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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 18:54

Le Lac des Cygnes… plus qu’un ballet, un mythe !

 

Le Lac des Cygnes est un ballet qui est présenté sur toutes les scènes internationales mais aussi sur celle de la Gare du Midi à Biarritz le 25 novembre à 20h30 par le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre, une troupe qui impressionne et subjugue par sa jeunesse et sa fougue. Ce ballet eut des débuts très modestes dès 1877 au Bolchoï de Moscou, mais au fil du temps ses battements d’ailes deviennent « cygnement » majestueux comme nous le connaissons aujourd’hui grâce au remodelage chorégraphique de Marius Petitpas en 1895 au Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg. C’est le ballet romantique le plus populaire un siècle après sa création, mais aussi l’écrin où se trouve la perle du répertoire de la musique classique avec la composition sublime de Tchaïkovsky. La chorégraphie a un style raffiné et une énergie qui donnent du plaisir à regarder. Sa grâce et sa symétrie d’ensemble personnalisent les étoiles et le corps de ballet.

le-lac-des-cygnes-biarritz.jpgSon histoire est féérique : les amours impossibles de Siegfried, prince un peu candide qui s’éprend d’Odette le cygne blanc contrarié par les manigances et les tromperies du mauvais génie Rotbard… jusqu’à ce que les forces obscures soient neutralisées par le pouvoir de l’amour. La blancheur et le blanc immaculé du cygne est l’incarnation féminine où tout est motif au merveilleux, à la maestria des fouettés, des arabesques bandées comme des arcs, la discipline des alignements, des diagonales impeccables et des variations où trente-deux ballerines-cygnes virevoltent sur la perfidie, la bonté et l’amour. Alors amis de la danse foncez voir ou revoir ce remarquable ballet immortel et sans égal que vous offre la troupe du Saint-Pétersbourg Ballet !

 

Le Lac des Cygnes par le Saint-Pétersbourg Ballet Théâtre – vendredi 25 novembre à 20h30 Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 52 et 47 €

Réservations : 05 59 22 44 66 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 18 au 24 novembre 2011.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 01:16

Mon pire cauchemar… ou la vérité du sentiment !

 

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L’actrice Isabelle Huppert, l’image symbolique de la beauté glacée, tour à tour discrète, distinguée, étincelante, aux silences apparents possède une aura indéniable. La rousse flamboyante habituée aux emplois dramatiques, flirte à nouveau avec la comédie dans « Mon pire cauchemar ! » d’Anne Fontaine, à l’affiche depuis le 9 novembre. A cette occasion, la muse de certains réalisateurs m’a donné rendez-vous au cinéma Le Sélect à Saint-Jean-de-Luz, où elle a l’habitude de venir en vacances. Entretien.

 

APP : Bonjour Isabelle Huppert. Vous n’êtes pas dans le registre dramatique intello avec « Mon pire cauchemar ! » aux côtés de Benoît Poelvoorde. Une façon de révéler un autre aspect de vous-même ?

IH : Curieuse cette litanie à vouloir m’inscrire dans le drame intello lorsque je flirte avec la comédie. Mais je n’en suis pas à mon premier coup d’essai, souvenez-vous de Sac de Nœuds, la Femme de mon Pote, les Sœurs Fâchées, Huit femmes et plus récemment Copacabana. Le film d’Anne Fontaine n’appartient pas au burlesque ni à la comédie pure. Mon pire cauchemar serait dans le jargon américain la « romantic comédy », celle débridée et épicée d’un zeste de romantisme. Une rencontre improbable où se côtoie l’utopie et le fantasme. Et rien ne me stresse à jouer dans tel ou tel rôle, car je suis une actrice … déstressée ! (rires) et bien loin des images ou étiquettes qu’on me colle d’être exclusivement dans le registre du film dramatique, sombre et complexe comme on le prétend. J’incarne tout simplement des personnages qui me séduisent.

APP : Donc qu’est-ce qui vous a séduit et amusé dans ce scénario ? Heureuse d’avoir tourné sous la direction d’Anne Fontaine. Agathe vous ressemblait-elle ?

IH : Un désir resté longtemps insatisfait. Oui heureuse de tourner sous la direction d’Anne Fontaine dont j’avais aimé le film provocant et sombre Nettoyage à sec avec Charles Berling et Miou-miou. J’ai appris avec bonheur qu’elle avait pensé à moi bien avant d’écrire le scénario. Elle voulait coûte que coûte notre duo d’acteurs et pas un autre ! Fort drôle cette alliance entre le « douanier ch’ti » et la « pianiste » ou « la froide et le lourdingue » et c’est ce qui fait que j’aime sa liberté au cinéma, ses formules, son excentricité ou lorsqu’elle prend des directions  plus légères sans pour autant prévisibles. J’aime ses détournements de codes, son originalité toujours présente et je lui dis merci de m’avoir entrainée sur son terrain. Quelque part Agathe me ressemble parce que organisée, active, mystérieuse, hyper structurée. Comme elle, j’aime la fantaisie et je suis sensible et je n’ai pas craint de me montrer antipathique et coincée au début du film ! Pour tout vous dire, j’aime le jeu dans cette histoire qui va vers plus d’esprit, de clairvoyance. C’est ce qui fait sa force et elle permet d’abolir les clichés et les frontières. C’est aussi le choc des cultures, la vérité des sentiments ! Deux personnages représentatifs de leur milieu.

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APP : C’est votre première rencontre avec Benoît Poelvoorde. Comment avez-vous vécu le partage des scènes avec lui ? Etiez-vous en influence réciproque ?

IH : Anne Fontaine voulait nous réunir depuis longtemps dans un de ses films et j’ai été agréablement surprise de rencontrer un acteur facétieux et brillant, touchant et vulnérable à la fois. Avec lui le tragique se rapprochait du comique et le rire était toujours de la fête. Notre point commun ? Le plaisir du jeu ! Sa simplicité et son écoute dans le travail ont empêché les complexités. Anne Fontaine (dont c’est la troisième collaboration avec Benoît) a joué sur les caricatures de nous-mêmes à l’écran. L’expérience de l’un influence l’autre et vice et versa, ce qui a évité qu’on reste chacun de son côté. Grâce au jeu de l’improvisation, de l’instantané, lui dans l’exubérance et moi un peu plus réfrigérante, on croit à ce couple improbable.

APP : Benoît vous compare à un stradivarius, il dit aussi que c’est un privilège de tourner avec vous… Que répondez-vous à cela ?

IH : Je dis qu’il a entièrement raison ! (rires). Cela ne m’étonne pas à vrai dire, car Benoît est un être extrêmement fin et profond, qui ne joue pas avec les sentiments d’amitié, n’excluant jamais l’autre et il a respecté mes moments de silence. Quel plaisir de croiser le fer avec cet acteur déjanté et percutant ! Je peux vous dire que sur le plateau l’humour a battu son plein et jouer avec lui fut une expérience infiniment distrayante. Son rire est généreux. Je reste attendrie par notre rencontre. La bourge intello s’est follement amusée en sa compagnie ! Et dire que tout le monde pensait « Huppert et Poelvoorde, ça ne va pas marcher ! ». Croyez-moi Benoît Poelvoorde n’est pas mon pire cauchemar ! (rires).

APP : C’est aussi une première aux côtés d’André Dussolier…

IH : Oui, alors que nous nous connaissons depuis toujours ! Et bizarrement tant au cinéma qu’au théâtre, on ne nous a jamais réunis. A présent c’est chose faite, le 7ème art nous a mariés (rires), mais avec ce petit hic, notre couple repose sur une complicité cérébrale, mais c’est le chaos sur le plan charnel. Alors il se lâche dans l’adultère en retrouvant une seconde jeunesse dans les bras de la charmante Virginie Efira qui est pour moi une actrice prometteuse. J’aime lorsqu’André manie si naturellement l’ironie et la distance. J’ai eu de l’agrément à travailler avec lui.

APP : Merci chère Isabelle. Avant de nous séparer, quel serait votre mot de la fin ?

IH : Chaque film est une aventure nouvelle que je ne veux pas comparer avec la précédente. C’est exaltant de penser qu’un cinéaste a toujours envie de vous filmer, qu’il cherche à entrevoir la totalité de votre personnalité et qu’il reste intéressé par tout ce que vous faites. Après chaque tournage, c’est le souvenir qui compte, mais au cas par cas, pour chaque exemple de participation.

 

Mon pire cauchemar est un film qui navigue dans la pure comédie avec aisance. Les dialogues sont d’un délicieux supplice pour nos zygomatiques et on se saoule de plaisir pendant 1h40. A mon humble avis cette fiction en toute objectivité, c’est un antidépresseur, presque un aphrodisiaque !

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 novembre 2011.

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 00:12

Cahier d’un retour au pays natal

Jacques Martial fera aimer… Césaire !

 

La Cie de la Comédie Noire sera au Théâtre de Bayonne les 16 et 17 novembre à 20h30 avec « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire, mis en scène et interprété par Jacques Martial (connu de ceux qui ont suivi la série Navarro. A créé l’association Rond Point Cultures avec le théâtre du Rond Point et en 2000 sa Cie de la Comédie Noire. Il débute au cinéma avec la réalisatrice Claire Devers et participe à de nombreuses pièces. 2006, il est nommé président du Parc et de la Grande Halle de la Villette à Paris) qui ne dit pas le texte, car il est aime-cesaire.jpgle texte qu’il exprime d’une voix magistrale nous entrainant dans un maelström de mots qui sifflent comme un souffle violent, car Césaire revendique sa « négritude » et s’insurge contre la discrimination, la misère et la violence qui font rage sur les peuples noirs et au-delà, de tous les peuples opprimés à travers le monde.

J’ai rencontré le charismatique comédien qui offrira une belle leçon d’humanisme et d’amour.

 

APP : Bonjour Jacques. Parles-nous de « Cahier pour un retour au pays natal » que tu joueras sur la scène du Théâtre de Bayonne…

JM : C’est le texte fondateur de l’œuvre d’Aimé Césaire. En 1939 il symbolisait la fierté et la dignité retrouvées des peuples noirs et au-delà, de tous les peuples opprimés dans le monde. Aujourd’hui nous voyons qu’il propose avec ce texte les principes et les termes d’une fraternité renouvelée, respectueuse de chacun. Il invite également chacun à assumer sa part dans sa construction.

APP : Que symbolise pour toi ce poète de la négritude ?

JM : A mes yeux, il est l’exemple même de l’engagement artistique au service des convictions humanistes, politiques et ethniques. Quand on pense que ce texte fut publié en juin 1939 dans le journal de son école, on ne peut qu’être admiratif. Voilà ce que pensait et proclamait un jeune noir âgé de 25 ans « je serais un juif, un homme cafre, un homme de Harlem qui ne vote pas ». Son discours est adressé à tous comme d’une âme très ancienne qui éclairerait notre monde contemporain. Il nous demanderait de nous engager et d’oser faire face aux enjeux et responsabilités qui incombent à chacun face aux défis qui nous sont lancés.

APP : Son œuvre a-t-elle influencé une vocation particulière dans ta vie et celle de t’affirmer en tant qu’homme de conviction, homme en mouvement ?

JM : La découverte de ce texte a été pour moi une révolution. Cahier… m’a permis d’entrevoir mon avenir d’homme noir et d’artiste sous un jour totalement renouvelé et positif. Il est une source inépuisable d’optimisme et d’énergies positives pour regarder la réalité en face et savoir qu’on peut la transformer, la faire évoluer dans le sens du beau.

APP : Toi l’homme de théâtre, quels souvenirs conserves-tu de lui ?

JM : Celui d’un bâtisseur qui inspirait les gens et qui les invitait à façonner avec leurs mains, leur courage et leurs ambitions, l’avenir, leur avenir. Il existe à Paris un théâtre construit dans les années 60 par la troupe de comédiens « Les Griots » pour jouer une de ses pièces. Le théâtre porte toujours le nom de l’œuvre que mettait en scène Jean-Marie Serreau : le Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie de Vincennes. C’est un joli souvenir ne trouves-tu pas ? J’aime bien me le rappeler. Oui, pour Césaire la poésie est une action concrète autant qu’une éthique.

APP : Après Cannibales, Cahier d’un retour au pays natal, Hänsel et Grétel, tu as toujours cet attrait pour la mise en scène ?

JM : Oui, c’est une passion à l’état pur et j’ai toujours ce plaisir à jouer au théâtre, peut-être parce que c’est un travail d’équipe et que moi j’aime le partage communautaire.

APP : Ma dernière question : qu’aurais-tu envie de dire au public de Bayonne ?

JM : Je me réjouis de présenter ce spectacle pour lui. Faire connaître bien plus Aimé Césaire. C’est un témoignage intense en ce qui me concerne et je l’espère aussi pour les spectateurs. Il y a quelques jours nous étions à Melbourne (Australie), au printemps dernier en Roumanie, à Madrid, Lisbonne, Johannesburg. Partout le public ressentait des sentiments similaires. C’est sans doute le signe que nous sommes tous très proches dans notre humaine nature ! C’est ce qui fait la force et la lumière de cette œuvre éblouissante. Et une victoire contre les préjugés !

 

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Jacques Martial – Cahier d’un retour au pays natal – Théâtre de Bayonne – 16 et 17 novembre 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

20h30

Tarifs : 24, 20 et 15€

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 novembre 2011.

 

 

INTERVIEW VIDEO ANNULEE !!!

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16 novembre 2011 3 16 /11 /novembre /2011 23:49

Festival Bidart en rire… Chaleur et soleil de l’humour !

 

Pour la 2ème année la ville de Bidart et Victoria Music proposent les 18 et 19 novembre « Bidart en rire ». Deux dates où l’humour et bonne humeur seront au rendez-vous offrant aux artistes (sans pour autant être des têtes d’affiche) d’être ses hôtes ! bidart-en-rire-2011.jpgAu programme duo et one woman show. 2010, l’humoriste Martial Betirac remporta la finale et cette année il fera la 1ère partie du spectacle de la chanteuse Margaux interview le 18 à 20h30 au Cinéma Family. Une chanteuse qui capte la lumière et qui sans inhibition osera son show « comment éviter les pièges du show biz » écrit et mis en scène par Cécile Batailler et Fabrice Schwingrouber. « l’Arlequine » explose de cocasserie et d’esprit lorsqu’elle entre dans la peau d’une artiste qui a connu gloire et … traversée du désert (et c’est son cas) avec son tube « et toute la ville en parle » de Barbelivien dans les années 90. Une décennie après, entre aplomb et brio, elle revient sur le devant de la scène pour raconter ses déboires sur un ton persifleur mais sans amertume. Le 19 à 20h30 au Family, « sexe, arnaque et tartiflette » interview divertimento coécrit par Fabrice Schwingrouber et Cécile Batailler qui vous donne une bouffée 100% de vie et un bon coup de grisou de rire ! C’est savoureux avec des répliques jubilatoires servies des pasquins authentiques ! Si l’envie de rigoler vous taquine, réservez vite votre place même si les deux spectacles sont gratuits (limite des places). Bidart en rire, c’est la carte de la légèreté et de la gaieté qui crée une manifestation festive et populaire !

 

Bidart en rire – 18 et 19 novembre

Infos et réservations : Service culture mairie de Bidart : 05 59 54 68 59  - Victoria Music : 05 58 71 32 81 – Bibliothèque municipale : 05 59 54 75 26

Chaque soir un rendez-vous est donné devant le cinéma Family pour prendre un verre et déguster un talo.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 11 au 17 novembre 2011. logo

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:42

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Aïda, l'oeuvre spectaculaire qui se déroule à l'époque de la toute puissance des pharaons, sera donnée à la Gare du Midi à Biarritz le 21 novembre à 20h30. C'est Verdi qui dirigea l'orchestre lors de sa création. Ce soir-là cet opéra fut ovationné 32 fois !!! C'est la soprano Maud Darizcuren (issue d'une famille de musiciens bien connue sur la Côte basque) qui sera Aïda.

Réservations : 05 59 22 44 66  et www.entractes-organisations.com

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 22:37

Etats Dames… ou la belle âme d’Hélène !

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La Cie Atelier 64 présente « Etats Dames » au Théâtre de Bayonne mercredi 9 novembre à 18h. Une succession de tableaux rythmés où s’alternent théâtre, musique et mouvements. Un divertissement qui vous déclare sa poésie de la vie, son émoi, dans un maelström drôle et tendre. C’est aussi trois charmantes vieilles dames qui remontent le temps, le temps de l’enfance, de la mémoire, de la fête, de l’humour et du rêve, dans un silence plus éloquent que … la parole ! Rendez-vous cordial avec Hélène Bonnefoy, auteur et metteur en scène.

 

APP : Bonjour Hélène. En quelques mots merci de nous dire qui vous êtes…

HB : Une passionnée de la vie, des êtres et de ce grand plaisir de faire émerger les aptitudes et les qualités inscrites dans chaque humain. Dans le cadre de ma vie professionnelle, j’ai toujours aimé soutenir et adhérer au concept de projets artistiques associant les professionnels de la musique, du chant, de la comédie, de la danse, du design, du cinéma avec les non professionnels de tous âges et de toutes origines. L’un des volets de la pédagogie est l’art de mettre au jour les compétences souvent insoupçonnées chez chacun. Je suis, si je peux m’exprimer ainsi, le jardinier qui cultive avec amour la capacité de chaque graine dans un biotope particulier, ce qui me permet aussi de m’enrichir avec un nouveau savoir-faire. Généralement les greffes prennent bien et ça illumine mon quotidien. J’ai eu la chance de rencontrer des artistes considérés et passionnés, curieux de la vie, ce qui m’a permis de porter un autre regard sur ma propre existence. Un paysage que l’on trouve beau est plus magnifique si on en partage les images. Je peux dire que je fourmille d’idées et suis heureuse d’avoir fait partager mon spectacle « Etats Dames ».

APP : Justement parlez-moi de celui-ci qui sera présenté au Théâtre de Bayonne…

HB : « Etats Dames » est une suite de tableaux véristes ou oniriques à différents moment de la vie de femmes. Son idée est d’entraîner le spectateur par évolution d’une situation à l’autre. Passer de l’état de senior à celui de la jeunesse, des rêves enfantins au mariage, du travail aux hobbies, de la chrysalide au papillon. Ces matériaux détournés et la magie des lumières sur scène créent des ambiances fortuites.

APP : Et pourquoi si peu de texte ?

HB : Parce que je préfère donner la parole à la musique. Pour les comédiens, j’aime l’expression de leur visage, leurs mouvements, leurs rapprochements, leurs dynamiques qui font que le propos est accessible à tous. Entendons par là que les étymologies, les univers, les époques touchent un bon nombre d’entre nous. Je dis que tous ne font qu’un et c’est pour ce « un » que je travaille avec accord et inclination.

APP : Quel a été le travail sur votre mise en scène, le visuel, la musique, la chorégraphie ?

HB : Dans la mise en scène mon maître est Philippe Gentil. C’est lui qui m’a donné ces émotions premières dont on ne peut se défaire et c’est bien agréable. J’ai vu ses spectacles avec gourmandise et surprise. J’ai absorbé tel un buvard ses sources d’effets scéniques. Il m’a légitimé sur mon travail visuel, mon domaine de prédilection et m’a fait développer cette curiosité pour les mises en scène, que ce soit chez les chorégraphes comme Pina Bausch, Jiri Kilian, Carolyn Carlson, Maurice Béjart ou les cinéastes. Sur scène le comédien s’expose et c’est la musique qui le mobilise. J’aime aussi les ambiances, l’inattendu, l’autodérision, l’humour toujours et surtout je ne veux pas engendrer la mélancolie !

APP : Parlez-nous de vos interprètes…

HB : Des artistes aux multiples ressources, capables de rêver encore ! Je les remercie pour cette confiance qu’ils me témoignent lorsque j’explore leur intériorité afin d’en ressortir les petites arcanes qu’ils ne soupçonnaient pas posséder. Ils donnent le meilleur d’eux-mêmes au public quelque soient les circonstances. Sur scène c’est magique, ils font oublier aux autres les aléas de la vie et c’est important à mes yeux. C’est pour tout cela que je les aime !

APP : Ma dernière question : Et l’avenir dans tout cela ?

HB : J’espère qu’il restera au beau fixe ! J’ai un conte écrit d’après une œuvre picturale de Jon Fox, jeune peintre anglais qui expose au Space Junk de Bayonne. Ce spectacle est actuellement en cours de réalisation dans le futur éco-quartier Bastide Niel à Bordeaux. Un autre est en gestation et j’ose espérer que nous pourrons faire une résidence d’acteurs au Théâtre de Bayonne. Par ailleurs, je prépare un casting pour les danseurs. Ceux qui sont intéressés peuvent appeler la Cie Atelier 64 au : 06 81 15 73 90. Je voudrais ajouter que « Etats Dames » est présenté sur le principe de la « libre participation aux frais » et que les fonds récoltés seront reversés pour un projet qui me tien à cœur : la création de « Il était une fois… la mer » (un quatuor à corde d’Arnaga de l’OCRB, les enfants de l’école maternelle Lahubiague de Bayonne, des comédiens et une création originale du compositeur Philippe Forget également directeur musical de l’orchestre régional de Bayonne Côte basque. Article page 22 sur le sujet dans le journal ‘la Semaine du Pays basque’).

 

Hélène Bonnefoy a cette maestria pour la mise en scène, une engouée de culture, humanitariste de tempérament et une femme de cœur ! Il serait juste de la connaître, car elle possède ce trésor du savoir-faire, du savoir-être et l’envie de le transmettre. Soyez nombreux à venir goûter ce spectacle sans état d’âme mais avec … ces Dames !

 

Etats Dames – mercredi 9 novembre à 18h – Théâtre de Bayonne 2D7D2AC6-531E-45BD-B225-48AA9717A9CC[3]

Tarif : libre participation

Réservations : 05 59 63 31 40 et 06 50 12 67 63

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 novembre 2011.

 

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:51

Jupe courte et conséquences, comédie bien troussée et... non retroussée !

 

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Agacée par les regards impudiques et les propos déplacés des hommes dans la rue, une jeune femme décide de se venger des dragueurs. Pour cela elle s’accoutre d’une jupe courte et de bottes à talons de plus suggestives et part en action dans un square. Sur un banc, un homme lit son journal… Ainsi commence la comédie bien troussée et … non retroussée ! de l’auteur et metteur en scène Hervé Devoldère à la Luna Negra du 9 au 12 novembre à 20h30. Une jupette en balade jouant à fond la provoc veut réprimer l’aventurier, le vicelard. Un homme assis paisiblement sur un banc interrompt sa lecture pour reluquer discrètement la fine silhouette sciemment mise en valeur ! Arrêt… Ensuite un dialogue intéressant et attachant s’engage à huis clos où l’on parle de fragilité accrochée aux sentiments, de la considération des hommes envers les femmes. Et se déroule le fil de pensées badines où les mots font naître des images et caressent le cœur. Une conversation qui offre une grande courtoisie, où l’émotion s’allie de temps en temps à l’humour. Un fantasme sur l’amour et la destinée qui se veut spirituel et plaisant. En l’espace de temps, deux inconnus loin de tous, dans un parc public, se révèlent malgré eux l’un à l’autre. Et le spectateur s’immiscera dans une conversation adroitement ficelée, drôle et saisissante. Jupe courte et conséquences nous donne l’impérieux désir d’aller se balader à notre tour dans un jardin public, en espérant pourquoi pas, y faire semblable rencontre sur un banc !

 

Jupe courte et conséquences – du 9 au 12 novembre à 20h30 – Luna Negra Bayonne logo luna

Tarifs : 14, 12 et 8€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 novembre 2011.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:46

Entre ciel et chair… inconditionnel amour et châtiment !

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Proche de l’histoire d’Héloïse et Abélard, « Entre ciel et chair » - d’après le roman éponyme de Christiane Singer – une passion, entre ciel et chair par Clara Ballatone reflète la vision féminine du monde où le profane et le sacré s’identifient, où charnel et spiritualité s’agrègent, et celle d’une vie passionnée et funeste. Ce monologue qui épouse toutes les phases d’un destin de femme sera dit sur la scène du Colisée le 8 novembre à 20h30.

Le soliloque se traduit en une conversation intérieure où l’abbesse, dans sa cellule du Paraclet, seule avec son âme, égrène le chapelet des vicissitudes d’une passion amoureuse, ses enivrements et ses chagrins. Cela s’exprime comme un écho paisible à l’amour généreux. Sur le plateau, une chaise, mise en scène minimaliste, et un jeu de lumières tout en nuances, c’est là l’exigence de Clara Ballatone qui prêche davantage la personnalité et la parole de l’héroïne moniale. Christelle Willemez, charismatique et magnétique en diable, prête sa voix dramatique et gutturale au rituel des souvenirs alors que le son de la contrebasse de Michel Thousseau ou du violoncelle de Birgit Yew (par alternance) vient intensifier ses impulsions et ses enthousiasmes ressentis. Assise ou debout, c’est l’impassibilité même, et au fil de l’histoire, elle devient la jeune fille et la femme d’âge mûr, heureuse ou contrite, mais toujours marquée du sceau de l’amour solitaire. Aucune amertume ou haine car la religieuse absout ! Connaîtra-t-elle la paix intérieure ? Certes, on est au purgatoire, à mi-chemin entre le ciel et la chair !

 

« Entre ciel et chair » mardi 8 novembre à 20h30 au Colisée à Biarritz

Tarifs : de 8 à 22€

Réservations : Amis du théâtre de la Côte basque : 05 59 24 90 27

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 novembre 2011.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:23

Chicago Blues 2011… Les meilleurs bluesmen du moment !

 

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La nouvelle édition du Chicago Blues 2011 nous donne l’occasion de confirmer que le blues, ce n’est pas du rabâché ! Et qu’on aimera toujours les histoires psalmodiées du peuple noir américain. Cette musique nourrie à la sueur et au sang des esclaves africains, gavée de gospel, pimentée de chants rauques et plaintifs. Alors venez découvrir (ou redécouvrir) les meilleurs bluesmen du moment entre harmonie et enthousiasme, goût et authenticité. Le blues ne s’écoute pas, il se ressent ! Le Chicago Blues Festival rassemble depuis un bon nombre d’années ces frères du blues qui s’invitent au rythme de la note bleue. Il fera étape à la salle Paul-Vaillant Couturier mardi 15 novembre à 20h30. Il réunit cette année une diva et des musiciens qui symbolisent la brillante descendance de la complainte noire, habituée des grandes scènes comme des clubs. Commençons par l’une des personnalités actuelles du blues qu’elle interprète dans la pure tradition, celle qui a préludé dans les chorales et qui chante le gospel, l’opéra et le blues avec une ferveur communicative, fleurant bon le vécu, la Lady sings the blues Grana Louise. Elle sera accompagnée par le guitariste Vino Louden et le bassiste Melvel Smith. Qui d’autre que Big James Montgomery pour prouver que le trombone peut susciter autant d’émotion ? A leur côté, le guitariste Michael Wheeler et le batteur Pooky Styx complèteront cette dream team, qualité assurée pour un festival de blues toujours aussi vivant ! Une soirée qui s’annonce sous les meilleurs auspices, festive et résolument blues !

 

Chicago Blues 2011 – Salle Paul-Vaillant Couturier à Boucau à 20h30

Tarifs : 24, 20 et 15€

Renseignements et réservations : 05 59 59 07 27 et sur www.snbsa.fr

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 novembre 2011.

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8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 16:02

C’est pas le moment !... Plus menteur que moi, tu meurs !

 

cestpas.. jacques balutin

 

 

Le salon d’un appartement cossu où Frédéric ramène Mathieu le SDF qu’il a renversé avec sa voiture, n’imaginant pas un seul instant que, suite à cette mésaventure, sa vie sera quelque peu perturbée. En effet, le fieffé menteur a fait croire à sa femme qu’il était en compagnie d’un homme d’affaires suisse alors qu’en vérité il s’abandonnait dans les bras de sa maîtresse ! L’ambiance exposée et le décor planté, on peut donc assister à la parade du mensonge ! Le rideau s’ouvre sur l’histoire théâtrale de Jean-Claude Isler, dont Jean-Luc Moreau a signé la mise en scène, « C’est pas le moment ! » à la Gare du Midi ce 14 novembre à 20h30. Une kyrielle de menteries, de quiproquos et de portes qui claquent ou 1h30 d’un scénario qui dévoile la duplicité et la trahison conjugale qui iront de pire en rires ! Comme tout vaudeville, cela patine dans tous les sens, mais au fil de l’action le mari volage et le SDF plus nature que jamais se relance facétieusement la patate chaude dans un véritable « jeu, set et match » spontané et convaincant devant leurs partenaires ébaubis. Jacques Balutin/Mathieu s’y montre habile, subtil et retient toute l’attention et Manuel Gélin/Frédéric (dont l’hérédité physique et artistique de son regretté papa Daniel ne saurait mentir) nous bluffe par son interprétation. Du Gélin nouveau ! Saluons au passage le peps et le talent des autres comédiens. Et de nous égayer de ces moments hilarants et savoureux que nous offre cette comédie débridée !

 

 

C’est pas le moment ! – 14 novembre à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz Biarritz Gare du Midi

Tarifs : 42 et 38€

Réservations : Points de vente habituels et au 05 59 22 44 66 ainsi qu’au 05 59 59 23 79 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 4 au 10 novembre 2011.

 

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Published by alain-pierre-pereira - dans THEATRE
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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