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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:07

Les amis du placard… l’amitié ne s’achète pas !

 

Avis ! Si vous ne prisez pas l’humour noir et caustique. Si vous n’avez pas en vous une once de perversité. Si vous êtes romantique et sentimental, alors vous allez souffrir ! Hermétiques aux remises en questions, s’abstenir. Pourquoi ? Parce que la pièce « Les Amis du Placard » qui vient le 19 mars à 20h30 à la Gare du Midi à Biarritz, traite de l’abus de pouvoir, de l’asservissement et de l’esprit de possession. Mais il serait fort dommage que vous lui tourniez le dos, car elle se révèle digeste du fait que le quatuor de comédiens, Romane Bohringer et Didier Bénureau en tête, se donnent à fond à leur personnage avec un réalisme étonnant. les-amis-du-placard.jpgLa trame est originale, parce que l’insolent auteur, Gabor Rassov, s’est amusé des travers d’un couple marié depuis vingt ans et de leur petite vie étriquée. Il parle aussi d’une société de consommation poussée à l’extrême, de monsieur et madame tout le monde, genre Bidochon, qui décident d’acheter dans un supermarché, un couple d’amis, les Bégon, Juliette et Guy, qu’ils rangeraient dans un placard et qu’ils sortiraient quand ils voudront se divertir. Bon, ne rêvez pas, le jour où l’on achètera des amis dans une grande surface, les poules auront des dents ! Il a concocté grâce à sa plume efficace et piquante, un chapelet de situations cocasses qui provoquent les rires jaunes ou francs selon le ressenti ou la réceptivité de chacun. Une histoire grinçante, une satire sociale qui pose des questions sur le monde dans lequel nous vivons, car même si nous n’en sommes pas à « s’acheter » des amis, l’utilisation d’autrui devient monnaie courante. Et la pièce regorge de sentiments assez scabreux qui donnent à réfléchir. Mais ici, le rire est salvateur. Pour sûr, les Amis du Placard fait l’effet de poil à gratter !

 

Les Amis du Placard – 19 mars à 20h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 45 et 50€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 mars 2012.

 

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:00

Colères… ou le parfait bougon !

 

Revoilou le Professeur Rollin de la série télévisée « Palace ». Attention !!! L’humoriste est sur son pied de guerre avec son spectacle qu’il promène dans les villes de France : Colères. Il sera pour le plus grand plaisir de ses fans, au Chapiteau-spectacle de Baroja à Anglet, le vendredi 23 mars à 20h. Autant vous dire que François Rollin est un homme au bord de la crise de nerfs. Et il ne faudra pas le titiller parce qu’il risque de piquer sa sale colère ! L’homme de scène, de télé et de radio prêtera ses traits à Monsieur Martineau, personnage terrorisant et attirant à la fois, mais habité d’une paranoïa ordinaire, et hermétique à toute espèce d’humour. Un anonyme hors de lui, mais finalement plus pathétique que redoutable. Pendant une heure et demie, il débitera son flot de paroles et sa virulence sur ses folles démonstrations qui laisseront au spectateur, une seule échappatoire : s’étrangler de rire ! Mais surtout un homme en colère contre tout et rien ! Et pourquoi est-il en colère le père Martineau ? Parce qu’il n’est pas normal de rire un 11 novembre, alors qu’il y a le 1er avril et le 14 juillet. Et ce pachyderme qui chaparde allègrement le goûter d’un môme en visite au zoo. Faut-il imposer à un pote venu en vacances, une ratatouille dont il ne veut pas ?! Ou ces 50 écuyers roumains qui chantent en italien en se trémoussant sur des manches à balai. Est-ce cela la culture contemporaine ? Colères, restant toutefois un spectacle marquant, drôle et fort émouvant. Et notre homme nous montre que l’on peut rire de tout et le faire si le talent est là. Ce qui est son cas !

 

Francois-Rollin.JPGFrançois Rollin dans « Colères » - vendredi 23 mars à 20h – Chapiteau-spectacle de Baroja à Anglet

Tarifs : de 12 à 16€

Réservations : 05 59 58 73 00

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 mars 2012.

 

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 08:35

silentoperainterview

 

© Alicia Snicker.

2012-PHOTOS-1376.JPG© Alicia Snicker.


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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 22:37

Cocorico ou les pantomimes de M. Gentil !

 

Cocorico, c’est la joyeuseté, de la succulence et de la légèreté communiquées par les duettistes, Patrice Thibaud et Philippe Leygnac qui s’entendent comme larrons en foire et qui font merveille par l’humour qu’ils dispensent et le comique qui les anime dans « Cocorico » présenté sur la scène du Théâtre de Bayonne, les 16 et 17 mars à 20h30. Et qui redonnent au mime ses lettres de noblesse. Je me devais de rencontrer son auteur : Patrice Thibaud. Entretien avec un mime très… Cocorico !

 

cocorico_cy-line-aubertain.1268497209.jpgAPP : Bonjour Patrice Thibaud. Deux sempiternelles questions : qui es-tu et comment a démarré ta carrière de comédien ?

PT : Un mime pas mort ! (rires) qui est né dans la seconde moitié du vingtième siècle. Une carrière qui a démarré au Théâtre Job à Bordeaux, puis cinq ans à la Comédie de Reims avec Christian Schiaretti (l’actuel directeur du TNP). Bien avant ces deux pensionnats théâtraux, je me produisais avec Michèle Guigon pour des spectacles de cabaret. En 2002 et 2003, je suis de la création de « La Cour des Grands » de Jérôme Deschamps et Macha Makeïff au Théâtre National de Chaillot à Paris. Et puis du cinéma, de la télévision. Le vrai parcours du combattant comédien ! (rires).

APP : Pourquoi as-tu titré ton spectacle « Cocorico » que tu as écrit et a assuré la mise en scène avec Susy Firth et Michèle Guigon ?

PT : Pour faire référence à un drôle d’oiseau qui fait con coquelinement sur scène. Aussi parce que je voulais créer un personnage made in France, tout comme l’avait fait Jacques Tati avec Monsieur Hulot ou Mister Bean par les anglais. Ayant puisé dans mes souvenirs de gosse, j’ai fait remonter à la surface les images que le gamin que j’étais avait imprimé dans sa mémoire, cow boys et indiens, défilé de majorettes, cérémonie du 11 novembre, feu d’artifice du 14 juillet, dresseur de fauves, Tour de France, défilé de Haute Couture… Partant de ces souvenirs, Cocorico était un titre tout trouvé et facile à retenir, surtout pour les enfants puisque c’est un spectacle qui s’adresse également à eux, mais aussi parce qu’il s’exporte bien à l’étranger !

APP : N’est-il pas périlleux de travailler sans filet en proposant un spectacle soutenu par une approche très gestuelle et quasi-muette ?

PT : Je dis qu’avec rien on peut tout faire. Si l’on sait revenir à l’essentiel : le mime, le geste avant la parole ou le retour avant la parole, c’est le moyen de communication originel compris de tous. Il est universel. Ce qui est risqué, c’est à la création, car on ne sait pas où l’on met les pieds. Je ne pouvais pas m’appuyer sur un texte, car rien n’était écrit, mais c’est ma façon de travailler. Il est vrai que c’est périlleux de travailler sans filet, tel un fildefériste en équilibre au-dessus d’un vide immense. Tout est ouvert, je ne mets aucune barrière, aucune frontière, je suis en abîme. Je ne pars de rien et j’invente. En fait, je travaille avec du vent ! (rires) et le jeu en vaut la chandelle.

APP : Quelques mots sur Philippe Leygnac qui s’est joint à toi musicalement ?

PT : C’est un génie de musicien. Un véritable homme-orchestre puisque acteur, pianiste, arrangeur et acrobate sur scène. Un musicien explosif qui fait la part belle au mime. Je l’appelle mon « Cortopianiste » parce qu’il se contorsionne lorsqu’il joue du piano. Nous nous sommes rencontrés chez Deschamps et Makïeff et de là sont nées nos affinités artistiques. Nous sommes comme frères jumeaux, qui ont le même âge, le même sens du comique à gogo, mais que tout oppose physiquement (rires). Oui, des Laurel et Hardy, Abbott et Costello, duos de comiques américains et plus près de nous, les belges Les Frères Taloche.

APP : Y-a-t-il une influence Deschamps/Makeïff dans ton spectacle ?

PT : Pas vraiment. Mais celle de Patrice Thébaud oui ! (rires). Des proches qui ont vu le spectacle me disent qu’il y a de leur influence. Moi je dirais influencé par le comique d’un Jacques Tati, d’un Louis de Funès, d’un burlesque comme Buster Keaton et d’un Jerry Lewis, parce qu’ils ont bercé mon enfance. Le souvenir d’être allé voir avec mon grand-père les films de Chaplin, partageant nos éclats de rire et nos émotions au même moment. Certes, dans ma carrière, Jérôme Deschamps a été le premier à me pousser, et chez lui j’y ai apporté mon univers, celui de pouvoir exprimer sur ce que je savais faire depuis tout petit.

APP : Comment réagissent les 7 à 77 ans à ton Cocorico ?

PT : Avec un immense plaisir au fond du cœur. Moi je dirais un public de 4 à 98 ans (rires). Je peux te certifier que l’enfant de quatre ans tient le coup jusqu’à la fin du spectacle qui dure 1h30. Et là, c’est ma plus grande fierté. Entendre ces rires, c’est fabuleux, ce n’est que du bonheur. Avoir cette communion entre tous les âges, cela fait chaud au cœur et me conforte dans mon état d’artiste. Il faut dire aussi que le spectacle, je l’ai fait pour mes deux enfants qui à l’époque avaient neuf et cinq ans, afin de les faire rire et éduquer leur regard, pour qu’ils voient le monde avec humour et philosophie comme ont su si bien le faire mes grand-pères envers moi.

APP : Certains peuvent être dubitatifs par spectacle sans paroles. Que voudrais-tu leur dire pour les convaincre à venir le voir ?

PT : C’est un spectacle pour rire et s’émouvoir, où l’on fait la connaissance d’un petit garçon qui a trop vite grandi et qui enchaîne les bêtises. C’est riche de poésie, de tendresse et d’humour. Cocorico réhabilite le rire franc et universel avec des saynètes généreusement loufoques. Deux personnages muets, l’un facétieux débordant d’inventivité et l’autre, musicien multi instrumentiste, explosif, qui avec ses airs de souffre-douleur terrorise l’autre. Cocorico, c’est la musicalité du corps, un hommage au burlesque ancien qui remonte à l’origine du cinéma muet.

 

Cocorico de et par Patrice Thibaud et Philippe Leygnac – 16 et 17 mars à 20h30 – Théâtre de Bayonne 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarifs : 24, 20 et 15€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 16 au 22 mars 2012.

 

 

 

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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 22:17

Jazz en Mars : parce que le jazz est un cadeau !

 

La Mission d’Action Culturelle de la Ville de Tarnos et Arnaud Labastie, directeur du festival (qui fait toujours preuve de sa compétence pour offrir chaque année un très beau plateau de musique de jazz) créent l’évènement majeur du 9 au 11 mars avec « Jazz en Mars ». Une programmation toujours généreuse et diversifiée qui saura à coup sûr faire la joie des mordus du jazz. Un festival qui depuis sept années s’inscrit dans le rendez-vous immanquable, que ce soit à l’église Notre-Dame des Forges, à la Salle Maurice Thorez, et pour son festival Off dans le Hall de la mairie. Sans jamais faillir à sa tradition élitiste et populaire, il présente du jazz, tous les jazz, où tout est swing. Et toujours son public jeune et moins jeune, plus que jamais à l’affût, curieux et heureux. Pour lui c’est l’essence même de la popularité d’un genre universel qui ne s’est jamais démenti, de la musique de jazz qui offre à la Ville de Tarnos, ses différentes expressions, son éternelle vitalité, se libérant ainsi des carcans dans lesquels certains ont voulu l’enfermer. Contresens total d’une musique née d’un profond espoir de liberté et de diversité. Jazz en Mars, un vrai festival, pas une série de concerts, celui d’une authentique communauté qui se retrouve chaque année à des endroits particuliers, pour un moment précis. Tous sont là, parce que le jazz est un cadeau ! A cette occasion, je suis allé à la rencontre d’un jeune pianiste de 22 ans, doté d’une belle technique et d’une capacité à exceller dans les standards du jazz, Pablo Campos qui fera le festival Off le dimanche 11 mars dans le Hall de la Mairie.

 

pablocampos.jpgAPP : Bonjour Pablo Campos. Ton patronyme sonne comme un air du sud …

PC : Oui, encore plus qu’il n’y paraît, puisque ma mère est bayonnaise et mon père argentin. Ils résident à Bayonne après avoir vécu en Argentine. Quant à moi, après avoir fait Sciences Po à la fac de Bordeaux, je me suis installé à Paris. Aujourd’hui à 22 ans, je me partage entre musique et études.

APP : Quand t’es-tu intéressé à la musique et plus particulièrement au jazz ?

PC : Ma tendre enfance fut baignée dans la musique classique, car mon père chantait dans un Ensemble de Musique Baroque. N’ayant pas fait d’études musicales au Conservatoire, c’est Michel Nespria, accordeur de son état, qui m’a donné le goût du piano. Apprendre à jouer sur un Steinway est un privilège qui n’est pas donné à tout le monde ! (rires). Et c’est relativement tard, vers l’âge de 16 ans, que je me suis vraiment pris de passion pour le jazz, en écoutant l’album « Night Train » d’Oscar Peterson, qui pour moi est un modèle d’élégance musicale.

APP : Quel a donc été ton parcours d’étude musicale ?

PC : Celui d’un autodidacte par excellence. De ma participation avec des musiciens comme le Big Band de Salamanque (Espagne) où j’ai étudié durant une année en Erasmus. Un travail en solitaire aussi, avec ce que je pouvais déchiffrer en musique et surtout avec les pianistes que j’écoutais en concert ou sur des vinyles et Cds. Je dois par exemple beaucoup à Arnaud Labastie, qui, bien qu’il ne m’ait jamais enseigné le piano, m’a beaucoup éduqué sur ce qu’est un vrai pianiste de jazz. Lorsqu’il m’est possible, ponctuellement je prends des cours avec des musiciens chevronnés, comme récemment avec Philippe Duchemin, qui sera également présent au Festival Jazz en Mars avec son Swing & Strings.

APP : Pourquoi un trio ? Quels sont tes musiciens ?

PC : Parce que c’est l’un des plus intéressants en jazz. Cela est dû bien sûr aux pianistes légendaires qui ont donné à cette musique ses lettres de noblesse, tels qu’Oscar Peterson, Bud Powell, Phinéas Newborn Jr. Mais aussi par le fait que c’est une configuration idéale où chacun des trois instruments a tout à la fois un rôle bien déterminé et un dialogue permanent. En musique improvisée, tout particulièrement « l’écoute » entre musiciens et leur bonne « entente » est fondamentale pour arriver à un son soudé et équilibré. Patrick Guillart et Jean Duverdier qui m’accompagnent sont des musiciens très complémentaires et qui affichent une belle personnalité. Patrick est très réfléchi et sensible, il apporte une assise rythmique formidable au trio et Jean a cet enthousiasme et cette maîtrise du son qui en font une bête du swing ! (rires). Tous deux sont très expérimentés par rapport à moi. J’ai appris bien plus à leur contact qu’en lisant des livres ou des revues sur le jazz.

APP : T’arrive-t-il de jouer tes propres compositions sans toujours te replier sur les standards ? Est-ce aussi de ta part une volonté délibérée ?

PC : J’aime beaucoup la place qu’occupent les standards dans le jazz. Ces compositions issues de comédies musicales à succès de grands compositeurs américains comme George Gershwin ou Cole Porter sont au jazz ce que les grands classiques sont à la littérature. Je pense qu’il est primordial de maîtriser ce langage et ces codes afin de créer quelque chose de personnel, fort de cette tradition qui nous précède. C’est pourquoi la musique que je joue repose essentiellement sur un travail d’appropriation et d’un ensemble de références. Oui je compose, mais je ne suis pas encore en mesure de renvoyer ce que j’écris. Je dois acquérir pas à pas ma personnalité musicale, qui peut tout autant s’exprimer dans l’improvisation, le style, le son ou l’arrangement.

APP : Pourquoi joues-tu sur un clavier et non sur un piano ?

PC : Pour être honnête, le clavier est le pis-aller. Imagines si je pouvais jouer sur un Steinway grande queue à chaque concert, ce serait le Nirvana pour moi ! (rires). Mais les lieux disposant de ce genre de piano sont rares. C’est sûr qu’il est l’instrument acoustique infiniment plus subtil et exigeant que le clavier numérique, mais celui-ci représente une solution de substitution purement pratique.

APP : A ton avis, un pianiste de jazz est-il plus libre qu’un pianiste de musique classique ?

PC : Non, je ne pense pas. Ces deux univers musicaux ont une relation « attraction/répulsion » très intéressante, mais on les oppose souvent à tord. Un pianiste classique comme Sviatoslav Richter peut être plus libre dans son interprétation d’une partition qu’un mauvais pianiste de jazz qui croit improviser librement. Je crois que la musique bouleverse ou réjouit toujours quand elle a quelque chose à dire, indépendamment de l’étiquette qu’on lui attribue.

APP : Quels sont les musiciens qui t’ont marqués dans le jazz ?

PC : Benny Green et son Quartet lors d’un concert au Théâtre de Bayonne. Je devais avoir 15 ans et j’en suis sorti avec le « choc pianistique ». Je me souviens avoir pris mon courage à deux mains pour aller parler à Benny Green, qui soit dit en passant fera l’ouverture de Jazz en Mars. Ma rencontre avec un tel génie, humble et gentil, m’a encouragé à continuer dans la voie du jazz. Une rencontre ancrée dans ma mémoire. Et celle aussi avec le saxophoniste Alex Golino, aujourd’hui installé à Bordeaux, elle fut inoubliable !

APP : Quel programme proposeras-tu le 11 mars dans le Hall de la Mairie ?

PC : Je parle au nom du Trio, remerciant Arnaud Labastie de l’avoir programmé en festival Off. Nous allons présenter un répertoire de notre 1er et de notre dernier album, qui reprend les standards de jazz que nous interpréterons dans l’esprit du Trio. Mais comme j’aime rendre chaque concert différent, nous réserverons quelques surprises, notamment en interprétant des morceaux moins attendus, comme ceux de Bob Dylan ou des musiques des films de Walt Disney.

APP :Des projets de scène à venir ?

PC : Oui, le 24 mars nous serons au Donibane à Saint-Jean-de-Luz où nous sommes presque tous les mois. Puis au Festival de Jazz de Sauguinet le 21 juillet en première partie du concert de Richard Galliano. Egalement une série de concerts à Paris à l’automne prochain, notamment au Caveau de la Huchette.

 

Jazz en Mars c’est aussi trois scènes : Eglise Notre-Dame des Forges, Salle Maurice Thorez et le Hall de la Mairie, où lors de ce long week-end, la ville de Tarnos swinguera au rythme du jazz. Des musiciens et chanteurs de partout participeront à cette fête, où chacun apportera sa touche personnelle, sa saveur, son identité musicale. Ils donneront au festival toute la dimension universelle que seule cette musique unique peut offrir à ses inconditionnels. Et la ville de Tarnos n’est pas en reste ! Une affiche alléchante. Il y en aura pour tous les goûts, mais toujours dans un souci de qualité et ce, pour la 7ème année !

 

Vendredi 9 mars à 20h30 – Eglise Notre-Dame des Forges : Benny Green, l’un des plus grands pianistes de notre temps ouvrira le festival par un concert en piano solo. A 22h, Gospel Dream qui réunit cinq ténors et six voix féminines (soprano et contre alto), deux chanteurs dans le registre basse, un pianiste et un trompettiste. Sur scène, ce sera joie de vivre et suaves grains gospel.

 

Samedi 10 mars à 20h30 – Salle Maurice Thorez : Philippe Duchemin et son Swing & Strings, un trio exceptionnel à découvrir ! Egalement la participation d’un quatuor à cordes de la région. A 22h, Dany Doriz Big Band et le saxophoniste Manu Di Bango. Une rencontre à ne manquer sous aucun prétexte entre le big band, disciple de Lionel Hampton, et de l’exceptionnel Manu Di Bango. Vingt musiciens seront sur scène pour un spectacle à vous couper le souffle !

 

Dimanche 11 mars à 16h30 – Salle Maurice Thorez : Michel Pastre Quartet et le saxophoniste Nicolas Dary. Des musiciens de qualité qui vous feront vivre une matinée musicale brillante ! A 17h45, Slapscat, un orchestre créé voici trois décennies par le saxophoniste Daniel Huck et le guitariste Patrick Diaz. Des musiciens qui reprennent les grands standards de jazz, chantés en français. Du swing et du rire assurés !

 

En Festival Off : Dimanche 11 mars à 11h30 dans le Hall de la Mairie : Big Band de l’Ecole de Musique de Tarnos et Pablo Campos Trio.

 

Alors ensemble, participez à ce Festival Jazz en Mars si vous aimez la création et l’éclectisme et le jazz à tout va !

 

Festival Jazz en Mars – Tarnos les 9, 10 et 11 mars

Tarifs : 15€ pour une soirée – Pass 2 soirées : 25€ - Pass 3 soirées : 35€ jazz en mars1

Réservations et infos : 05 59 64 49 40

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 mars 2012.


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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 20:31

François & The Atlas Mountains… un étonnant folk singer

 

François Marry est un jeune musicien qui enthousiasme, et dont la valeur n’attend pas le nombre des années. Il suffit juste d’être une belle âme d’artiste comme l’est ce chanteur/guitariste qui possède une couleur musicale. Outre son look « romantico » il est un étonnant folk singer qui émeut. Une voix ouatée et brûlanto presque juvénile, qui se promène francois.jpgpar-delà les nuages et qui flirte avec les étoiles. Et nous avec, portés par ses ballades sensibles et aériennes. Des textes tout aussi réussis comme « Soyons les plus beaux », « The Way to the », « Slow love », « Piscine », « Muddy Heat », « Je suis de l’eau » et « Buried Treasure ». Car derrière François & The Atlas Mountains, ce sont des mots qui roulent sur des chemins simples, une suite de chansons pop expérimentale au parfum folk, mâtinées d’électro, aussi énergiques que mélodiques. Le groupe sera en concert à l’Atabal le 9 mars à 19h30 où l’on aura le merveilleux sentiment de découvrir des compos qui excitent les papilles musicales, qui secouent les neurones et qui donnent envie de bouger. Des harmonies fortes, accrocheuses et sophistiquées. François prend la situation bien en main avec ses jolies divagations mélodieuses, sa convaincante alchimie musicale qui révèle toute l’ampleur lumineuse d’un folk subtil en le pimentant d’influences africaines et orientales. Une musique toute en profondeur dans laquelle on s’immerge avec délectation ou qu’on plane au-delà des montagnes de l’Atlas. Aussi à l’aise dans les ballades acoustiques que sur la tiédeur électro, le groupe François & The Atlas Mountains a su composer des albums à la fois magnifiques, mélodieux et créatifs. Selon les atmosphères, la voix du chanteur change étonnamment de teinte comme si elle s’accrochait selon que ce soit un piano, des guitares, une batterie. Une musique qui enchante nos oreilles et qui offre un panel de sensations rarement aussi large. C’est beau, plein d’émotions ! N’est-ce pas finalement, la seule chose que l’on demande à la musique, celle de nous prendre aux tripes !

 

En première partie : François & The Atlas Mountains à 19h30 à l’Atabal Biarritz logoatabal

En deuxième partie : Odei à 21h

Tarif unique : 14€

Réservations : 05 59 41 73 20 et www.atabal-biarritz.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 mars 2012.


 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 01:24

Silent Opera… du metal dans l’univers lyrique !

 

Un univers où lyrisme et mélancolie joints à la brutalité, fera remonter vos émotions les plus enfouies. Silent Opera, nouveau venu dans le paysage metal symphonique progressif français, a su trouver son style personnel, avec des éléments de black metal, musique gothique, et un mélange complexe de metal progressif et classique. Ses singularités : virtuosité et harmonies sombres. C’est également l’opposition de la voix pure et lyrique de Laure Laborde, à celle puissante et enragée de Steven Schriver. Ce groupe, qui a su trouver sa valeur scénique et une puissance dans ses compositions, vous offrira une suite très personnelle et décapante avec son nouvel opus 2012. A l’occasion de son passage aux Ecuries de Baroja à Anglet le 15 mars à 20h30, j’ai rencontré le guitariste Romain Larregain et la bookeuse Virginie Contet.


flyer soirée du 1503  silent-opera.jpg

 

APP : Bonjour Romain. Présente-moi le groupe Silent Opera et ses membres…

RL : C’est un groupe de metal symphonique originaire de Bayonne. Il se compose de Steven Schriver et de Laure Laborde au chant, Olivier Sentenac à la basse, Laura Nicogossian aux claviers, Jon Erviti à la batterie et moi-même à la guitare.

APP : Comment s’est formé le groupe ?

RL : En 2007 où nous n’étions que trois musiciens, on s’est rapidement mis à composer des titres originaux, tout en cherchant à compléter son « line up ».

APP : Comment définirais-tu le « Symphonic Metal » ?

RL : Une sorte de mélange et de contraste entre la section rythmique agressive et les arrangements orchestraux. Bien souvent, on trouve dans les groupes de Metal Symphonic un clavier qui apporte légitimement ses arrangements classiques, et surtout le chant lyrique.

APP : Et toi Virginie, quelle est ta propre version ?

VC : Silent Opera a également un côté beaucoup plus extrême par la présence de la voix saturée de Steven. On le qualifie plus de « death melodie metal » que de metal symphonique, car son identité se rapproche davantage à celle de groupes comme Adagio plutôt que Nightwish ou Epica.

APP : Vers la fin de l’année 2012, vous sortez un 2ème cd après « Act One », quelle en est l’essence, le concept ?

RL : Avec ce deuxième album, nous avons essayé de mettre un peu plus en avant le côté agressif de notre musique pour mieux illustrer les nouveaux textes qui se veulent plus sombres. Si on parle concept, des textes liés entre eux, où chacun parle à sa manière de dualité, de contrastes, d’opposés. Cela peut traiter du « tiraillement » intérieur d’un esprit bipolaire, du contraste entre notre perception des choses et leur réalité.

VC : L’enregistrement commencera début avril par les prises batterie avec un professionnel du monde du metal.

APP : Romain, tu dis que Silent Opera était considéré comme un « groupe à chanteuses » auprès du public, qu’en est-il aujourd’hui ?

RL : Même si le chant féminin tient une place importante au sein de notre musique, il n’en est pas l’élément principal ! Contrairement aux groupes dits « à chanteuses », Laure partage le micro avec Steven en permanence, ce qui rajoute de grosses influences trash death, voire black metal. De plus, nos compositions comportent d’importantes plages instrumentales progressives. Je pense que nous avons suffisamment travaillé et affiné nos morceaux pour pouvoir sortir un peu de canons du genre et proposer de l’audace et de l’extravagance…

VC : Le public non initié est parfois agréablement surpris par les prestations live du groupe, car il s’attend à un concert qui met en avant sa chanteuse. Or Silent Opera accorde la même importance aux parties instrumentales soutenues par l’aspect agressif de la voix de Steven. Cela a été le cas lors de la tournée Act One Tour réalisée en 2011.

silent-opera-1.jpgAPP : Donc Romain, tu nous promets une soirée 100% gros son aux Ecuries de Baroja, avec en première partie le groupe N’Dust. Quelle en sera l’ambiance ?

RL : N’Dust est un groupe de reprises qui flirte de près avec le hard rock des années 70. Donc pas mal de tubes en perspective ! Quant à nous, nous présenterons des morceaux inédits, en plus des titres de notre premier album. Si certains d’entre eux ont déjà un place bien établie dans nos « set lists », d’autres seront interprétés pour la première fois sur scène.

VC : Une soirée 100% metal et une première aux Ecuries de Baroja ! Nous remercions d’ailleurs les organisateurs de cette soirée qui accordent une vraie diversité musicale et culturelle sur la région.

APP :Des projets ?

RL : Nous devrions tourner un deuxième clip vidéo courant 2012 et nous proposer de belles choses. Stay tuned !

VC : Nous étudions minutieusement les différentes possibilités de labels pour ce prochain album. Nous ne devons rien laisser au hasard, afin de satisfaire un maximum les fans de Silent Opera, qui je dois le dire, sont de plus en plus nombreux !

 

En somme c’est le rendez-vous de la Ville aux Ecuries de Baroja pour découvrir de nouveaux talents musicaux !

 

Silent Opera « Symphonic Metal » - jeudi 15 mars à 20h30 – Ecuries de Baroja

Tarifs : concerts gratuits

Première partie : N’Dust.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 9 au 15 mars 2012. et sur le site de la semaine .... http://www.lasemainedupaysbasque.fr/2012/03/12/11034-silent-opera-du-metal-dans-l-univers-lyrique

 

Avec la collaboration de Alicia Snicker.

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 03:00


concert de JOKANGELY

© Alicia Snicker.


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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 20:46


INTERVIEW de Arthur Jugnot - Guillaume Sentou -...  

© Alicia Snicker.


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© Alicia Snicker.

 

Biarritz Gare du Midi

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 21:35

 

© Fred Prat.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

Sans titre 5

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