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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 22:18

A la recherche des saintes reliques ! … L’aventure médiévale !

 

Après « De l’autre côté ou le singulier voyage de Bixente », l’habile et inventif auteur, Messire Eyhandé Abeberry, revient avec sa fresque médiévale. « A la recherche des Saintes Reliques » Dame ! Ce pasquin gentilhomme sur ses tréteaux vous invite à ses fourberies moliéresques et machiavéliques, entre pesanteur et vivacité d’esprit. Le calicot en émoi et stimulus médiévistes fait vivre ses preux Rodéric le Sadic, Princesse Siloë et Dame de la Bergamote, dans un chassé-croisé moyenâgeux, à la recherche des saintes reliques dérobées. Comme dans un ignoble livre ouvert de contes pour recherche-saintes-reliques.jpgadultes, où de gueux lurons bataillent des pestiférés, où dans la forêt  ensorcelée on s’adonne aux joutes médiévales pour ensuite inviter Dame faucheuse dans l’antre du château  d’Hurlelamort. Mais la Camarde en ce temps-là est bien ludique, elle ne cesse de brouiller les pistes, et son but ultime est de se jouer de l’humanité ! Dans une atmosphère frappée de dévotion et de bigoterie, le climat évoque le pittoresque du Moyen âge, où l’on passe du mystère à l’angoisse pour finir par le rire, grâce aux subterfuges et bouffonneries des protagonistes. Le Suzerain Abeberry nous convie également à suivre sa cour de danseuses exécutant leurs pas sur la musique de Carmina Burana, mais aussi des combats réglés. Et de prêter une écoute particulière aux dialogues vifs dits par une coterie exercée de Serf…viteurs ! Et nous d’être les « visiteurs du soir » !

 

A la recherche des saintes reliques de Eyhandé Abeberry – 3 décembre à 20h30 au Colisée de Biarritz

Tarifs : adulte 12€ enfant 5€

Réservations : 06 27 28 62 25

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 novembre au 1er décembre 2011.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 21:53

Farid Amziane… il persiste et signe encore une fois !

 

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Le v’la qu’y revient avec son énorme et succulent sandwich « Jambon Beur » sur la scène de la Salle Paul-Vaillant Couturier à Boucau le 26 novembre à 20h30.

 

farid

 

Le p’tit beur (pas de chez Lu) Farid Amziane, entre ironie et enthousiasme vous racontera comment lui « l’arabe » s’est bien intégré au Pays basque, plus précisément à Bayonne, capitale du cochon ! Il fera intervenir dix personnages aussi fous et excentriques les uns que les autres. Parler de religion et d’unification, c’est le pari relevé pour son spectacle. Né en Algérie, il a passé toute son enfance dans le quartier Saint-Etienne de Bayonne.

Une bravade lancée sur scène qui parle d’intégration réussie d’un « arabo-ch’timi » en terre française, cela de concert avec Claire Vidal co-auteur claire vidal 1et du metteur en scène Anthony Joubert. On ne peut qu’être épaté par cet humour arabisé qu’il balade sur les fêlures d’une communauté fracassée par l’exil. Son folklore théâtral maghrébin nous donne un spectacle non conformiste et intéressant. Vous ferez la connaissance du professeur de solfège adepte du silence, du restaurateur chinois fan de Tintin, en passant par un drogué au thé à la menthe… Ce jeune fantaisiste nous embarque dans les méandres d’un métissage génétique et théâtral unique en son genre. Il fait ce que bon lui semble et traîne ses babouches là où il veut ! Il aime le contact avec son public et il dit des choses qui font rire, qui irritent, mais jamais qui offusquent. Farid n’est pas qu’un comédien « franco-arabe », c’est un artiste tout simplement !

 

Farid Amziane dans ‘Jambon Beur’ – 26 novembre à 20h30 – Salle Paul-Vaillant Couturier à Boucau

Tarif unique : 12€

Réservations à l’Office du Tourisme de Bayonne ou directement sur place 1/2h avant le spectacle.

karim-duval.jpgLa première partie sera assurée par Karim Duval originaire de Nice.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 novembre au 1er décembre 2011.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 21:36

Mozart, l’Opéra Rock. De la gloire au … crépuscule !

mozart-opera-rock.jpg 

Inconditionnels de Mozart, d’opéra, de rock et de comédie musicale, ceci vous concerne. Si vous n’avez pas eu la chance de voir ce spectacle lors de sa création, une belle opportunité s’offre à vous avec la projection en 3D de « Mozart, l’Opéra Rock » dans les cinémas CGR de Bayonne et Tarnos les 25, 26 et 27 novembre. Il vous suffira pour cela, amis mozartiens, de vous installer confortablement dans un fauteuil et vivre en live le vibrant hommage rendu au grand maestro allemand Wolfgang Amadeus Mozart à qui l’on doit « Les Noces de Figaro », « Don Giovanni » et l’immortel chef-d’œuvre « La Flûte Enchantée ». Ce spectacle retrace un fragment de vie de ce compositeur pour qui Vienne fut un paradis mais aussi un enfer pour y avoir connu la gloire, l’amour, la vitalité, le crépuscule et le dénuement ! Cette comédie musicale française est mise en scène par Olivier Dahan et produite par Dove Attia et Albert Cohen. Vous serez en présence du jeune prodige avec Colloredo, successeur du Prince archevêque de Salzbourg, un être impérieux et rigoriste qui ne goûte pas la musique de Mozart à sa juste valeur ! Un divertissement où s’échangent des morceaux de composition pop-rock avec les œuvres classiques de ce génie. Sur scène 50 artistes évoluent dans de magnifiques costumes et dans des décors qui vous transportent au XVIIIème siècle. Certes, voilà une histoire remarquable qui vaut un ticket d’entrée dans les salles obscures !

 

Mozart, l’Opéra Rock – 100% Live et en 3D –

vendredi 25 novembre à 18h, 20h et 21h30

samedi 26 novembre à 14h et 16h

dimanche 27 novembre à 11h

Tarif plein : 19€ Tarif réduit : 17€ pour les -18 ans, étudiants, retraités, handicapés

Dans les salles CGR Bayonne et Tarnos.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 25 novembre au 1er décembre 2011.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 21:11

La Maison… un bric-à-brac enchanteur.

 

La Maison est l’argumentation chorégraphique qui invite la pantomime sur des pas contemporains où règnent magie et situations cocasses. La danseuse chorégraphe Nathalie Pernette nous offre ce divertimento dansé sur la Scène Nationale Bayonne Sud-Aquitain le 30 novembre à 15h.

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L’univers d’une maison où l’on se hasarde entre espace vide et trop plein, bienveillance et mode de fonctionnement, habileté et déraison. Une histoire silencieuse portée par un réflexe où chaque mouvement se rive avec un savoir confirmé de la précision du détail, et qui atteint son but. Tout à la fois explosive et parodique, la danse devient instinctive, précise et ordonnée et nous bascule vers un autre monde. Et s’échappe une musique émise par un poste de radio farfelu. Une ode contemplative à notre maison parfois étrange dans laquelle les objets et les humains font des pirouettes et se mordent la queue dans le plus invraisemblable des casse-tête. Et ces personnages qui déambulent sur scène ? Sont-ils par instants des humains ? Une maison somme toute commune avec tout un agencement à disposition. Une série d’actions-réactions qui s’enchaînent dans un rythme infernal : glissade, tamponnement, sursaut, renversement, roulé-boulé… Ca ballonne et ça se déballonne, ça jaillit, ça cuit à petit feu et ça s’embrase… Y’a de quoi mettre sans dessus-dessous une maison bien tenue par la fée du logis !

 

La Cie Nathalie Pernette présente La Maison Spectacle chorégraphié – 30 novembre à 15h – Scène Nationale Sud-Aquitain (à partir de 5 ans)

Tarifs : 15, 12 et 8€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays basque’ du 25 novembre au 1er décembre 2011.

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 20:36

guillo

Guillo… une force d’âme poétique !

 

D’une voix touchante et agréable à l’écoute, cet encourageant auteur-compositeur-interprète Guillo (a partagé la scène avec Francis Cabrel, Juliette, Daguerre, Nico Wayne Toussaint, Fabien Bœuf. Textes et compos pour Aurélie Cabrel et Amandine Bourgeois. Sur son CD partitions amicales de Boris Jardel, et de Pierre Yves auteur pour Maurane, Axel Bauer) est « un indépendant de l’esprit » avec des textes empreints de franchise et une tendresse qui n’est pas bien loin. On prise sa plume encrée d’humour et d’innocence. Ce généreux chanteur amoureux des mots est une force d’âme poétique ! Et là, on adhère complètement parce qu’il casse les codes directement, et ça plaît beaucoup ! Une rencontre s’imposait.

 

APP : Bonjour. Guillo est-il ton vrai nom ou celui d’un personnage ?

G : C’est la contraction de mon prénom Guillaume, car au départ un autre Guillaume m’accompagnait lorsque nous jouions dans les bars de la région. Cela fait douze ans que j’ai conservé ce pseudo.

APP : Tes chansons sont-elles des exutoires ? Comment composes-tu, comment t’arrives les mots ?

G : Je compose à la guitare et les mots me viennent plus spontanément que les notes. Ceci dit, je n’ai pas une véritable habitude, les idées viennent tantôt par les notes, tantôt par la plume, et je m’adapte en fonction. Au final les chansons les plus fortes, celles qui me parlent le plus souvent, sont les mêmes présentées d’abord sous l’apparence d’un texte comme « Dix doigts demain », « Une maison sans toit » ou « Si j’étais Marty McFly ». Toutes trois s’inspirent de faits réels, observés autour de moi ou vécus de façon plus personnelle.

APP : Est-ce la musique qui prime, les paroles ou les deux à la fois ?

G : Le texte est primordial, la musique et la mélodie sont essentielles. L’un ne va pas sans l’autre et le plus beau texte sera gâché si la trame n’est pas parfaite. L’inverse est tout aussi vrai. J’ai plus l’âme d’un auteur que d’un compositeur, mais je ne néglige rien. Je repousse mes exigences au maximum avant de pouvoir faire écouter la chanson finie. C’est aussi le souci du détail, du mot juste, de l’ambiance et des nuances qui collent au texte. C’est en possédant tout cela qu’on peut se permettre de livrer une chanson sur scène sans penser qu’on aurait pu mieux faire !

APP : Laisses-tu à tes musiciens une part de liberté dans l’instrumentalisation ou suivent-ils à la note près tes compos ?

G : Je leur présente les chansons finies, au tempo. Ensuite nous travaillons autour de la structure du morceau plus que sur les notes. Laurent et François sont plus « techniciens » que moi parce qu’ils ont étudié la musique et peuvent ainsi mettre un « langage » sur mes accords et les tonalités proposées, ce qui est déjà inestimable pour un autodidacte comme moi. Notre travail en commun consiste surtout à trouver les bonnes parties de basse, les bons motifs de batterie et une meilleure texture des sons. Ce travail d’arrangement se fait en parfaite communion lors des répétitions.

APP : Sur scène, comment travailles-tu ta mise en scène par rapport à ta personnalité ?

G : Dans un premier temps considérer l’ordre des titres, les bons enchaînements par rapport aux ambiances, aux tonalités et aux vitesses d’exécution. Ensuite, mes interventions « parlées » sont des improvisations glanées au fil des concerts. Etre le plus naturel et proche du public. Mes textes parlent d’eux-mêmes, donc ne pas trop en dire entre chaque titre, parfois je me contrôle pour être moins bavard. Quand il me manque un bon mot, je m’en vais taquiner François, le plus impassible des bassistes de l’univers… (rires).

APP : En écoutant certaines de tes chansons, on sent cette barrière fragile et une certaine vie agitée. Suis-je dans le vrai ?

G : Certes, je suis un agité de l’intérieur (rires), fragile dedans et dur en apparence. Ma vie n’est pas agitée mais bien remplie, basée sur la mobilité. Plus je vadrouille, plus je me sens heureux.

APP : Quelle est la couleur musicale de ton prochain album et qu’aurais-tu envie de dire ?

G : Des textures chaudes, des instruments variés comme guitares folk, percussions, cuivres, cordes et une voix tout en proximité. Voilà ce qu’on a voulu faire avec David Mignonneau, le réalisateur de l’album. David vient de l’univers du rock, mais nous avons tous les deux beaucoup de points communs, humainement comme artistiquement. De nombreux copains talentueux sont intervenus pour poser des notes d’harmonica, de piano, de violon ou de contrebasse, sans oublier les chœurs. Boris Jardel guitariste d’Indochine, Zazie, V.Paradis a passé toute une soirée avec nous en studio pour poser sa guitare électrique sur la chanson éponyme Super 8. Les chansons sont habillées sur mesure pour que chaque texte soit porté de la plus belle manière qui soit. Au final, l’album m’apparaît comme un voyage qui évoque tout à tour l’enfance, la famille, les souvenirs, l’amour entre les êtres.

 

Guillo – 26 novembre 21h – Caveau des Augustins Bayonne

Tarifs : 8 et 5€

Réservations : 06 98 18 22 77 et 05 59 25 69 76.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays basque’ du 25 novembre au 1er décembre 2011.


© Alicia Snicker.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 15:27

 

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© Alicia Snicker.

 


© Alicia Snicker.


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24 novembre 2011 4 24 /11 /novembre /2011 23:09

 

 

© Alicia Snicker.

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 22:51

AIDA : une femme maîtresse de son destin !

 

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Le 21 novembre à 20h30 à la Gare du Midi à Biarritz, la toute nouvelle production de l’Opéra Verdi Teatro Di Pisa est fière de présenter la soprano Maud Darizcuren qui prêtera sa voix magistrale au timbre velouté dans le médium et délicieusement tonnant dans l’aigu à la Nubienne Aïda, entourée du ténor Ignacio Encinas et de la mezzo Claudia Marchi.

Les amateurs pourront aussi apprécier toute la richesse de la mise en scène pour cet opéra pharaonique et la brillante direction orchestrale et chorale.

J’ai voulu rencontrer cette diva née au Pays basque qui spontanément et en toute gentillesse m’a accordé cette interview.

 

(Voir interviews vidéos, par Alicia Snicker ci-dessous, et également par Fabrice Doré sur Aquitaine TV)

 

APP : Bonjour chère Maud. Comment t’es-tu préparée pour cette Aïda que tu incarneras à la Gare du Midi le 21 novembre ?

MD : Tout d’abord par la mise en scène musicale de Sylvain Souret l’un des meilleurs chefs de chant de la jeune génération et cette belle opportunité d’avoir été dirigée par celui qui a œuvré pour l’Opéra d’Avignon, les Chorégies d’Orange et l’Opéra de Paris. Un savoir-faire qu’il doit au chef d’orchestre Georges Prêtre que j’apprécie également. Pour être dans la peau d’Aïda, j’ai visionné et écouté maintes versions comme celle, rare, d’une Aïda entregistrée par la Tebaldi sur microsillon et celle aux Arènes de Vérone par la sublime cantatrice Leila Gencer. Nous avons cette chance, nous chanteurs lyriques du siècle de la technologie, d’exploiter des documents inestimables de nos pères qui nous ont transmis leur art et leur talent à travers les âges. Ce qui nous permet d’avoir une idée de la manière dont on doit s’inspirer pour donner de l’ampleur à la musique et au génie du compositeur tout en respectant des temps plus concis qu’à l’époque. Quant au contexte historique, Antoine Selva, véritable puits science, a su adroitement me guider. Comment, à cette époque, une princesse, esclave de surcroît, faisait sa toilette, mangeait-elle, dormait-elle, s’exprimait-elle. Imaginer son enlèvement par les armées égyptiennes et par quel stratagème a-t-elle réussi à s’élever au plus haut niveau à la cour d’un maître ? Quels étaient les rapports entre Amneris, fille du pharaon et Ramadès qui aimait en secret Aïda ? Depuis combien de temps se connaissaient-ils ? Des détails importants qui permettent d’incarner en profondeur un personnage complexe.

APP : As-tu proposé une vision de cette princesse éthiopienne captive bien différente de celle du metteur en scène ?

MD : Vraiment non. Sitôt le sujet abordé nous avons constaté que nous avions la même conception sur le caractère et le comportement de l’héroïne. La vision partagée, c’est de penser qu’Aïda est princesse autant qu’Amneris, et de ce fait a reçu pareille éducation, voire même des notions de politique militaire qui font d’elle un être non résigné. Jamais elle ne s’avoue vaincue et pour ne rien te cacher, c’est cette personnalité qui me plaît en elle. Et quelle joie suprême dans cet opéra d’être soutenue par les voix exceptionnelles du ténor Ignacio Encinas et de la mezzo Claudia Marchi, des artistes lyriques émérites qui ont fait les plus grandes scènes nationales et internationales. Qu’ils en soient ici remerciés. Sans oublier les autres chanteurs, le chœur et l’orchestre.

APP : Ta voix est d’une magistrale portée, au timbre velouté dans le médium et délicieusement tonnant dans l’aigu. Comment ressens-tu son amplitude au fil des années ? Quand t’es-tu rendu compte que tu possédais la voix d’une soprano ?

MD : L’amplitude vient avec le travail et la maturité. J’ai fait mon apprentissage vers l’âge de 16 ans avec un professeur amoureux du bel canto et ce, après quelques années de piano, et de harpe au Conservatoire. A ma première leçon, je suis parvenue au Si Bémol aigu et dès cet instant, j’ai su que j’étais soprano. Pour la tessiture, elle est venue plus tard, car la voix change au fil des années. J’étais plutôt à l’aise dans le registre allemand alors que j’en étais eu répertoire français et italien. D’où cette diversité.

APP : Justement ton répertoire est vaste et ne cesse de s’étendre. Tu peux chanter Verdi, Puccini, Mozart, Wagner, Bizet, Massenet, Tchaïkovski… mais quels sont les compositeurs que tu aimes le mieux servir ?

MD : Ah ! Cette chance inouïe de posséder la voix des rôles que j’aime et que j’affectionne. Ma tendance à ce jour reste pour les mêmes compositeurs mais varie sur les œuvres. Pour te citer quelques exemples, il y a quelques années mes opéras favoris étaient Roméo et Juliette de Gounod, Traviata de Verdi… à présent, c’est Tannhaüser et Le Vaisseau Fantôme de Wagner, André Chénier de Giordano, Aïda, Nabucco, Le Trouvère, Don Carlo et le Requiem de Verdi. Les Dialogues des Carmélites de Poulenc dans le rôle de Mme Lidoine que j’ai chanté la semaine dernière en Autriche, un petit bijou lyrique.

APP : Quels souvenirs notre diva née à Bayonne garde-t-elle de sa belle région ?

MD : Oh ! Le beau compliment ! Mais une soprano tout simplement (rires). Le Pays basque est la région où il fait on vivre, que j’ai hélas très peu connue du fait que mon papa Francis, qui était le musicien de Claude François, de Sacha Distel, violon jazz aux côtés de Stéphane Grappelli et Didier Lockwood, le régisseur de l’orchestre de Michel Legrand, a emmené très tôt sa petite famille en région parisienne. Mais mon grand-père Alfred Darizcuren y a vécu longtemps, lui qui fut le fondateur de l’Estudiantina de Bayonne avec Luis Mariano pour parrain et chef d’orchestre au Casino de Biarritz. Grand-mère Maï était chanteuse et artiste peintre très connue. Petite anecdote, De Gaulle et Pompidou possédaient certaines de ses toiles. Pour en revenir à papa, il a aussi dirigé les 60 musiciens de l’Ensemble de Bayonne dès l’âge de 8 ans ! C’est dire si on commence très tôt dans la famille ! (rires).

APP : Malgré ton planning chargé, viens-tu parfois au Pays basque ? Et peut-on connaître tes endroits préférés ?

MD : Comme tu le dis si justement, un planning très chargé m’empêche hélas d’y venir souvent. Mais à chaque fois, c’est le retour aux sources. Un lieu qui me permet de me vivifier, c’est la grande plage de Biarritz au printemps ou à l’automne lorsque la lumière conserve encore ses teintes automnales et printanières, et je musarde sur celle-ci désertée par les vacanciers et j’hume avec délice l’air iodé, et la Cathédrale de Bayonne avec sa jolie place, la rue d’Espagne et ses magasins, le typique Petit Bayonne. Certes, j’ai quitté mon cher pays mais j’y ai laissé une petite partie de mon cœur (rires).

APP : Peut-on connaître tes projets ? Et quel serait ton rêve ?

MD : Aïda que je chante un peu partout. En préparation Norma qui tournera en région parisienne. Abigaïl dans Nabucco de Verdi en France, Italie et Espagne prévu en 2013. Je reprends Le Dialogue des Carmélites à Innsbruck. Mon rêve ? Que de nombreuses portes d’Opéras s’ouvrent pour moi (rires) et faire connaître l’art lyrique aux plus jeunes qui assureront la pérennité du bel canto.

 

Inconditionnels de l’art lyrique ne manquez pas cet opéra pharaonique et découvrez ce drame passionnel où s’entrecroisent l’amour et la jalousie, le devoir, l’honneur et la trahison. Vous aimerez c’est certain, Aïda la belle princesse captive… une femme maîtresse de son destin !

 

maud-darizcuren-une.jpgAïda de Verdi – lundi 21 novembre à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : 57 et 52€

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 novembre 2011.

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 22:37

Le Cirque Bleu du Viêt-Nam… moderne, coloré et festif !

 

C’est l’évènement de l’automne avec le Cirque Bleu du Viêt-Nam qui revient pour la seconde fois en France et qui sera le dimanche 20 novembre à 17h à la Gare du Midi à Biarritz.

cirque-bleu.jpgPlus que du cirque, c’est de l’art que les 25 artistes de haut niveau, venus de Saigon, vous présenteront sur scène avec leurs visions nouvelles qui a fait depuis longtemps leur notoriété dans le monde entier. Des divertissements originaux de jonglerie, d’équilibrisme, d’acrobatie, mais aussi de clownerie. Où des numéros de cyclistes, contorsionnistes, trapézistes se concurrencent d’inventivité et défient les lois de la gravité, pour offrir aux petits comme aux grands mille et un enchantements. Un spectacle féérique qui nous entraîne dans un monde hors du temps et au-delà des frontières, au gré de l’évocation exotique et de la somptuosité des costumes multicolores, où les musiques à elles-seules sont un appel au voyage tout en poésie. Une démonstration originale, riche en couleurs, qui s’inspire de plus en plus du mouvement et de la performance physique, mais aussi de cette habile alliance de poésie, de jeux et de danse. Les artistes créent ainsi une véritable complicité et un échange avec le public. Le Cirque Bleu du Viêt-Nam est un cirque moderne, coloré et festif qui vous fera vivre une aventure surprenante !

 

Le Cirque Bleu du Viêt-Nam dimanche 20 novembre – Gare du Midi à BiarritzBiarritz Gare du Midi

Tarifs : 50 et 45€

Réservations : 05 59 222 44 66  et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 novembre 2011.

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 22:01

Manu Galure… p’tit prince moqueur de la chanson française !

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Ce jeune auteur-compositeur-interprète de Toulouse, Manu Galure, est un petit prince des mots réalistes, un rien moqueur, qui aime furieusement les mots. Tour à tour il les travaille, les fait tourner dans sa caboche pour ensuite les jeter à la face de son public, toujours fidèle et toujours plus nombreux. Peut-être viendrez-vous vous joindre à lui Salle Maule Baïtha de Mauléon, samedi 19 novembre à 21h ? Les textes du jeune artiste sont des petites merveilles de la langue française, parce que ses mots imprégnés d’humour, tantôt très noirs, fantaisistes, poétiques ou mélancoliques se gardent en mémoire. En somme de bons textes à l’état pur ! Et il émeut tranquillement sur une base de musique populaire teintée de raillerie à chaque rime. Il sait décrire avec justesse et pertinence notre bonne société et l’on se sent vraiment intéressés et attachés à ses histoires chantées. On pense à J’ai vingt ans (je vous emmerde), Danse du vieux, Je crache ou Le cabaret de Galure. Il fait parfois penser au grand Higelin, à l’immortel Brassens ou à Bénabar le boute-en-train. En l’écoutant on est séduit et emballés parce qu’il vous invite à l’exploration du cœur et des êtres. Ses touches de piano voguent sur l’âme nerveuse, malicieuse et pince-sans-rire d’une voix virevoltante de conteur. Et ça n’est pas pour rien que la chanteuse Juliette a participé à la direction artistique de son deuxième album Vacarme en 2010.

 

Manu Galure Salle Maule Baïtha à Mauléon – samedi 19 novembre à 21h

Tarifs : 12, 10, 7 et 6€

Réservations : Marie de Mauléon : 05 59 28 18 67 et www.manugalure.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 novembre 2011.

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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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