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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 03:36

Fanny Mermet… une bonne pêche !

 

fanny-mermet.jpgL’humour affirmé et vitaminé de Fanny Mermet plaît à divers publics. Et son spectacle « Même les sirènes ont mal aux pieds » coécrit avec Jean-Jacques Devaux et Patricia Levrey (a participé à "La Classe" sur FR3 avec Fabrice), rencontre un fort bon succès depuis de nombreux mois. Du coup, elle s’impose allègement dans la caste des humoristes, car elle utilise son savoir-faire et sa finesse pour faire rire. Elle revient pour la seconde fois à la Luna Negra du 9 au 12 mai à 20h30. Son énergie est contagieuse et accrocheuse ! Lumière donc sur cette singulière woman show !

 

APP : Nous voudrions bien connaître Fanny Mermet, ainsi que son parcours artistique…

FM : Ah ! Mais moi aussi j’aimerais bien la connaître celle-là, être l’assistante de Louis de Funès et une Clodette à Cloclo ! Mais ces deux hommes en ont décidé autrement… Du coup, ce n’est qu’après un BTS de communication et actions publicitaires, que j’ai pris des cours de théâtre chez Dominique Viriot. Ce professeur m’a appris beaucoup de choses, mais surtout d’un sage conseil, celui de ne pas attendre devant un téléphone muet, euh je veux dire portable. J’ai donc fait du café-théâtre avec le duo comique Fanny & Cédric dans une pièce qui s’intitulait « Qui vivra… rira ». Puis quelques années plus tard, avec mon One Woman Show actuel que je commute avec d’autres comédies.

APP : Quel est le contexte de ton spectacle que tu as titré originalement « Même les sirènes ont mal aux pieds » ?

FM : Ce spectacle montre que toutes les femmes, même la plus parfaite… comme moi ! (rires) ont des problèmes existentiels, exemple : comment se débarrasser d’un amoureux collant et pénible, comment réveiller sa meilleure amie d’un coma, comment trouver l’homme idéal… Et je suis heureuse de revenir à la Luna Negra où j’ai eu le plaisir de jouer, et je dois dire, sans être une flatteuse, que le public basque a été exceptionnel et formidable. Et c’est avec joie que je reviens au Pays basque.

APP : A tes débuts, as-tu rencontré des obstacles pour t’imposer en tant que femme humoriste dans ce milieu réputé masculin ?

FM : Non, car je ne me suis jamais fiée aux réputations. J’ai toujours eu la chance d’être aidée et eu de très bons rapports avec la gente masculine de ce milieu… dans tous les sens du terme.

APP : Est-ce drôle pour toi d’être au service du rire ? L’autodérision est-elle un bon filon en matière d’humour ?

FM : Je ne dirais pas comme certains humoristes que le rire du public est notre salaire, car malheureusement et comme beaucoup de gens, j’ai des contraintes financières, mais disons que le rire et surtout faire rire, c’est très jouissif pour moi. Donc j’en réclame toujours ! Par contre j’aimerais interpréter des rôles de méchantes, style garce, salope, parce que j’en ai un peu marre des compositions.

APP : Pour quelles raisons es-tu venue au one woman show ?

FM : Ben pour être la seule dominante du spectacle. Non, je rigole ! Je suis très curieuse de nature, et j’ai voulu essayer. C’est passionnant d’être seule sur scène et d’interpréter différents personnages et surtout dominer le jeu de scène.

APP : Qu’en est-il de ton autre spectacle « Petites et Moyennes Entourloupes » que tu devais jouer en mai à la Luna Negra avec Jean-Jacques Deveaux, qui en est également l’auteur ?

FM : Parce que Jean-Jacques a eu un petit souci de santé, mais Dieu merci, aujourd’hui ça n’est plus qu’un mauvais souvenir. La tournée reprendra en juin et on espère qu’on viendra le présenter ici. C’est une comédie hilarante sur des sujets bien actuels. C’est une chance d’en être l’interprète, c’est tellement bien écrit. (ndapp : Jean-Jacques si tu lis l’interview…).

APP : Un auteur connu dont tu rêverais qu’il écrive un spectacle pour toi…

FM : je serais ravie à l’idée de jouer dans une pièce de Sébastien Thierysebastien-thiery (auteur de « Cochon d’Inde » qui a été jouée à la Gare du Midi à Biarritz cette saison, « Qui est Monsieur Schmitt », « Le début de la fin »…). Je raffole de son humour absurde et grinçant. Bon je croise les doigts, et fais circuler l’information…

APP : Et tes projets à court et moyen terme ?

FM : A court terme : dormir, et à moyen terme : me réveiller ! (rires).

 

Assurément, Fanny Mermet est un véritable phénomène comique. Elle nous offre de réels moments jubilatoires dans son one woman show qui mêle à la fois dynamisme, autodérision et même un peu d’impros. C’est une artiste « vitaminée » qui n’a pas froid aux yeux, ni aux écailles et même pas mal aux pieds !

 

Même les sirènes ont mal aux pieds – de et avec Fanny Mermet – du 9 mai au 12 mai à 20h30 – Luna Negra Bayonnelogo luna

Tarifs : 14, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 mai 2012.

2012-PHOTOS-1487.JPG

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 02:17

Nouara Naghouche… humour pimenté sauce maghrébine !

 

Sacrifices est un spectacle léger et sympa, coécrit avec Pierre Guillois, et qui met en scène l’humoriste Naouar Naghouche. Tour à tour, elle est Zoubida la déracinée, Marie-France la très guindée et Margueritte la raciste. Vous pouvez découvrir cette singulière artiste et son humour pimenté sauce maghrébine au Théâtre de Bayonne les 9 et 10 mai à 20h30. nouara-naghouche.jpg

Nouara se met à nu dans son spectacle qu’elle définit comme une grande vague qui va du rire aux larmes, qui nous parle de sa vie personnelle, des choses vécues ou ressenties. C’est en quelque sorte la fin d’une thérapie qu’elle ne manque pas de souligner d’un trait d’esprit, ces laissés-pour-compte de la vie. C’est cocasse et touchant à la fois. Une artiste qui a une sacrée générosité et une énergie à revendre, qui nous raconte avec l’accent alsacien ou des banlieues, une société bigarrée de femmes effacées et soumises dont la vie n’a pas laissé de place. A travers la pièce, l’amoureuse de la vie pousse son cri de colère très courageux, teinté d’humeur et de tendresse. Sacrifices, c’est aussi son cri de libération pour ne pas étouffer ! Son style est cash, franc et amusant à la fois. On aime assez son spectacle, mais on ne peut pas être explosive à chaque réplique. Mais il n’en reste pas moins qu’elle a du répondant et du caractère ! Nouara n’est pas un personnage créé de toute pièce, c’est vraiment Elle, et à travers ses histoires, elle nous évoque avec sa gouaille et sa spontanéité, les petits bobos et les bonheurs de la vie !

 

Dans le cadre des « Maimorables » - Sacrifices de et par Nouara Naghouche – Théâtre de Bayonne – 9 et 10 mai à 20h30

Tarifs : 24,20 et 15€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr  2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 mai 2012.


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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 00:16

La petite suite de Dogora … une première mondiale !

 

orchestre-hamonie-biarritz.jpgL’Orchestre d’Harmonie de Biarritz, c’est une politique artistique appliquée et ambitieuse qui vaut à cet ensemble de 60 musiciens d’être reconnu comme une formation de premier plan. Un orchestre qui démontre vitalité, souffle et verdeur qui sont les preuves incontestables d’une valeur musicale.

Sous la baguette de l’émérite chef André Lassus, c’est l’une des meilleures phalanges symphoniques. Au milieu de ses musiciens, il sera au centre de toutes les attentions lors du concert de la petite suite de Dogora composée par Etienne Perruchon, le mardi 8 mai à 18h à la Gare du Midi à Biarritz. Une première mondiale ! Le maestro Lassus sera entouré par la chorale Chantadour dirigée par la chef de cœur Michèle Dupouy et Nathalie Harel pour la chorale des enfants des écoles primaires de Boucau-Tarnos et Anglet. Je suis allé à leur rencontre.

 

APP : Cher André, qu’en est-il aujourd’hui de l’Orchestre d’Harmonie de Biarritz ?

andre-lassus.jpgAL : Ma foi, il ne se porte pas trop mal, je dirai qu’il est bien portant ! C’est toujours enthousiasme et progression que me donnent mes soixante musiciens, dont une grande partie de jeunes étudiants en musique, mais aussi d’anciens élèves de l’Ecole de Musique de Tarnos dont j’ai été le directeur musical. Que nous restions des passionnés, c’est là le premier de mes devoirs. Et surtout pas celui d’être sans vie ! Avec l’Orchestre je vise à faire découvrir la beauté d’une œuvre musicale, mais aussi à aider et inspirer mes musiciens de façon qu’ils fassent tout leur possible pour interpréter et suivre l’idéal d’un compositeur.

APP : Quel est ton répertoire préféré ?

AL : Classique. Dans ce domaine, celui-ci est très vaste, j’aime interpréter Mozart, Wagner, Bach, Verdi, Puccini, la musique de l’époque romantique et surtout, Gustav Mahler.

APP : Comment ressent-on la direction d’un orchestre sur scène ? Vit-on chaque instrument en même temps ou bien garde-t-on une distance nécessaire pour guider toutes les notes ?

AL : j’aurais cette belle image de mes musiciens en les comparant à des miroirs qui reflèteraient les œuvres imaginées par un compositeur. Et le chef d’orchestre, celui qui oriente à sa façon ces miroirs pour qu’ils réfléchissent dans une même unité, la brillance et l’éclat de l’œuvre. Pour moi, il est le chœur central de tous les instruments. Et surtout de penser qu’il ne produit rien à lui tout seul, mais il est celui vers qui tous les musiciens convergent. Je peux t’assurer que lorsqu’on dirige, on brûle ! (rires) avec tous les instruments en même temps. Et c’est euphorisant !

APP : Que souhaiterais-tu dire aux lecteurs de mon blog pour les inciter à venir voir le concert du 8 mai à Biarritz ?

AL : Qu’ils viennent prendre du plaisir à écouter cette œuvre originale et grandiose pour chœur adultes et chœur enfants et orchestre, composée par Etienne Perruchon, perruchon.jpgconnu pour ses musiques de films. Aujourd’hui, grâce aux concerts, des milliers de spectateurs ont découvert la puissance émotionnelle de Dogora. Il faut savoir qu’en 1996, le compositeur fit les premières chansons en « Dogorien ». L’œuvre durait 28 minutes. Dogorien, c’est la langue oubliée d’un peuple disparu. Son appellation vient du nom populaire donné aux nomades originaires de Dogora. Aujourd’hui disparus en tant que nomades, il ne reste que quelques communautés et familles dans certaines montagnes.

APP : Et je m’adresse à Michèle Dupouy…

MD : Je suis la chef de chœur de la chorale Chantadour. J’ai fait mes études musicales au Conservatoire de Bayonne, professeur des Centres Musicaux Ruraux et j’ai complété ma formation par l’étude de la direction d’orchestre et chorale. Depuis 1967, date de la création de la chorale que je dirige. Aujourd’hui, secondée par Nathalie Harel qui assure la technique vocale et qui sera la chef de chœur des enfants présents dans la Petite Suite de Dogora.

APP : Comment avez-vous construit l’équilibre au sein de votre chorale ?

MD : Il faut vous dire que la chorale Chantadour est mixte et que les choristes sont amateurs. J’ai fait en sorte qu’il n’y ait pas de figure de proue, mais que chacun puisse être à un moment soliste. J’essaie de les galvaniser et qu’ils prennent conscience de la place qu’ils ont dans le groupe. Et surtout qu’ils transmettent une émotion aussi fulgurante soit-elle. L’idée est de travailler sans imprimer une esthétique vocale particulière, mais faire en sorte que le chœur soit le plus harmonique possible. Nous sommes actuellement 68, composé de soprani, alti, ténors et basses. Pour le concert, nous seront 63 sur scène et une chorale de 40 enfants qui viennent des écoles primaires de Boucau-Tarnos et Anglet.

APP : Qu’aimeriez-vous dire à mes lecteurs pour les inciter à venir écouter la Petite Suite de Dogora ?

MD : Que nous avons tous une part de nous-mêmes qui a besoin d’un savoir musical. La musique, c’est l’essence universelle de l’être humain quelque soit sa culture ou son origine. La musique fait ressortir ce que l’on a de plus beau en soi. C’est une richesse indispensable. En allant écouter ce concert, vous aurez ce loisir et ce divertissement. Parce que c’est beau, c’est émotionnel et magique.

APP : Des projets ?

MD : En juin nous serons avec l’Orchestre Symphonique de Pau qui donnera le Requiem de Gabriel Fauré.

 

Petite Suite de Dogora – Orchestre d’Harmonie de Biarritz – Gare du Midi à Biarritz – 8 mai à 18h Biarritz Gare du Midi

Tarif unique (hors réservations) : 12€ - Gratuité jusqu’à 12 ans

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 mai 2012.


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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 01:22

Nico Wayne Toussaint… l’esprit profond du blues !

 

Nico-Wayne-Toussaint-1.jpgNico Wayne Toussaint, dont le blues américain et français coule dans les veines, sera les 4 et 5 mai à 21h au Caveau des Augustins à Bayonne.

Il offrira son dernier opus « Lonely Number », où ont collaboré de grands noms du blues, tels Rod Piazza, Guy Davis, Monster Mike Welch et David Maxwell. Le rendez-vous immanquable d’un style vocal et scénique sur la scène du blues. Ses concerts sont stupéfiants de charisme, de virtuosité et ses riffs d’harmo supers. Il a popularisé le blues à la française, et qui depuis quelques années chemine sur un chemin pavé d’authenticité, où tout est réjouissance et entrain, se plaçant ainsi en pole position sur l’échiquier du french blues ! Son esprit profond du blues cultive une nonchalance et une décontraction qui, l’air de rien, nous embarque à fond. Nico-Wayne-Toussaint-2.jpgUn bluesman pur souche, aux sons lourds, puissants, envoûtants, qui nous prend n’importe où et n’importe quand. Sa voix est là qui résonne comme si vous étiez dans un club de la New Orleans. On immerge, on entre en transe et on en prend plein la gueule ! Un grand du langage du blues au feeling surdimensionné. Véritable feu d’artifice sur scène, il fait exploser son harmonica dans un afflux de couleurs émotionnelles. Sa voix de velours au savoureux phrasé, nous entraine dans un blues chaleureux et ambré. Il a ce pouvoir de donner à cette musique, un regain de création qui donne envie aux nouvelles générations de l’écouter. Une enivrante discussion entre la voix et les instruments, ça vibre, ça swing, c’est robuste et jubilatoire ! C’est un baroudeur du blues et pape de l’harmonica.

 

Nico_Wayne_Toussaint.jpgLa Luna Negra présente Nico Wayne Toussaint – Caveau des Augustins Bayonne – 4 et 5 mai à 21h logo luna

Tarifs : 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 avril au 3 mai 2012.


 

A revoir : INTERVIEW de Nico Wayne Toussaint - 16 avril au Caveau des Augustins à Bayonne logo-caveau


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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 00:32

Jean-François Balmer… humble et pas du tout modeste, mais un bien-aimé !

 

jean-francois_balmer_2.jpgHenri IV est royalement servi par un remarquable Jean-François Balmer. A l’unanimité, on se rallie derrière son panache talentueux ! Il captive, réjouit, régale par sa belle interprétation en lettres majuscules. Du grand art avec ce comédien charismatique qui sera à la Gare du Midi le 7 mai à 20h30, entouré par des partenaires de très haut niveau. Entretien au téléphone avec un artiste humble et pas du tout modeste, mais un bien-aimé.

 

APP : Acteur de cinéma et de télévision, comédien de théâtre, où puisez-vous cette énergie pour être sur tous les fronts ?

J-F B : Quand vous avez ce privilège de vivre de votre passion, (entendre par là le luxe) et par conséquent, les gens comme moi, qui sommes heureux de ce qu’ils ont toujours rêvé de faire, alors jamais fatigué et de l’énergie à revendre ! (rires).

APP : Parlons à présent de votre rôle de Henri IV que Daniel Colas (codirecteur du Théâtre des Mathurins) a écrit en pensant à vous. Donc fier d’interpréter le Vert Galant, qui créa le mythe de la poule au pot le dimanche ? daniel-colas.jpg

J-F B : Absolument, parce que ce roi était passionnant, vigoureux, plein d’élans, irrésistible. J’apprécie particulièrement son côté « donjuanesque ». Le seul roi que le peuple français ait gardé en mémoire, un monarque hors du commun, visionnaire et grand pacificateur. Mais aussi celle de sa dernière folie, sa passion amoureuse pour une jeune beauté d’à peine quinze ans. Celui qui aura failli porter la guerre dans l’Europe entière, celui qui paiera de sa vie, assassiné par Ravaillac. Une histoire où la réalité est beaucoup plus riche, surprenante, loufoque et exceptionnelle que la fiction. On sait que l’on ne sera jamais à la hauteur de ces personnages, et c’est la raison pour laquelle on peut les jouer assez longtemps, parce que l’on y ajoute toujours une petite richesse, une petite touche.

jean-francois-balmer-1.jpgAPP : Comment cet auteur vous a-t-il persuadé d’accepter ce rôle ? Et quelle est votre vision de l’homme au panache blanc ?

J-F B : Ce qui m’a le plus fasciné dans son écriture, c’est le travail qu’il a accompli. Il est allé  au plus près de l’histoire de ce roi bien-aimé, avec ses facéties amoureuses qui l’on fait justement surnommer le Vert Galant. Les scènes où ce monarque et ses conseillers débattent de l’avenir de la France. Toutes les paroles que je prononce dans la pièce ont été dites réellement par ce roi intelligent, doté d’humour, en parfaite contradiction et un être extraordinaire. Daniel n’a pas eu à me persuader longtemps, car d’emblée j’ai été séduit à la lecture, et à presque cinq siècles, l’auteur nous fait redécouvrir la tolérance et l’importance de prendre du plaisir. En premier lieu, j’ai été poussé par la curiosité et celui de remonter sur les planches. Oui, Henri IV valait bien cette pièce ! Une figure historique qui possède un bel univers et une histoire extraordinaire. Oui, je voulais interpréter un autre roi après Louis XVI. Oui, séduit et touché.

APP : En quelques mots, parlez-nous de vos partenaires et plus particulièrement de la talentueuse Béatrice Agenin …

J-F B : L’auteur donne à sa pièce une fresque rigoureuse quant aux faits et jubilatoire pour les comédiens. Louons la subtilité de Maxime d’Aboville, comédien formidable qui sera une vedette au théâtre et au cinéma. La finesse de Xavier Lafitte, le jeune premier, à qui je prédis une belle carrière au cinéma. Et la belle et nuancée Béatrice Agenin, qui fut aussi ma camarade au Conservatoire, elle est absolument remarquable ! Un réel bonheur de jouer avec elle. Elle devrait être infiniment plus respectée et intéresser les réalisateurs. Comme vous avez raison de dire talentueuse. Tous les soirs, en tournée, c’est le vrai bonheur d’être entouré par une troupe de très bonne facture !

BEATRICE-AGENIN.jpgXavier-Lafitte.jpgMdaboville1.jpg

APP : Si on aime votre voix trainante et cassée, vous êtes surtout un excellent comédien dont on apprécie la profondeur et la maturité des interprétations, hélas toujours cantonné aux seconds rôles. Eprouvez-vous une certaine frustration ?

J-F B : Oui, car on n’est pas foutu de me proposer de grands rôles ! Très humblement, je suis un grand premier rôle de comédie ! Et pas du tout modeste en vous disant que je suis un acteur rare (rires). Je pense que ma force et ma faiblesse, c’est la diversité. On ne m’a donné quelques premiers rôles que dans des films marginaux !

APP : Avez-vous des projets ?

J-F B : Oui, mais je n’aime pas en parler. Mais je vais juste vous dire ceci… Je vais prêter ma gouaille au théâtre dans « Le Voyage au bout de la Nuit » de Céline.

 

Henri IV – 7 mai à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz  Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 avril au 3 mai 2012.

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 00:13

Farid et Benoît… l’humour à donf, et pourquoi pas ?

 

farid-benoit.jpgLe 3 mai à 20h30, Farid Amziane et Benoît Joubert seront à la Luna Negra avec leur première création « Pourquoi pas nous ? ». Deux histrions tombés « artistiquement » amoureux lors de la première partie du spectacle de Michaël Grégorio. Ils sont dans la lignée des comiques en devenir, qui donnent à réfléchir au second degré et détendent au premier. Un duo au nom de l’esprit et de la dérision ! Pour moi, ils se dévoilent (en tout bien tout honneur !).

 

APP : Qui es-tu Farid ? Qui es-tu Benoît ?

F : Je me suis fait connaître avec « Asseyez-vous faut qu’on cause ! » en 2007, et ce durant deux années. 2010, une nouvelle création à la Luna Negra avec « Un jambon beur ! » qui raconte l’histoire du parcours d’intégration d’un arabe à Bayonne, la Capitale du Porc ! Pièce écrite à quatre mains avec Claire Vidal, jouée dans trois théâtre, dont un à Paris. 2012, c’est « Pourquoi pas nous ? » en duo avec Benoît.

B : Je suis né à Pau où j’ai fait mes premières armes avec le théâtre classique. Puis le cinéma et la TV avec I love Périgord de Charles Nemes pour France 2. Et en 2012, je suis en duo avec mon pote Farid.

APP : Parlez-nous de vos personnages et de l’atmosphère de cette pièce…

F et B : ont un point commun : leur mère ! Farid est étudiant en médecine, raffiné, classe et distingué, et en rupture amoureuse. Il déprime. Benoît est chômeur et squatte chez son pote Farid. Il a une grande gueule, est de mauvaise foi et égocentrique ! Ces deux frères que tout oppose vont tenter de résoudre leurs problèmes… Le tout bien entendu dans l’humour. Ce spectacle est né par le stylo de l’un et le cerveau de l’autre !

APP : Avez-vous reçu des formations multiples comme la musique, la danse, le chant, le théâtre ?

F : 15 ans de théâtre, 10 ans de stand-up.

B : 15 ans de théâtre classique, puis une formation de l’acteur au cinéma dirigée par Fanny Vallon (la seule formation de l’acteur au cinéma à Hendaye) et 3 ans de danse.

APP : Quel défi avez-vous relevé avec ce duo naissant ?

F : Une première expérience pour moi et ce challenge de faire un tandem et d’essayer d’être complices jusqu’au bout ! C’est comme un couple, au début, les balbutiements, puis la complicité, et l’amour ensuite. Je ferai tout pour ne pas aller jusqu’au divorce ! (rires).

B : Ben mon Faridou, belle déclaration que tu me fais là ! Oh je sens que je vais t’aimer toi, euh oui, humoristiquement j’entends ! T’imagines pas des choses. Non, sérieux, on a envie de bosser ensemble et de créer d’autres spectacles.

APP : Et le cinéma vous tenterait-il ?

F et B : Ben oui, être la relève des Jean Dujardin, Orlando Bloom, Johnny Depp, Christian Bale et Robert Pattison. Alors messieurs les producteurs et réalisateurs, écrivez-nous. Ben oui, pourquoi pas nous ? Chirurgiens esthétiques, s’abstenir !

APP : Des projets ?

B : Celui de demander en mariage ma compagne… Ben oui, pourquoi pas moi ?

F : Moi j’ai pas la chance d’avoir une petite blonde à lunettes et à forte poitrine ! Si on me lit, qu’on m’écrive. Ben oui, pourquoi pas moi ?

 

Pourquoi pas nous ? – Farid Amziane et Benoît Joubert – jeudi 3 mai à 20h30 – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarif unique : 10€

Réservations : 06 63 28 90 43

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 27 avril au 3 mai 2012.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 21:33

Maria Diva… Souveraine de timbre et impérieuse d’inflexion !

 

MARIA-DIVA-Martine-Masquelin-1.jpgMaria Diva est une évocation en musique et en texte de la vie de Maria Callas, par la soprano Martine Masquelin, étoile montante de l’art lyrique. Elle interprètera des airs célèbres français et italiens qui firent jadis la renommée de la Diva. Ce qui rendra justice à la singulière « variation » vocale de l’artiste grecque, tout en exhibant son immense palette de couleurs lyriques dont Martine Masquelin saura nuancer les interprétations. Maria Diva sera à la Gare du Midi à Biarritz le 28 avril à 20h30. Gérard Parmentier sera au piano, un artiste qui ne fait pas de la musique, il est la musique sous toutes ses couleurs, ses lumières, ses richesses et ses visages, et le récitant Pierre Constant. maria-callas.jpg

La Callas, une cantatrice hors du commun qui donnait tout d’elle-même, dans tous ses rôles, à chaque représentation. Elle était ce magique peintre de l’âme humaine qui donnait la juste tonalité de sa voix et sa force dans le feu du don vocal et scénique. Et voulu mettre sa voix au service de la vérité dramatique et de l’émotion. En digne héritière du bel canto, la divine fut toute une histoire et un timbre d’une puissance remarquable, une fascination et une légendaire soprano. Cantatrice d’origine américaine, naturalisée grecque, elle saura imposer son tempérament de tragédienne, servant magistralement des héroïnes d’opéra comme Norma, Traviata, Tosca et même Médée au cinéma. Elle est ce talent de l’opéra qui a su donner ses lettres de noblesse à ce bel art qui était à une certaine époque en déclin. Tous les aspects de sa personnalité contribuèrent à entretenir son mythe, qui n’a cessé de pérenniser depuis sa disparition en 1997. Elle a bouleversé l’art lyrique parce qu’entourée des meilleurs interprètes du bel canto de l’époque, se produisant sur les scènes nationales et internationales. On garde toujours en mémoire, son timbre très particulier, son registre étendu, sa virtuosité alliée à un phrasé à nul autre pareil. Mais aussi son talent de tragédienne qui lui permettait d’incarner littéralement différentes héroïnes d’opéra. Une cantatrice qui suscita bien des passions parce qu’à la fois adulée ou décriée, La Callas reste, tant par la réussite exceptionnelle de sa carrière, une légendaire cantatrice.

Ce spectacle sera deux heures d’enchantement offertes par Martine Masquelin qui marque de son empreinte, son approche musicale rigoureuse de différents styles, ses interprétations toujours personnelles et élaborées, qui en font une chanteuse aux qualités vocales et émotionnelles évidentes. Le charme opère auprès d’un public réjoui qui applaudit tour à tour Martine et Maria en une même ferveur. Et cela émeut jusqu’aux larmes !

 

Maria Diva - 28 avril à 20h30 - Gare du Midi Biarritz  Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 avril 2012.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 21:10

La framboise frivole… furieusement allégro !

 

C’est quoi une framboise frivole ? Pas facile à trouver… Tout simplement une fraise permanentée ! Bon, c’était histoire d’attirer l’attention sur ce spectacle déjanté qui sera présenté à la Gare du Midi grâce au génial tourneur d’Entractes-Organisations, le 24 avril à 20h30. Issus d’une rencontre d’artistes… Fruit du hasard ? Une chose est sûre, les duettistes belges, Peter Hens et Bart Van Caenghem ont un point commun : l’humour ! Ils nous offrent leur tempo d’enfer où se framboise-frivole.jpgmêlent espièglerie, musiques arrangées et dérangées, celles qui décoiffent les plus chevelus mélomanes ! Incroyable duo qui nous accorde un feu d’artifice musical et un bouquet d’expressions « drôlissimo ». Alors comment apprécier cette framboise frivole ? Pour cela, il faut affectionner l’art musical ravageur ! Ici, c’est au gâteau que l’on doit penser en plus de la musique, une succulente pâtisserie où il y a plusieurs couches, au parfum de propre choix. Et qui de la framboise ou du frivole est sucré ou corsé ? Stop ! Il n’y a pas de réponse, car tout est subtilité. Il faut savoir qu’une fois qu’on a goûté à la framboise frivole, on a tendance à en réclamer car le dessert est savoureux ! Ces gars-là sont de véritables virtuoses de la voix qui nous communiquent leur grande vitalité, leur idée originale, leurs mots qu’ils manient avec brio et leur répertoire allant du classique à la pop musique. Les ingrédients prometteurs ont réalisé cet excellent entremets. C’est aussi une confrontation musicale étonnante et détonante à laquelle nous convie ce duo qui parvient entre humour et dérision à mettre non pas la fameuse cerise sur le gâteau, mais cette inénarrable framboise frivole !

 

La Framboise Frivole – 24 avril à 20h30 – Gare du Midi Biarritz Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 avril 2012.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 20:51

Vincent Brisson … sa libre fantaisie théâtrale !

 

Sur la biographie de Vincent Brisson il est écrit qu’il est professeur de danse à l’école de Ballet Gillet-Lipszyc et au Centre de formation professionnel en danse à Biarritz. Qu’il est également intervenant sur des créations théâtrales en qualité de préparateur corporel et chorégraphe. Certes, il est connu aujourd’hui comme un homme de responsabilités et acteur majeur de sa Compagnie Place des Arts. Notre homme est jeune, la quarantaine à peine, et sa carrière institutionnelle a pris une belle vitesse de croisière.

vincent brissonCelle qui a démarré avec « Le Banc », « Mademoiselle » et un 3ème opus « Cabaret d’un Jour » qui sera présenté les 27 et 28 avril au Colisée à Biarritz. Vincent Brisson est avant tout un créateur viscéralement lié à la scène, qu’elle soit devant, derrière ou sur le côté, ne cessant de concevoir un théâtre d’émotion pure, inhabituel et surprenant, fait d’amour et de pulsions. Un théâtre qui explore les passions et qui laisse libre court à sa libre fantaisie théâtrale. Rencontre.

 

APP : Qu’est-ce « Cabaret d’un Jour » ?

VB : C’est l’histoire d’un jour dans un cabaret des années 50 où s’enchaîneront des chansons dans un parfait anachronisme. Cette pièce ne colle pas avec l’actualité, mais plutôt celle qui renvoie des idées qui sont propres à chacun des interprètes, variables dans toutes les époques, même si cela se passe dans un cabaret des années 50. J’ai laissé le champ libre à chaque artiste qui évoluera sur scène, racontant sa petite histoire en chanson.

APP : En quelques mots, quel est le fil conducteur de cette pièce ?

VB : Le temps des rencontres sur un jour, en ordre ou en désordre, dans un cabaret qui n’a aucun code, ni rites, mais où l’on vient raconter sa petite histoire ou simplement passer en curieux. C’est aussi l’exposition et l’évolution d’une mise en scène multiple sur des ouvres chantées uniquement, il n’y aura aucune chorégraphie. Une occasion pour moi de mettre en lumière des artistes avec leurs propres mentalités et cultures et révéler l’inouïe diversité. J’aime bien le théâtre d’images parce que le cinéma m’inspire davantage. Je me laisse aller aux émotions. Cabaret d’un Jour n’est pas une comédie musicale, mais du théâtre musical, et parce que j’aime le rythme des images, les mots et l’action. Cabaret d’un Jour est une idée partagée avec Yannick Sabarots.

APP : Quelles sont les difficultés à écrire une pièce aux multiples personnages ?

VB : Aucune, puisque pour le moment je n’ai rien écrit. C’est lorsque je vais me trouver face à mes interprètes que je construirai les liens et voir la mise en place. Là j’ai mes petites idées. La couleur du spectacle évoluera au fur et à mesure. Rémy Gachis, le directeur musical a fait un travail de recomposition de toutes les chansons, transportées à la tessiture de chacun. Pour l’instant, je suis dans le domaine du rêve… je cogite énormément avant d’enfanter (rires).

APP : Comment se passe la collaboration avec tes comédiens ? Es-tu exigeant ?

VB : Certains ne font pas forcément confiance en leur capacité de comédien, en leur aptitude d’expression théâtrale et physique. Dans le même temps ils sont souvent demandeurs d’une aide qui les fera avancer sur ce terrain. Ils ont pour guide la chanson qu’ils devront interpréter. Si j’arrive à les libérer de cette contrainte physique, je peux les libérer de l’angoisse d’être comédien. Certains disent qu’ils jouent mal et qu’on ne peut rien faire pour eux, qu’il faut les mettre là et les faire chanter, c’est tout. Paradoxalement, c’est à partir de ce moment là que je peux commencer à travailler. Penser que chacun ne joue pas de la même manière, que chacun a un style de jeu. Ce qui est passionnant, c’est de pouvoir inventer chaque fois avec eux une forme qui leur correspond et je les aide à interpréter la gestuelle. C’est finalement un travail propre à chacun, et ils sont vingt sur scène ! (rires). Mais moi j’aime ce travail là. Ils sont étonnants d’énergie. J’aime être énormément surpris par les artistes et ne refoule pas leurs maladresses, car la maladresse est toujours juste. Elle rend humain. J’essaie de me mettre le plus possible en état d’ouverture pour pouvoir choper tous les éléments extérieurs. Exigeant je le suis. Je veux un bel ouvrage.

APP : Tu es un auteur, chorégraphe, metteur en scène, professeur de danse… mais quelle est la discipline que tu affectionnes ?

VB : Auteur, je ne le suis pas, pour la simple et bonne raison que je ne sais pas écrire. Je penche plus vers la chorégraphie et la mise en scène. Deux disciplines pour lesquelles je suis très sensible.

APP : Quel regard portes-tu sur la situation actuelle de la culture en France ?

VB : Je dis que la France est un pays où la création est très vivante et que j’aimerais qu’y ait plus de qualité de travail, plus de temps, plus de moyens pour la réaliser. Aujourd’hui, à mon avis, on va beaucoup trop vite et je ne crois pas que ce soit du goût du théâtre qui est un art éphémère. Moi, je demande plus de soin, plus d’attention. J’aurais envie que les régions finissent par avoir de vrais moyens de création, qu’il y ait un peu plus de concertation nationale pour le théâtre. Nous possédons un vivier d’énergies. Heureusement qu’il existe des réseaux comme les scènes nationales qui permettent à des petites compagnies de se faire connaître, comme il s’est passé pour moi lors de ma deuxième pièce « Mademoiselle ». Plus de moyens pour financer les projets.

APP : Quels sont tes prochains projets ?

VB : Celui de monter un opéra déjà écrit ou une comédie musicale à l’américaine, c’est-à-dire en collaboration avec des créateurs américains qui viendraient travailler en France. J’apprécie leur façon de travailler. D’ailleurs je vais souvent à New York pour les rencontrer et prendre leurs conseils.

APP : Que nous dirais-tu avant de se séparer ?

VB : Tant qu’on est vivant concrétisons nos idées et les financer quel que soit nos moyens. Je me dis, j’ai une idée donc je l’applique même si je dois m’enfoncer financièrement sans pour autant me mettre en danger. Et rêver, encore et toujours.

 

Cabaret d’un Jour – 27 et 28 avril à 20h30 – Colisée à Biarritz

Tarif unique : 12€

Billetterie à la librairie Elkar au Petit Bayonne et à la Maison des Arts 3 av Victor Hugo à Biarritz.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 20 au 26 avril 2012.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 02:48

Hymne à la danse et Boléro pour Tahar… Panache et grand art !

 

Un programme dansé très coloré qui marie avec goût et libre harmonie, ces ballets classiques, contemporains et néo-classiques exécutés par les Etoiles de Légende : Hymne à la danse et Boléro pour Tahar, sur la scène de la Gare du tahar2.jpgMidi à Biarritz le 16 avril à 20h30. Les chorégraphies de Nikolaï Androsov naviguent entre aisance, grâce et excellence et s’enchaînent dans une alliance originale des genres pour sa première partie. O suprême délice, le Boléro pour Tahar qui souligne magnifiquement ce balancement lancinant mais plaisant, sur la musique de l’illustre Ravel progressant jusqu’au paroxysme. Un rythme persévérant qui harponne notre cerveau et l’ensemble de notre corps, telle une aimantation. Une mélodie orientale sur laquelle se cale la voix remarquable du baryton kabyle Azal Beikadi, et qui s’enroule inlassablement sur elle-même, allant crescendo, où l’intensité dévore l’espace sonore. Les Etoiles Farukh Ruzimatov, Maria Ailash, Alexander Babenko, expriment de forts belles gestuelles et pas de deux, répudiant toutes facilités du pittoresque extérieur pour exprimer avec force… l’essentiel. Panache et grand art !

 

Hymne à la danse et Boléro pour Tahar par les Etoiles de Légende – lundi 16 avril à 20h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 52 et 57€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com  Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 13 au 19 avril 2012.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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