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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 02:49

 

Line Renaud, dame de cœur et dame de carreau.


line-renaud-et-alain-pierre-pereira-copie-2.jpgSIDACTION – On fond de tendresse lorsque ses mirettes bleu acier vous foudroient d’un regard aimant. Elle est vraiment bien dans tout son ^être et … belle, belle, belle, malgré ses 85 printemps ! Line, c’est l’ivresse de vivre, la sempiternelle noblesse du cœur. Celle, qui malgré une vie menée tambour battant, garde une vitalité secrète à toute épreuve. Elle a toujours assumé ses choix, notamment celui d’être la vice-présidente du Sidaction, tout en menant à bout de bras sa carrière artistique, ô combien riche. Prise par une émission de fin d’année pour la télévision, elle m’a gentiment, comme à son habitude, proposé d’interviewer Christine Tabuenca, directrice de collecte et de communication du Sidaction.


Christine-Tabuenca.jpgParcours professionnel atypique, Christine Tabuenca a eu la chance d’avoir des expériences riches en émotions, en rencontres et en connaissances.

Après la Fac, elle part pour six ans en Tunisie avec les Volontaires du Progrès dans un premier temps, puis Handicap International par la suite. Six ans qui lui ont permis de se familiariser avec l’arabe dialectal, qu’elle parle couramment. Ces six années avaient pour objectif la mise en place de centres spécialisés pour des enfants handicapés mentaux légers, moyens et profonds.

Expérience qui s’est achevée brutalement en raison de la Guerre du Golfe. Le retour en France a été difficile, mais à nouveau, elle a eu la chance de trouver un travail enrichissant : chef de service d’un externat expérimental pour adultes handicapés, dont les parents vieillissaient et ne pouvaient plus garder leur enfant à domicile. Trois belles années qui ont pris fin en 1994, date à laquelle elle rejoint l’AFM-Téléthon, qu’elle ne quittera que plusieurs années après, pour une nouvelle aventure et un nouveau combat : le Sidaction.


APP : Pourquoi la mobilisation pour la journée de lutte contre le Sida doit-elle toujours rester vigilante et entière ?

CT : Plus que jamais. Le Sidaction médias en mars, et la Journée Mondiale sont les seuls moments où l’on parle de la mobilisation contre ce terrible fléau. Certes, d’immenses progrès ont été accomplis grâce à l’action des pouvoirs publics, des chercheurs, des donateurs et des malades eux-mêmes. L’arrivée de la trithérapie a permis de prolonger la vie des « séropo » et de réduire considérablement le nombre de décès. La transmission de la mère à son enfant est quasi-inexistante aujourd’hui… Mais hélas, nous n’avons toujours pas le vaccin-miracle. Le Sida continue son chemin avec des chiffres qui restent effrayants : 7 000 nouvelles contaminations chaque année en France, dont 11% sont des jeunes de moins de 25 ans. On estime que 50 000 personnes vivent avec le VIH sans le savoir, et qui après avoir contaminé les autres, découvriront leur séropositivité uniquement lors des premiers signes du stade Sida. Trente ans après la découverte du virus, cela est inconcevable. Donc oui, plus que jamais, nous devons rester vigilants et toujours proposer des préventions pour que la jeune génération puisse faire l’amour sans crainte.

APP : Quel est le thème cette année pour cette Journée Mondiale contre le Sida, journée si chère aux cœurs des malades et de leur famille ?

CT : Traditionnellement, à Sidaction, nous consacrons cette journée mondiale à la sensibilisation auprès des jeunes. Nous venons de réaliser une étude en ligne auprès de 600 jeunes de 15 à 25 ans, où entre 35 et 40% des personnes interrogées se déclarent mal informées sur les lieux de dépistage, les traitements d’urgence et l’existence de préservatifs féminins ; et plus de la moitié, sur les modes de transmission existants. Sur deux questions posées en 2007 et en 2013 « J’ai moins de risque d’être contaminé par le virus du Sida » on passe de 22 à 32% de personnes qui répondent favorablement ; et sur « Il existe des médicaments pour guérir du virus du Sida » on passe de 13 à 22% qui répondent favorablement, ce qui est très préoccupant, et qui démontre à la fois une banalisation et une désinformation sur le VIH. Le Sida, c’est toujours une lutte contre la « différence », le Sidaction, c’est une chaîne de cœur, une injustice de la maladie qui surgit au cœur d’une même liberté : celle d’une femme ou d’un homme. Mon combat est un combat contre l’indifférence, contre les discriminations que subissent les personnes touchées par le VIH. Aujourd’hui, il est encore difficile pour une femme ou un homme de parler dans son entourage professionnel ou social de sa séropositivité. On peut perdre son emploi, son logement. Le Sida est la maladie de l’amour, donc concerne tout le monde, qu’il soit hétérosexuel, homosexuel, jeune, moins jeune, blanc, jaune, rouge, noir… C’est contre tout cela que je me bats depuis 30 ans. Oui, c’est le combat de ma vie !

 

John Castet : Celui par qui le doute n’existe plus.


Le jeune et très alerte John Castet est chargé de la prévention et de l’accompagnement des minorités sexuelles et identitaires à Aides en Pays Basque, antenne de Bayonne.


Lisboa-picture.jpgAPP : John, malgré ta récente mission au sein de l’Association Aides/Antenne de Bayonne, qu’a fait l’association depuis le début de l’épidémie au niveau de la prévention ?

JC : Au quotidien, c’est de distribuer du matériel de prévention, c’est s’arrêter dans les commerces, dans les prisons, les hôpitaux, pour donner à tous les informations et outils nécessaires à une autonomie ou à une lutte face aux discriminations, à des disfonctionnements des systèmes de soins et d’accès aux droits. C’est promouvoir le dépistage, l’accompagnement à l’injection, organiser des revendications sur la qualité de vie, voir de vieillissement. Patiemment ou impatiemment, bouger les lignes, créer des horizons.

APP : Depuis peu, tu as mis en place avec Aides le fameux test du virus en 30 minutes, avec une formation au préalable, que l’on peut faire hors-milieu hospitalier, en laboratoire. Ca marche comment ? Et où peut-on se faire dépister ? Est-ce également anonyme ?

JC : Il s’agit d’un prélèvement de quelques gouttes de sang au bout du doigt, ce qui permettra d’évaluer un risque à 3 mois. C’est un dispositif gratuit, confidentiel, sans jugement, qui permettra de faire le point sur sa santé, ce qui est très important, sur les risques pris et les moyens de les réduire. On peut le réaliser dans les locaux de Aides à Bayonne, au 3 avenue Maréchal Harispe, tous les lundis dès 18h, ou dans les structures ou commerces partenaires, et dès la semaine prochaine dans les rues de Bayonne, avec un camion de dépistage aménagé spécialement pour les tests, toutes les précautions garanties, dans le cadre de la Semaine de promotion de dépistage.

APP : A quand le dépistage rapide aux hépatites B et C ?

JC : Ils existent déjà ! Ils sont une prérogative des structures médicales. Les ministères semblent ne pas vouloir entendre les recommandations des experts et des associations pour coordonner la réponse à des épidémies silencieuses.

APP : Que penses-tu du discours du président de la République, François Hollande à l’Hôpital Kremlin-Bicêtre quand il a honoré la chercheuse Françoise Labarre-Sinoussi en novembre 2012 ? Il disait : « Trente ans après la découverte du virus, où en sommes-nous ? C’est le sens de ma présence ici parmi vous. Faire le point de la situation avec Jean-François Delfraissy qui est le directeur de l’ANRS et qui est aussi, ici, un professeur et un chef de service exemplaire… »…

JC : Guérir et prévenir, l’Etat vous donnera les moyens, qui à retourner l’adage ! Un an après, et malgré les efforts, la recherche vaccinale peine. En 2013, on ne guérit pas du Sida, on le prévient et on le traite ! Mais pour qui, et quel prix ? En France et en Pays basque, le VIH est synonyme d’infection chronique : or les attaques de l’AME et des reconnaissances de handicaps, la lourdeur des restes à charge, ou encore le récent article 39 du plan de financement de la Sécurité Sociale sur la restriction des médicaments innovants, entrent en incohérence avec une promotion égalitaire de l’accès aux soins. Quant à la prévention, c’est le choix de tous, sauf de l’Etat ! Les subventions décroissent (moins de 60% de fonds publics en 5 ans en Aquitaine). On fait fi des antirétroviraux en mode prophylactique. On sous-subventionne le dépistage médicalisé, on évite l’accompagnement à l’injection, ou l’analyse cout-efficacité de l’outillage préventif. On préfère des politiques du stigmate : taxer les malades, surmédicaliser les transidentitaires, oublier les détenus, pénaliser les usagers de drogue, les clients de prostituées, les étrangers malades. Personnellement, je ne demande pas à un politique de bien penser, je lui demande de penser juste !

APP : John, je te laisse le mot de la fin…

JC : Dois-je rester poli ? Je n’évoquerai pas la municipalité de Biarritz, qui louvoie sur nos actions de prévention quand les prises de risques sont en hausse. Je n’évoquerai pas les parlementaires locaux, qui n’entendent pas les travailleurs du sexe et leur dénonciation de la pénalisation des clients. Je n’évoquerai pas les positions démissionnaires de Madrid quant au Plan Sida et qui font le lit de l’épidémie en Euskadi. Mais tant qu’il y a de la vie, il y a de la résistance, et c’est une infection chronique qui venge celles qu’on veut passer sous silence !

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 29 novembre au 5 décembre 2013.

 

Je remercie chaleureusement Christine Tabuenca du Sidaction, ainsi que John Castet à la prévention de l’antenne Aides/Bayonne, et sans oublier ma très chère Line, une solide fille du Nord. C’est le roseau qui plie mais… ne rompt pas ! Un véritable bulldozer dans son combat. On ne veut surtout pas qu’elle et sa clique plient bagages : c’est le Sida qui doit le faire !

Alain-Pierre Pereira.

 

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 21:25

 

Rejoignez « l’armée de fans » de CAN OF WORMS !!!

FANS-DE-CANOFWORMS.jpgProvenant de Bayonne, Can of worms a été formé fin 2007 par trois musiciens. Avec Steven à la guitare/chant , Julien à la basse et Patrick à la batterie , le groupe a rapidement l'intention de créer de la musique puissante et agressive, droit dans la lignée de Slayer, Exodus et Kreator. Le line up a ainsi enregistré sa première démo en 2009 avant d’entamer toute une série de concerts et de tomber sur le quatrième membre du groupe fin 2009. C'est ainsi que Manu guitare/chant vient clôturer le line up définitivement et donner un nouvel élan à la mécanique déjà bien huilée du groupe.
Fort de leur premier Ep produit en 2011 "Thrash or die", le groupe se met en route pour partager au maximum leur musique... le thrash "old school". Bien accueilli lors de la série de concerts-sortie du CD, le groupe se met rapidement un nouvel objectif , repousser les limites et proposer une musique alliant le thrash et le death metal , plus de compromis , cette fois la guerre est déclarée.

Au début 2012, tout en gardant cet esprit thrash/death old school , le groupe évolue vers une musique plus musclée en accentuant les échanges entre voix thrash et death , et en réduisant les passages lourd au profit de passages thrash/death sur-vitaminés, il se met en direction du studio de serge Bianne "Aturri studio" pour le mixage et le mastering de l'album "World collapse". Dans un grand délire apocalyptique inspiré de la réalité mais aussi largement de la science fiction, chacun des dix titres de l’album racontent de différentes manières comment tout pourrait se terminer le jour de l’apocalypse qui se fait de plus en plus proche. Parallèlement à l'enregistrement, le groupe à la chance de s'offrir les services de Giannis Nakos pour le visuel de l'album, qui a travaillé entre autre sur des visuels du groupe Devourment. Les concerts ne cessent de s'enchainer dont par exemple le passage au Metal o ween 3 avec Manimal et Scars on murmansk. Ce nouvel opus reçoit un excellent accueil de la part des webzines, et chroniqueurs en tout genres qui vont même jusqu'à comparer le groupe à des monuments comme Testament, Machine Head, Slayer et Legion of the damned.

Le groupe est loin de vouloir en rester là et bien décidé à montrer ce qu'il a dans le ventre... puisqu’il vient de signer chez Great Dane Records !

 

http://www.reverbnation.com/canofworms

   
 

Genre

NUCLEAR THRASH METAL

Thrash / Metal


Membres

Steven - Guitar & lead vocals
Julien - Bass & backing vocals
Patrick - Drums
Kroxk - Guitar & death/backing vocals


Originaire de

Bayonne


Maison de disques

Great Dane Records


 
       

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©Thierry Loustauneau.

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 23:17

Carla Bruni : elle frappe à bon escient !

 

Au risque de m’attirer les foudres des puristes, de ceux habités par la jalousie ou qui ont le côté envieux, je le reconnais bien volontiers, la belle et rebelle Carla toujours connue, même pendant ses défilés de mode en sa qualité de Top Model. Que voulez-vous, j’apprécie non pas un look mais une forte nature, et Mlle Carla Bruni a cette touchante constitution. Alors tant pis pour les pisse-froid. A mes yeux, c’est l’élégante ancienne première Dame de France, qui s’est toujours démarquée avec sa grande élégance et qui a toujours représenté notre beau pays la France avec classe. Elle a su avec maestria, ne pas faire rimer politique avec les mots châtiés de notre belle langue française. Chapeau bas ! Avec de belles chansons françaises, c’est l’artiste qui nous enchante avec ses musiques et ses beaux textes. Moi je dis, quelle classe Madame ! C’est du talent que je vous reconnais bien volontiers. C’est une belle galette où chacun est libre d’apprécier ou pas ses chansons. Certains passent leur vie à la vilipender, mais ils ne sont pas capables de lui arriver à la cheville. Dieu que c’est laid d’être habité par la jalousie, l’envie et la cupidité. Pour sûr, ce n’est pas donné à tout un chacun de réussir dans la vie, d’amasser une certaine richesse intellectuelle par la force de son travail quel qu’il soit. carla_album-def.jpgEt que j’ose dire à certains, j’aime beaucoup la tessiture de sa voix qui me fait rêver dans ce monde de brutes de décoffrage, d’individus personnels en carence de poésies. Oui Carla Bruni, possède un joli timbre de voix, n’en déplaise à certains. De bons textes biens servis et de la bonne musique. Pourquoi dans ce cas-là aimerait-on celles de Mylène Farmer, Vanessa Paradis, Jane Birkin, pour qui, croyez-le bien, même au 4ème rang, il faut vachement prêter l’oreille ! Et certains textes, attention à nos pauvres oreilles ! Souvenez-vous de ce que l’on disait de Jean-Jacques Goldman, Didier Barbelivien et j’en passe et des meilleurs, qui chantaient comme des casseroles, surtout Julien Clerc à qui l’on attribuait la voix chevrotante. De ces chanteuses R’n’B, certes au formes plantureuses et appétissantes, n’étant pas avares à montrer leur avant-scène et d’onduler de l’arrière-train. Quelle aubaine pour le personnage de Reiser ‘Gros Dégueulasse’, vautré, le cul enfoncé dans son canapé, la canette de bière à la main et qui lance de petits rototos par-ci par-là en prime. La classe de la France profonde quoi ! Pour sûr, si elle avait été madame Tout le monde, elle aurait eu moins maille à partir avec ses détracteurs. Cela me rappelle le coup de dés de Nicole Croisille que l’on ne voulait pas en France, et qui a eu l’idée géniale d’envoyer une maquette avec un nom anglais, et qui a connu le succès par la suite. Et celui des puristes de la belle musique romantique, à qui l’on faisait entendre un CD et qui criaient d’admiration, mais qui ont vite déchanté quand on leur a dit que c’était André Rieux qui s’exécutait ! « Little French Songs », c’est agréable à entendre, c’est beau, c’est bon et c’est vachement bien écrit. Pour moi, tant pis si je passe pour un flagorneur, c’est classe et j’apprécie beaucoup, surtout lorsque la belle italienne chante dans sa langue maternelle Douce France de Charles Trénet ou J’arrive à toi, Mon Raymond, savoureux mélange de pudeur et d’amour passion digne de respect pour son grand homme de mari, Le pingouin, ou La Valse Posthume qui rend hommage à la Grande Dame Brune, J’arrive à toi en duo avec le toujours jeune premier Julien Clerc. Personnellement, je fais fi au dénigreurs et diffamateurs. La critique est aisée, mais l’art est difficile. Son titre phare « Little French Songs » est mélodieux et a ce pouvoir de vous faire rêver et de vous transporter l’espace de quelques minutes, par ce doux filet de voix non agressif. Merci Madame pour ce nouveau CD, votre belle fraicheur, et surtout, malgré les mauvaises langues, votre belle assurance dans votre voix. Personnellement, j’ai aimé tous les titres. Surtout, gardez toujours au fond de votre cœur et de votre âme, votre humour et votre répartie toute en finesse. Pour moi, Madame, vous êtes une artiste et une belle assurance quant à votre voix, moi je n’ai pas besoin de sonotone. Oui pour moi, « Little French Songs », c’est une petite pépite de bons mots français, vous êtes très agréable à écouter et votre nouvel opus est une dynamique. Merci Madame d’avoir osé dire les mots que vous aimez prononcer et faire aimer. Pour moi, vous marquez votre grand retour à la chanson française. Et vous nous arrivez comme par miracle, après de longues années, à frapper à bon escient sans jamais nous écorcher le cœur, l’esprit et l’âme !

 

Concert Carla Bruni – jeudi 28 novembre à 20h – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 50 et 42€

Réservations : 05 59 22 44 66

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 novembre 2013.

 

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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 02:07

Tina Brown et Gospel Messengers : Les voix régaliennes du Gospel.

 

One ne présente plus Tina Brown qui est l’une des plus grande voix du gospel. Moi, je la baptise la voix régalienne. De cette merveilleuse voix de chanteuse gospel de Chicago, c’est la voix sublime qui entoure la soprano Rhonda Preston, la soprano alto Déborah Jackson, l’alto ténor Nancy Millap, le ténor Fred Dubose, et Franck Menzies aux claviers baryton. Un quintet qui chante tour à tour en soliste. Tina Brown et son Gospel Messengers. Un talent réuni dans le chœur de l’église Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz le 29 novembre à 20h30. Bon sang ne saurait mentir, puisque le géniteur de Tina était un chanteur de gospel populaire qui dirigeait son propre groupe à Chicago « The True Believers » créé lorsqu’il vivait encore au Mississippi. Et de ce fait, papa encouragea sa progéniture à chanter comme soliste dès l’âge de ses cinq ans ! Poussée par sa passion, elle deviendra membre du chœur des adultes de son église en accompagnant l’Original Holly Ark Baptiste Church, toujours situé dans sa ville natale de Chicago. Félicitée par un don de Dieu, elle deviendra soliste et sera elle-même aux commandes comme une grande de la chorale durant 17 ans dans le parfait bonheur de chanter et servir Dieu et ses saints. L’âge venant, à presque sa majorité, elle se joint au Chicago Communauty Choir, sous la direction du chanteur et compositeur Jessy Dixon. Et avec lui, elle fait les tournées en Europe et fonde par la suite, son propre groupe qu’elle baptisera « Tina Brown & Voices ». A force de persévérance et de pugnacité, elle fait une rencontre qui marquera le point crucial de sa carrière, une grande chanteuse admirée depuis toute son enfance, la grande Delois Barrett Campbell, des légendaires Barrett Sisters de Chicago. Toutes deux tissent des liens très fusionnels, et lorsque plus tard les forces Delois l’abandonnent, elle invite Tina à devenir son héritière musicale. Notre chanteuse a plus d’une corde à son arc, tour à tour comédienne et chanteuse se produisant dans diverses activités théâtrales, laissant des traces indélébiles dans d’importantes réalisations cinématographiques. Reprenant même le rôle d’Aretha Franklin dans « Porgy and Bess ». Tina Brown apprécie depuis toujours de nombreux genres musicaux, mais elle reste fidèle à ce qui l’a profondément marquée : le Gospel et le Negro-Spiritual.

 

Pour la seconde année la Scène Nationale basée à Bayonne collabore avec la ville de Saint-Jean-de-Luz. L’an dernier huit des spectacles de sa saison culturelle ont été installés dans divers lieux de spectacle. Cette saison, il y en aura dix. Le test a été, selon le directeur de la Scène Nationale, Dominique Burrucoa, concluant. « On ne savait pas comment le public d’abonnés qui viennent d’habitude voir les spectacles sur le BAB allait répondre à cette nouvelle proposition. On ne savait pas non plus dans quelle mesure le public luzien répondrait ». A l’heure des comptes, on dénombre 3 500 spectateurs. De quoi poser le socle d’une aventure pérenne et proposer une programmation pluridisciplinaire (musique, danse, chanson) qui puisse s’adapter aux lieux que peut mettre à disposition la ville.

 

La Scène Nationale Bayonne Sud Aquitain présente le concert de Tina Brown & The Gospel Messengers – Gospel & Negro-Spiritual – vendredi 29 novembre à 20h30 – Eglise Saint-Jean-Baptiste à Saint-Jean-de-Luz

Tarifs : 25, 22 et 18€

Réservations : Office du Tourisme de Saint-Jean-de-Luz : 05 59 26 03 16 ou Théâtre de Bayonne : 05 59 50 07 27 et www.snbsa.fr 

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Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 novembre 2013.


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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 01:29

Bollywood Express : best Indiana dance !

 

448527.jpegIl y a des destinées qui n’ont rien à envier aux aventures qui naissent dans les studios de la comédie musicale version Bollywood. Et ce Bollywood Express s’est inspiré d’un maelstrom de mésaventures et d’émotions qui vont confondre la féerie, le réalisme, la tradition et la modernité qui tissent ce spectacle flamboyant. Des sentiments puissants se dansent et se chantent sur des mélodies envoûtantes, le suspense épouse des refrains enivrants. Les décors extravagants sont sublimés par des vidéos qui vous emmènent de la Mecque du cinéma au désert du Rajasthan, de festivals exubérants au majestueux Taj Mahal. Enchantements et amour perpétuels pour une comédie musicale follement romantique et éperdument épique. Chorégraphie, mélodies, suspense, danse et musique font de cette comédie musicale une rencontre à ne pas manquer pour les entichés de l’éduction indienne et hollywoodienne ! Entretien avec Nicolas Ferru.

 

APP : Nicolas, Bollywood Express, c’est ta nouvelle comédie musicale haute en couleurs, qui sera sur la scène de la Gare du Midi le 1er décembre prochain. C’est l’histoire qui se rapproche un peu de nous, puisqu’elle met en scène la fabuleuse histoire de Varsha, jeune journaliste indienne, envoyée en reportage à Mumbia. Donc, c’est certain, le public basque va trouver un dépaysement total et la découverte d’une Inde enchanteresse ?

NF : Bollywood Express est un long fruit de travail. Après avoir été sollicité à plusieurs reprises par Shruti Merchant (chorégraphe du spectacle), je suis parti à Shangai découvrir leur spectacle « Taj Express ». Ce dernier était bien trop lourd à transporter et trop ennuyant avec beaucoup de texte. J’ai donc proposé d’écrire une nouvelle histoire d’amour, simple, comme le veut la tradition de Bollywood, en s’appuyant de vidéo comme scénographie. J’ai de suite contacté mes amis Michael Xerri et Julie Dayan de Tranckingprod avec lesquels je collabore déjà depuis dix ans. Ils étaient excités à l’idée de tourner des images en Inde, car amoureux du film « Slum Dog Millionnaire ». Après quelques mois de travail, l’œuvre est née.

APP : Je présume qu’il y a des moments forts dans ton nouveau spectacle musical … La troupe est-elle nombreuse sur scène ?

NF : Comme dans tous les films de ce genre, il y a des moments d’amour, de conflit et de rebondissements. Tous les ingrédients sont rassemblés dans la pure tradition de Bollywood Express. L’histoire est simple, dans un souci de faire comprendre à tous les spectateurs français. Un indien qui va faire ses études à Nantes, mais aussi, c’est un prétexte à donner une alternance entre la narration et les chorégraphies de Vaibhavi Merchant, toutes plus magnifiques les unes que les autres dans une justesse sans faille. Trop souvent, un spectacle musical ennuie, c’est pour cela que nous avons sur nos dernières productions imaginé un concept différent. Mais il appartiendra au public de décider.

APP : Le mélange des genres et des styles proposés dans cette comédie musicale signifient que l’on offre un tour d’horizon complet des danses et musiques de l’Inde ?

NF : C’est avant tout un voyage initiatique, dans une Inde d’aujourd’hui. Tout est rassemblé pour donner l’envie de venir découvrir ce pays aux multiples richesses culturelles. Nous avons volontairement abusé sur certains côtés kitchs des productions de Bollywood qui font leur charme et leur succès. Mais avant toutes choses, n’oublions pas que le spectacle est un pur moment de distraction et de bonne humeur.448820.jpeg

APP : Avant de nous séparer, cher Nicolas et tout en te remerciant, je voudrais savoir comment se dessine l’avenir de Bollywood Express ?

NF : Bollywood Express et son nouveau concept, c’est un vrai challenge sur l’international, mais sans nul doute que son avenir est prometteur. Il y a beaucoup de similitudes avec les danses orientales et nous recevons beaucoup de demandes dans cette partie du globe. C’est indéniable, nous rencontrons du succès à Broadway et à Londres. Pour une fois que nous avons le privilège de faire grandir ce nouveau projet en France, nous ne nous en privons pas et nous sommes fiers pour une fois de rivaliser avec les plus grandes scènes du monde ! (rires). Danser pour moi, c’est un moyen de guérir et de répandre la joie. Après maintes réflexions, j’ai réalisé que la danse était mon cadeau et à travers elle, je pouvais toucher les gens et les aider. Même les années 70 et 80 ont laissé une grande impression sur chorégraphes, danseurs, metteurs en scène et acteurs.

 

Nicolas Ferru présente son nouveau spectacle – Bollywood Express avec 25 artistes sur scène, chanteurs, danseurs, musiciens – 2h15 de pur bonheur d’une comédie musicale (avec entracte) – dimanche 1er décembre à 17h30 – Gare du Midi Biarritz

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 22 au 28 novembre 2013.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 23:32

alleretourjournee1.jpgMon adorable Line,

A propos d’Aller-Retour… ou quand ch’ti mother ne perd pas le nord !

Ce mercredi 30 mai sur Fr2, j’ai regardé une bien jolie histoire, et comme à l’accoutumée tu as été parfaite et convaincante à souhait, face à un Pierre Arditi, dont le talent est indéniable.

Tu as su défendre ce rôle de mère prête à tout pour reconquérir ce cœur de fils trop souvent absent. Votre duo, à la fois sincère et ambigu, naviguait avec bonheur entre tendresse et nostalgie, un tête-à-tête qui distillait une émotion durable. C’est sûr, vous avez réussi à faire partager votre désespoir sans jamais sombrer dans le pathos.

Ce fut un gentil jeu de massacre des sentiments avec quelques séquences teintées d’humour. Oui, vraiment, Aller-Retour… est une comédie, certes conventionnelle, mais que j’ai dégusté sans modération et avec jubilation. Un téléfilm qui décline avec justesse, le thème des rapports conflictuels entre parents et enfants.

C’était une histoire sans prétention, agréable et souvent drôle, avec en prime, une bonne distraction. J’ai également découvert un second rôle de choix en la personne de Guillaume Delorme (Julien le chauffeur), belle interprétation complice avec Elise et craquant à souhait… (miam, miam et mimi !). Puis-je avoir, si possible, ses coordonnées ou celles de son agent, car je prépare avec un ami adaptateur et metteur en scène parisien, un casting pour une prochaine pièce Mambo Italiano.

Une chute cocasse : la couronne mortuaire faisant l’effet d’une bombe, car la remettre à la défunte… vivante, ça c’est le bouquet ! Hi hi ha ha.

J’ai été ému jusqu’aux larmes pour tes beaux hommages rendus à Jean-Claude Brialy, que j’ai eu l’occasion de connaître grâce à ma bonne copine Sabine Azema et pour avoir été secrétaire de production sur le film Julie pot de colle.

Bises à ton fidèle Hervé qui doit me communiquer tes dates de tournages dans le bordelais. Accepterais-tu un déjeuner avec les représentants de l’association Aides, ils en seraient ravis. N’oublie pas que tu es notre Madone.

Affectivement à toi, avec tendresse.

 

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 23:24

collage_lb_image_page49_4_1.pngMon bel arc-en-ciel,

Braviiisimoo ! C’est bien loin d’être une appréciation dithyrambique ! Assurément ce fut 2h15 d’un réel bonheur mêlé d’un suspens, d’un étonnant jeu d’acteur. Tu m’as fait revivre l’excellent film de Claude Miller « Garde à vue » avec en prime ta personnalité foudroyante.

Entre cette Suzy Berton alias Jacqueline (coïncidence ?) Lacroix, ce pauvre petit garçon de commissaire Ferrand et de Marco la bistouquette, la soupe fut très bonne et fort épicée !

Comme j’aurais aimé que « La balade des gens heureux » puisse tenir la route tout au long de ce téléfilm. Pour sûr que la Suzy était loin d’être rouillée de partout, qu’avec elle on ne comptait pas les mouches au plafond ! La diablesse savait être une « tireuse des lits ! » Oouaah ! être experte en baromètre, aimant le travail bien fait, ça n’est pas donné à tout le monde.

Une Berton qui redoute la solitude et qui dit ne pas pouvoir s’en passer… mon œil ! Je suis certain que tu ne t’es pas encore rangée des voitures et que la solitude à deux, c’est encore mieux… Paroles d’une chanson de Loulou. J’ai ressenti la femme amoureuse et au diable ses années de vol.

Tu aurais du prendre garde Pythie sur ta destinée. Ah ma Jacotte (un surnom pas à ton goût), il fallait à tout prix que tu pimentes ta vie… Oh là, tous ces euros dépensés ! Ben ma cocotte, tu peux t’enorgueillir d’avoir fait cracher au bassinet 3MF à l’administration judiciaire, avec plus de 28.000 heures d’enquête. Mazette, la michetonne provinciale en une soirée aura été plus célèbre que Liz Taylor et Bernadette Chirac ! Comme tu le dis, c’est Kafkaïen !

De plus, dotée d’une incroyable générosité… 25.000 euros pour ton gig ! A mon avis, c’est toujours Massimo Gargia qui détient le record. As-tu pensé au nombre de sandwichs à l’omelette que tu aurais pu t’offrir ? Passons sur les tourteaux, ça ne te réussit pas. Au fait, moi qui voulais t’inviter sur la Côte basque pour une soirée SIDA en octobre, c’est râpé ! Madame ne supporte pas le vent ! Je tiens à t’informer qu’il existe le passe-montagne.

Oh, oh, j’en ai appris une bien bonne… « Pédé, c’est pas une insulte, c’est une promotion ! » parole de commissaire. Comment j’ai eu ton adresse ? Malin, malin, grâce au numéro d’immatriculation de ta voiture 807 FJ 33…

Tout ça pour te dire radieux arc-en-ciel que tu as égayé ma soirée. J’en reveux… A quand la sortie du « Miracle de l’eau » avec Clémentine Célarié. Bises à Hervé. Un bonjour amical à toute ton équipe. Sache que je pense très souvent à Sissi et à Loulou. L’association Aides Délégation du Pays basque aimerait avoir une photo dédicacée qui illuminera ses locaux. Je me souviens encore de : La foire aux chimères – Une belle garce – Paris chante toujours – Ils sont dans les vignes – La route du bonheur – La Madelon – Melle et son gang – J’ai pas sommeil – Ripoux contre ripoux – Doggy Bag – Belle maman – Ma femme me quitte ….

 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 23:39

Auteur compositeur, interprète de Blues -Folk et Country. Sept albums enregistrés aux USA et en France. Finaliste de Blues sur Seine en 2010. Mi-Français, mi-Américain, Franck Blackfield a vécu de l’autre côté de l’Atlantique et y a approfondi son amour du blues et de la country. De retour vers ses origines basques, celui dont la voix a réjoui nombre de spectateurs ne rechigne jamais à reprendre dans le texte ses illustres prédécesseurs, mais c’est dans son propre répertoire que Franck Blackfield est au sommet de son art, grâce avant tout à une écriture efficace mais aussi et surtout à une grande sincérité qui le pousse à faire vibrer au plus juste toutes les cordes dont il dispose. 

Résident à Bayonne et à San-Sebastian (Espagne), Frank Blackfield s’est entouré de nouveaux musiciens avec lesquels il partage la scène ce 14 novembre au Caveau des Augustins à Bayonne : Fernando « Lutxo » Neira à la basse, Yon Aria à la guitare, Olivier Perfigues à la batterie et l’incontournable « Révérend Bob » à l’harmonica.

« I’m a gambler, I gamble everywhere I go, ‘cause It’s all I know… » Frank Blackfield joue certes, mais pour notre plus grand plaisir.

 

Alicia Snicker.

 

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©Alicia Snicker.

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 20:48

1044529_10201276868100983_202049666_n.jpgAS : Bonjour Guy. Voudrais-tu me parler de toi ?

GF : Parler de moi, c'est sans doute ce que je sais le moins bien faire. En fait, j'ai toujours fait de la photo, mais pour mes amis, les copains, la famille... portraits, mariages, montagne, voyages et la vie courante, mais toujours en circuit fermé.

 

AS : Tu viens de créer un site et une page Facebook afin de faire connaitre ton travail de photographe… Peux-tu m’en dire un peu plus ?

GF : En tant que photographe de concerts, je viens juste de naître ! J'ai découvert le Show Case à Pau il y a deux ans, j'y ai fait mes premières images en avril 2012 et je les partageais uniquement avec les amis et le patron du bar. Petit à petit j'ai progressé et résolu la problématique de la lumière particulière du lieu. Le site « Du bruit dans les pixels », je l'ai construit fin septembre, et ma page Facebook, depuis une semaine seulement.

 

AS : Quels sont tes projets pour l’avenir ?

GF : Je prépare une exposition pour 2014. Ce sera une Première pour moi. C'est déjà nouveau de m'exposer sur le net... et je ne veux pas que ça devienne trop chronophage. Mais ça me fait vraiment très plaisir de partager et de voir que mon travail est très bien accueilli. J’apprécie. Le soutien que j’ai reçu en créant ces pages me pousse à continuer dans cette voie.

 

Alicia Snicker. Prods

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Du Bruit Dans Les Pixels

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 21:02

Rigoletto : Léo Nucci, baryton Verdi par excellence.

 

RIGOLETTO-EG-152-ABAO-0607-E.-Moreno-Esquibel.JPG2013, est l’année du bicentenaire de la naissance du compositeur romantique italien Guiseppe Verdi. A cette occasion, le Palacio Euskalduna à Bilbao présente l’une de ses œuvres Rigoletto, les 25 et 28 octobre à 20h, avec le baryton Verdi par excellence dans le rôle titre : Léo Nucci, qui peut s’enorgueillir d’avoir chanté plus de 400 fois le rôle du bouffon, (chiffre qu’il faudrait inscrire dans le « Guinness Word Records » !). Ce baryton possède une belle expérience de la scène lyrique, une puissance dramatique et un remarquable acquis de ses possibilités vocales actuelles et qui apprécie par-dessus tout, la grande humanité du maestro. A ses côtés, la soprano Elena Mosuc dans le rôle de Gilda, qui a cette belle voix contemporaine, pleine, ronde et chaleureuse, les notes aiguës, d’une clarté étonnante, et le ténor Ismaël Jordi dans le rôle du Duc de Mantoue, qui a rapidement atteint une place distinguée dans le monde lyrique, possédant un beau timbre, une présence et des qualités d’acteur indéniables. Ils seront accompagnés par l’Orchestre Symphonique et le Chœur de l’Opéra de Bilbao, et au pupitre, par un amoureux des voix, Daniel Oren. Drame de passion, de trahison, d’amour filial et de vengeance, Rigoletto, 17ème opéra de Verdi, livret de Francesco Maria Piave, d’après « Le roi s’amuse » de Victor Hugo, fut présenté au théâtre de la Fenice à Venise le 11 mars 1851, constituant avec Le Trouvère et La Traviata, « la trilogie populaire.

Une partition écrite en 40 jours, ce qui est extrêmement prompte et surprenant vu les puissantes qualités musicales et dramatiques de l’œuvre. Verdi déclara à la fin de sa vie que c’était sa meilleure signature musicale. Le personnage central offre une association parfaite de richesse mélodique et de pouvoir dramatique, qui met en évidence les tensions sociales et la condition féminine subalterne dans laquelle l’auditoire du XIXème siècle pouvait facilement s’identifier. Rigoletto de Verdi, à ne manquer sous aucun prétexte !

 

Productions Abao et le Théâtre Sao Carlos de Lisbonne présentent Rigoletto de Verdi au Pala Euskalduna de Bilbao les 25 et 28 octobre à 20h

Tarifs : de 80 à 200€

Contact : Marie-Christine Mendez de Vigo : 06 60 48 68 53 et mchristine.operabilbo@gmail.com

Possibilité de transport aller/retour au-delà d’un groupe de 10 personnes

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 au 31 octobre 2013.

 

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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