansons.

APP : Des textes qui véhiculent aussi des messages d’humanité. Selon toi, un artiste doit non seulement divertir, mais aussi dénoncer ?

HK : Chacun sa vision du rôle de l’artiste. Moi, je considère qu’on est privilégiés. On vit de notre passion, nos vies sont faites de rencontres, de voyages. Je crois que d’une certaine manière, tout ce que la vie nous donne à nous saltimbanques, il faut qu’on la lui rende. Nous, on le fait en véhiculant tous ces combats qui nous touchent, qui nous parlent. En profitant de notre « audience » pour pouvoir semer ici et là quelques graines de révolte, de résistance, d’espoirs, d’utopies. En faisant notre part du travail.

APP : Es-tu un chanteur qui prend des risques ? Dirais-tu « ça passe ou ça casse, mais pas de regret » ?

HK : En fait, on prend certainement des risques, mais pour être honnête, on n’y fait pas attention. On marche au feeling. Si quelque chose nous touche, nous indigne, et qu’on sait que de notre place on peut participer à un combat qui s’engage, on le fait naturellement sans réfléchir. Après, c’est sûr que ça a pu nous fermer des portes dans notre parcours, mais on s’en fout un peu.

APP : Quand on dit que ta musique est faite pour chanter et danser, mais aussi pour se lever et avancer, toi tu en penses quoi ?

HK : C’est ce que je te disais au début, une révolte joyeuse et en mouvement. C’est nous ! (rires).

APP : Penses-tu avoir atteint certains de tes objectifs ?

HK : On est tous pareils : le jour à on pense les avoir atteints, on s’en fabrique de nouveaux. Pensant que le jour à on n’avance plus, on meurt.

APP : Quel a été ton dernier coup de gueule ?

HK : L’histoire de l’accord de forage en Guyane par Shell après le remaniement ministériel. L’ancienne ministre de l’écologie était résolument contre ! Le poids des lobbies encore et toujours ; le changement, on dirait que ce n’est pas pour maintenant !!!

APP : Quel serait ton mot de la fin ?

HK : On ne lâche rien !

 

HK et Les Saltimbanks – dimanche 1er juillet à 21h30 – Festival EHZ à Hélette

Tarifs : 17 et 20€

Réservations : 05 59 70 20 08

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 29 juin au 5 juillet 2012.

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 16:09

Les portes du cabaret-théâtre de la Luna Negra à Bayonne se sont ouvertes largement pour ces talentueux artistes que sont Ludivine Desrousseaux, Christophe Chabaud et Jérôme Rodrigues de Aguiar, qui sont venus nous interpréter la pièce : "Si je t'attrape, je te mort !" de l'auteur et metteur en scène Olivier Maille. Interview de Olivier Maille. 

Nous en sommes certains, ces merveilleux et sympathiques comédiens iront loin sur la route du succès que ce soit au théâtre ou au cinéma. Ne manquez donc pas les prochaines représentations du 4 au 7 juillet à 20h30 rue des Augustins pour ce grand moment de rire et d'autodérision.

Alicia Snicker.


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© Alicia Snicker.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 23:50

Si je t’attrape, je te mort ! : on s’éclate mortel.

 

olivier-maille-069-filtered.jpgDepuis la nuit des temps, la mort a beaucoup inspiré les hommes de lettres, d’esprit, réalisateurs de cinéma, auteurs dramatiques. Normal ! Ils sont aussi directement concernés par le sujet. Qu’est-ce que la mort ? « Un mauvais moment à trépasser » (Claude Adeline). Et Paul Claudel d’affirmer « C’est le seul examen auquel on ne soit pas recalé ». Et de sourire lorsqu’on lit Jules Renard : « La mort, ce serait le rêve si, de temps en temps, on pouvait ouvrir un œil ! ». Avec « Si je t’attrape, je te mort ! » ce sont trois comédiens qui offrent leur furie mortellement humoristique sur la scène du petit théâtre de la Luna Negra du 27 au 30 juin et du 4 au 7 juillet, servant brillamment son auteur et metteur en scène Olivier Maille. Un cocktail mortel sous le signe du rire qui vous donne mal au bide ! Entretien avec un être vivant et… pas fauché en talent !

 

APP : Olivier, quelques mots sur ton parcours…

OM : Pendant sept ans j’ai été avocat. Et puis un jour j’ai décidé de me consacrer à ma passion : le théâtre. Mon premier métier était auteur dramatique et par ricochet, je me suis dirigé vers la mise en scène pour mes propres pièces mais également celles des autres. Et quelque fois, je suis comédien. Je n’ai pas suivi de formation théâtre dans un conservatoire ou un cours d’art dramatique, je suis ce qu’on appelle un autodidacte théâtral.

APP : Qu’est-ce qui te fait penser que la mort n’est pas si mortelle que ça ?

OM : Si hélas, elle est mortelle, mais il faut s’en amuser tant que l’on peut. Très conscient qu’elle peut entrer chez vous à n’importe quel âge et à n’importe quelle heure. Alors Carpe Diem (rires).

APP : Voudrais-tu nous dévoiler un peu l’atmosphère de ta pièce ?

OM : Une sorte de comédie classique qui peu à peu dérive au « comique fantastique ». On partage l’intimité d’un couple en crise sentimentale qui va se voir confronté à dame faucheuse un peu particulière ! Mais pourquoi ne pas venir voir la pièce ?

APP : Penses-tu qu’il est difficile de faire quelque chose de drôle avec un tel sujet sans tomber dans la caricature ?

OM : Très sincèrement, je n’ai pas de recul nécessaire sur mon travail, je laisse le soin aux autres de dire si j’ai réussi mon pari : celui de rendre drôle l’impossible ! Et puis la caricature ne peut pas exister avec un personnage pour lequel il n’existe pas de référent. Mais un critique a dit un jour « Je n’ai pas aimé parce que ce n’est pas crédible. J’avoue que cela ma bien fait rire. »

APP : Si tu avais l’occasion de passer quelques minutes en compagnie de la faucheuse, que lui dirais-tu ?

OM : De me foutre la paix, à moi et aux gens que j’aime !

APP : Quels sont tes comédiens qui seront sur la scène de la Luna Negra ?

OM : Le couple sera interprété par Ludivine Desrousseaux et Christophe Chabaud qui ont intégré la pièce il y a quelques mois. Tous deux sont attachants, crédibles et un peu fous. Une belle complicité entre eux s’est très vite installée. Le personnage de la mort sera interprété la première semaine par Jérôme Rodrigues, (mon complice de plusieurs années), qui a un sens inné et l’œil toujours brillant. Avec son capital sympathie, il compose exactement une faucheuse que l’on aimerait finalement rencontrer. La deuxième semaine, ce sera Olivier Devals dans le rôle de la mort, plus « Shrek » et irrésistible aussi.

vz-017fb186-509d-4641-8553-07f80b89a376APP : Que disent les spectateurs après avoir vu la pièce ?

OM : Oh oh ! Beaucoup de choses ! (rires). Très sincèrement, ce spectacle reçoit un très bon accueil et ce depuis les 800 représentations. La pièce se tient à Paris depuis trois années exactement. On doit son succès grâce au bouche-à-oreille et les critiques sur les sites qui sont notre communication. Mon plus beau souvenir est ce couple qui après la représentation est venu me voir en compagnie de leur fille âgée de 13 ans et qui m’a dit : « Avant j’avais peur de la mort (elle faisait des terreurs nocturnes et voyait un psy). Grâce à votre pièce, je n’ai plus peur. » C’est sûrement pour ça que je fais ce métier ! (rires).

APP : Quelle serait ta pensée sur la mort ?

OM : Profitons-en, car la mort, c’est la fin !

APP : As-tu des projets avant que la mort ne vienne frapper à ta porte ?

OM : Oh que oui ! Je suis un hyperactif. J’ai d’autres pièces dans les tuyaux, d’autres qui tournent. Je vais également mettre en scène l’extraordinaire et charismatique comédienne de 75 ans, Marie-Pierre Casey. Un beau challenge commun. Je suis comme on dit, un tourbillon d’énergie et de créativité. De temps en temps, j’ai la chance qu’il en sorte quelque chose d’exploitable !

 

Allez donc, sans la mort aux trousses survivre à la faucheuse d’un spectacle où l’on s’éclate mortel !

 

Si je t’attrape je te mort ! – Luna Negra Bayonne – du 27 au 30 juin et du 4 au 7 juillet à 20h30 logo luna

Tarifs : 14, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 juin 2012.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 21:54

 

© Alicia Snicker.

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 20:57

Cédric et le groupe Vintage – une belle découverte.

 

vintage.jpgSa candeur et son sourire sont les gages d’une grande qualité humaine. Cédric Cosseron, guitariste chanteur et leader du groupe Vintage se livre sans effort pour nous parler du rock, blues hard, brut et énergique taillés pour la scène. Un bon gros son pêchu, sans fioriture et sauce Vintage qui nous renvoie dans les années 70 à nos jours, combinant rifs acérés bien entêtants et une énergie rock sortant des sentiers battus. Un blues rock aux élans psychédéliques, conforme à la tradition de bons groupes de rock. Vintage sera le 30 juin à 21h au Caveau des Augustins. Entretien avec son leader pour un vrai moment de partage autour de son univers musical.

 

APP : Cédric voudrait-il se présenter ?

CC : Je suis guitariste chanteur depuis une quinzaine d’années au sein de différents groupes de rock, blues, hard, festif, orchestre. Pour Vintage, je suis le leader, mais nous sommes trois à chanter et six musiciens. Le groupe est né voici deux ans avec des musiciens de Jam Session ainsi que Jessica, ma compagne.2011-PHOTOS 0221

APP : Comment définirais-tu ton univers musical ?

CC : On navigue entre le blues et le rock des années 70 jusqu’à nos jours, mais toujours avec ce son à l’ancienne.

APP : Parle-nous de ton concert au Caveau des Augustins le 30 juin… le trac ?

CC : C’est toujours du bonheur de jouer dans cette salle qui a fêté ses deux années d’existence. Un lieu magique avec une vraie scène. Une fois la musique envoyée, le trac n’existe plus, il fait place à la joie d’interpréter des morceaux que le public connaît, et c’est super de pouvoir être en communication avec lui. En plus d’être un moment musical, il y a ce côté festif que j’apprécie beaucoup.

APP : Alors c’est l’occasion de nous présenter tes musiciens…

29689_1353010744099_376598_n.jpgCC : Avec plaisir. Il y a Xavier à la basse. Nous jouons ensemble depuis une décennie. Eh oui ! Fidèle le garçon (rires). Jessica, chœur et chant. Et je t’annonce que nous allons nous marier cet été. (ils échangent un regard complice et amoureux), Dan à la batterie et chœur (il reprend la musique après une vingtaine d’années d’absence sur la scène musicale), mais c’est comme le vélo, ça ne s’oublie pas ! (rires), Sylvain, guitare, chant et chœur, c’est un bluesman dans l’âme et Xavier, le petit dernier, arrivé parmi nous il y a quatre mois et numéro deux au claiver qui vient aussi des Jams Sessions.

APP : As-tu déjà participé à des festivals ou autres occasions festives ?

CC : Avec le groupe nous ne faisons pas beaucoup de dates, car mon métier ne me permet pas trop, mais nous avons joué pour des associations caritatives (resto du cœur, mucoviscidose, soirées privées et quelques concerts sur la côte cet été). Donc un conseil, ne ratez pas les rares dates de Vintage. (rires).

APP : Pour toi, ta passion de musicien reste-t-elle dans le domaine du loisir ou espères-tu percer un jour ?

CC : C’est plus qu’un loisir, c’est une réelle passion, mais hélas qui reste occasionnelle, car comme je te l’ai dit, mon travail m’accapare beaucoup. (Cédric est régisseur au Caveau des Augustins). Donc effectivement, je suis toujours bercé là-dedans. Pour moi, le désir de percer dans la carrière n’est pas ma motivation première.

APP : Quels sont les musiciens qui t’ont influencé ?

CC : Bien sûr il y a les plus connus comme Jimmy Hendrix, Steve Ray Vaughan, Santana et puis ceux de ma génération comme Joe Bonamassa, Philip Sayce, Kenny Wayne, Shepherd, donc ancré dans le blues rock à 100%.

APP : Voici ma dernière question : animes-tu toujours les Jams Sessions au Caveau des Augustins ?

CC : Plus que jamais, puisque ces rendez-vous musicaux amateurs où chacun y va de son instrument et de sa voix ont lieu le mardi de 20h30 à 0h30 en acoustique et le jeudi à la même heure en électrique, et ce, toute l’année. Et puis cet été à Anglet, les dimanches de 18h à 22h au Kostaldéa. Comme ici, un large panel d’ambiance musicale.

 

De vous conseiller fortement de vous ressourcer au son du rock blues des années 70 à nos jours avec la parfaite démonstration du groupe Vintage.

 

Concert rock/blues par le groupe Vintage – samedi 30 juin à 21h – Caveau des Augustins Bayonne logo-caveau

Tarifs : Entrée libre.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 juin 2012.


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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 23:11

Chocolaté en phase d’efflorescence.

 

Image1.jpgDepuis 2008, Fabien Goczaleck, chanteur, compositeur et guitariste est le fondateur du groupe pop rock CHOCOLATE. Avec lui, Julien Foix bassiste et chanteur et Gilles Martin batterie, délivrent une alchimie étonnante entre l’efficacité de la power pop et le désespoir joyeux. Leur nouvel album SuperBrut qui sortira le 26 juin prochain en digipack et digital est quelque peu prometteur. A cette occasion le groupe sera le 21 à Dax pour la Fête de la Musique et à Lons au Bar Au Suivant ! le 23 à 21h. Il se prépare à tourner dès la rentrée de septembre 2012. Entretien avec le magnétique leader d’un groupe en phase d’efflorescence.

 

APP : Bonjour Fabien. Voudrais-tu nous présenter le groupe Chocolaté et de nous dire pourquoi ce nom de baptême… Un amour immodéré pour le chocolat peut-être ?

FG : J’ai créé le groupe en 2008 avec Julien basse et chant. Gilles nous a rejoints l’année dernière à la place de Marc le premier batteur. Nous avions ce désir de jouer de la power pop mais chantée en français, un peu comme nos homologues américains Weezer ou Dolly en France. Le nom du groupe a plusieurs significations. L’expression « Il s’est fait chocolaté » résume pas mal le truc, mais concernant le chocolat, il n’y avait que le côté aphrodisiaque qui nous parlait (rires).

APP : D’où vient ce choix de chanter en français et comment décrirais-tu votre musique ?

FG : C’est notre langue maternelle et il est plus facile de parler aux gens ou de faire passer un message quand on parle la même langue avec toutes les subtilités que cela comporte. J’aime cette « épreuve » de résumer une histoire ou un moment de vie dans une chanson ; un exercice compliqué mais jouissif quand on « tient » les bons mots.

APP : Quelles sont les influences les plus importantes qui ont permis de créer le « son » de Chocolaté ?

FG : Pixies tout simplement.

APP : Quelques mots sur l’album SuperBrut qui sortira le 26 juin prochain…

FG : C’est de la balle ! (rires). Plus sérieusement, cet album nous a pris deux années de travail. Mais on voulait prendre du temps pour peaufiner les détails, les arrangements, la cohérence entre les titres. Au total ce cd prévoyait douze titres, mais au final nous n’en avons gardé que cinq… choix artistiques, mais aussi je l’avoue, choix économique. Il faut dire que notre label La Chocolaterie n’a pas vraiment le budget d’Universal (rires). On est plus dans le « do it yourself » (DIY). Ensuite nous avons rencontré Ken Ploquin du Studio Drop In à Saint-Jean-de-Luz qui a accepté de nous enregistrer. Il a réellement donné vie à nos chansons. Ce fut une belle rencontre humaine avec beaucoup d’émotions. Nous voulions un disque « brut », sans fioritures… et nous l’avons !

APP : Quels sont les principaux atouts du groupe en Live ? Comment réagit le public ?

FG : J’ai toujours aimé les power trio (Green Day, Placebo, Jimmy Hendrix, Expérience, Nirvana), le fait qu’à trois seulement il faille remplir l’espace sonore. C’est beaucoup plus difficile et excitant à la fois. Il se passe un truc entre nous sur scène. Nous ajoutons des parties musicales qui n’existent pas sur les albums. Nous pouvons à tout moment « dévisser » et c’est ça qui est bon ; le côté sauvage, instinctif, quand tu te trouves face à ton public et l’échange que cela provoque. Un vrai moment de bonheur.

APP : Qui écrit et compose ?

FG : C’est moi-même. Ensuite tous les trois, nous faisons les arrangements.

APP : Comment a été conçue l’identité visuelle du groupe ?

FG : En fait, SuperBrut est un terme qu’avait employé la chanteuse Izia dans une interview. Pour le visuel, cela découle d’une erreur de frappe en tapant « super rut » sur Google au lieu de SuperBrut. Des dizaines d’images sont apparues à l’écran avec des animaux se combattant et en rut de surcroît (rires). C’est aussi un petit clin d’œil à notre premier album (Delux sorti en 2009) où les thèmes des chansons abordés étaient beaucoup plus sexe que sur celui-ci.

APP : Parle-nous du concert qui aura lieu le 23 juin à Lons …

FG : Une première date dans la région de Pau. On est très impatients de rencontrer un nouveau public. Avant cela, nous jouons à Dax le 21 pour la Fête de la Musique. Une tournée est prévue dès septembre de cette année.

APP : Quel est ton sentiment sur la scène rock français actuel ?

FG : Beaucoup de bons groupes que l’on n’entend pas à la radio (toujours le même problème !), je pense notamment à Soma ou Brooklyn. Aussi Shaka Ponk, qui a amené un peu de piment à l’histoire. Sinon, nous ne sommes pas très fans des groupes les plus « radio médiatisés » comme Luke ou les BB Brunes. Le rock n’est pas la culture musicale française, en tout cas pas comme chez nos voisins anglais. Le Rap en tant que musique « rebelle et jeune » l’a supplanté depuis vingt ans. Donc, il faut toujours s’accrocher et faire ce qui nous plaît. C’est l’essence même de notre moteur.

APP : Une petite conclusion serait la bienvenue…

FG : On espère vraiment que les gens nous donneront un petit coup de pouce en téléchargeant l’album sur notre site (moins de 5€ sur www.chocolat-music.fr), car à notre petit niveau d’indépendant, le piratage c’est vraiment la mort subite ! Et un grand merci à toi de nous faire mieux connaître par le biais de cette interview.

 

Groupe Chocolaté – 21 juin Fête de la Musique à Dax et 23 juin à 21h au Bar Au Suivant !

Sortie officielle de l’album SuperBrut le 26 juin.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 juin 2012.

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 00:27

 

© Alicia Snicker.

 

Après "une petite pause", notre premier album, et la série de concerts de la saison dernière, il était temps ! Temps de s'yè remettre, envie d'y retourner, les doigts qui picotent, les micros qui s'ennuient, les musiciens qui trépignent, et ensemble, avec gourmandise, retourner aux cahiers, aux partitions, prendre la température, accoucher de nouveaux mots, de nouveaux rythmes... Et comme d'habitude, commencer par la scène, revisiter les anciens morceaux, et faire place aux petits nouveaux... Se retrouver. Recommencer. Car c'est en concertant que l'on devient concerteron... Alors après notre petite pause, on garde l'axe, on change d'airs, et ON ACCELERE !!! Pascal Sangla (flyer).

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 21:44

Des gens se croisent, s'entrecroisent dans une gare. C'est la grève des trains : les histoires se mêlent, s'entremêlent... Surprises, quiproquos à gogo, pas de portes qui claquent mais on arrive, on part, on revient et à la fin, ça finit bien. Tous les ingrédients du vaudeville sont réunis pour vous faire passer un agréable moment avec les comédiens de l'Arta Théâtre. (flyer).

 

© Alicia Snicker.

 

Claire Vidal inculque le naturel et la sincérité dans la comédie.

 

Claire Vidal est ce qu’on appelle une bourlingueuse de théâtre. Tour à tour, auteur, comédienne, metteur en scène, elle est depuis des années la directrice artistique de l’association Arta Théâtre fondée voici douze ans. Passionnée du jeu et des mots, elle ne cesse d’explorer toutes les facettes de son art. Le regard pétillant et rieur, celle qui rappelle par instant la drôlissime Balasko, nous parle de son métier et ses projets avec enthousiasme comme le ferait une amoureuse de longue date : avec conviction, malice et tendresse. Elle sera entourée de douze comédiens amateurs sur la scène de la Luna Negra le 22 juin à 20h30 avec la pièce qu’elle a écrite en duo avec Marc Plaza, le président actuel de l’association « Il est où le paquet ? ». C’est une femme lumineuse et démonstrative que j’ai rencontrée.

 

APP : Si Claire Vidal voulait bien parler d’elle ?

CV : Oh ! La question embarrassante, quoique paradoxale lorsqu’on est comédienne. Je pense être une femme solaire avec un cœur immense, qui apporte et s’apporte une grande étincelle de vie, un « déverrouillage » du cœur et qui pratique une certaine liberté de la gestuelle, de la parole et de la formule. J’ai toujours eu ce goût du partage et transmettre la passion de la comédie. Très souvent, lorsque je croise des gens à la fin de mes spectacles, je sais qu’ils portent en eux l’envie des plaches. J’aime être une conteuse d’histoire sur scène, qui pour moi est un endroit d’échange, de créativité et qui vous donne l’occasion de faire de belles rencontres. C’est aussi l’art qui fédère des amitiés. Oui, une sorte d’école de la liberté. C’est ce que ressent la comédienne que je suis.

APP : Une femme à plusieurs casquettes : auteur, directrice artistique et enseignante à l’Ecole d’Art Dramatique « Arta Théâtre ». Egalement metteur en scène de la pièce « Il est où le paquet ? » écrite à quatre mains avec Marc Plaza, qui sera jouée à la Luna Negra le 22 juin prochain, alors c’est quoi l’univers de ce spectacle ?

CV : C’est vrai que je fais du théâtre depuis longtemps jusqu’à ce qu’on me demande d’être prof et directrice artistique de l’association Arta Théâtre. En effet, par le biais de cette activité, je veux donner une culture théâtrale aux personnes qui désirent jouer la comédie. Pour moi, le théâtre, c’est le reflet de la vie et de la société. Je dis que le spectacle est avant tout un divertissement, mais qu’à travers celui-ci, il y a une leçon forte qui se dégage. De plus, c’est une activité hautement éducative. Travailler avec une troupe, c’est une chance. Cela permet de s’évader, de progresser, de se forger une identité et un langage. Je leur apprends à bouger, à parler et à s’amuser sur scène. L’atelier et la scène sont complémentaires. Et l’envie des planches se fait automatiquement. Débutants et confirmés se croisent et se tirent mutuellement vers le haut. Ce que j’essaie de leur inculquer : le soi, le naturel et la sincérité dans la comédie.

APP : La pièce « Il est où le paquet ? » raconte quoi ?

CV : Des êtres qui se croisent, s’entrecroisent dans une gare. C’est la grève des trains. Des histoires qui se mêlent et s’entremêlent… Surprises et quiproquos à gogo. Pas de portes qui claquent, mais on arrive, on part, on revient et à la fin, ça finit bien. Tous les ingrédients du vaudeville sont réunis pour faire passer un très agréable moment en compagnie de douze comédiens presque tous amateurs. Mais bon, je ne vais pas tout raconter, il suffira de venir à la Luna Negra pour connaître cette histoire vaudevillesque.

APP : On sent ce feu théâtral qui t’anime, ce qui me fait te poser cette question : as-tu été influencée par une famille d’artistes ou tout simplement par le biais de rencontres artistiques ?

CV : Déjà toute petite, j’organisais des spectacles avec mes petits camarades de classe. Mais une vocation contrariée par un papa qui m’interdisait de faire du théâtre. Je me suis mariée très tôt et j’ai dû assurer le quotidien de mes enfants. J’ai attendu d’avoir quarante ans pour me lancer à fond dans cet art. J’ai fait quelques stages, dont l’un « la sincérité dans la comédie » organisé par le réalisateur Safy Nebbou (ex pensionnaire du Théâtre des Chimères). Ce fut une belle rencontre. Chose extraordinaire, nous étions huit dans ce stage, et tous sont devenus professionnels. J’ai même fait du mime, de l’expression corporelle, de l’écriture avec Rémy Boiron.

APP : Peut-on connaître tes projets ?

CV : Il y en a sur le feu, mais rien de définitif. Des idées plein la tête ça oui ! Je continue toujours les « rings d’impros » à la Luna Negra avec quelques comédiens habituels comme Farid Amziane, Gilles Llarena, Martial, Marie-Lise Hodet. Ecrire également des chansons et reprendre peut-être un spectacle avec Martial (s’il est libre) et l’auteur-compositeur Fabienne Gal.

APP : Avant de nous séparer, quel serait ton petit mot de la fin ?

CV : Sans réfléchir, c’est ce que je dis à tout le monde avant de jouer… Un mot de la fin qui est un mot du début : Amusons-nous !

 

Il est où le paquet ? de et avec Claire Vidal et Marc Plaza, et les comédiens de l’Arta Théâtre – vendredi 22 juin à 20h30 – Luna Negra Bayonne

Tarifs : 8 et 6€

Réservations : 06 32 17 99 49 ou claire.vidal@live.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 15 au 21 juin 2012.

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 15:19

Pascal Sangla : un talent qui s’accélère.

 

sangla.jpgLui sait vous raconter et vous laisser un refrain dans la tête comme pas un ! Ce jeune artiste, né à Bayonne, nous offre les titres de son prochain album « On accélère » au Caveau des Augustins les 15 et 16 juin à 21h. Entrevue avec l’auteur-compositeur-interprète Pascal Sangla.


Photographie © Guénolé Le Gal 2012 tous droits réservés/www.i-focus.fr

 

APP : Qui es-tu Pascal ?

PS : Un auteur-compositeur-interprète, musicien, comédien et trentenaire. Après mon premier album « Une petite pause », je viens présenter mes chansons du prochain album « On accélère » au Caveau des Augustins à Bayonne, les 15 et 16 juin. Sinon, je suis hyper fort en bras de fer chinois et presque toujours sur le podium à MarioKart. Par contre je suis nul en dos crawlé et en cuisine à vapeur ! (rires).

APP : Le piano, le chant, c’est venu comment ?

PS : Très tôt. J’ai un souvenir très précis, enfant, d’une journée portes-ouvertes au Conservatoire de Bayonne, où trônait dans une pièce un très impressionnant piano qui a capté mon regard. Mon professeur Sylvie Rambaud a été très importante aussi, car elle m’a ouvert les oreilles à de nombreux compositeurs. A la même époque, j’ai aussi démarré le théâtre. C’était l’envie d’être sur scène en fait. Le chant est venu plus tard, petit à petit, au gré des concerts, par le goût de l’interprétation. Au début, je jouais des morceaux essentiellement instrumentaux.

APP : L’écriture des chansons, est-ce un jeu littéraire, des images à faire ressentir, humour, révolte, amour ?

PS : C’est un peu tout ça. Je n’anticipe presque jamais sur ce que je vais écrie. Il y a des histoires bien sûr, mais j’aime essayer de faire en sorte qu’une chanson déclenche l’imaginaire et les sensations des gens, et qu’ils « puisent » dedans en choisissant le sens que la chanson aura pour eux. Moustaki disait : « La chanson ? C’est du théâtre, un film, un roman, une idée, un slogan, un acte de foi, une danse, une fête, un deuil, un chant d’amour, une arme de combat, une denrée périssable, une compagnie, un moment de la vie. La vie ! ».

APP : Quels sont les auteurs-compositeurs-interprètes qui t’ont influencé ?

PS : De Nougaro à Divine Comedy, de Souchon à Lisa Portelli, de Satie à Sheller, j’aime tout ça entre autres. Je ne saurais pas te dire dans quelle mesure ça m’influence directement. En plus, quand j’amène une nouvelle chanson, elle se retrouve immédiatement confrontée au travail en répétitions, et au savoir-faire de chacun des musiciens qui apportent énormément à la couleur de l’ensemble. Dans le groupe, les oreilles sont très éclectiques, et en fonction des chansons, des univers, les goûts de chacun se mélangent, se combinent et s’additionnent. C’est très enrichissant et stimulant pour l’écriture.

APP : Le format de la chanson te convient-il ?

PS : Complètement. De par la seule contrainte de sa durée, une chanson doit produire un effet quasi-immédiat pour fonctionner, quel que soit le registre. Il faut donc être précis et viser juste. Mais c’est surtout un endroit d’immense liberté.

APP : Te considères-tu comme un artisan ou un compagnon de la chanson française ?

PS : J’aime bien l’idée d’artisanat en ce qui concerne l’écriture. Je crois beaucoup à une forme de discipline et de « labeur » pour l’écriture. Comme un boulanger qui parfait son pain. Avec l’expérience, il faut du temps à une chanson pour trouver son point d’accroche et sa note finale, sa saveur et sa bonne place dans un disque ou sur une scène.

APP : Comment te viennent tes chansons ?

PS : Parfois c’est un mot qui déclenche l’écriture ou le rythme de la phrase. J’ai souvent des idées pour la première ligne que je note illico. Et puis ensuite, je mets en général beaucoup de temps à finir mes textes, alors en attendant, je mets ceux des autres en musique, c’est un exercice que j’aime beaucoup.

APP : Sont-elles fidèles à tes sentiments ?

PS : La plupart du temps, oui, même si tout n’est pas autobiographique. Le plaisir de l’écriture étant aussi de pouvoir inventer d’autres vies, de se mettre à d’autres places et d’essayer d’autres points de vue.

APP : Quelques mots sur ton nouvel album « On accélère » ?

PS : Il devrait sortir en 2013. Il se dessine plus « rythmique » que le précédent. Je me suis rendu compte il y a peu que le thème du temps y est très présent. La patience (ou pas), la sagesse (ou pas), le temps qui passe, celui qui reste, le temps qu’il fait, celui que l’on s’accorde, ou pas assez. Et en te disant ça, je me rends compte que, par contre, je ne parle pas du taon qui pique… c’est dommage ! (rires).

APP : Quels sont les musiciens qui t’accompagnent ?

PS : Yannick Sabarots à la batterie, un pilier. Il a été de tous les concerts depuis des années. Mathias Lopez à la basse, avec qui je joue depuis le lycée Cassin, Christophe Sangla à la guitare (qui m’a vu naître) et Pierre Sangla aux percussions (que j’ai vu naître). Stéphane Krieger (des studios Amanita), précieux allié depuis l’enregistrement de l’album précédent est au son. C’est le clan, ils sont pour beaucoup dans le fait que cette aventure continue. Ils portent ce projet avec un talent et un enthousiasme incroyables. Sur scène, ce sont des partenaires et des complices de premier plan. Ils me devront 300€ chacun pour tout ce que je viens de dire sur eux, sinon j’efface tout et je raconte comment ils se tiennent à la table et aussi d’autres choses ! (rires).

APP : La musicalité des mots et la poésie sont-elles plus importantes que la musique dans ton travail ?

PS : J’aime bien cette phrase de Nougaro : « La chanson est un arc avec la voix pour la corde, le texte pour le bois et la musique pour la flèche ».

APP : Et les projets ?

PS : Les prochains mois seront consacrés entre la préparation de l’album, des reprises de spectacles et l’écriture de plusieurs musiques de scène pour le théâtre ou pour l’image.

APP : Avant de nous séparer cher Pascal, quelques mots sur ton cher Pays basque ?

PS : J’ai tellement de chance d’être né et d’avoir grandi ici. J’ai une petite préférence pour l’intérieur du pays et la montagne, mais cela s’explique sûrement du fait que je surfe comme un plat de pâtes ! (rires). J’ai un attachement tout particulier pour Labastide-Clairence et Urrugne, car ce sont les berceaux de ma famille, une véritable tribu avec qui on a besoin de se retrouve dès que possible. Et pour Bayonne bien sûr, où je suis né. Du quartier de Marracq où j’ai grandi, à l’Aviron où j’ai écumé les terrains de handball, de la bibliothèque où j’ai joué mes premières pièces. Aux rues du Petit Bayonne, j’ai des souvenirs très forts dans chaque quartier, et ça n’est pas prêt de s’arrêter. C’est une très belle ville, et très singulière, avec beaucoup de caractère. En tout cas, pour nous, c’est un plaisir particulier de venir jouer ici, à domicile, ça donne un trac très spécial. J’ai hâte !

 

Pascal Sangla, c’est la référence en matière de passion, de poésie et d’implication. Véritable « crève cœur » d’immense talent qui sait laisser parler ses sentiments à travers de belles mélodies splendidement interprétées. Des chansons qui oscillent entre variété légère et celles dites à texte. Des notes qui sonnent juste pour que les mots résonnent. Une qualité de textes où glisse parfois humour et ironie qui affinent ainsi son style. Homme de scène, il charme avec son regard pétillant et séducteur, ravit avec sa voix claire et puissante et sa diction parfaite. Il entraîne son public d’un soir dans un univers où il joue sur un fil, tel un parfait équilibriste qui ne se casse jamais gueule, jouant à pile ou face sa vie d’artiste, entre légèreté et intell’actualité. Il voyage au travers des courants musicaux comme il traverse l’existence avec cette force poétique, cet enivrement, cette soif de liberté propre à un aventurier de la chanson !

 

Pascal Sangla – « On accélère » - 15 et 16 juin à 21h – Caveau des Augustins Bayonne logo-caveau

Tarifs : 12 et 9€

Réservations : 05 59 25 69 76 ou 06 98 18 22 77

 

Article publié dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 juin 2012.

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 01:11

Mayerling… le ballet du mal être.

 

images-copie-1.jpgLa saison opéra-ballet se termine avec la retransmission jeudi 14 juin et vendredi 15 juin à 14 et 18h dans les salles CGR Bayonne et Tarnos du célèbre ballet du chorégraphe Sir Kenneth MacMillan « Mayerling » au Royal Opera House de Londres. La musique est composée par Franz Liszt sur des arrangements de John Lauchbery. Ce ballet est une œuvre du mal être et son ouvrage très caractéristique dans le langage de la danse de son époque, qui utilise tous les effets pour représenter sous un aspect noir, la terrible tragédie : la mort du Prince héritier d’Autriche-Hongrie Rudolf et de sa jeune maîtresse Mary Vetsera. Ce ballet possède une noirceur chorégraphiée et une mise en scène traitée avec grandeur d’âme. Le chorégraphe (aujourd’hui disparu) y trouvait ici le cadre opportun à l’exploration de l’âme humaine. Le pas de deux entre Rudolf face à son ancienne maîtresse la comtesse Larish est un beau moment d’écriture chorégraphique, par ses touches d’hésitation, du souvenir d’un amour, d’une fougue, d’une indifférence et du rejet. Les danseurs expriment avec excellence ces perceptions et émotions complexes. Un ballet psychologique où la trame peut dérouter, car elle fait participer plusieurs personnages qu’il est malaisé de situer tant dans le contexte historique que dans l’évolution de l’argument. Cependant, force est d’apprécier à leur juste valeur, des tableaux d’une richesse surprenante. Une série de pas de deux qui requiert souplesse, sens du drame et finesse d’esprit. Amoureux de la danse et du cinéma, vous allez être comblés !

 

Ciné-Ballet Mayerling – Cinémas CGR Bayonne et Tarnos logo cgr

14 et 15 juin à 14 et 18h

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 8 au 14 juin 2012.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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