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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:58

Nono… Frivolité et décadence de la Belle Epoque !

 

Nono présentée à la Gare du Midi à Biarritz le 7 novembre à 20h30 est la pièce peu connue d’un auteur qui a marqué le répertoire vaudevillesque du XXème siècle, le génial Sacha Guitry.

nono.jpgC’est son œuvre de jeunesse (puisque écrite lorsqu’il avait 19 ans) et qui penche parfois du côté du surréalisme. Pour interpréter la belle cocotte, enjouée et volage, le metteur en scène et comédien Michel Fau offre ce rôle superbe à la mutine Julie Depardieu. Et la réussite est là, car la comédienne possède le caractère, l’attrait et l’aisance pour incarner ce rôle délicat, parce qu’elle a su exploiter l’ambivalence nécessaire à son personnage. C’est l’évidence même dans ce rôle titre. Certainement que l’esprit et la légèreté du metteur en scène sont davantage en justesse avec la finesse et l’intelligence du texte de Guitry. Nono, c’est à la fois la godiche affriolante qui n’a pas le temps de s’instruire et la fausse oie blanche à qui il ne faut pas en promettre. Ce qu’elle veut ? Se divertir, être frivole et mener grande vie. Mais panier percé et aventureuse, elle s’ennuie vite chez son amant. Dans cette pièce on se délecte de l’humeur de Guitry drôle, arrogante, malicieuse et l’on adore (ne soyons pas hypocrites) sa misogynie. Mais aussi brutale est l’image qu’il donne des hommes ! Ses répliques font mouche, c’est fort divertissant et c’est une bonne idée de la part des producteurs et directeurs de théâtre d’avoir remis Nono au goût du jour… 106 ans plus tard !

 

Nono de Sacha Guitry – 7 novembre à 20h30 – Gare du Midi à Biarritz

Tarifs : 42 et 38€

Réservations : 05 59 22 44 66 ou 05 59 59 23 79 et www.entractes-organisations.com Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 octobre au 3 novembre 2011.

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6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 20:40

Mongol ou l’aventure onirique de Ludo !

 

« Mongol » adapté du livre du même titre de l’auteur Karin Serres, dans une mise en scène fraîche, attractive et sensible de Pascale Daniel-Lacombe du Théâtre du Rivage, sera présenté les 4 et 5 novembre à 20h30 sur la Scène Nationale de Bayonne Sud-Aquitain.

mongolCette pièce s’appuie sur l’intolérance et l’estime de soi. De ses instants de vie dans la cour de récréation, le petit Ludovic subit de la part de ses camarades des taquineries qui se changent vite en brimades et méchancetés. Deux sujets qui sont abordés avec subtilité et un humour désarmant autour du mot dévalorisant, « mongol » qui, pour le naïf enfant indiscipliné mais éveillé, après avoir lu sa définition dans le dictionnaire, s’identifie à celui qui nait en Mongolie, et un fier guerrier ! Partant de là, il va revêtir une nouvelle apparence, s’illustrer et se métamorphoser. Une mutation qui aux yeux de tous ne passe pas inaperçue et qui semble ne réjouir personne. La pièce joue du contraste entre la rigidité du réel et les prestiges de la fantasmagorie. Un évènement librement réinventé où l’imagination enfantine se mesure à la dureté de la vie. C’est une histoire pour nos mômes qui leur laisse une chance de voir plus loin que le bout de leur nez, qui leur enseigne qu’un désavantage quelconque peut devenir une force pour rebondir en ayant toutefois le cran de s’élancer. Et pour nous adultes, nous rappelle que nos enfants chéris doivent trouver leur propre mode d’action, même s’ils nous entraînent sur leur terrain d’agitation !

 

Théâtre du Rivage présente « Mongol » - 4 et 5 novembre à 20h30 – Théâtre de Bayonne

Tarifs : 16, 14 et 8 €

Réservations : 05 59 59 07 27 et www.snbsa.fr

Spectacle conseillé à partir de 8 ans.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 octobre au 3 novembre 2011.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:50

Ballets de l’Opéra National de Paris… Bel hommage aux pointures de la danse !

 

Les 28 et 29 octobre, à la Gare du Midi, l’Opéra de Paris, berceau de la danse classique, honore trois célèbres chorégraphes disparus : Serge Lifar avec « Suite en blanc », Roland Petit avec « L’Arlésienne » et Maurice Béjart avec « Le Boléro ».

Cet hommage rendu à des pointures de la danse est un évènement exceptionnel parce qu’il permet la venue à Biarritz des étoiles et du corps de ballet de l’Opéra de Paris pour deux soirées uniques en province pour cette compagnie d’exception. Les férus de danse auront la suprême joie de voir exécuter devant leurs yeux trois ballets d’une époque passée, restés vivants face aux injures du temps. Quels beaux moments d’émotion en perspective ! Le plaisir de faire revivre des chorégraphies romantiques et authentiques où l’on ne pourra pas rester insensibles au miracle d’alchimies puisées dans les abysses de l’imaginaire des chorégraphes ; la danse est monumentale ; de donner un coup de chapeau à l’ensemble de la compagnie qui s’illustre avec brio sans oublier de remercier chaudement et artistiquement Madame Brigitte Lefèvre, directrice de la danse de l’Opéra de Paris.

 

opera-paris.jpg

 

Le rideau se lèvera sur :

« Suite en blanc » de Serge Lifar, et son défilé de tutus blancs, sa suite de variations et ses pas de trois, de cinq. Une remarquable expression du néoclassique que le chorégraphe a introduit en France. Des pointes parfaites, naturelles et la pureté des mélodies pour ce ballet épuré de tous arguments, ce qui a fait son originalité pour l’époque puisque créé en juillet 1943 pour le Ballet de l’Opéra de Paris et qui connut un succès considérable, joue adroitement sur les clichés du romantisme en noir et blanc, où se mélangent élégance et évolution de la danse académique. Cette œuvre de virtuosité s’appuie sur la musique d’Edouard Lalo (extraits de Namouna).

« L’Arlésienne » de Roland Petit est tirée d’une nouvelle des Lettres de Mon Moulin d’Alphonse Daudet, sur une musique de Georges Bizet Suites n°1 et 2. Frédéric est hanté par son arlésienne et danse avec les modulations de cet état d’esprit : hâte, ralenti, suspens, où chaque pas prend un sens, fait mouche et blesse. On a le cœur qui saigne quand le délire éclate. Un final absolument grandiose où le jeune soupirant, dont la passion déchire, recroquevillé sur lui-même, finit par s’envoler dans un saut de l’ange par la fenêtre grande ouverte et sur une dernière note qui nous ankylose. La séduction est l’élément primordial pour Roland Petit. Avec lui c’est la grâce, la technique, la beauté et le mystère. Il restera toujours ce chorégraphe des plus inventifs et des plus attentifs. Lien vers Roland Petit. 

« Le Boléro » de Maurice Béjart sur une musique de Maurice Ravel, a construit sa chorégraphie d’une façon régulière et simple. Son travail conduit « instinctivement » vers l’érotisme et la symbolique. Pour son ballet, il en appelait à l’idolâtrie pour magnifier la pulsion sexuelle, comme pour suggérer un rite fétichiste, une bacchanale même teintée d’éclats d’une foi religieuse. Une dialectique audacieuse et farouche des corps avec l’espace et le son.

 

Assurément, ces trois ballets programmés séduiront par l’élégance de la danse néoclassique du XXème siècle et par la richesse du dialogue qu’ils tissent au sein du répertoire de l’Opéra de Paris. Dans tous les cas, il faut se réjouir de l’excellent niveau artistique de ses étoiles et de son corps de ballet !

 

Gare du Midi – 28 octobre 20h30 29 octobre 15h et 20h30

Tarifs : de 12 à 50€ (hors frais de location)

Réservation : 05 59 22 44 66 organisation Biarritz culture 05 59 22 20 21 et www.biarritz-culture.com Biarritz Gare du Midi

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 octobre au 3 novembre 2011.

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 17:41

Michèle Bernier… Au bonheur de toutes les femmes !

 

Vous la souhaitiez, vous l’attendiez ? Ben, elle rapplique en tournée. Alors courrez vite à la rencontre de la quinqua totalement barrée mais ô combien expansive et communicative qui sera sur la scène de la Gare du Midi à Biarritz le 2 novembre à 20h30 dans son one woman show « Et pas une ride ! » mis en scène et coécrit avec l’imaginative et complice Marie-Pascale Osterrieth. Comme c’est bon avant l’entrée de l’hiver de se faire une provision d’éclats de rire michele-bernier.jpgtoniques ! Une fantaisie singulière où Michèle Bernier nous dit ce qui obnubile les femmes à un moment de leur vie, outre le fameux retour d’âge : cette vieillesse ennemie ! Et disons-lui merci pour ce spectacle qui souffle avec bonheur dans les bronches de ce « con » d’outrage du temps qui strie sans embarras notre visage de ridules et de pattes d’oie ! Et joie, pas le temps de s’ennuyer, parce qu’il tourne vite ce carrousel de sketches percutants et aiguisés dus à la saveur des choses bien écrites et bien dites avec pertinence par une artiste d’une impayable drôlerie, toute en séduction et lucidité ! A travers son humour ravageur, elle règle les comptes sur la famille, ses enfants qui ont déserté le cocon familial, le mari qui l’a plaqué, les amants qu’elle a viré et de masquer sa colère de se … retrouver seule devant cinquante bougies ! Même si elle brandit sa vision des petits tracas tout en serrant ses poings, elle finit par ouvrir ses bras à tous les espoirs d’une cinquantaine radieuse !

 

« Et pas une ride ! » Michèle Bernier – Gare du Midi Biarritz – 2 novembre à 20h30

Tarif : 50 et 45€

Réservations dans tous les points de vente habituels ou 05 59 22 44 66 ou Entractes-Organisations 05 59 59 23 79 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 28 octobre au 3 novembre 2011.Biarritz Gare du Midi

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 20:17

« Scènes de la grange » ou quand le brigadier se fait entendre !

(brigadier : bâton pour frapper les trois coups au théâtre)

 

raoul-desmazieres.jpg

 

Situé à Angaïs dans le Béarn, le festival « Les Scènes de la Grange » est une aventure autour du théâtre, proche du divertissement et de l’émotion. L’opportunité d’entendre ou de redécouvrir des textes divers et accessibles, populaires et éducatifs, sans oublier les musiques d’univers différents. Entretien avec son organisateur, metteur en scène et comédien Raoul Desmazières.

 

APP : Bonjour Raoul. En quelques mots voudrais-tu te présenter ?

RD : Pour faire court, je dirai que je suis un fou de théâtre depuis ma plus tendre enfance. Interpréter différents personnages m’a toujours fasciné. Ma vie s’est déroulée entre management et création, tout en posant un pied dans le plaisir théâtral, organisant une fois par an un spectacle. Et je décide créer un festival, celui de « Les Scènes de la Grange » à Angaïs.

APP : Et son historique ?

RD : Celui-ci remonte à 25 ans, d’où cette idée de départ de proposer de façon continue des spectacles. Et au fil des années, fort heureux de la tournure de l’aventure, j’ai décidé d’en faire un véritable festival.

APP : Depuis quand existe-t-il ? Et par quel heureux hasard Pierre Arditi en est le parrain ?

RD : Ce festival de l’été a vu le jour il y a sept ans et se déroule toujours à Angaïs. Sa particularité première est le théâtre, mais il peut s’ouvrir à la musique sous toutes ses formes, à la poésie, à la danse, à l’humour. Onze spectacles ont été présentés en juin dernier. Quant au festival d’Automne Côte Basque, c’est une initiative, et une volonté récente qui a vu le jour il y a quatre ans. L’idée était de faire venir à Biarritz quelques spectacles présentés à Angaïs. Cette année, à l’occasion des fêtes de la Toussaint, nous proposerons trois spectacles. Quant à son parrain Pierre Arditi, je l’avais rencontré à Paris, moi l’inconditionnel de ce comédien charismatique et talentueux. Je lui ai parlé de mon initiative, et fort intéressé par la programmation propos »e et de l’éclectisme qui se dégageait, il a accepté très vite de parrainer le festival. Un grand honneur et une fierté pour moi ! (rires).

APP : Alors de quoi parlent les trois spectacles que tu présentes au Colisée dont il faut préciser que tu es à la fois metteur en scène et comédien ?

RD : Le 26 « David et Edouard » pièce écrite par Lionel Goldstein. Deux hommes qui se retrouvent devant la tombe d’une femme qui vient d’être inhumée. Le mari grincheux et froid et l’amant gentleman, sensible et délicat. Tous deux découvrent qu’ils ont aimé la même femme pendant cinquante ans ! C’est touchant, plein d’humour et de … rebondissements. Le 27 « Love Letters » de A.R.Gurney. Un homme et une femme se sont écrit tout au long de leur vie depuis l’école jusqu’à leur mort. Mais n’était-ce que purement amical ? Un duo de lecture vivant, joyeux, sombre et bien souvent émouvant. Un texte tout à fait exceptionnel ! Et le 31 « L’un dans l’autre » de Marc Fayet. Deux couples et un ami de la famille encombrant. Des doutes, des déclarations, des séparations, des réconciliations, la vie en quelque sorte. C’est drôle, sensible et plein d’émotion. Et surtout joué par d’excellents comédiens que ce fut un plaisir de mettre en scène.

APP : Quels ont été pour toi les grands moments de ce festival ?

RD : Oh ! Beaucoup, beaucoup. Celui qui se détache est la soirée Tango avec musiciens, chanteurs et danseurs argentins. Une soirée de folie. Les Barrios de Buenos Aires débarquaient dans notre grange !

 

Festival « Les Scènes de la Grange » - 26, 27, 31 octobre à 21h – Le Colisée à Biarritz

Tarifs : 20, 18 et 12€

Réservations : 05 59 26 72 50 info@theatredelagrange.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 au 27 octobre 2011.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:41

Le Trouvère… ou la vengeance mortelle !

 

C’est l’opéra que l’on qualifie de « Grand » en 4 actes et ballet de l’illustre Giuseppe Verdi, sur un livret français d’Emilien Pacini, d’après celui de Salvatore Cammarano dans sa version italienne « Il Trovatore » créé en 1857 à l’Opéra de Paris. Celui-ci met en scène les emportements italiens tels le pouvoir, la vengeance, la haine, les sentiments filiaux. Dans ce climat de rivalité, l’amour est irrémédiablement vaincu ! Et c’est là toute la maestria de le-trouvere.jpgVerdi qui réside dans la prolificité mélodique et la maîtrise de l’écriture vocale, d’où cette énergie distinctement prodigieuse. Le Trouvère sera à l’affiche du Théâtre du Casino Municipal de Biarritz le 25 octobre à 20h30 (avec titrage français) pour 2h30 de bonheur. Une œuvre effrénée et violente portée par un souffle démesuré, fort, impulsif et poignant, conduite par l’intensité magistrale et la confondante caractéristique musicale. Soutenu par une exceptionnelle envolée dramatique, cet opéra demeure une réussite totale. Il est difficile de raconter toute l’histoire qui tourne autour de l’amour impossible et de la mort. De la fureur jalouse de celui à qui l’on refuse l’amour et de celui qui meurt pour avoir voulu aimer. Finalement Verdi a accompli son drame shakespearien où tout renforce de tension et d’oppositions démesurées. Le Trouvère est une description de tempéraments paroxystiques voués à la destruction et qui s’affilie au souffle des grandes tragédies humaines où le compositeur marie l’inconcevable, la passion et l’horreur !

 

Le Trouvère – Théâtre du Casino Municipal de Biarritz – 25 octobre à 20h30

Tarifs : 57 et 52€

Réservations : 05 59 22 44 66 ou 05 59 59 23 79 et www.entractes-organisations.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 au 27 octobre 2011.

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 18:24

Sarah Houcke… Celle qui murmure à l’oreille des fauves !

 

Le Grand Cirque de Saint Petersbourg fait sa première tournée en France et plantera son chapiteau sur le Parking de la Barre à Anglet du 21 au 23 octobre abritant des numéros qui en mettent plein la vue. Et particulièrement un qui ravit petits et grands : le dressage d’animaux !

L’étoile de la piste qui perpétue l’art ancestral de son illustre famille s’appelle Sarah Houcke. Sous la lumière tamisée de sa cage de fer, elle murmure à l’oreille des fauves. La belle a bien voulu nous parler de ses bêtes dans un entretien au téléphone lors d’une étape en Dordogne.

 

sarah-houcke.jpg

 

APP : Bonjour Sarah. Est-ce ton premier engagement au Grand Cirque de Saint Petersbourg ? Et ta première venue en France ?

SH : Oui, c’est la première fois que je tourne avec le cirque mais je viens en France pour la deuxième fois. La première fois, en 1997, j’étais au Cirque Educatif Hugues Hotier où je présentais des chevaux arabes du cirque Fliegenpilz ainsi qu’une revue d’animaux exotiques. J’ai du sang français par mon illustre famille du cirque : mon papa Sacha, mon arrière-grand-mère Marcelle Rancy, ma grand-tante Sabine Rancy et mon grand-oncle Gilbert Houcke.

APP : Tu as parcouru l’Europe avec les cirques Knie, Fliegenpilz, Roncalli et aux U.S.A. chez Ringling Bros, Barnum et Bailley. Donc que représente pour toi cette résidence au Grand Cirque de Saint Petersbourg Medrano ?

SH : Le plaisir et l’immense joie d’être auprès des meilleurs artistes russes du moment avec leur nouveau spectacle « Les Stars du cirque de Russie ». Il faut savoir que Saint Petersbourg –deuxième ville russe et capitale culturelle- transmet sa « magie de style » de génération en génération et fête l’année franco-russe.

APP : Afin que le public te connaisse mieux, voudrais-tu nous parler de tes débuts sur la piste ?

SH : Je viens d’une sixième génération au cirque et la cinquième qui travaille avec les animaux. Papa et Gilbert mon grand-oncle dressaient les éléphants, chevaux et tigres. Mes débuts furent au cirque Knie en Suisse (Knie est sa seconde famille. Freddy Knie Senior lui a appris le dressage des chevaux), lorsque j’avais deux ans et où, avec d’autres enfants, nous jouions à faire les clowns. C’est devenu plus sérieux à mes 11 ans avec un numéro de voltige sur un chameau (rires). A 20 ans encore plus sérieux avec le dressage d’éléphants et de tigres.

APP : Peut-on dire que ta passion sont les animaux sauvages ? Te considères-tu comme le « Noé » au féminin … Tes bêtes préférées ?

SH : (elle rit lorsque je la compare à Noé). Je me sens en confiance avec les tigres et les chevaux. Je sais où je vais avec eux et les limites à ne pas dépasser. Alors qu’avec les éléphants je fais plus d’efforts. Ces pachydermes sont patauds et indolents, et leur exhibition exige peu de grâce. Ma relation avec eux me semble moins personnelle. Oh ! Oui, j’adore mes tigres qui sont de bons gros matous affectueux ! Et mes chevaux sont tous beaux ! (rires).

APP : Que penses-tu de la réglementation qui se durcit pour les numéros d’animaux de cirque ?

SH : Aussi paradoxal que cela puisse paraître, 80% de spectateurs aiment les numéros d’animaux ! Ces derniers temps, nous avons été victimes de calomnies sur notre travail. Fort heureusement les critiques se sont apaisées. Certes, il faut faire la chasse aux mauvais dresseurs qui nous causent un grand tort ! Mais ils ne sont qu’une minorité. Moi qui m’occupe de la ménagerie du cirque Medrano, j’ai toujours mis les animaux 100% en avant, parce que ma vie tourne autour d’eux et parfois au détriment de ma propre vie (son compagnon Keoma Rudychenko exécute le numéro du « globe infernal ». Dans la tournée, il est Monsieur Loyal). Pour moi les animaux sont magnifiques surtout quand tu vois des chevaux qui s’exécutent au son de la musique, des tigres qui sautent les obstacles, une cavalerie exotique qui fait sa parade. Que serait le cirque sans eux ? Ils sont bien mieux ici que dans leur univers naturel, car ils n’ont pas besoin de chasser pour se nourrir. Nous les alimentons, les logeons, et les câlinons (rires). Et je pratique le dressage avec douceur et patience. Oui, je suis pour le cirque avec des animaux !

APP : Avant de nous quitter tout en te remerciant pour ce super instant avec toi, quel serait ton vœu ?

SH : Celui d’être toujours entourée par mes beaux et majestueux tigres du Bengale. Ah ! Si c’était possible, je ferais entrer tous les animaux du monde dans mon « Arche-Cirque » à moi ! Après m’avoir comparée à Noé, permet-moi ce souhait ! (rires).

 

Le Grand Cirque de Saint Petersbourg – du 21 au 23 octobre – Parking de la Barre à Anglet

{vendredi 21 : 18h/20h30 – samedi 22 : 14h30/17h30/20h30 – dimanche 23 : 10h30/14h30/17h30}

Tarifs : de 46 à 22€ (12€ pour les enfants) – gratuité pour les enfants de 0 à 1an – tarif ménagerie : 2€ pour tous.

Location points de vente habituels et directement à la caisse du cirque dès 10h du matin ou www.cirque-saint-petersbourg.com par le biais de ce site 2 places achetées = 1 place gratuite.

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 21 au 27 octobre 2011.

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 23:30

Bignol Swing… Ils sont fous du jazz swing !

 

La même passion pour la musique swing et plus singulièrement le jazz manouche, le Bignol Swing Quartet est toujours présent sur la scène bordelaise du jazz qui, sous l’influence du grand Django Reinhardt, régénère les thèmes des standards célèbres les plus atemporels du répertoire, en nous offrant sur la scène du Caveau des Augustins les 21 et 22 octobre à 21h, leur palette d’eurythmies, reflet d’une époque aventureuse du jazz. Entretien.

bigno-swing.jpg 

APP : Bonjour Mathieu. Quand est né ton quartet et pourquoi ?

ML : En 2005 sous l’élan de Thomas Guilbert et Lionel Solbes et cette volonté conjointe d’interpréter le jazz manouche de Django. Plus tard, Jérémy Teulade et moi-même sommes venus les rejoindre. Auparavant nous étions dans d’autres formations en tant que chanteurs. Depuis s’est symbolisée l’âme du quartet manouche swing des années 30 et 40, fans de Grappelli et admirateurs de crooners.

APP : Quelle est votre formation musicale ?

ML : Lionel dit Yo (guitare/chant) joue de l’accordéon depuis l’âge de 5 ans ! A 11 ans, c’est la guitare. Il intègre le Narvalo Swing. Prof de guitare, il partage son temps entre élèves et concerts. Thomas dit Guibs (guitare/chant) après avoir découvert le jazz prend des cours de guitare dans la tradition Django. Apprécié par son professeur, il s’unit aux groupes Django Lès et La Rue Bignol comme guitariste rythmique. Jeremy dit Dje (guitare/chant) se passionne à 17 ans pour la guitare par un passé musical rock, punk voire hard rock. Hantant les cafés-concerts, il rencontre Yo dont il deviendra l’élève. Moi-même Mathieu dit Matal (contre-basse/chant) je me tourne vers la basse électrique. Intéressé par le jazz, je prends des cours de contrebasse avec Gérard Plana (lui-même contrebassiste) dans le groupe Langage Tango. Julien Bruneteau (flûte traversière) sera là le soir du concert.

APP : Si tu nous parlais de ton album ? Et quelle sera l’ambiance musicale au Caveau des Augustins ?

ML : L’album « A New Kind of Loving » sorti en 2009 regroupe des morceaux de jazz manouche et swing. On y retrouve tout l’esprit et la personnalité du jazz des huit solistes invités, Mirabelle Gillis (violon), Sonia Nedelec (chant), Joseph Ganter (piano), Pierre Gossin (saxo), Adrien de Burosse (trompette), Julien Lameiras (batterie), Alain Ruiz (accordéon) et Camille Artichaud (clarinette). L’ambiance sera clairement jazz/swing, colorée d’humour et de peps.

APP : C’est quoi pour toi la découverte de l’esprit, de la rencontre du jazz manouche swing ? Et quel regard portes-tu sur son phrasé ?

ML : Wouaahh ! Sacrées questions ! (rires). Le jazz manouche, la rencontre magique du grand Django avec le jazz des années 30. Une musique avec ses contraintes de forme, mais aussi ses ouvertures et ses variations. Après bien des années, on l’écoute, on la joue et on l’a fait évoluer en intégrant dans la plus pure tradition des éléments de style « Musiques du monde ». Notre but est d’offrir du jazz/swing plus populaire qu’élitiste. Le phrasé qu’on peut définir comme « façon de jouer la phrase musicale » est assez spécifique en jazz. Il est marqué par le swing qui a une manière particulière d’interpréter le rythme. Bien sûr, il existe d’autres éléments qui permettent d’améliorer celui-ci. C’est important d’avoir un phrasé bien lié et non « piqué » pour swinguer. Nous les guitaristes avons souvent ce problème. On peut remarquer qu’accentuer les notes sur le contre-temps marche mieux qu’avec les notes sur le temps. Pour résumer, le jazz manouche est un courant musical distinctif, un tempo authentiquement français, rendu mondialement célèbre par l’immense notoriété de son créateur Reinhardt.

APP : Pour conclure, que dirais-tu ?

ML : Qu’il m’a été plaisant de répondre à tes questions et de me rendre compte une fois de plus que nous avons beaucoup de chance de pouvoir faire ce métier et de la manière dont nous le respirons. C’est aussi dans l’esprit du jazz, du partage et de l’improvisation que nous nous réjouissons à transmettre à tous les fous de Django et fans de Grappelli qui viendront nous écouter au Caveau des Augustins. Have Swing !!!

 

Le Bignol Swing Quartet – proposé par la Luna Negra – 21 et 22 octobre à 21h au Caveau des Augustins à Bayonne

Tarifs : 9 et 6€

Réservations : 05 59 25 78 05 et www.lunanegra.frlogo caveau

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 14 au 20 octobre 2011.logo luna

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 23:11

Le Grand cirque de Saint-Petersbourg… Tous en piste !

 

Le tout nouveau spectacle du Grand cirque de Saint-Petersbourg célèbre l’année franco-russe et sa première tournée dans toute la France. Sur la grande piste se succèderont des numéros qui font partie de l’imagerie du cirque et son sempiternel numéro clownesque avec sa part de gags et de pitreries, chouchoute des petits et une once de nostalgie grand-cirque.jpgdans le cœur des aînés ! Un divertissement de 2h15 dans la plus pure tradition du cirque avec dressage de fauves, spectacle équestre, acrobaties, trapèzes, trio de force, de grâce et de légèreté, jonglage, magie et autant de numéros qui feront fantasmer ! Ainsi le public assitera au festival des grandes stars du cirque de Russie du 21 au 23 octobre sur l’esplanade de la Barre à Anglet. Ah ! le cirque, un simple mot magique qui évoque pour tous l’enchantement, le sensationnel, l’illusion donnant aux tout-petits comme aux adultes l’occasion de s’évader et de s’émerveiller. Impossible de ne pas resté frappé d’admiration devant une telle pépinière d’artistes prodigieux et ahurissants. Le cirque, en plus d’être une invitation au voyage gratuit, c’est aussi un magnifique chapiteau, un lieu mythique s’il en est, qui offre le partage, une halte de joie et d’extase pour toute la famille. La troupe du Grand cirque de Saint-Petersbourg n’a pas d’égal pour procurer l’enthousiasme et faire monter l’ambiance sous le chapiteau ! Un spectacle exceptionnel dont on raffole sans retenue !

 

Le Grand cirque de Saint-Petersbourg – 21 au 23 octobre – Parking de la Barre à Anglet

Tarifs : de 12 à 40€

Location des places dans les points de vente habituels et sur www.France-billet.com ou www.ticketnet.fr et sur saint-petersbourg.com

Tarifs spéciaux pour C.E., association, scolaire, groupe au 05 34 56 46 08 ou contact@cirque-saint-petersbourg.com

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 14 au 20 octobre 2011.

 

INTERVIEW DE SARAH HOUCKE


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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 22:04

Hermanos Sanchez… De la pure flamenca !

 

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La musique flamenca a ses secrets, mais c’est celui de ses origines qui charme le plus ! Cette musique de l’âme et du cœur les frères Celenio et Ramon du Hermanos Sanchez la font revivre d’année en année sur les scènes d’Europe et des plus grands festivals. Ils seront en concert acoustique au Colisée de Biarritz, dimanche 23 octobre à 18h à l’occasion du 28ème Stage international de Guitare flamenca en Côte basque, avec en première partie, l’ensemble des participants guitaristes du stage. L’incroyable panache et l’entrain des frères Sanchez éblouissent par leur vitesse d’exécution, leur créativité infinie ainsi que l’étude de leurs compositions, qu’elles soient andalouses, sévillanes, de Cadix à Huelva en passant par Malaga. Certes, la musique flamenca est l’un des arts populaires qui contient ce caractère alambiqué de rythmes avec une précision du jeu de guitare dont les Hermanos Sanchez sont les véritables ambassadeurs ! Et ils peuvent s’enorgueillir d’avoir conquis le public des grandes salles parisiennes et d’avoir enregistré de nombreux albums à Séville, d’avoir participé à l’album « Le Top de la Guitare » avec les plus grands. C’est grâce à ce brassage des cultures qu’il a été permis de donner le jour au flamenco. Qu’il soit d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, il reste la musique de douleur et d’amour où l’émotion fait atteindre des moments gratifiés et de communion. C’est en entrant dans ce monde fascinant qu’on découvre des émois nouveaux enfouis au fond de soi. Il est probable qu’ils ne vous quitteront pas de sitôt !

 

Les Hermanos Sanchez – dimanche 23 octobre 18h – Colisée Biarritz

Un concert organisé dans le cadre du 28ème stage international de guitare flamenca

Tarif : 15 et 10€

Réservations : 06 15 07 86 46

 

Article paru dans ‘la Semaine du Pays Basque’ du 14 au 20 octobre 2011.

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Published by alain-pierre-pereira - dans MUSIQUE
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L'ECRITURE... MA PASSION

alain-pierre pereira

 

Ma profession de journaliste culturel me permet de faire de belles rencontres artistiques dans diverses disciplines, et mes seules motivations sont spontanéité, probité, et sincérité. Mon but n'est pas de me montrer souple ou indulgent, et encore moins celui d'être virulent ou acrimonieux (sauf dans certains cas). Mes jugements seront rarement dans la négativité. Si je ne suis pas dans l'attrait ou la fascination, je préfère ne pas en parler ; pour la simple raison : le respect du travail apporté. Lucide que "toute création" signifie de mettre son énergie (car tout créateur au prime abord donne ce qu'il a de meilleur). En un mot, la seule raison de ce blog, est de vous faire partager mes coups de cœur, mes enthousiasmes, voire mon admiration et ma tendresse pour les artistes.

Alain-Pierre Pereira.

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